LE
SALUT DE DIEU
FEUILLE CONSACRÉE À
L'ÉVANGÉLISATION
VOL. I
PREMIÈRE ANNÉE 1873-4
« JE LE
TIENS ! »
J. H., fils d'un paysan, avait été
élevé par négligence dans
l'ignorance la plus complète. À
l'âge de vingt-cinq ans sa santé
commença à s'altérer ; et
peu à peu ses forces s'affaissèrent
de manière à ne laisser aucun doute
qu'il fût atteint d'une maladie mortelle.
Toutefois parlait-il de la mort avec un sang-froid
étonnant ; non pas qu'il
possédât
l'espérance d'un chrétien, mais, dans
son ignorance, il s'imaginait qu'il n'avait jamais
péché assez gravement pour avoir
mérité d'être puni, ou pour
avoir risqué le salut de son âme.
Hélas ! il ne savait pas qu'il
était l'enfant criminel d'une race
ruinée. Il ne savait pas que toute sa vie
n'avait été qu'un acte continu do
révolte contre Dieu. Il ignorait que, bien
que moral au dehors, et n'ayant pas commis de
péché scandaleux, il refusait
toutefois les offres de la miséricorde de
Dieu, et qu'il était aveugle quant à
cet amour divin qui a fourni un salut si parfait et
si gratuit. La méchanceté du coeur
humain lui fut expliquée maintes fois ;
les réclamations de la loi de Dieu lui
furent démontrées, ainsi que la
condamnation qui en résulte ; on lui
parla de la doctrine du salut de
l'Évangile ; mais jusqu'ici aucun rayon
de lumière n'avait atteint sa
conscience ; le seul indice qu'il
commençât à être sensible
au danger éternel qu'il courait, fut
ceci : « qu'il s'efforçait de
faire tout son possible pour mériter la
faveur de Dieu, et qu'il priait Jésus de lui
pardonner ses péchés. » II
ne pouvait rien voir au delà.
Mais le temps s'écoulait. Ses forces
diminuaient de jour en jour, et il fut
évident qu'il tirait vers sa fin. Selon
toute apparence son avenir était plein de
tristesse et de désespoir ;
« mais Dieu est riche en
miséricorde, » et il allait
bientôt révéler à cette
âme si ténébreuse son amour
merveilleux en Jésus-Christ, et la
« faire passer des ténèbres
à la lumière, et de la puissance de
Satan à Dieu »
(Actes XXVI, 18), en
« l'éclairant par la connaissance
de la gloire de Dieu dans la face de
Jésus-Christ. »
(2 Cor. IV, 6.) Le voilà donc
gisant sur son lit de mort, et n'ayant pas
« la paix avec Dieu. »
(Rom. V, 1.)
Lecteur, songez-y, et demandez-vous ce que vous
ressentiriez en pareille circonstance ?
« Une dette n'est-elle pas
pardonnée une fois qu'elle est
payée ? » lui
demandai-je.
« Si, » répliqua-t-il,
« il n'y a rien de plus sûr ;
— mais comment voulez-vous que l'on paye sa
dette envers Dieu ? »
« Certes, » dis-je,
« il a bien fallu pour cela un sacrifice
exempt de péché ; vous admettez
que, par vous-même, vous êtes incapable
de payer la dette que vous devez à Dieu,
mais puisque le Fils de Dieu l'a prise sur lui,
qu'avez-vous à faire ? Dieu vous offre
un pardon gratuit en disant : « Par
lui [Jésus] la rémission des
péchés vous est
annoncée »
(Actes XIII, 38) ; et il peut
bien justement faire cette déclaration par
la seule raison que Jésus-Christ, ayant pris
la place du pécheur, est mort comme
étant le remplaçant du
pécheur. Jésus a payé l'amende
due pour le péché ; qu'est-ce
donc, maintenant, que Dieu demande de
vous ? »
« Voilà ce que je ne saurais
dire, » fit-il d'une voix lente et
triste.
« Réfléchissez-y donc tout
de bon, » repris-je ; « si
vous aviez une dette et que je vous envoie dire que
je l'ai payée pour vous, que souhaiterais-je
que vous fissiez ? »
Cette fois-ci la réponse vint sans
hésiter : « Que je crusse que
vous l'avez payée pour moi. »
« À la bonne heure ! et
puisque vous, pécheur que vous êtes,
devez une somme énorme à Dieu, et que
Dieu vous annonce un pardon gratuit dans les
paroles que je viens de citer, que veut-il que vous
fassiez ? »
Le rayon d'intelligence qui brilla dans ses yeux
à ces mots, proclama que la lumière
avait pénétré
l'obscurité de cette âme, et il
répondit avec empressement :
« II veut que je croie que
Jésus-Christ a payé ma dette.
Oh ! qu'elle est bonne, cette nouvelle !
je n'ai jamais vu si clair dans la
chose ! »
« Ah ! » dis-je,
« voilà l'Évangile dont on
vous a souvent parlé, mais qu'à la
vérité, vous venez d'entendre pour la
première fois. Voici la bonne nouvelle de la
part de Dieu pour des pécheurs qui n'avaient
autre chose à attendre que
l'exécution de la sentence de mort ;
car, « par lui
[Jésus-Christ] tous ceux qui croient sont
justifiés de toutes choses. »
(Actes XIII, 39.) Et à mesure
que je lui lisais, dans ma Bible, passage
après passage, ce qui concerne la
justification immédiate et complète
du pécheur qui accepte la miséricorde
offerte, sa figure, jusqu'ici si inquiète,
s'animait d'un sourire radieux, et il
répéta d'une voix faible et
saccadée : « Oh !
qu'elle est bonne, cette nouvelle ; de ma vie
je n'ai si bien saisi la
chose ! »
Lorsque, quelques jours après cet entretien,
on lui demanda de quoi son esprit était
occupé, il dit : « Je prie
Dieu de m'en montrer davantage. »
« Mais quant à ce pardon, —
le lui demandez-vous encore ? »
« Oh ! non, Monsieur, »
répliqua-t-il vivement ; « je
le tiens ! »
C'est ainsi que, se reposant sur l'oeuvre accomplie
du Seigneur Jésus, il expira
paisiblement : et son esprit s'en est
allé auprès de Jésus ;
car Dieu a dit : « Quiconque croit
en lui ne périt point, mais il a la vie
éternelle. »
Permettez-moi, cher lecteur, de vous
demander : Le possédez-vous, le
tenez-vous ce pardon ? Ce que nous venons de
raconter vous paraît-il étrange ?
Dieu n'est-il pas en droit de vous adresser ces
paroles : « J'ai étendu ma
main, et il n'y a eu personne qui y prît
garde ? »
(Prov. I, 24.) —
« Comment échapperons-nous, si
nous négligeons un si grand
salut ? »
(Hébreux II, 3.)
LE PARADIS PERDU ET LE PARADIS
RETROUVÉ.
CHAPITRE IV. (suite)
L'AMOUR DE DIEU. L'ARBRE DE VIE
L'expulsion de nos premiers parents du
paradis terrestre détermine la situation
actuelle de tous ceux qui sont nés d'eux.
L'avez-vous compris, cher lecteur ? Je ne vous
demande pas quel est votre caractère dans le
monde. Il est possible que vous soyez aimable,
respectable, que vos voisins n'aient rien à
vous reprocher ; mais quelle est votre
position vis-à-vis de Dieu ? Vous
êtes de la race d'Adam ; —
né et élevé en dehors
du paradis, tandis que l'arbre de vie est
dedans. Que
ferez-vous ?
Votre position actuelle, comme pécheur, est
loin de Dieu, ; vous êtes
là, séparé de Lui, sous le
pouvoir de Satan ; car si Satan a pu entrer
dans le jardin pour tromper l'homme par sa ruse,
c'est en dehors du jardin qu'il exerce son pouvoir.
Écoutez tous les cris de détresse qui
s'élèvent incessamment de cette
terre ; considérez tous les champs de
bataille ; voyez toutes les disputes, toutes
les jalousies, toute la rancune que nourrit le
coeur de chacun ; puis, dites si Satan ne fait
pas sentir sa puissance ; dites si la terre ne
gémit pas sous l'empire du
péché et de la mort ! Il n'est
que trop vrai, cher lecteur ; nous sommes
chassés du paradis, et l'épée
flamboyante garde le chemin de l'arbre de vie. Les
chérubins ne font pas de grâce ;
ils n'écoutent pas les excuses ou les
explications ; ils sont là pour plonger
l'épée de feu du jugement de Dieu
dans le sein de quiconque s'approche.
Il est quelqu'un cependant, un seul, qui a pu et
qui a voulu se dévouer pour recevoir le
terrible coup de ce jugement. Lui, le compagnon de
l'Éternel des armées, était
pur, sans tache et sans souillure ;
« II n'a pas connu le
péché. »
(2 Cor. V, 21.) En fait
dépêché, il n'y avait rien en
Lui que cette épée du jugement
pût atteindre ; — tout en Lui
était perfection absolue. Il était
qualifié pour répondre à notre
place, Lui qui, personnellement, était pur
et parfait devant Dieu. Il peut recevoir le
coup ; mais le voudra-t-il ?
Écoutez, il dit :
« Voici, je viens ; il est
écrit de moi dans le rouleau du livre, je
viens pour faire, ô Dieu ! ta
volonté ; »—et
« c'est par cette volonté que nous
sommes sanctifiés, par l'offrande du corps
de Jésus-Christ faite une fois pour
toutes. »
(Hébr. X, 5-10.) Ainsi, aussi,
nous lisons dans les prophètes :
« Épée, réveille-toi
sur mon pasteur et sur l'homme qui est mon
compagnon, dit l'Éternel des
armées ; frappe le
pasteur... »
(Zach. XIII, 7.) Quel
dévouement ! Jésus-Christ, le
Fils du Dieu vivant, est entré dans ce monde
où règnent le péché et
la mort ; il y est entré en
ressemblance de chair de péché et
pour se livrer Lui-même en sacrifice pour le
péché. Il a souffert une fois pour
les péchés, Lui juste, pour les
injustes, afin qu'il nous amenât à
Dieu.
(Rom. VIII, 3 ;
1 Pierre III, 18.)
Cela ne vous touche-t-il point, lecteur ?
Contemplez, et voyez s'il y a une douleur semblable
à sa douleur qui lui est arrivée,
à Lui que l'Éternel a affligé
au jour de l'ardeur de sa colère.
(Lamentations I, 12.) Regardez
à la croix de Christ, et apprenez que les
grandes eaux l'ont atteint jusque dans l'âme
(Jonas II, 5) ; comme dit aussi
le prophète en parlant des souffrances de
Christ : « Un abîme appelle un
autre abîme au son de tes canaux ;
toutes tes vagues et tes flots ont passé sur
moi. »
(Ps. XLII, 7.) « Lui qui
n'a pas connu le péché, Dieu l'a fait
péché pour nous, afin que nous
devinssions justice de Dieu en Lui. » Lui
a été abandonné de Dieu dans
ce moment suprême ; II a mis son
âme en oblation pour le péché,
criant d'une forte voix : « Mon
Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu
abandonné ? »
Tel a été le prix de notre rachat,
car l'amour de Dieu ne pouvait pas se manifester
aux dépens de sa justice. « Dieu a
tant aimé le monde qu'il a donné son
Fils unique, afin que quiconque croit en Lui ne
périsse pas, mais qu'il ait la vie
éternelle. »
(Jean III, 16.) Christ, le Fils de
Dieu, celui qui a fait la propitiation, est
maintenant la vie de nous tous qui croyons en Lui.
À la croix de Christ, l'amour de Dieu a
été manifesté ; là
aussi sa justice a été pleinement
satisfaite. Dieu fait monter de mon coeur des
actions de grâces, en m'apprenant là
comment II a voulu me mettre à part et me
sanctifier pour Lui-même.
Il est dit dans les Prophètes,
qu'après avoir mis son âme en oblation
pour le péché, II se verra de la
postérité... « II jouira du
travail de son âme et en sera
rassasié... »
(Ésaïe LIII, 10,11.) Au
moment même des souffrances du Seigneur, il y
avait à côté de lui un pauvre
brigand qui se reconnaissait pécheur,
condamné à mort justement, et qui, en
proclamant l'innocence et la justice parfaite de
Jésus lui dit : « Seigneur,
souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton
royaume. » Jésus lui dit :
« En vérité, je te
dis : AUJOURD'HUI TU SERAS AVEC MOI DANS LE
PARADIS. » Voilà
déjà, pour Jésus, un fruit du
travail de son âme, voilà le paradis
de Dieu ouvert au pécheur repentant, par la
croix de Jésus ; le chemin de la vie'
à travers la mort. La justice satisfaite n'a
plus rien à demander à un
pécheur lavé dans le sang de
Jésus. Celui qui croit en Jésus a
la vie éternelle, il ne viendra pas en
jugement, mais il est
passé de la mort à la vie. Il n'y a
pas de condamnation pour ceux qui sont dans le
Christ Jésus.
(Jean V, 24 ;
Rom. VIII, 1.)
Pesez, cher lecteur, ces paroles de
Jésus : « AUJOURD'HUI TU
SERAS AVEC MOI DANS LE PARADIS. » Par la
foi, Dieu unit le croyant, actuellement et
sur-le-champ, à Christ ; puis il
l'appelle à marcher dans la communion de son
Fils, notre Seigneur Jésus-Christ.
(1 Cor. I, 9.) Dieu l'introduit dans
la relation même de son propre Fils avec
Lui ; II envoie dans le coeur du
racheté l'Esprit de son Fils criant :
Abba, Père ! Dieu fait plus
encore ; car Jésus s'adressant à
son Père en présence de l'oeuvre de
rédemption qu'il allait accomplir, a
dit : « Père, je veux, quanta
ceux que tu m'as donnés, que là
où moi je suis, ils y soient aussi AVEC MOI,
afin qu'ils voient ma gloire, la gloire que tu m'as
donnée, car tu m'as aimé avant la
fondation du monde. »
(Jean XVII, 24.) Dieu nous fait
entrer maintenant dans la relation
d'enfants ; II nous prendra bientôt dans
la gloire.
L'Ancien Testament parle beaucoup des souffrances
de Christ et des gloires qui les suivraient ;
mais à peine fait-il quelque mention
prophétique de la vie éternelle.
(Ps. CXXXIII, 2 ;
Daniel XII, 2.) C'était
à Jésus lui-même qu'il
était réservé d'annoncer, le
premier, la vie éternelle comme don actuel
de Dieu dans ce monde, — à Jésus
qui, par sa mort et sa résurrection, a
ouvert le chemin de la vie aux pécheurs
perdus. Il a dit : « Moi, JE SUIS LE
CHEMIN, LA VÉRITÉ ET LA
VIE. »
« Celui qui a le Fils a la vie ;
celui qui n'a pas le Fils de Dieu n'a pas la
vie. »
(1 Jean V, 12.) Qui peut dire tout ce
que contiennent ces paroles : « Tu
seras AVEC MOI ? ». Cher lecteur,
avez-vous votre part avec Lui ?
Êtes-vous un de ses
rachetés ?
Jésus-Christ a été
livré par le conseil défini et par la
préconnaissance de Dieu. Ce sont cependant
les hommes qui ont été les
instruments de la mort du Prince de la vie ;
ainsi, ils ont mis à découvert toute
la haine invétérée du coeur
naturel contre Dieu. Jésus allait de lieu en
lieu, faisant du bien, agissant toujours en
grâce ; délivrant ceux que le
diable avait asservis à sa puissance.
Comment l'ont-ils reçu ? Ils l'ont
accablé de mépris et
d'outrages ; ils Lui ont dressé des
pièges ; ils ont cherché sa
vie ; de sorte que Lui-même a dit :
« Si je n'eusse pas fait parmi eux les
oeuvres qu'aucun autre n'a faites, ils n'auraient
pas eu de péché ; mais
maintenant ils ont et vu et haï et moi et mon
Père. »
(Jean XV, 24.) À la fin,
s'étant saisis de Lui, ils amenèrent
de faux témoins pour le condamner à
mort ; ils lui crachèrent à la
figure ; puis, l'ayant mis en croix, ils se
tenaient là pour le regarder en se moquant
de Lui. Enfin, comme si tout cela n'était
pas suffisant, un soldat armé d'une lance
lui perça le côté ; et
aussitôt il en sortit du sang et de l'eau,
témoignage du salut que procurait sa mort,
même pour ceux qui le tuaient, s'ils venaient
à croire en Lui.
Tel est l'homme et tel est Dieu. La plus haute
manifestation de l'amour de Dieu fait ressortir
la haine acharnée du
coeur de l'homme contre Lui, et contre tout ce qui
est de Lui. C'est pour une telle créature,
cependant, que Dieu, dans son amour infini,
« a donné son Fils unique, afin
que QUICONQUE CROIT EN Lui NE PÉRISSE
POINT,
MAIS AIT LA VIE ÉTERNELLE. » Or,
Jésus dit encore maintenant à celui
qui vient à Lui : « Tu seras
AVEC MOI DANS LE PARADIS. »
(La suite à plus tard, D. V.)
|
Question sur 1 Cor, IX, 24.
Tous les enfants de Dieu remportent-ils
le prix ? Tous achèvent-ils
leur course, ou peuvent-ils être
retranchés par la discipline du
Seigneur avant l'achèvement de la
course ? (Comparez
1 Cor. XI, 30-32.) A.
C.
Bien que ces questions n'entrent
guère dans notre cadre, nous avons
pensé qu'une réponse
pouvait, par la grâce du Seigneur,
être de quelque utilité,
surtout aux âmes qui ont la triste
habitude de s'occuper d'elles-mêmes
au lieu du Seigneur.
Avant tout, nous avons une remarque
très-importante à
faire : c'est qu'il est toujours
dangereux de vouloir définir des
choses que la Parole de Dieu ne
définit pas, et de limiter ainsi
l'application des passages où
l'Esprit de Dieu s'exprime en termes
propres il agit sur la conscience de
chacun. En faisant ainsi on risque
beaucoup de perdre le profit que l'on
pourrait retirer de telle exhortation ou
de tel avertissement, et de se dire avec
légèreté et
insouciance : ce passage ne peut pas
s'appliquer à moi.
À la fin de
1 Cor. IX, nous trouvons
une exhortation et un avertissement. Il
est vrai que le passage concerne surtout
les ouvriers du Seigneur qui sont
avancés dans sa connaissance
(comparez
Hébr. V, 12) ;
mais, en principe, il s'applique à
chacun. Il montre au croyant que,
placé dans la lice, il doit courir
selon les règles ; on peut
aussi en conclure qu'il est inutile de
courir si l'on est en dehors de la
lice ; autrement dit : qu'un
pécheur ne peut pas faire son
subit, tandis que celui qui est
sauvé (parla grâce, par le
moyen de la foi) doit vivre et agir en
conséquence.
Comme point de comparaison, l'apôtre
parle d'une lice dans laquelle un seul
reçoit le prix : faisant ainsi
ressortir de quelle
manière le chrétien doit
courir. Il ne dit pas que c'est celui qui
devancera les autres chrétiens qui
remportera seul le prix ; au
contraire, s'adressant à tous
les croyants, il leur dit :
« Courez de telle manière
que vous le
remportiez ; »
c'est-à-dire, ne vous laissez
influencer par aucune considération
qui pourrait vous empêcher d'arriver
le premier au but. Le modèle qui
est devant vous, c'est Christ. Imitez-le.
C'est dans la mesure que vous avez les
yeux arrêtés sur Lui, le
coeur occupé de Lui, que vous vous
conduirez d'une manière digne de
Lui.
Le point capital dans cette image de la
lice, c'est qu'il n'y a qu'un seul
prix, non pas deux (comparez
Philippiens III, 14) ;
l'idée importante dans l'image de
Varène, c'est que le
combattant vit de régime en
toutes choses. Celui qui, courant ainsi,
combattant ainsi, parviendra au but,
remportera le prix. On s'enveloppe dans un
manteau quand il fait froid, n'est-ce
pas ? mais celui qui court dans la
lice le jette loin de lui ; il n'en a
plus besoin ; il se réchauffe
en courant.
Celui qui est retranché par la mort
corporelle avant le temps à cause
de sa mauvaise marche, ne peut certes pas
dire avec le biernheureux apôtre:
"J'ai combattu le bon combat, j'ai
achevé la course...». S'il est
croyant, il n'est perdu quant à son
âme, bien qu'il ait
été atteint par une
dispensation du Seigneur en
jugement ; car nous lisons dans le
passage même
(1 Cor. XI, 32) :
« Quand nous (les
chrétiens) sommes jugés,
nous sommes châtiés par le
Seigneur, afin que nous ne soyons pas
condamnés avec le
monde. » II est aussi
parlé
(1 Cor. III, 15) du mauvais
ouvrier, dont l'ouvrage sera
consumé, taudis que lui-même
sera sauvé, — toutefois comme
à travers le feu, —
éprouvant ainsi une perte,
qui est mise en contraste avec la
récompense du bon ouvrier, au
verset précédent.
En
2 Tim. IV, 7-8,
l'apôtre Paul passe en revue sa
carrière ; il a devant Dieu la
conscience d'avoir achevé la course
et gardé la foi. Son coeur se
tourne vers le Seigneur, juste Juge, en
dépit de toutes les
appréciations que les hommes
auraient pu faire de son travail, et il
parle de la couronne de justice qui lui
est réservée, et que le
Seigneur lui donnera ainsi qu'à
tous ceux qui auront aimé son
apparition. (Comparez
1 Cor. IV, 1-5.)
Assurément, à la fin,
ces derniers seront trouvés
« s'être purifiés
comme lui aussi est pur ; »
car le coureur, lutteur ou combattant,
n'obtiendra aucune
rémunération spéciale
pour avoir dit : J'ai
combattu, j'ai vaincu, j'ai attendu,
— mais il y aura un contrôle
pratique.
Dans
1 Cor. IX, 26, 27, le
même apôtre l'ait clairement
ressortir comment il s'est conduit tout le
long de la route. Il ne voulait pas
tourner la grâce de Dieu en
dissolution ; il se traitait
lui-même très durement, afin
qu'il n'y eût aucune contradiction
entre sa conduite extérieure et
cette position de justice et de
sainteté parfaites, qui
était son partage, comme
racheté et purifié par le
sang précieux de Christ. Il
poussait aussi loin que possible ce
traitement, il agissait vis-à-vis
de lui-même,
comme si son
salut même était eu jeu, afin
d'ôter à sa chair la moindre
occasion de se manifester. C'était
là la meilleure réponse
à donner à ces vains
professants dont la conduite
démentait les paroles. En effet, le
salut n'est pas une affaire de
l'intelligence, mais du coeur.
On n'est pas sauvé parce qu'on
connaît les Saintes
Écritures ; on n'est pas
sauvé parce qu'on est habile
prédicateur. Le salut de notre
âme ne dépend nullement de
nos oeuvres, encore moins de notre
profession de lèvres, — mais
uniquement du sacrifice de Christ. Car,
par une seule offrande, Dieu a rendu
parfaits à perpétuité
ceux qui sont sanctifiés.
(Hébr. X, 14.) Aussi,
lorsqu'il est question du salut de son
âme, c'est là que se repose
le coeur du bienheureux apôtre
(2 Tim. I, 12) ; mais
il voulait qu'en toutes choses sa marche
fût conséquente à sa
position de sauvé, selon ce qui est
écrit : « Celui qui
dit demeurer en Lui, doit lui-même
aussi marcher comme Lui (Christ) a
marché. »
(1 Jean II, 6.)
Beaucoup de passages de la Parole de Dieu
nous avertissent du danger qu'il y a dans
une marche légère qui n'est
pas en accord avec la position
déjà toute faite du croyant.
(Voyez, par exemple,
Philippiens III, 18, 19.)
Si je dis que, comme croyant,
possédant la vie éternelle,
ces passages ne me touchent pas, il est
évident que je me prive du profit
de l'exhortation. La chair existe au
dedans de moi ; elle a besoin
d'être continuellement
bridée. Voici une
comparaison : Je vois un patineur peu
soigneux, et je lui dis : Ne vous
approchez pas de cette borne ; au
delà, la glace ne vous supportera
pas, et si vous la dépassez vous ne
manquerez pas de vous noyer ; il est
évident que celui qui me croirait
se dirigerait d'un autre
côté ; il n'y a que
l'incrédulité et le
mépris de mon avertissement qui
pourraient répondre : Non, je
ne me noierai point, car je sais
nager.
Que Dieu nous accorde de mettre toute
notre confiance en Lui pour toutes choses,
et de marcher ou de courir comme sachant
vers quel but glorieux tendent nos
efforts !
Nous saisissons cette occasion pour
ajouter qu'il y a des
bénédictions qui sont la
part commune de tous les chrétiens
(par exemple
Matthieu XXV, 21,
23) ; d'autres qui
dépendent de la souveraineté
de Dieu et de la fidélité du
serviteur
(Luc XIX, 17, 19) ; il
y a la félicité et la joie
communes
(Romains VIII, 29-39) ;
et ce qui est individuel selon
Matthieu XX, 23 ; il y
a d'un côté la parfaite
connaissance qui sera accordée
à tous les enfants de Dieu
(1 Corinthiens XIII,
12 ;
1 Jean III, 2), et de
l'autre, la connaissance personnelle
exprimée dans
Apocalypse II, 17.
Béni soit le Seigneur pour toutes
ces révélations !
Béni soit son nom de ce qu'il a
ainsi voulu arrêter nos coeurs sur
les choses qui sont en haut, où
Christ est assis ; sur les choses
invisibles et éternelles.
|
BÉTHESDA (N° 1)
« VEUX-TU ÊTRE
GUÉRI ? »
« Après ces choses
il y avait une fête des Juifs, et
Jésus monta à Jérusalem. Or il
y a à Jérusalem, près de la
porte des brebis, un réservoir d'eau,
appelé en hébreu Béthesda,
ayant cinq portiques, dans lesquels étaient
couchés une multitude d'infirmes,
d'aveugles, de boiteux et de gens qui avaient les
membres secs (attendant le mouvement de
l'eau ; car à de certaines saisons un
ange descendait dans le réservoir d'eau et
agitait l'eau ; le premier donc qui entrait
après que l'eau avait été
agitée, était guéri de quelque
maladie qu'il fût pris). Or il y avait
là un homme infirme depuis trente-huit ans.
Jésus le voyant couché là, et
sachant qu'il était dans cet état
déjà depuis longtemps, lui dit :
Veux-tu être guéri ? Le malade
lui dit : Seigneur, je n'ai personne qui,
lorsque l'eau a été agitée, me
jette dans le réservoir ; et pendant
que moi je viens, un autre descend avant moi.
Jésus lui dit : Lève-toi, prends
ton petit lit et marche. Et aussitôt l'homme
fut guéri, et il prit son petit lit et
marcha. » (Évangile de
Jean V, 1-9.)
La scène qui se passe dans cette maison
de miséricorde est digne de toute notre
attention.
Jésus, le Fils de Dieu, vient visiter les
pauvres infirmes de Béthesda ; il n'y a
rien d'étonnant en cela, car Jésus
n'a pas voulu prendre place parmi les riches, les
grands et les puissants de ce monde. Il est
né dans une étable ; il a
été élevé comme le fils
d'un charpentier ; il s'est entouré de
gens simples, sans instruction, de péagers
et de bateliers ; il recherchait les pauvres,
les affligés et les malades, afin de les
consoler et de les guérir ; il recevait
volontiers les pécheurs et les gens de
mauvaise vie, et mangeait avec eux. Rien
d'étonnant, je le répète, de
voir Jésus à Béthesda, sorte
d'hôpital où étaient
couchés une multitude
d'infirmes, d'aveugles, de boiteux et de gens qui
avaient les membres secs.
Que vous soyez corporellement malade ou bien
portant, cher lecteur, je sais positivement que
vous êtes atteint d'une très-grave
maladie morale. Je dis très-grave,
non incurable ; car je connais un
remède infaillible dont j'ai
moi-même éprouvé
l'efficace ; et j'écris ces lignes pour
vous l'indiquer.
Quelle est donc cette maladie si grave ? me
demanderez-vous.
On vous a sans doute appris, dès votre
enfance, que vous êtes un
pécheur ; que le péché
est en vous ; je ne suppose pas que vous
puissiez nier ce fait, ni contredire la Parole de
Dieu qui déclare que « tous ont
péché, qu'il n'y a pas de juste, pas
même un seul. » Or, le
péché est une bien réelle et
bien sérieuse infirmité qui, si elle
n'est pas guérie, a pour conséquence
la mort de l'âme ! La mort de
l'âme ! Quelle chose horrible !
N'allez pas vous figurer que cette mort soit
l'anéantissement de
l'âme ; non, c'est son éternelle
séparation d'avec le Dieu bienheureux, le
Dieu vivant et véritable ; c'est
l'âme jetée dans les
ténèbres du dehors, là
où il y a des pleurs et des grincements de
dents ; où le ver ne meurt point et
où le feu ne s'éteint point. Une
âme souillée par le
péché ne peut pas entrer dans le
ciel, puisque rien de souillé n'y
entre.
Telle est, mon cher lecteur, la maladie dont vous
êtes atteint, et telle en est la
gravité. Il serait dangereux de vous faire
illusion à cet égard : le
péché, en vous, est une
réalité ; non point une
chimère. Il faut que vous
vous pénétriez bien de cette
vérité : que si votre maladie
n'est pas guérie, elle aura pour vous des
conséquences terribles et éternelles,
la mort de votre âme ! ce que Dieu
appelle la seconde mort !
Sachant cela, je viens vous adresser la question de
Jésus au pauvre impotent de
Béthesda : VEUX-TU ÊTRE
GUÉRI ?
Veux-tu être à jamais
délivré du péché et de
ses conséquences ? Un
remède existe, qui guérit
radicalement cette maladie. Je dis un
remède : les hommes ont
essayé de plusieurs remèdes
contre le mal dont il s'agit : tous se sont
trouvés inefficaces. Un seul est bon. J'en
ai moi-même inutilement essayé
beaucoup d'autres ; mais dès que j'eus
fait usage de celui-ci, j'en ressentis la vertu
infaillible ; depuis lors mon âme est en
paix.
Vous avez lu comment Jésus, avec une seule
parole, guérit l'homme infirme de
Béthesda. Eh bien ! ce même
Jésus est le remède à votre
mal : Lui seul vous guérira.
Sans Lui vous ne serez pas guéri du
tout : « Quand tu te laverais avec
du nitre, et que tu emploierais à cela
beaucoup de savon, ton iniquité demeurerait
encore marquée devant moi, dit le Seigneur
l'Éternel. »
(Jérémie II, 22.) Vous
ne vous figurez pas, je suppose, que Jésus,
le Fils de Dieu, soit venu dans ce monde simplement
pour guérir quelques infirmités
corporelles : II avait un tout autre
dessein et une tout autre oeuvre à
accomplir; il est venu pour nous délivrer
du péché, de cette maladie
morale dont la fin inévitable est une ruine
éternelle :
« Cette parole
est certaine, dit l'apôtre Paul, et digne
d'être entièrement reçue, que
le Christ Jésus est venu au monde pour
sauver les pécheurs, desquels, moi,
je suis le premier . »
(1 Tim. I, 15.) Jésus
lui-même a encore dit : « Je ne
suis pas venu pour juger le monde, mais pour sauver
le monde. »
(Jean XII, 47.) L'apôtre
Pierre, parlant de Jésus, a dit
: « Et IL N'Y A DE SALUT EN AUCUN AUTRE,
car aussi il n'y a point d'autre nom sous le ciel,
qui soit donné parmi les hommes, par lequel
il nous faille être sauvé .
»
(Actes IV, 12.) Méditez bien,
mon cher lecteur, ces paroles de Pierre. Quand je
pense à tous les remèdes absurdes
qu'on emploie pour se délivrer du
péché, pour faire son salut, comme on
dit, je ne puis m'empêcher de pleurer. Il
n'y a de salut en aucun autre qu'en Christ.
C'est ici un point essentiel à retenir,
puisque chercher le salut ailleurs qu'en
Jésus, c'est non-seulement perdre son temps,
mais c'est encore offenser Dieu et s'exposer
à être finalement perdu.
Je comprends, me direz-vous : mais quel est
donc le remède que Jésus donne pour
la guérison du péché ?
— Le voici : « Christ a
été offert une fois pour porter les
péchés de plusieurs. »
(Hébreux IX, 28.) Dieu ne
pouvait pas laisser impuni le péché
qui est une révolte, un outrage, une offense
contre Lui. La punition, Jésus l'a
subie ; parce que, dans son amour, il
s'était chargé de tous nos
péchés : « Dieu a tant
aimé le monde qu'Il a donné son Fils
unique, afin que quiconque croit en Lui ne
périsse pas, mais qu'il ait la
vie
éternelle. »
(Jean III, 16.) Maintenant donc, Dieu
fait publier par toute la terre que quiconque CROIT
en son Fils a la vie éternelle ; car
Celui qui n'a pas connu le péché,
Dieu l'a fait péché pour nous, afin
que nous devinssions justice de Dieu, en Lui.
(Lisez
2 Corinthiens V, 14-21.)
Lecteur, veux-tu donc être
guéri ? guéri du
péché, en être parfaitement et
pour toujours délivré ? —
« Crois au Seigneur Jésus
et tu seras sauvé. »
(Actes XVI, 31.)
F.
LE PARADIS PERDU ET LE PARADIS
RETROUVÉ.
CHAPITRE V.
LE PARADIS DE DIEU
« Que celui qui a
des oreilles écoute ce que l'Esprit dit aux
assemblées : A celui qui vaincra, je
lui donnerai à manger de l'arbre de vie qui
est dans le paradis de Dieu. »
(Apocalypse II, 7.)
« Et il me montra un fleuve d'eau vive,
éclatant comme du cristal, sortant du
trône de Dieu et de l'agneau. Au milieu de sa
rue et du fleuve, deçà et
delà, était l'arbre de vie, portant
douze fruits, rendant son fruit chaque mois :
et les feuilles de l'arbre sont pour la
guérison des nations. Et il n'y aura plus de
malédiction ; et le trône de Dieu
et de l'agneau sera en elle ; et ses esclaves
le serviront, et ils verront sa face, et son nom
sera sur leurs fronts. Et il n'y aura plus de nuit,
ni besoin d'une lampe et de la lumière du
soleil : car le Seigneur Dieu fera briller sa
lumière sur eux ; et ils
régneront aux siècles des
siècles. »
(Apoc. XXII, 1-5.)
« Et j'entendis une grande voix venant du
ciel, disant : Voici, l'habitation de Dieu est
avec les hommes, et il habitera avec eux ; et
ils seront son peuple, et Dieu lui-même sera
avec eux, leur Dieu. Et Dieu essuiera toute
larme de leurs yeux ; et la
mort ne sera plus ; et il n'y aura plus ni
deuil, ni cri, ni peine, car les premières
choses sont passées. Et celui qui
était assis sur le trône dit :
Voici, je fais toutes choses nouvelles. Et il me
dit : Écris, car ces paroles sont
certaines et véritables. »
(Apoc. XXI, 3-5.)
« II reste donc un repos sabbatique pour
le peuple de Dieu. — Craignons donc qu'une
promesse ayant été laissée
d'entrer dans son repos, quelqu'un d'entre vous
paraisse ne pas l'atteindre. »
(Hébreux IV, 9, 11.)
Dieu veut toujours encourager et fortifier le
coeur de celui qui se confie en lui. Il lui fait
comprendre que, malgré toute l'opposition de
l'ennemi, malgré toute la perversité
du coeur de l'homme, les desseins éternels
de Dieu se sont maintenus dans toute leur
intégrité à travers les
siècles. Dieu n'est en rien changé.
Ce qu'il s'était proposé au
commencement se retrouve à la fin. Si Satan
a semblé contrecarrer les conseils de Dieu,
si l'homme responsable a failli dans tout ce qui
lui a été successivement
confié, Dieu n'a fait que mettre toujours
plus en évidence ses conseils magnifiques,
dont le terme sera : « Dieu tout en
tous. »
Lorsque l'oeuvre des six jours de la
création ? fut achevée, Dieu
inaugura le repos du septième jour,
après avoir créé à sa
ressemblance un être capable d'en jouir avec
lui. Le Seigneur Jésus-Christ nous a dit que
« le sabbat a été fait pour
l'homme. »
(Marc II, 27.) Il est dit
(Gen. II, 2 ;
Hébr. IV, 4) :
« Et Dieu se reposa de toutes ses oeuvres
au septième jour. » Le repos de
Dieu fut ainsi décrété et
établi dès la fondation du monde.
Puis, lorsque Dieu, au vent du jour, descendit dans
le jardin d'Éden, au lieu d'y trouver un
être innocent jouissant de la clarté
de la face de son Créateur, il dut
déjà faire comparaître devant
Lui l'homme déchu qui se cachait
derrière les arbres. Cette belle
création était souillée par le
péché. Le repos, ainsi que la vie,
furent perdus pour l'homme avec son innocence.
Nous avons déjà vu que le jugement
prononcé par Dieu sur le serpent laissait
entrevoir ses desseins pleins de grâce. Dieu
voulait se servir de ce triomphe apparent de
l'ennemi pour introduire une vie nouvelle et une
communion infiniment plus intime avec
Lui-même que celle dont l'homme innocent
aurait pu jouir. Le repos de Dieu, celui qui reste
encore pour les objets de sa grâce, aura donc
pour ceux-ci une valeur infiniment plus grande.
Aussi le paradis, qui se retrouve à la fin
de la révélation de Dieu est-il, de
toute manière, plus magnifique que
l'ancien.
Les passages cités en tête de notre
chapitre nous donnent quelque idée de la
gloire et du bonheur ineffables qui seront le
partage des enfants de Dieu, soit pendant le
règne millénial de Christ sur la
terre, soit dans l'état éternel,
lorsque « l'habitation de Dieu sera AVEC
LES HOMMES, » et que toutes choses seront
faites nouvelles. Dieu se reposera alors dans une
scène qui répondra parfaitement
à la manifestation de son amour qui est dans
le Christ Jésus notre Seigneur ; tous
ceux qui l'aiment se reposeront avec Lui. Où
est le chrétien qui, croyant qu'un tel
repos l'attend, ne serait pas
content de travailler pour son Seigneur et Sauveur,
jusqu'au dernier moment de sa vie sur la
terre ? Si l'on cherche un repos dans ce
monde, il est évident qu'on a perdu de vue
le repos de Dieu.
Ce n'est donc pas à retrouver l'état
de l'homme innocent, ni seulement à entrer
dans la joie du Dieu Créateur que le
croyant est appelé ; c'est à
connaître Dieu comme Père, h
jouir actuellement de l'avant-goût de cet
avenir bienheureux qui lui est
réservé ; il est,
déjà ici-bas, scellé du
Saint-Esprit qui est les arrhes de son
héritage
(Éphés. I, 13) ;
il a l'assurance d'être bientôt
revêtu d'un corps conforme au corps glorieux
du Seigneur Jésus-Christ. (Comparez
1 Jean III, 3 ;
Phil. III, 20,21.)
Quelle réponse à cette odieuse
insinuation de Satan : « Dieu sait
qu'au jour que vous en mangerez, vos yeux seront
ouverts et vous serez comme des dieux connaissant
le bien et le mal, » — comme si Dieu
avait eu peur que l'homme, en prenant du fruit
défendu, ne devînt semblable à
Lui ! S'il a fallu la croix de Christ pour
démontrer pleinement ce que c'est que
l'homme déchu, il n'a pas fallu moins, non
plus, pour donner un démenti complet
à l'adversaire. Devant la croix de Christ,
nous sommes forcés de reconnaître que
Dieu a donné ce qu'il avait de plus cher
afin de pouvoir justifier le pécheur qui
croit en Lui. Dieu n'a pas épargné
son propre Fils, mais l'a livré pour nous,
afin que nous devinssions ses héritiers et
que nous fussions avec Lui dans la gloire
céleste,
« connaissant à fond, comme
aussi nous avons été
connus. »
(1 Cor. XIII, 12 ;
Gal. IV, 9.)
Nous avons donc passé en revue la position
actuelle de l'homme chassé du premier
paradis, ainsi que la manière dont Dieu, par
Christ, a ouvert le chemin du salut. Les faits
racontés dans le chapitre in de la
Genèse s'accordent avec tout ce que nous
voyons autour de nous dans ce monde. Le
péché règne partout ; la
mort ne cesse pas d'enlever ses victimes.
Malgré cela, par la grâce de Dieu, la
porte du salut est encore ouverte. Et vous, cher
lecteur, êtes-vous sauvé ?
Si vous ne connaissez pas le Seigneur
Jésus-Christ, vous demeurez dans les
ténèbres de ce monde loin de
Dieu.
Vous direz peut-être qu'il n'y a pas de votre
faute ; que vous êtes né et que
vous avez été élevé
dans le péché, et que même,
lorsque vous éprouvez le désir d'en
être délivré, Satan est plus
fort que vous et vous retient. — II faut
cependant convenir que cela ne peut point vous
servir d'excuse devant Dieu. La délivrance
est là pour celui qui croit. La Parole de
Dieu a la puissance de sauver nos âmes.
« Écoutez cette parole et votre
âme vivra. » Quand je lis dans le
Livre de Dieu : « À celui qui
vaincra, je lui donnerai à manger de l'arbre
de vie qui est dans le paradis de Dieu, »
je comprends que c'est la volonté de
Dieu de faire part à l'homme de toutes les
délices de son paradis, et je dis :
« Que Dieu soit vrai et tout homme
menteur. »
(Rom. III, 3, 4.)
Rappelez-vous encore ceci : c'est que l'homme
s'est servi de son libre arbitre pour entrer dans
le service de Satan. Il a
préféré écouter le
mensonge du diable, plutôt que de rester
soumis au commandement de son Dieu. Satan est un
maître très-dur, mais l'homme est
volontairement son esclave. Vous ne savez que trop,
cher lecteur, que vous aimez à vivre dans
l'indépendance de Dieu, dans la
désobéissance à sa
volonté ; c'est pourquoi, si vous ne
vous rendez pas à l'appel du Seigneur, qui
dit : « Venez à
moi, » vous aurez à
reconnaître la vérité de cette
autre parole : « Vous ne voulez
pas venir à moi pour avoir la
vie. »
(Jean V, 20.) La volonté
propre de votre méchant coeur qui est
inimitié contre Dieu, vous tient
éloigné de lui.
Il y a deux chemins ouverts devant vous ;
celui de la vie et celui du jugement. Vous faites
partie d'un monde qui a mis le comble h sa
rébellion contre Dieu, en crucifiant son
Fils unique. Dieu a ressuscité son Fils
d'entre les morts et l'a établi juge des
vivants et des morts. »
(Actes X, 42.) Le Père a
donné tout jugement au Fils, afin que tous
honorent le Fils comme ils honorent le Père.
(Jean V, 22, 23.) Si donc vous
n'êtes pas sauvé par le Fils de Dieu,
vous serez jugé par Lui, et quand vous vous
trouverez devant son trône rien ne pourra
vous abriter. (Voyez
Apoc. XX.)
Le chemin de la vie est encore ouvert, car toute la
Parole de Dieu rend témoignage que, par le
nom de Jésus, quiconque croit en Lui,
reçoit la
rémission de ses péchés.
(Actes X, 43.) Aujourd'hui est le
jour du salut ; mais qui peut dire quand Dieu
fermera cette porte de sa
miséricorde ?
Depuis la mort de Christ, la sentence du jugement a
été prononcée sur ce monde.
Cependant Dieu attend en grâce :
« II est patient envers tous, ne voulant
pas qu'aucun périsse, mais que tous viennent
à la repentance. »
(2 Pierre III, 9.) Refuserez-vous
encore d'écouter la bonne nouvelle du
salut ? Préférez-vous payer par
la ruine de votre âme immortelle les plaisirs
passagers de ce pauvre monde, plutôt que
d'accepter de Dieu le don gratuit de la vie
éternelle ?
Celui qui a le Fils de Dieu a la vie, et devient
héritier de la gloire et du bonheur
éternels qui se trouvent dans le PARADIS DE
DIEU.
LE SERPENT D'AIRAIN
II existe, dans l'une des bibliothèques
de Paris, un tableau qui fut peint par un Italien,
il y a plus de trois cents ans. Ce tableau
représente les enfants d'Israël dans le
désert. Au milieu, on voit un serpent
d'airain élevé sur une perche ;
Moïse se tient debout près de la
perche, avec sa verge dirigée vers le
serpent ; autour de lui, on voit les pauvres
enfants d'Israël qui avaient
désobéi à la voix de
l'Éternel, mourant des suites de la blessure
des serpents brûlants. IL y a sept
principaux personnages peints
sur cette toile : trois se trouvent à
droite du serpent d'airain, quatre sont à
gauche. Ceux qui sont à droite, quoique
ayant été mordus par les reptiles,
sont guéris ; ils regardent tous le
serpent d'airain. Ceux qui sont à gauche ne
regardent pas le serpent, mais presque tous
cherchent à se guérir par
eux-mêmes.
Le personnage le plus rapproché de
Moïse, au lieu de regarder au serpent
d'airain, comme l'Éternel l'avait
commandé, s'agenouille devant le chef du
peuple, les mains jointes, et paraît
s'adresser à lui ; il a l'air
d'être épouvanté, car les
serpents le mordent, et le poison circule
déjà dans ses veines. — Le
second personnage, couché sur le dos, dort
d'un profond sommeil. Les serpents l'ont
mordu ; il n'entend plus et ne voit plus.
— Près de lui, deux autres
hommes : l'un est blessé ;
l'autre, quoique étreint par les serpents,
applique quelque baume aux blessures de son voisin,
pour le guérir, an lieu de diriger, selon
l'ordonnance de Dieu, les regards du malade vers le
serpent d'airain. —Près d'eux, enfin,
se trouve le quatrième personnage qui, au
lieu de regarder le serpent d'airain, se bat contre
les reptiles ; mais, pendant qu'il en tue un,
il est mordu par un autre.
À la droite du serpent d'airain, un homme le
regarde très-attentivement. Son visage est
calme, ses yeux rayonnent de joie, et ses blessures
sont guéries. — Derrière lui, un
autre regarde bien le serpent, mais ne paraît
pas aussi calme que le
premier ; car, devant lui, deux
Israélites discutent sur quelque point de
doctrine, au lieu de parler du grand moyen de salut
qui leur est offert. —Derrière le
second, un troisième encore regarde le
serpent ; il est guéri, quoique
distrait, car quelqu'un près de lui, parle
de la manière dont Moïse a
élevé le serpent, plus que du serpent
lui-même. Ils sont guéris tous trois,
parce qu'ils regardent ce que Dieu leur a dit de
regarder.
Je donne, de mémoire, ces détails sur
la composition du tableau, et je désire que
mon lecteur se pose cette question : Suis-je
à la droite, ou à la gauche du
serpent d'airain ? Suis-je perdu ou
sauvé ? Le serpent d'airain
élevé sur la perche, est un type de
Christ élevé sur la croix ; les
enfants d'Israël mordus par les serpents, sont
une image de l'état de tous les hommes
devant Dieu. Le diable les a mordus, le poison du
péché circule partout dans leur
âme et dans leur esprit, comme le sang
circule dans leurs veines. Ils ont la mort et le
jugement devant eux ; rien ne peut les sauver
que la bonne nouvelle de Christ crucifié. 0
vous qui lisez ces lignes, sachez que, si vous
n'êtes pas sauvé à cette heure,
elles vous apportent une bonne nouvelle de la part
de Dieu, absolument comme si Jésus-Christ
était dépeint devant vos yeux comme
crucifié pour vous. Il est
écrit : « Comme Moïse
éleva le serpent dans le désert,
ainsi il faut que le Fils de l'Homme soit
élevé, afin que quiconque croit en
Lui ne périsse point, mais qu'il ait
la vie éternelle. »
(Jean III, 14-16.)
Les péchés des Israélites
étaient la cause de leur misère, Dieu
était la source de leur salut.
C'était l'Éternel qui avait dit
à Moïse :
« Élève « le
serpent d'airain sur une perche. » Pauvre
pécheur ! ce sont vos
péchés qui mettent votre âme en
danger. Christ sur la croix est le salut de Dieu
pour vous. Comme Israël était
mortellement blessé par les serpents, ainsi
nous sommes perdus en tant que descendants d'Adam.
Mais comme il y avait un salut pour tout
Israël dans le serpent d'airain, ainsi il y a
un plus grand salut, pour le monde, en Jésus
crucifié. Personne ne peut dire : Ce
salut n'est pas pour moi. Si un Israélite
mourait, c'était sa faute, parce qu'il
n'avait pas voulu regarder au serpent d'airain. Si
vous périssez éternellement, ce sera
votre faute aussi, pauvre pécheur !
Il y a, de nos jours, beaucoup de pécheurs
qui regardent plutôt à Moïse
qu'au Christ crucifié, pour être
sauvés ; ils pensent 'être
justifiés par les oeuvres de la loi, en
faisant pénitence, en récitant des
prières, ou en invoquant les saints. Mais ce
ne sont que leurs propres oeuvres, leur propre
justice, qu'ils pensent pouvoir offrir à
Dieu ! Écoutez ce que dit le
Seigneur : « Nulle chair ne sera
justifiée devant Dieu par les oeuvres de
loi, car, par la loi est la connaissance du
péché. »
(Rom. III, 20.) Mais à celui
qui ne fait pas des oeuvres, mais qui croit en
Celui qui justifie l'impie, sa foi lui est
comptée à justice.
(Rom. IV, 5.) Si je crois être
justifié par les oeuvres de la loi, je
rejette cette déclaration des
Écritures : « II n'y
a point de juste, non pas
même un seul. »
(Rom. III, 10.)
D'autres pécheurs sont dans l'état du
second personnage de notre tableau. Ils dorment
d'un profond sommeil ; leurs coeurs sont
endurcis par le péché ; ils sont
indifférents. Ah ! prenez garde que
cette parole de Dieu ne se réalise à
votre égard :
« L'Éternel a répandu sur
vous un esprit d'assoupissement ; il a
fermé vos yeux ; il a bandé les
yeux de vos prophètes et de vos principaux
voyants. »
(Ésaïe XXIX, 10.)
D'autres personnes, au lieu d'entendre la bonne
nouvelle de l'Évangile, cherchent à
se guérir avec leurs propres
médicaments ou par leurs propres docteurs.
Elles veulent bien être sauvées ;
mais au lieu de regarder à Christ sur la
croix, au lieu d'accepter le sang de Jésus
qui purifie de tout péché, elles s'en
vont à leurs prêtres ou à leurs
ministres, comme à leurs médecins,
bien qu'ils ne soient que des hommes faibles et
pécheurs comme elles-mêmes. Ah !
pauvre âme ! le serpent vous a mordue,
le poison circule, l'enfer est près de
s'ouvrir pour vous recevoir. Et pourquoi ?
Pourquoi ? Parce que, lorsqu'on vous
présente le salut de Dieu en Christ
crucifié, un salut accompli et parfait, vous
voulez vous sauver par vous-même !
Écoutez la Parole de Dieu et soyez
sage : « Personne ne peut, en aucune
manière, racheter son frère, ni
donner à Dieu sa rançon. Car le
rachat de leur âme est trop cher, et il ne se
fera jamais. »
(Ps. XLIX, 8.) Jésus
étant le resplendissement de la gloire de
Dieu et l'empreinte de sa
substance, et soutenant toutes choses par la parole
de sa puissance, après avoir fait, par
lui-même, la purification de nos
péchés, s'est assis à la
droite de la Majesté dans les hauts lieux.
(Hébreux I, 3.)
Il est d'autres personnes qui, au lieu d'accepter
le salut de Dieu, se débattent contre leurs
péchés. L'ivrogne se débat
contre son ivrognerie. Un autre se débat
contre ses convoitises. L'impie devient quelquefois
moral ; mais, hélas ! le poison
est toujours là ; et si, ô
pécheur ! vous n'êtes pas
lavé dans le sang de Jésus, vous avez
beau être moral, religieux, honnête,
vous n'en êtes pas moins perdu. — Dieu a
un moyen de salut : Christ
crucifié.
Le Sauveur était saint, innocent, sans
souillure ; il ne pouvait faire aucun
mal ; cependant, de même que le serpent
d'airain était la figure des serpents
brûlants qui mordaient les enfants
d'Israël, ainsi Jésus sur la croix
représente le jugement de Dieu contre
nous ; car Dieu a fait celui qui n'a point
connu le péché, être
pèche pour nous. Aussi Jésus
s'est-il écrié sur la croix :
« Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu
abandonné ? »
Le juste fut abandonné, condamné pour
les injustes, afin de nous amener à Dieu.
Oh ! chère âme perdue, je vous en
conjure, pensez-y sérieusement. N'est-il pas
vrai que vous êtes sous le pouvoir du diable,
empoisonnée par le venin du
péché, et sur le chemin qui
mène à l'enfer ?
Arrêtez-vous ! réveillez-vous,
regardez Celui qui n'a jamais péché,
conduit à Golgotha par des hommes
impies.
Les soldats romains le battent avec des verges,
— il expose son dos à leurs coups. Son
front est couronné d'épines ; de
larges gouttes de sang coulent sur son visage et
sur son corps. Après l'avoir conduit au
Calvaire, on lui ôte ses
vêtements ; on le crucifie ; des
clous percent ses mains et ses pieds. Il est
élevé sur la croix ; le
voilà en spectacle aux hommes, aux anges, et
à Dieu. Deux malfaiteurs sont aussi
crucifiés ; le Fils de Dieu est au
milieu d'eux. On se moque de lui, et on lui
dit : « Si tu es Fils de Dieu,
descends de la croix. « Tout à
coup le soleil s'obscurcit, et les
ténèbres couvrent le pays durant
trois longues heures. Alors, une voix forte se fait
entendre du milieu des
ténèbres ; la voix d'une
âme en agonie, qui ressent les terreurs du
jugement de Dieu contre le péché, et
qui s'écrie : « Mon
Dieu ! mon Dieu ! pourquoi m'as-tu
abandonné ? »
Pécheur ! regardez à Christ,
dont le. serpent d'airain n'est qu'une
figure ; au Juste abandonné de Dieu, au
Juste sous la colère de Dieu. Voilà
votre jugement devant Dieu, voilà ce que
vous méritez.
La colère de Dieu devrait descendre sur
vous. Mais écoutez encore ; je
l'entends s'écrier : « C'est
accompli ! » Puis, ayant
baissé la tète, il remit son esprit
à son Père. Et voici, le voile du
temple juif se déchira en deux, depuis le
haut jusqu'en bas ; la terre trembla, les
rochers se fendirent, les sépulcres
s'ouvrirent, et plusieurs corps des saints qui
étaient morts ressuscitèrent et
étant sortis des sépultures
après la résurrection de
Jésus, ils entrèrent dans la sainte
ville, et apparurent à
plusieurs. Le centenier romain et ceux qui, avec
lui, veillaient sur Jésus, ayant vu le
tremblement de terre et ce qui venait d'arriver,
eurent une fort grande peur et dirent :
« Certainement, cet homme était
Fils de Dieu ! » Enfin un soldat
perça son corps avec une lance et le sang et
l'eau sortirent de son côté.
Voilà Jésus le Fils de Dieu !
voilà le sang expiatoire et l'eau de
purification, pour vous purifier de tout
péché ! Comme Moïse disait
aux enfants d'Israël mordus par les
serpents : Regardez, et vous serez
guéris ! Je vous dis aussi :
Regardez à Jésus crucifié,
lequel est maintenant ressuscité d'entre les
morts ; ainsi vous ne périrez
jamais ; vous aurez la vie
éternelle ! Je vous le dis sur
l'autorité même de Dieu ;
là est le salut de Dieu. C'est la Parole de
Dieu qui vous le dit : « Quiconque
contemple le Fils et croit en lui a la vie
éternelle ! »
A.-P. C.
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