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TA PAROLE EST LA VERITE  (Jean 17.17)
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Auteur inconnu
1946



Vers la fin de l'année 1687 vivait à Lausanne un jeune homme de dix-huit ans environ, nommé Jean Roman, originaire de France, et que rien sans doute ne distinguait au premier abord dans la foule des « réfugiés » qui avaient envahi la ville. L'Édit de Nantes était révoqué depuis deux ans, et Lausanne était devenue pour les protestants fugitifs, un centre religieux où aboutissaient les nouvelles les plus émouvantes. 

Les événements de France y étaient colportés par les lettres ordinaires, par les récits des « guides » qui allaient, offrir leurs services jusqu'à Besançon, Lyon ou Nîmes, et par les « Lettres Pastorales » que le pasteur Jurieu, à Rotterdam, publiait chaque quinzaine. 

On savait par conséquent qu'après les horreurs des premières dragonnades, et la panique effroyable qui avait suivi, les Réformés, maintenant, se réveillaient de leur « apostasie », et qu'en divers lieux des prédicateurs laïques reprenaient le culte public, et affrontaient la mort pour distribuer « la manne céleste » à un peuple affamé du pardon divin.




Auteur inconnu
1946



L'Église est la Société humaine la mieux organisée.

Il n'y a pas une Société dans le monde qui soit aussi bien organisée que l'église. Il est dit que Dieu a établi : premièrement des Apôtres ... etc. ... Dieu a établi une hiérarchie dans l'Église. 

Ce n'est pas qu’un individu par ses vertus, par ses qualités, soit au-dessus de ses semblables, mais de par ses rapports avec Dieu, il a une position aux yeux de Dieu qui est supérieure.




G. Mondain
1948
239 pages



Il n'est guère nécessaire de présenter au public protestant M. G. Mondain : parti dans la Mission de Madagascar il y a 50 ans, il a tant fait, par son travail, ses rares qualités à la fois intellectuelles et spirituelles, pour établir l'oeuvre missionnaire à Madagascar, qu'il est connu de tous là-bas sous un nom vraiment bien remarquable, puisque du nord au sud de l'Île, on l'appelle en malgache : « le fils unique de la France ».

Certains aimeraient sans doute trouver ici un re, et d'ailleurs la mise à jour de l'ouvrage, la rédaction du dernier chapitre était terminée avant que n'éclatât la révolte sur la côte Est. Mais à ceux qui liront avec soin ces pages, elles serviront d'introduction particulièrement pertinente à la compréhension des événements actuels. M. Mondain n'a rien changé ici à l'exposé des faits tels qu'il les concevait il y a plusieurs années et son jugement parait juste. Pour qui est allé ces derniers temps à Madagascar, comme nous avons eu le privilège de le faire, certaines incompréhensions, certaines duretés, certain sectarisme dans les milieux européens, un désir mal éclairé d'indépendance chez trop de Malgaches, l'opposition séculaire des tribus des Plateaux et de celles de la Côte, tout cela, avec le vieux « fahavalisme » toujours prêt à renaître, n'apparaît pas comme des faits nouveaux.





Louis Gauthey
1827
224 pages



LE COMPTE DE NOS JOURS
SUR LA CONDUITE DES HOMMES A L'ÉGARD DE LA VÉRITÉ.
JÉSUS CONVAINQUANT DE PÉCHÉ LE JEUNE PHARISIEN.
SUR LA PATIENCE DE DIEU.
SUR LES BONNES NOUVELLES APPORTÉES PAR LE SAUVEUR.
SUR LA CONDUITE DES HOMMES A L'ÉGARD DE LA VÉRITÉ.
SUR LA CÉLÉBRATION DE LA PÂQUE CHRÉTIENNE.
SUR LE SUPPORT DES DÉFAUTS D'AUTRUI.
SUR LE MIRACLE DES PAINS.
CONSOLATIONS ADRESSÉES AU CHRÉTIEN DANS LES ÉPREUVES.
LE CHEMIN DE SION.
LES ADIEUX À LA PAROISSE.





... la déclaration de foi d'une Église Évangélique se trouvant à Philippes au Nord de la Grèce, la première ville de l'Europe qui a reçu l Évangile glorieux de notre Seigneur Jésus Christ en l'an 50 ap.J.C.

QUE RESTE-T-IL DE LA PAROLE DE DIEU
QUE LES PÈRES NOUS ONT TRANSMISE DANS CHACUN DE NOS PAYS?


LE SALUT DE DIEU
Feuille consacrée à l'évangélisation

DEUXIÈME ANNÉE - 1875
(extrait: Croire, non sentir)

Ces paroles sont bien connues, vous les trouvez dans (Ac 2:4: ) « Ils furent tous remplis du Saint-Esprit », et dans (Eph 5:18) « Soyez remplis de l’Esprit. » Le premier texte nous raconte ce qui est arrivé. L’autre texte est un ordre ; il nous dit ce que nous devrions être. Au cas où il y aurait quelque doute dans nos esprits au sujet de l’actualité de cet ordre, nous le trouvons lié à un autre ordre : « Ne vous enivrez pas de vin, c’est de la débauche, Soyez, au contraire, remplis de l’Esprit. »

 Si je vous demandais : « Essayez-vous d’obéir à cet ordre : Ne vous enivrez pas de vin ? », vous me répondriez aussitôt : « Naturellement, j’obéis à cet ordre, puisque je suis chrétien ! », Et maintenant, je vous demande : « Avez-vous obéi à cet autre commandement : Soyez remplis de l’Esprit ? Est-ce là la vie que vous vivez ? Sinon, la question se pose aussitôt : Pourquoi ? Et alors vient cette autre question : Avez-vous le désir d’obéir à ce commandement aujourd’hui même et de dire... »


ENTIÈRE CONSÉCRATION

Ces paroles sont bien connues, vous les trouvez dans (Ac 2:4: ) « Ils furent tous remplis du Saint-Esprit », et dans (Eph 5:18) « Soyez remplis de l’Esprit. » Le premier texte nous raconte ce qui est arrivé. L’autre texte est un ordre ; il nous dit ce que nous devrions être. Au cas où il y aurait quelque doute dans nos esprits au sujet de l’actualité de cet ordre, nous le trouvons lié à un autre ordre : « Ne vous enivrez pas de vin, c’est de la débauche, Soyez, au contraire, remplis de l’Esprit. »

 Si je vous demandais : « Essayez-vous d’obéir à cet ordre : Ne vous enivrez pas de vin ? », vous me répondriez aussitôt : « Naturellement, j’obéis à cet ordre, puisque je suis chrétien ! », Et maintenant, je vous demande : « Avez-vous obéi à cet autre commandement : Soyez remplis de l’Esprit ? Est-ce là la vie que vous vivez ? Sinon, la question se pose aussitôt : Pourquoi ? Et alors vient cette autre question : Avez-vous le désir d’obéir à ce commandement aujourd’hui même et de dire... »



LE SALUT DE DIEU
Feuille consacrée à l'évangélisation

PREMIÈRE ANNÉE - 1873-4
(extrait: Un mot à ceux qui ne sont pas sauvés)
Ce qu'il y a de plus triste dans votre état, c'est que vous ne voulez pas croire ce que Dieu vous en dit. Il y a de l'espoir pour celui qui est « prêt à périr, » car un Sauveur, le Sauveur, est venu dans le monde ; mais vous, vous ne croyez pas que vous êtes prêts à périr. Vous êtes là, à regarder toujours en bas, vers la terre.
Vous cherchez votre bonheur au milieu des misères qui y abondent, parce que le péché y est entré et qu'il y règne. Vous êtes comme le pauvre chiffonnier qui travaille pendant la nuit avec une misérable petite lanterne, pour trouver, au milieu de monceaux de saletés, quelque chose de précieux, quelque chose qu'il puisse faire valoir pour se procurer une subsistance à peine suffisante.
Votre état, cependant, est pire que le sien ; il agit par nécessité ; vous, par choix. Vous écoutez les mensonges de l'adversaire, et vous croyez que la lumière est ténèbres, et que les ténèbres sont lumière ; votre volonté, votre raison sont la misérable lampe qui vous porte à croire et à agir ainsi. Votre but dans la vie, c'est de ramasser ; mais quoi ? avez-vous donc trouvé le bonheur ? Plût à Dieu que vous fussiez las de le chercher ici-bas .... 

Ruben Saillens
1904

Contes du dimanche
Récits allégoriques
Les choses visibles sont le reflet des invisibles. Nulle idée ne s'exprime sans une image ; le langage lui-même n'est qu'une série de comparaisons, comme le prouve l'étymologie. L'abstraction nous échapperait toujours, si la forme ne venait à notre aide. N'a-t-il pas fallu que le Verbe éternel prît une forme corporelle et parlât notre langage, afin de se rendre sensible à nous ?

Les prédicateurs de l'Évangile ont donc le devoir, à l'exemple de leur Maître, de rendre accessible la vérité par toutes les images et les similitudes que leur offrent la nature, l'histoire, l'ensemble des choses visibles. Il y a des analogies qui ne sont pas fortuites : car les lois de Dieu, dans tous les domaines, sont identiques à elles-mêmes. « Comparaison n'est pas raison, » dit un vieux proverbe ; cet aphorisme serait à discuter. Une comparaison juste équivaut souvent à une démonstration rigoureuse.

 


1926

La croix de Jésus-Christ
Mourir à soi-même, être crucifié avec Christ, voilà les conditions de la vie divine de Jésus-Christ en nous, vie de résurrection et de victoire. C'est dans cette position spirituelle de renoncement total, que nous offrons à Dieu la possibilité d'agir avec puissance, de sauver des âmes, de réveiller des églises. C'est cette position que nous voulons prendre et maintenir par la foi.

Un nombre grandissant de pasteurs et de chrétiens ont, au cours de cette année 1926, pris cette position. Ils ont cru au Réveil, ils l'ont vu. Avec nous ils proclament : l'Heure est venue ou le Fils de l'homme doit être glorifié.
 

Franz Burnand et Paul Vittoz
1916

Pierre et Jésus

Si nous voulions préciser le sens de cette étude nous lui donnerions en sous-titre ces mots : Pierre et Jésus, ou Comment un excellent homme fut arraché à la vie médiocre par Jésus-Christ.
Il y a une médiocrité du mal : le contact avec Jésus-Christ va faire descendre Pierre aux abîmes - non des abîmes nouveaux, mais des abîmes ignorés. Il y a une médiocrité correspondante du bien : le contact avec Jésus-Christ va exalter Pierre jusqu'à la plus haute destinée

Christ, le grand blessé

C'est pour nous qu'il a souffert.
« Méprisé et abandonné des hommes,
Homme de douleur et habitué à la souffrance
... Il a porté nos souffrances
Il s'est chargé de nos douleurs.
... Il était blessé pour nos péchés....

 


Matthieu Lelièvre
1903

L' Incomparable!

MÉDITATIONS SUR LE PSAUME 23 ET LE CANTIQUE DES CANTIQUES

C'est à la demande instante de plusieurs de nos abonnés aux sermons mensuels (que nous avons cessé de publier) que nous éditons ce volume de méditations sur le Psaume 23 et le Cantique des Cantiques.
Nous avons voulu surtout être en bénédiction aux malades, aux isolés, aux Églises sans pasteur et aux groupes sans conducteurs,
Nous avons suggéré, à la fin de chaque méditation, les textes bibliques à lire et les Cantiques à chanter, Les Cantiques sont pris dans le recueil édité par mon père, M. R. Saillens :
« Sur les Ailes de la Foi ». Nous les avons choisi tous différents pour que nos lecteurs jouissent davantage de ces louanges à la gloire de Dieu.

Sachant par expérience que Dieu tient toujours Ses promesses, nous comptons sur celle-ci : « Ainsi en est-il de ma Parole : elle ne retourne point à Moi sans effet, sans avoir exécuté Ma volonté et accompli Mes desseins. »


Matthieu Lelièvre
1903

PORTRAITS ET RÉCITS HUGUENOTS

Sauver l'honneur de Dieu et de sa Parole était la première de leurs préoccupations ;
sauver leur vie ne venait qu'on seconde ligne...

Ce fut la gloire du protestantisme français du seizième siècle de recruter, non seulement des adhérents, mais des martyrs dans toutes les classes de la société, depuis son protomartyr, l'intrépide cardeur de laine Jean Le Clerc, jusqu'à l'héroïque amiral de France, Gaspard de Coligny, la plus illustre victime de la Saint-Barthélemy. Gentilshommes et artisans, artistes et lettrés, prêtres et magistrats montrèrent le même attachement à leurs nouvelles convictions et la même constance devant la mort. La prison et le bûcher réalisaient cette égalité des hommes qui devait attendre encore deux siècles avant de prendre place dans les lois de notre, pays. C'était comme une déclaration anticipée des droits de l'homme, écrite avec le sang de nos martyrs.

Ces témoignages rendus à la Bible par les martyrs du seizième siècle ne sont pas sans intérêt pour les protestants d'aujourd'hui. Nos pères n'avaient pas de sociétés bibliques, au sens propre des mots, ce qui ne les empêcha pas d'inonder la France d'exemplaires des livres saints. Et chacun de ces exemplaires n'y entrait qu'au prix des plus grands périls pour ceux qui essayaient de les introduire. La Bible alors ne se vendait pas à bas prix comme aujourd'hui ; mais on y tenait d'autant plus qu'elle représentait souvent des sacrifices et des privations joyeusement acceptés. Et ce prix, si élevé fût-il, qu'il fallait payer pour acquérir la Bible, ne nous donne qu'une faible idée de la valeur attachée au saint Livre, pour lequel, après avoir donné leur argent, les huguenots surent donner leur sang, toutes les fois que cela fut nécessaire...


R. Saillens
1938

LE MYSTÈRE DE L'ÉGLISE

Le plus grand mystère, que l'Écriture Sainte propose à notre acceptation absolue et sans réserve, c'est le Mystère du Christ, c'est-à-dire l'Incarnation du Verbe éternel, Fils unique de Dieu, notre rédemption accomplie par sa mort expiatoire, sa résurrection corporelle, son ascension triomphante, son retour prochain et glorieux. Et le mystère le plus grand après celui du Christ, c'est celui de l'Eglise. Ils sont d'ailleurs inséparables. Le Christ est la tête dont l'Eglise est le corps ; Il est l'Époux dont l'Eglise est l'épouse. Ces deux mystères n'en sont qu'un ; on ne peut accepter pleinement le, premier sans accepter pleinement le second


Robert Menpiot
19..
 

LES SOLLICITATIONS NÉFASTES

auxquelles l'Eglise Évangélique est exposée
en cette fin du 20 ème siècle.
L'ÉGLISE EST LE CORPS DE CHRIST, OU ELLE N'EST PAS !
LA PRÉDICATION DE LA PAROLE DE DIEU
L'ÉGLISE EST-ELLE MENACÉE PAR LE SIDA ?
L'AFFECTION AUX MOYENS TECHNIQUES EST-ELLE AFFECTION DE L'ESPRIT ?
À QUI L'ENCENS ? À QUI PLAIRE ? À QUI ÊTRE AGRÉABLE ?
LES IMAGES ET REPRÉSENTATIONS
LE GOÛT DES EXPÉRIENCES
L'APOSTASIE OU LES PREMIÈRES OEUVRES
LE CULTE DE L'ÉGLISE

Jaques Adamina
1911

 

LA JUSTIFICATION ET LA SANCTIFICATION

LEUR UNION INDISSOLUBLE ET LEUR DISTINCTION NÉCESSAIRE

Qu'est donc être sauvé ?

Recevoir une déclaration d'innocence ?
Non pas.
Cela veut-il dire que Dieu considère nos fautes comme n'ayant pas été commises ?
Encore moins.
Cela veut dire que Dieu écarte la condamnation pour le chrétien. Par le fait même que le croyant reçoit de Dieu, en Jésus-Christ, une énergie nouvelle, par le fait que sa vie est désormais inspirée, fécondée et conduite par son Sauveur, organiquement, il sort peu à peu de la boue où le péché l'avait plongé, pour se constituer en personnalité nouvelle sous le souffle régénérateur de l'Esprit. Il s'approprie le salut, par la grâce de Dieu, car le salut c'est la vie, et la vie est dans l'obéissance à la volonté du Père :
« Ma nourriture est de faire, disait Jésus-Christ, la volonté de mon Père. »


19..

UN PROPHÈTE CONTEMPORAIN

CHRISTOPHE BLUMHARDT

« Repentez-vous, car le Royaume des cieux est proche ».
Ce cri, poussé il y a deux mille ans, pour la première fois, retentit encore de nos jours.
Christophe Blumhardt a été l'une des voix, et l'une des plus puissantes, croyons-nous, qui se sont élevées dans le désert de la vie moderne. Mais il désirait, comme Jean, s'effacer devant la seule réalité vraiment éternelle, le Christ vivant et triomphant, régnant à jamais dans ce Royaume de Dieu, établi ici-bas dès à présent.
Christophe Blumhardt doit être universellement connu. De même que de son vivant des gens de toutes nations accouraient à lui pour trouver par lui la voie du vrai bonheur, aujourd'hui encore son message spirituel doit être répandu par toute la terre, principalement parmi les jeunes, parmi ceux qui ont faim et soif, parmi tous ceux qui cherchent.


J.-G Piike
1850

LE VRAI BONHEUR

Le passé n'est qu'une ombre ; mais l'avenir, l'avenir immense, se présente à l'homme, sa dernière heure.
Oh ! quelle vue effrayante pour celui qui n'a pas le véritable soutien ! Oh ! quelle perspective d'une joie ineffable pour celui qui a fondé son espérance sur le Rocher des siècles !
Ici de nouvelles scènes un monde nouveau et inconnu ; - une éternité vaste, sans bornes, sans fin ; - une joie sans mélange, ou une douleur sans soulagement la société des anges, ou les gémissements des réprouvés ; - le sourire miséricordieux, ou la colère juste et immuable du souverain Juge. La vérité a une double force, lorsqu'elle est manifestée chez une personne dans cet état.
Tous meurent, mais il y en a peu qui meurent dans une véritable paix ou dans une sainte joie. Il y en a peu même qui le désirent. Et cependant fut-il jamais chose plus sérieuse, plus grave, plus importante que la mort ? fut-il jamais un bonheur plus grand, plus senti, plus réel que celui des chrétiens véritables au moment de leur départ ?


Wilcox Thomas
(entre 1870 et 1889)

LE MIEL DÉCOULANT DU ROCHER QUI EST CHRIST

 ... Satan a bien le talent de citer et de tordre les Écritures, mais il ne peut rien répliquer quand la foi s'en sert pour le combattre. La Parole de Dieu est l'instrument dont notre Sauveur s'est servi lui-même pour fermer la bouche à l'ennemi....

Il peut être permis à un Judas de tremper avec Jésus dans le plat, c'est-à-dire de participer au baptême, à la sainte cène et à la communion extérieure de l'église ; mais il n'est donné qu'à un saint Jean d'oser se pencher sur le sein de son cher Maître ...


Wilfred Monod
1939

Voir JÉSUS

Huit sermons prêchés à l'Oratoire du Louvre
I. « L'AMOUR NE PÉRIT JAMAIS ».
Il. NOUS SOUVENIR DES PAUVRES.
III. UNE BAGUE AU DOIGT.
IV. UN ROYAUME INÉBRANLABLE.
V. LES QUATRE ÉVANGILES.
VI. SAINT JACQUES ET SAINT PIERRE.
VII. « PORTER, SERVIR, BÉNIR ».
VIII. « JÉSUS-CHRIST NOTRE SAGESSE ».

L.E. Rilliet
1910

DISCIPLINE MORALE
ou
SE GOUVERNER SOI-MÊME

De nos jours il y a moins de résistance au mal, moins de volonté pour le bien et plus de gens volontaires, c'est-à-dire ne voulant d'autre loi que leur propre volonté. D'où cela vient-il ?..

Actuellement l' "instruction" et la science ont pris la place de l' "éducation", surtout celle de la volonté, et pourtant la volonté a plus de valeur que le savoir...

Ordonner ses journées par un emploi régulier et méthodique de son temps, nécessite une volonté persévérante, mais aura pour la vie toute entière une influence bienfaisante, car peu à peu cet emploi du temps deviendra l'habitude, acquise par un effort, et l'habitude bonne, mise au service de Dieu est une des grandes forces de notre faiblesse, dont la volonté ne peut se passer ; elle n'est pas le bien, mais elle y contribue...


1944

JENNY DE MEYER

La grande aventure au service de Dieu

Je vous invite à m'accompagner en de lointains pays : en Sibérie orientale, dans les vastes steppes de l'Asie centrale, dans les prisons russes des Soviets et en Arabie, pays presque inaccessible à l'époque où j'y étais ; vous sentirez la présence du Compagnon fidèle qui ne m'a jamais quittée au cours de mes voyages si riches d'aventures. ...

... Un résultat du moins a été atteint ; la volonté de Dieu a été faite ; la grâce et la miséricorde de Dieu ont été révélées à quelques âmes parmi les vingt-cinq mille forçats de la sombre île de Sakhaline et parmi les milliers de pèlerins qui, endurant toutes sortes de privations, se rendaient en foule, sous la bannière du faux prophète, au sanctuaire de la Mecque pour adorer.
Ici et là des âmes angoissées ont été amenées vers Celui qui guérit les coeurs brisés, éclaire les esprits obscurcis et fait « toutes choses nouvelles », même pour l'être le plus dégradé.


1907

JEAN NISSOLLE
SON ÉVASION HORS DE FRANCE

À la suite de la Révocation de l'Édit de Nantes

Nous possédons un certain nombre de récits d'évasions ; il en est de plus dramatiques que celui-ci, mais aucun, à notre avis, ne nous met en présence d'une âme aussi vaillante et aussi chrétienne que celle de cet honnête bourgeois de Ganges, qui se nommait Jean Nissolle. Aucun surtout ne jette autant de lumière sur l'état moral et religieux des protestants, au moment de la Révocation.

Nous avons laissé au style de Nissolle sa simplicité et sa saveur, nous bornant à rectifier quelques noms propres et à ajouter quelques notes.


19..

KANAMORI PASTEUR JAPONAIS

Quelques expériences de sa vie racontées par lui-même

J'ai à vous raconter l'histoire d'un enfant prodigue ; non pas celui de la parabole, mais l'histoire de ma propre vie de fils prodigue. Je l'ai été dans un sens tout spécial, et pendant bien des années, l'enfant prodigue de mon Père céleste ; et je voudrais vous raconter, premièrement comment j'ai été tiré des ténèbres du paganisme japonais et amené à Christ ; puis comment j'ai été entraîné loin de Lui de façon à devenir un fils prodigue et un rétrograde ; et enfin comment j'ai été ramené à Christ et comment je suis devenu un prédicateur de l'Évangile. Car maintenant je suis bien décidé à ne plus savoir autre chose que Jésus-Christ et Jésus-Christ crucifié....

... Vous voyez donc qu'après mes vingt années d'égarement j'ai été ramené à mon Sauveur divin, non par la sagesse humaine, ni par un pouvoir charnel, mais par la grâce de Dieu.
« Ni par la puissance, ni par la force, mais par mon Esprit, dit l'Éternel. »


 

RÉPONSE A LA PRIÈRE

ou les voies de Dieu envers Georges Muller

Vous pourriez peut-être me poser la question suivante : Que feriez-vous s'Il venait à vous faire défaut ? Ma réponse est celle-ci : Cela ne se peut pas, aussi longtemps que nous nous confions en Lui, et que nous ne vivons pas dans le péché. Mais si nous venions à le laisser de côté, Lui, la fontaine des eaux-vives, pour nous creuser des citernes crevassées qui ne contiennent pas d'eau, en nous confiant au bras de la chair ; ou si nous allions vivre dans le péché d'une manière ou d'une autre, alors nous crierions à Lui en vain. Au Psaume LXVI, 18, il y a cette parole solennelle : « Si j'avais conçu de l'iniquité dans mon coeur, le Seigneur ne m'aurait point exaucé. »
« Jusqu'ici, par la grâce de Dieu, quoique dans la faiblesse, et faillible en bien des manières, j'ai cette manière et vous verrez quelles grandes bénédictions vous en retirerez. »

Jésus-Christ est le même, hier, aujourd'hui et éternellement...

Matthieu Lelièvre
1901

LA VOCATION DE PHILIPPE

Suis-moi ! c'est la formule du don de soi-même, du don libre, spontané et joyeux. Ce don, nul ne peut le faire à notre place, ni notre famille, ni notre Église ; nul ne peut nous y contraindre, pas même Dieu. Ce n'est pas l'abdication forcée de l'esclave, qui suit son maître à la chaîne et sous la menace du fouet ; c'est l'acte du serviteur libre, qui limite sa liberté par un contrat volontaire qui le lie à son maître. Ou plutôt, c'est le joyeux service de l'enfant dans la maison du père.

Suivre Jésus-Christ, c'est devenir chrétien ; persévérer à le suivre, c'est demeurer chrétien.
On n'accomplit pas une fois pour toutes le don de soi-même ; il faut le renouveler chaque jour, et toujours plus complètement.


C.-E. Babut
1917

SERMONS PRÊCHÉS PENDANT LA GUERRE

La famille, du pasteur C.-E. Babut s'est résolue à publier un certain nombre des prédications qu'il a données à Nîmes pendant les deux premières années de la guerre.
Le présent volume, qu'un second suivra de près, renferme onze sermons inédits, prêchés en 1914-1915.
Les éditeurs y ont joint d'après le voeu d'un ami, un discours sur la Défense Nationale, datant d'octobre 1870 et qui, imprimé à cette époque, est devenu introuvable. Une autre demande de réimpression concernait un sermon intitulé : Le premier fruit de l'Esprit (d'après Gal. V, 22), et contemporain de ceux qu'on lira ci-après La disette du papier est venue malheureusement entraver l'exécution de ce désir.
Est-il nécessaire, maintenant, de justifier notre publication ?


S.Delattre
1925

LES PROPHÈTES CÉVENOLS

et la guerre des Camisards de 1701 à 1704

... Deux faits sont hors de toute contestation :
1° Les inspirés annonçaient souvent que tels et tels d'entre les frères seraient blessés dans les prochains combats ; et que d'autres, qu'ils désignaient, seraient tués. Ils annonçaient la réussite ou l'insuccès de certaines entreprises, la trahison d'hommes en qui on avait confiance, ou encore l'arrivée de troupes ennemies.
2° Tous les historiens sont d'accord pour reconnaître que les prophètes étaient des hommes sanctifiés.
Ajoutons que les inspirés mettaient la Parole de Dieu au-dessus de leurs inspirations. C'est à leur respect pour la Parole écrite qu'ils durent sans doute d'être gardés de bien des erreurs.
Cela dit, reconnaissons que les prophètes cévenols n'étaient pas infaillibles, que la chair a pu souvent se mélanger à l'esprit et que plus tard, l'esprit prophétique s'étant affaibli, tout n'est pas resté pur.
On est aussi frappé de constater souvent chez les inspirés l'esprit de l'Ancienne Alliance plus que l'esprit de Jésus. On se croirait presque transporté au temps des Juges d'Israël ou de David. Mais ce n'était pas toujours le cas. Les prophètes cévenols ont montré une fidélité si inébranlable à l'Évangile...


S.L. Brengle
1907

VERS LA SAINTETÉ

Le but de ce livre est d'amener ses lecteurs à entrer dans la jouissance immédiate de la sainteté telle qu'elle est décrite dans la Bible. L'auteur est un officier de l'Armée du Salut qui, rempli de l'expérience du sujet qu'il traite, a été, par sa vie et son témoignage, l'instrument dont s'est servi le Seigneur pour conduire des enfants de Dieu à la sanctification et des pécheurs au salut...... De tous les enseignements de l'Armée du Salut, aucun n'a été plus en butte aux reproches des hommes que celui de la doctrine de la Sainteté. En effet, à cette exception près, son enseignement, considéré indépendamment de ses méthodes, a été généralement apprécié par des chrétiens de toute nuance.


Adolphe Monod
1856
LA PECCADILLE D'ADAM

Si l'on vous demande ce qui fait que vous luttez incessamment contre la faim et la soif, que vous êtes comme en guerre avec le sol de la terre, avec les pierres des champs et avec les bêtes sauvages, et qu'il faut conquérir votre pain à la sueur de votre front, répondez ; C'est la peccadille d'Adam.

Si l'on vous demande ce qui fait que vous souffrez, que vous pleurez, ... : C'est la peccadille d'Adam.

Si l'on vous demande ce qui fait que vous êtes charnels vendus à l'iniquité, que vous faites non le bien que vous voulez, mais le mal que vous ne voulez pas...: C'est la peccadille d'Adam.
Si l'on vous demande enfin ce qui fait que le monde entier est plongé dans le mal...: C'est la peccadille d'Adam!


Samuel Zeller
1905
45 pages
L'ETERNEL TE BÉNISSE

ET TE GARDE

Ah ! qu'il est précieux de savoir que les enfants de Dieu peuvent avoir pour toutes leurs actions des instructions divines !
La manière dont on donne l'aumône, dont ou jeûne, dont on prie, la manière dont ou entre dans une maison n'est certes pas indifférente. Tout cela peut se faire d'une manière qui est loin d'être agréable à Dieu.
Mais celui qui observe les instructions divines fera l'expérience qu'aucune de ses actions n'est perdue. Il en est de même pour la bénédiction. Il y a une manière de bénir qui ne mérite pas ce nom, une manière de bénir qui n'est autre chose qu'un vain souffle, qu'une cymbale retentissante, tout au plus un pieux souhait. Mais il y a aussi une manière de bénir purement humaine qui est d'une valeur divine...


A. J. Gordon
1932
Le Ministère de la Guérison
ou
MIRACLES DE GUÉRISON À TRAVERS LES SIÈCLES

(Jésus est-il encore le même, hier aujourd'hui et éternellement?)

Luc nous dit dans les deux premiers versets du 1er chapitre des Actes des apôtres que dans son Évangile il a parlé de tout ce que Jésus a commencé de faire et d'enseigner jusqu'au jour où il fut enlevé au ciel. Dans le livre qu'on appelle les Actes des Apôtres, il nous raconte ce que Jésus-Christ glorifié a continué de faire par le moyen des apôtres après être remonté au ciel. Au chapitre 5, il nous est raconté que « beaucoup de miracles et de prodiges se faisaient au milieu du peuple par les mains des apôtres. Le nombre de ceux qui croyaient au Seigneur, hommes et femmes, s'augmentait de plus en plus ; en sorte qu'on apportait les malades dans les rues et qu'on les plaçait sur des lits et des couchettes, afin que, lorsque Pierre passerait, son ombre au moins couvrît quelqu'un d'eux. La multitude accourait aussi des villes voisines à Jérusalem, amenant des malades et des gens tourmentés par des esprits impurs ; et tous étaient guéris »


E. A. Senft
1906
Sermons et Méditations

Le présent volume peut se passer de recommandation ; il fera sans peine son chemin dans les rangs des anciens paroissiens et des amis d'E.-A. Senft, comme aussi parmi les nombreux auditeurs qui dans notre Suisse romande ont gardé le vif souvenir des belles conférences dans lesquelles il plaidait avec tant de force et de compétence la cause des Missions qui lui était chère....

... La tendance de sa prédication n'en est pas moins éminemment pratique et morale. S'adressant à un auditoire composé presque exclusivement de croyants, il ne leur ménage pas les sévères avertissements et ne cesse de replacer devant leurs yeux le haut idéal de la sainteté et de la charité chrétiennes. Mais, tout en mettant à nu d'une main sûre leurs misères, leurs inconséquences, leurs plaies secrètes, il n'est jamais décourageant, et à travers tout ce volume retentit joyeuse et fortifiante la voie de la grâce. Comment en serait-il, autrement chez un représentant de l'Eglise morave ?


E. A. Senft
1906
Sermons et Méditations

Le présent volume peut se passer de recommandation ; il fera sans peine son chemin dans les rangs des anciens paroissiens et des amis d'E.-A. Senft, comme aussi parmi les nombreux auditeurs qui dans notre Suisse romande ont gardé le vif souvenir des belles conférences dans lesquelles il plaidait avec tant de force et de compétence la cause des Missions qui lui était chère....

... La tendance de sa prédication n'en est pas moins éminemment pratique et morale. S'adressant à un auditoire composé presque exclusivement de croyants, il ne leur ménage pas les sévères avertissements et ne cesse de replacer devant leurs yeux le haut idéal de la sainteté et de la charité chrétiennes. Mais, tout en mettant à nu d'une main sûre leurs misères, leurs inconséquences, leurs plaies secrètes, il n'est jamais décourageant, et à travers tout ce volume retentit joyeuse et fortifiante la voie de la grâce. Comment en serait-il, autrement chez un représentant de l'Eglise morave ?


 

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