Il est écrit: TA PAROLE EST LA VERITE(Jean 17.17)... cela me suffit !

Passons vers l'autre bord

65 - La "couleur" des cieux à venir: Don - Salaire - Récompenses

(R) Le Royaume des cieux (le Paradis) c'est comme...

(Jusqu'à quand aurais-je des soucis dans mon âme..., des soucis qui étouffent la Parole de Dieu ?)

Quand un malheureux crie, l'Éternel entend, Et il le sauve de toutes ses détresses. Psaume 34: 6

Nous aimons tous ce texte destiné à donner de l'espérance à celui qui vit des moments difficiles. Nous l'aimons d'autant plus qu'il n'est pas le seul à nous révéler la bonté et la fidélité du Seigneur :

Dieu est pour nous un refuge et un appui, Un secours qui ne manque jamais dans la détresse.
C'est pourquoi
nous sommes sans crainte quand la terre est bouleversée, Et que les montagnes chancellent au coeur des mers... Psaume 46: 1-2

Il y a quelques jours en arrière, alors que je lisais le début du Psaume 34, je fus interrompu dans ma lecture par une petite question qui m'est venue à l'esprit : "Fais-tu partie des gens malheureux ?".

C'était une bonne question... ! Surtout si on prend en considération que, plus les années passeront, plus les temps seront difficiles. Sachant cela, il est donc important de s'entendre sur le mot de "malheureux" afin de ne pas s'appuyer sur un texte des Écritures qui ne nous concernerait pas, du moins pour ce terme spécifique.

Avant toute chose, ne nous berçons pas d'illusions. N'écoutons pas les sirènes du monde qui, depuis toujours, chantent le même refrain en disant que le meilleur est à venir, (même en vivant sans Dieu).

Bien sûr, le meilleur est devant nous ! Il est devant nous..., pour autant que nous appartenions à Christ et que nous marchions dans ses voies ! Il est devant nous au travers de la Vie éternelle qui attend ceux et celles qui auront marché en vainqueur. C'est le Seigneur Jésus qui le déclare lui-même, ce n'est pas mon interprétation personnelle !

- À celui qui vaincra je donnerai à manger de l'arbre de vie, qui est dans le paradis de Dieu ... Apocalypse 2: 7
-
Celui qui vaincra n'aura pas à souffrir la seconde mort (l'enfer). Apocalypse 2: 11
-
Celui qui vaincra sera revêtu ainsi de vêtements blancs ; je n'effacerai point son nom du livre de vie... Apocalypse 3: 5
-
Celui qui vaincra héritera ces choses ; je serai son Dieu, et il sera mon fils. Apocalypse 21: 7

Tout le monde ne croit pas que la Parole de Dieu est aussi vraie qu'elle le dit !
Certains se permettent d'en diminuer la portée tandis que d'autres n'hésitent pas à rejeter divers enseignements pour ne pas avoir à les mettre en pratique.

C'est pour cela qu'il y a toujours de plus en plus de chrétiens rétrogrades qui n'ont plus envie de participer aux rencontres fraternelles, plus envie de s'instruire, plus envie de nourrir leur âme.
Ils veulent vivre leur "foi" d'une façon particulière en rejetant tout ce qui leur déplaît et en ne retenant que ce qui sonne bien à leurs oreilles.
Ils ne veulent pas marcher dans la sanctification, ils ne cherchent pas à marcher en vainqueurs, mais se laissent aller, car ils estiment qu'ils sont suffisamment propres pour entrer dans le Royaume des Cieux !

Sache que, dans les derniers jours, il y aura des temps difficiles...
DEMEURE DANS LES CHOSES QUE TU AS APPRISES, et reconnues certaines...
2 Timothée 3: 1- 14

Il viendra un temps où les hommes NE SUPPORTERONT PAS LA SAINE DOCTRINE ; mais, ayant la démangeaison d'entendre des choses agréables, ils se donneront une foule de docteurs selon leurs propres désirs, détourneront l'oreille de la vérité, et se tourneront vers les fables. 2 Timothée 4: 3-4

Ces temps difficiles, dont il nous est parlé, ne sauraient rendre les enfants de Dieu malheureux, car ce mot de malheureux est incompatible avec la foi chrétienne vécue à la lumière des Saintes Écritures.
Attention... ! Je ne dis pas qu'un chrétien est exempt de problèmes, de soucis, de fardeaux ! Loin de là ! Il a son lot comme tout autre, si ce n'est plus !
Mais, quelle que soit l'épreuve par laquelle il doit passer, elle ne devrait pas le rendre malheureux ! L'attrister..., oui ! Mais pas le rendre malheureux !

... à vous (qui êtes élus selon la prescience de Dieu), vous qui, par la puissance de Dieu, êtes gardés par la foi pour le salut prêt à être révélé dans les derniers temps !
C'est là ce qui fait votre joie
(le salut en question), quoique maintenant, puisqu'il le faut, vous soyez attristés pour un peu de temps par diverses épreuves... 1 Pierre 1: 5-6

Écoutons maintenant l'apôtre Paul qui dépeint, non seulement sa situation particulière, mais qui nous fait comprendre que l'enfant de Dieu sera appelé à connaître bien des tribulations en raison de sa foi et du témoignage qu'il voudra rendre :

Nous sommes pressés de toute manière, mais non réduits à l'extrémité ; DANS LA DÉTRESSE, mais non dans le désespoir ; persécutés, mais non abandonnés ; ABATTUS, mais non perdus... 2 Corinthiens 4: 8-9

Pour en revenir à la question qui m'est venue à l'esprit lorsque je lisais le début du Psaume 34: "fais-tu partie des gens malheureux ?", je compris bien vite que cette Parole de Dieu allait me faire découvrir quelque chose de nouveau qui allait me concerner.

Elle allait me montrer que, si je me sentais malheureux, j'allais inaugurer une nouvelle catégorie d'enfants de Dieu dont le Nouveau Testament ne parle pas. Nulle part dans les actes des apôtres ou dans les épîtres, il n'est fait mention de "chrétiens malheureux".

En poussant ma réflexion plus loin et en pensant particulièrement à la crise qui affecte le porte-monnaie de bien des ménages qui ont de la peine à survivre, je m'interrogeais donc à propos des rapports que l'enfant de Dieu devait avoir avec l'argent.
J'en arrivais à la conclusion que, si une somme d'argent pouvait faire mon bonheur lorsque je suis dans le besoin, je devrais faire sérieusement l'examen de mon âme.

Pas d'argent..., pas de bonheur ?

Si c'est l'argent qui devient la cause de mon bonheur, alors je suis certainement le plus malheureux des chrétiens parce que je n'aurais pas trouvé mon bonheur EN Christ !

Là où est ton trésor, là aussi sera ton coeur. Matthieu 6: 21

Je parle d'argent parce que c'est un sujet que tout le monde comprendra. Mais, pour d'autres enfants de Dieu, ce pourrait être l'acquisition de quelques biens matériels ou de quelques plaisirs que la vie peut offrir à ceux et celles qui sont un peu plus aisés que leurs frères et soeurs dans la foi.
Ce sont ces choses qui pourraient faire leur bonheur au lieu de Christ, ces choses qui le font peut-être lorsqu'ils doivent choisir entre deux options : Christ ou... !

Ainsi le VRAI bonheur ne dépend pas de l'argent ou des biens qu'il nous permet de posséder ; si nous avons compris cela, nous ne serons jamais malheureux quand quelque chose nous manquera. Abattus, peut-être, mais non perdus, comme le disait l'apôtre Paul pour lui-même !
Comme lui, nous pourrions être dans le besoin sans pour autant être malheureux étant donné que le véritable bonheur c'est de connaître Jésus-Christ et de savoir qu'il est ressuscité. De savoir qu'il nous a préparé une place et qu'elle sera à notre disposition si nous lui restons fidèles.

Il y a un instant je disais qu'il n'y avait pas de chrétiens malheureux dans le Nouveau Testament, cependant je dois reconnaître que l'apôtre Paul envisage quand même cette situation.
Une situation CATASTROPHIQUE, car elle engloberait toute la chrétienté, celle qui a mis son espérance en Jésus-Christ !

Si c'est dans cette vie seulement que nous espérons en Christ, nous sommes les plus malheureux de tous les hommes. 1 Corinthiens 15: 19

Mais, tout de suite il rassure ses auditeurs et les lecteurs que nous sommes :

Mais maintenant, Christ est ressuscité des morts, il est les prémices de ceux qui sont morts. 1 Corinthiens 15: 20

Nous n'avons donc aucune raison d'être malheureux si nous savons que Jésus-Christ est vivant.

Toutefois..., ne nous classons pas trop vite dans la classe des gens heureux d'appartenir à Christ, car, dans cette catégorie-là, il y en a qui se font des illusions !
N'oublions pas qu'il y en aura qui seront vomis par le Seigneur au jour de l'éternité
.

Ainsi, parce que tu es tiède, et que tu n'es ni froid ni bouillant, je te vomirai de ma bouche....
... tu dis : Je suis riche... je n'ai besoin de rien ...
tu ne sais pas que tu es malheureux, misérable, pauvre, aveugle et nu... Apocalypse 3: 16-17

Le Seigneur Jésus - dans la gloire - avertit l'Église des temps de la fin, qu'à ses yeux, il y a des gens malheureux.
Ils le sont parce que leur destinée éternelle sera la perdition s'ils ne se repentent pas et ne changent pas de conduite : " je te vomirai de ma bouche..."

Ces malheureux, dont nous parle le Seigneur, ces malheureux qui veulent ignorer leur état spirituel, devraient davantage prendre conscience de leur conduite et réfléchir pourquoi ils se conduisent différemment de l'ensemble du corps Christ, cet ensemble qui travaillent de concert pour le Royaume de Dieu.

C'est encore une fois, un texte ancien qui va me servir d'appui pour avertir ceux et celles qui vivraient un évangile selon leur coeur ; un texte ancien qui nous montre bien que cette parole de l'Écriture (Jérémie 6: 16) est sage étant donné qu'elle nous invite à regarder la voie que nos pères dans la foi nous ont tracée :

Ainsi parle l'Éternel : Placez-vous sur les chemins, regardez, Et demandez quels sont les anciens sentiers, Quelle est la bonne voie ; marchez-y, Et vous trouverez le repos de vos âmes !
- Mais ils répondent :
Nous n'y marcherons pas. Jérémie 6: 16

Ou..., pour quelques-uns de notre époque :
Nous n'irons pas aux rencontres fraternelles, nous ne passerons pas de temps à nous instruire, nous ne témoignerons pas, nous ne voulons pas être ambassadeurs ou ambassadrices de Christ, mais nous voulons quand même garder notre "passeport" pour l'Éternité, car nous faisons partie du peuple de Dieu.

Ajoutons encore une partie du verset précédent, car il pourrait dépeindre la conduite actuelle de plusieurs qui vivent leur foi à leur façon et non selon les enseignements de l'Écriture :

... mon peuple m'a oublié
(dit l'Éternel) ... Il a été conduit à chanceler dans ses voies, à quitter les anciens sentiers, pour suivre des sentiers, des chemins non frayés. Jérémie 6: 15

Ces chemins non frayés sont tous des chemins qui nous éloignent du rassemblement des frères, de cet endroit où Dieu répand la bénédiction (Psaume 133).
Ces chemins non frayés sont des chemins que Satan a tracés pour séduire quelques chrétiens afin qu'ils ne portent plus une attention soutenue aux choses de Dieu. Il s'est mis à l'oeuvre en anesthésiant la mémoire de certains pour qu'ils en arrivent même à oublier les rencontres fraternelles.

« Allons, mes braves démons, qu'est ce que vous avez fait aujourd'hui pour affaiblir l'oeuvre de Dieu ? », demanda le prince des ténèbres.
- Mon plan est très efficace, s'écria l'un d'entre eux.
Jusqu'à présent les gens que vous retenez appartiennent plutôt à la catégorie des indifférents ; il ne faut pas se donner tant de peine pour gagner ceux-là pour le royaume de Sa Majesté satanique.
Mon procédé à moi vise à faire déserter l'église de tous ceux qui sont zélés pour l'oeuvre du salut des âmes.

- Superbe, ce plan-là ! s'écria Satan ; je ne peux que me louer de votre bon service, mes braves sujets...
C'est là votre tâche la plus importante :
empêcher les chrétiens de se rendre à leurs assemblées.
Le croyant qui commence à négliger de temps en temps une réunion, pour une raison ou pour une autre, a déjà fait le premier pas pour me livrer son âme, et s'il ne se reprend pas sérieusement, c'en est bientôt fait de lui. »
(Adaptation d'un texte intitulé "Les bancs vides", lui-même tiré de "sens unique" N° 50 (13e année)

N'est-ce pas une tranche de la vie d'aujourd'hui qui vient de nous être présentée ?
Une tranche de vie importante et parfaitement reconnaissable dans le corps de Christ chaque fois qu'il y a des rencontres autres que celle du culte, ce culte où l'on tient quand même à se faire voir quand les activités le permettent ?

En repensant à l'état des lieux qu'a fait le Seigneur Jésus concernant l'Église de Laodicée - à laquelle nous appartenons - nous pouvons comprendre qu'il puisse encore dire à plusieurs : "tu ne sais pas que tu es malheureux !"

Malheureux parce que tu ne te rends pas compte que Jésus n'habite plus dans ton coeur.
Il n'y habite plus..., parce que, s'il y habitait encore, il ne pourrait pas te faire oublier les rendez-vous où il a envie de te conduire afin de te rencontrer avec tes frères et soeurs dans la foi pour répandre sur tous, la bénédiction promise (Psaume 133).

Notez qu'il y a une grande différence :
- Entre le coeur qui n'a pas envie d'obéir à l'appel du Maître, le coeur qui "lutte" contre lui pour ne pas aller au rendez-vous qu'il propose... "l'Esprit a des désirs contraires à ceux de la chair ; ils sont opposés entre eux..." (Galates 5: 17)

- Et le coeur de celui qui ne l'entend plus ! "Réveille-toi, toi qui dors, Relève-toi d'entre les morts, Et Christ t'éclairera" (Éphésiens 5: 14).

Arrivés à ce stade, nous nous rendons compte qu'il y a trois catégories de malheureux :

1 - Ceux du monde qui ne connaissent pas Dieu, mais qui ont la possibilité de crier à lui.
2 - Ceux qui, ayant donné leur vie à Christ, pensent être malheureux en raison de leurs épreuves, mais qui ne le sont pas aux yeux du Seigneur.
3 - Ceux que le Fils de Dieu désigne comme tels, parce qu'il connaît leur fin quoique eux-mêmes prétendent n'avoir besoin de rien.

Laissons un instant de côté les malheureux du monde et ceux que le Seigneur qualifie ainsi et intéressons-nous à la situation des enfants de Dieu qui marchent dans l'obéissance et qui, en dépit de cette obéissance sont en proie à de telles difficultés qu'ils s'imaginent être malheureux.

Le sous-titre du message d'aujourd'hui, quoique tiré d'un texte de l'Ancien Testament, s'est très certainement trouvé dans la bouche de plusieurs. En tout cas, il s'est souvent trouvé dans la mienne ! Parfois je me surprends encore à soupirer en me posant une question dont la Parole de Dieu a pourtant déjà donné la réponse (Psaume 13: 3).

JUSQU'À QUAND AURAIS-JE DES SOUCIS DANS MON ÂME ?

La réponse est simple :
Je les aurai aussi longtemps que je les garderai pour moi, aussi longtemps qu'ils ne seront pas déposés aux pieds du Seigneur.

Humiliez-vous donc sous la puissante main de Dieu, afin qu'il vous élève au temps convenable ; et déchargez-vous sur lui de TOUS VOS SOUCIS, car lui-même prend soin de vous. 1 Pierre 5: 6-7

Avoir des soucis n'est pas un péché !
L'apôtre Paul se faisait du souci à cause des Églises et ne péchait pas pour autant (2 Corinthiens 11: 28).
Tout bon berger doit aussi se faire du souci quand il se rend compte que, dans les brebis dont il a la garde, il y en a quelques-unes qui ne marchent pas comme les autres. Il doit s'inquiéter lorsqu'il en découvre en mauvaise santé spirituelle parce qu'elles manquent de "vitamines" bibliques ou qu'elles refusent de se nourrir.

Tout bon berger doit aussi se faire du souci, sinon... gare à lui ! "Malheur au pasteur de néant, qui abandonne ses brebis !" (Zacharie 11: 17)

Les soucis spirituels seraient à classer dans la catégorie des fardeaux que l'on porte sur son coeur ; ce sont des soucis qui sont loin d'étouffer la Parole de Dieu, car ils interpellent encore davantage le serviteur de Dieu qui méditera encore plus les saintes Écritures afin de savoir si son jugement est conforme aux enseignements de l'Écriture.

Par contre, les soucis qu'apporte le siècle présent, ceux de la vie quotidienne, pourraient handicaper sérieusement notre vie de foi au point d'étouffer la Parole de Dieu et de la rendre infructueuse.
En effet, plus les soucis vont se développer en moi, plus je les laisserai occuper mon esprit, plus ils feront de l'ombre à la Parole de Dieu.
Cette dernière végétera alors en moi, incapable de prendre le dessus sur mes idées noires, sur ces ronces qui déchirent ma vie. Les promesses de Dieu seront alors étouffées parce qu'elles n'auront pas trouvé un terrain de foi convenable pour se développer.

Ainsi, et puisque nous sommes dans un temps de crise où l'on ne parle que de problèmes financiers, plusieurs pourraient s'inquiéter du lendemain.

Leur inquiétude grandissante affaiblira la Parole de Dieu.
Leur inquiétude - démesurée - finira par étouffer la promesse de Dieu qui ne sera plus en mesure de se manifester pour la gloire du Seigneur.

Ne vous inquiétez donc point, et ne dites pas : Que mangerons-nous ? que boirons-nous ? de quoi serons-nous vêtus ? Car toutes ces choses, ce sont les païens qui les recherchent. VOTRE PÈRE CÉLESTE SAIT QUE VOUS EN AVEZ BESOIN.

Ne vous inquiétez donc pas du lendemain ; car le lendemain aura soin de lui-même. À chaque jour suffit sa peine.
Matthieu 6: 31, 32 et 34

Si cette Parole de Dieu est étouffée par les soucis du lendemain, d'autres paroles similaires se trouveront gangrenées par le même mal et seront sans force dans la vie de celui qui a entretenu ses soucis en les gardant pour lui.

Quel est l'état de mon coeur aujourd'hui, ce coeur que j'ai donné au Seigneur ?
S'il n'y a plus ce chemin qui conduit à mon jardin secret, ce chemin où rien ne pousse, s'il n'y a plus toutes ces pierres qui gênent le développement de la Parole de Dieu, n'y aurait-il pas un coin où quelques buissons auraient déjà étouffé certaines promesses ?

Sans doute n'est-il pas facile de se décharger sur Dieu de tous nos soucis et de les lui laisser, de les lui abandonner, de lui faire une pleine confiance.
Non pas que nous doutions de lui !
Mais simplement cette difficulté provient du fait que nous avons laissé l'adversaire de nos âmes manipuler la Parole de Dieu en nous donnant des textes qui semblent se contredire ou qui mettent en évidence la piètre qualité de notre engagement pour le service de Dieu. Nous l'avons fait au lieu de nous appuyer fermement sur les promesses divines faites par un Dieu qui ne saurait mentir !

C'est d'autant plus difficile lorsque ces soucis se renouvellent régulièrement ! Je pense notamment à ceux et celles qui sont sans travail et qui ont des charges légales qu'ils doivent assumer.

C'est d'autant plus difficile si ces enfants de Dieu n'ont pas à leurs côtés des frères et soeurs dans la foi avec qui ils peuvent partager leurs fardeaux et faire part de leur faible foi dans ces moments éprouvants.

Ne méprisons donc pas les réunions de prières durant lesquelles nous pouvons, tous ensemble, porter un frère ou une soeur devant le trône de la grâce ; c'est le moins que l'on puisse faire pour eux. "Beaucoup de personnes étaient réunies et priaient" (parce que Pierre était en prison - Actes 12: 12 ).

Beaucoup de frères et soeurs dans la foi sont aujourd'hui emprisonnés par diverses épreuves. Ils restent dans leurs épreuves bien plus longtemps qu'il ne le faudrait. Ils y stagnent, car personne n'a à coeur de se joindre avec quelqu'un d'autre pour intercéder en leur faveur.

Ne méprisons donc pas les rencontres occasionnelles où nous avons la possibilité de manifester notre hospitalité, une hospitalité durant laquelle nous pourrions être conduits à prier avec notre visiteur et pour lui, à moins que ce ne soit l'inverse et que ce soit lui qui soit envoyé pour prier en notre faveur !

Il ne fait aucun doute que si le corps de Christ s'assemble pour intercéder en faveur de celui qui est dans l'épreuve, le Seigneur ne manquera pas d'agir ; c'est SA promesse.

Mais voilà... faut-il encore trouver deux ou trois personnes qui aient à coeur de prier AVEC et pour le frère ou la soeur en question... !

Je dis bien "à coeur" ! C'est-à-dire qu'elles soient touchées profondément et non qu'elles trouvent simplement que c'est une bonne idée de prier pour le sujet en question.
Une bonne idée, certes ! Mais si n'avons pas de compassion, nos prières n'arriveront jamais jusqu'au trône de la grâce !

Reçois favorablement les paroles de ma bouche et les sentiments de mon coeur, O Éternel, mon rocher et mon libérateur ! Psaume 19: 15

Prier sans coeur, est-ce bien prier comme l'entend le Seigneur ?

"Je n'ai PERSONNE ici qui partage mes sentiments, pour prendre sincèrement À COEUR votre situation" disait l'apôtre Paul aux Philippiens (2: 20).
Une situation qui est LOIN D'ÊTRE unique étant donné que "l'amour du plus grand nombre se refroidira"(Matthieu 24: 12).
Un amour qui s'est déjà bien refroidi si l'on considère comment les enfants de Dieu s'intéressent de moins en moins à ceux et celles qui font partie du corps de Christ, de ce corps auquel ils appartiennent.

... si deux d'entre vous s'accordent sur la terre pour demander une chose quelconque, elle leur sera accordée par mon Père qui est dans les cieux. Matthieu 18: 19

Ce texte ne laisse-t-il pas entrevoir qu'il peut y avoir des cas où l'on peut avoir besoin du secours de la prière des autres - de deux ou trois - parce que soi-même on se trouve sans force et désemparé devant la difficulté ?

Ne méprisons pas les réunions de prières communautaires, familiales ou occasionnelles qui sont toutes des preuves que notre amour, pour le Seigneur et pour le prochain, ne s'est pas refroidi.
Combien n'ont-ils pas été réconfortés suite à un simple coup de téléphone, à une prière faite au bout du fil ?

Puisque nous sommes des frères et soeurs dans la foi, puisque nous faisons partie de la famille de Dieu, n'est-il pas normal de s'informer de la santé (spirituelle ou non) d'une personne qui ne vient pas régulièrement aux réunions ?

Est-elle souffrante ? Sa foi chancelle-t-elle ?
Des difficultés l'empêchent-elles de se déplacer ?
Puis-je faire quelque chose pour l'aider à retrouver du plaisir à venir aux diverses rencontres ?

Portez les fardeaux les uns des autres, et vous accomplirez ainsi la loi de Christ. Galates 6: 2

Qui sait si un jour nous ne serons pas heureux de savoir que plusieurs sont prêts à nous rejoindre pour intercéder en notre faveur, heureux de constater que l'amour fraternel n'est pas un vain mot ?

Combien soupirent-ils aujourd'hui de ce qu'ils ne trouvent ni un ami, ni un frère, ni une soeur dans la foi pour partager avec eux leurs soucis, leurs inquiétudes ?
De ces frères et soeurs qui, eux-mêmes ont été réjouis, lorsque, étant dans la détresse, des âmes charitables avaient su être à l'écoute de leurs maux et prier ensuite pour qu'ils soient soulagés ou délivrés ! " L'ami aime en tout temps, Et dans le malheur il se montre un frère" (Proverbes 17: 17).
Si nous avions la possibilité de lire dans les coeurs comme Dieu sait le faire, nous serions surpris du nombre de personnes qui se posent la même question quand elles passent par l'épreuve : où sont mes frères et soeurs dans la foi qui pourraient me soutenir dans la prière ?

Jusqu'à quand aurais-je des soucis dans mon âme...,
des soucis qui étouffent la Parole de Dieu ?

- Aussi longtemps que les garderai pour moi !
- Aussi longtemps que je ne les déposerai pas au pied du Seigneur.

- Et peut-être aussi longtemps que je ne trouverai pas un frère ou une soeur dans la foi comme compagnon de prière pour m'aider à passer un moment difficile !
Un moment où l'épreuve de la foi est montée d'un degré en intensité, un moment où le prince des ténèbres profite de la situation pour tordre les Écritures afin de me démoraliser.

L'apôtre Paul, éminent serviteur de Dieu, s'est trouvé dans des situations où seule la mort semblait envisageable, mais sa foi en Dieu a triomphé avec le secours de la prière des frères qui intercédaient en sa faveur.

Nous ne voulons pas, en effet, vous laisser ignorer, frères... que nous avons été excessivement accablés, au delà de nos forces, de telle sorte que nous désespérions même de conserver la vie....

(Aujourd'hui encore, plusieurs sont accablés au delà de leurs forces ; aujourd'hui encore plusieurs désespèrent de pouvoir sortir de leur situation. Sont-ce pour autant de mauvais chrétiens qui ont perdu la foi parce qu'ils font part de leur souffrance ?
Si oui..., alors c'est admettre que l'apôtre Paul l'était aussi, lui qui a eu besoin du secours de la prière de ses frères et qui leur a fait part de ses difficultés !)

Lisons encore la suite de ce passage de la 2e épître aux Corinthiens pour être convaincus que chacun a une part à faire pour "sauver" son prochain, pour l'aider afin que les soucis ne détruisent pas sa vie de foi :

C'est lui (Dieu) qui nous a délivrés et qui nous délivrera d'une telle mort, lui de qui nous espérons qu'il nous délivrera encore, vous-mêmes aussi nous assistant de vos prières, afin que la grâce obtenue pour nous par plusieurs soit pour plusieurs une occasion de rendre grâces à notre sujet. 2 Corinthiens 1: 8-11

Être frères et soeurs dans la foi implique donc que nous portions les fardeaux les uns des autres. En le faisant, nous aiderons celui qui est dans la peine à faire en sorte que ses soucis ne viennent pas étouffer la Parole de Dieu et les promesses qu'elle contient.
C'est en agissant ainsi que nous serons une bénédiction pour notre prochain et que nous attirerons la bénédiction sur nous.

Tout ce que vous voulez que les hommes fassent POUR VOUS,

faites-le de même POUR EUX
, car c'est la loi et les prophètes.

Matthieu 7: 12



* Les textes bibliques, sans indication particulière, sont tirés de la Bible Segond

J-M Ravé le 8 janvier 2011 - CP 474 - 2300 Chaux-de-Fonds - Suisse
C260111