Il est écrit: TA PAROLE EST LA VERITE(Jean 17.17)... cela me suffit !

Passons vers l'autre bord

20 - De quoi vous entreteniez-vous en chemin?

C'est du fruit de sa bouche que l'homme rassasie son corps, C'est du produit de ses lèvres qu'il se rassasie. Proverbes 18: 20 (v. L. S)

l'homme... s'alimente du produit de ses lèvres. (v. Sefarim, Bible du Rabbinat français)

L'alimentation d'un être humain, nous venons de le lire, n'est pas constituée uniquement de ce que nous allons mettre sur notre table : "Il est écrit (dit Jésus) : L'homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu" (Matthieu 4: 4).

Ainsi, pour nous nourrir, nous avons la nourriture traditionnelle plus la Parole de Dieu et, selon les Proverbes, les paroles que nous prononçons ! Paroles qui parfois laissent un goût d'amertume lorsque nous avons dit des choses qu'il ne fallait pas dire et que notre organisme est encore assez sensible pour s'en rendre compte.

Nous vivons dans une époque où l'homme ne sait plus se nourrir convenablement... !
Cela paraît insensé, mais l'homme ne sait plus manger ! Il lui faut une armada de diététiciens, de nutritionnistes, de conseillers en alimentation qui, sans le vouloir, ouvre la porte à plusieurs brebis galeuses qui mettront au profit de la communauté leur "qualification" de "charlatan professionnel" afin de profiter de l'aubaine pour s'enrichir en proposant divers régimes plus ou moins inutiles.

L'homme ne sait plus comment nourrir son corps et, quand il sait à peu près comment il doit l'entretenir, il a toutes les peines du monde à trouver une nourriture de qualité, exempte de produits dangereux pour la santé.

Indépendamment de ce problème, il y a aussi ceux et celles qui, tel Lazare, n'ont pas d'autres possibilités que de manger les miettes à la porte des riches ou d'aller vider leurs poubelles. Lorsque la faim justifie les moyens : "tout fait ventre" comme disent certains !

"Tout fait ventre" ! Même pour l'âme !
Et de ce côté-là, du côté de l'âme, beaucoup sont encore moins regardants que pour leur corps. Ils la nourrissent avec les "ordures" que la société de consommation produit au travers des diverses émissions que la TV propose, où la décence, l'honnêteté et la loyauté sont des mots étrangers ! L'homme ne sait plus manger. Il ne sait plus nourrir ni son corps, ni son âme !

En parlant ainsi, nous ne pouvons pas faire autrement que de repenser à la Parole de Dieu qui nous met en garde contre les mauvaises compagnies (1 Corinthiens 15: 33).
Ces mauvaises compagnies, aux mauvais propos, dont les âmes mal affermies dans la foi se "régalent" et finissent par propager plus loin le poison des autres au lieu de semer la bonne nouvelle de l'Évangile.

Sans vouloir remettre sur le tapis le fait que nous devons prêter une grande attention à ce que nous entendons et à ce que nous disons : "Qu'on n'entende ni paroles déshonnêtes, ni propos insensés, ni plaisanteries, choses qui sont contraires à la bienséance ; qu'on entende plutôt des actions de grâces" (Éphésiens 5: 4)...

... Sans vouloir mettre en doute que nous avons, avec l'aide du Seigneur, commencé à dompter notre langue et qu'il devient de plus en plus rare qu'il sorte de notre bouche une parole déshonnête, ou de la calomnie ou de la médisance, sachons encore que...

... s'abstenir de dire ou d'écouter de mauvaises choses ne saurait être suffisant pour notre âme !
Elle réclame sa portion quotidienne de nourriture ! Qu'allons-nous lui offrir pour la satisfaire ?

"Je fais mes délices de tes statuts", disait le Psalmiste (Psaume 119: 16) ; "Je fais mes délices de tes commandements", confirmera-t-il un peu plus loin (v. 47) ; ainsi à huit reprises dans ce Psaume, il mettra en avant que la Parole de Dieu fait ses délices !

Quant à Jérémie, il dira : "J'ai recueilli tes paroles, et je les ai dévorées" (Jérémie 15: 16)

Notre âme, tout comme le corps, a faim et soif. La faim et la soif seront d'autant plus aiguisées qu'elle aura goûté aux choses de Dieu et qu'elle les aura appréciées.
Puissions-nous toujours joindre notre voix à celle de David et démontrer que nous avons réellement la même faim et la même soif de Dieu qu'il pouvait avoir !

Mon âme a soif de Dieu, du Dieu vivant... Psaume 42: 2 (v. L. S)

O Dieu ! tu es mon Dieu, je te cherche ;
Mon âme a soif de toi, mon corps soupire après toi, Dans une terre aride, desséchée, sans eau. Psaume 63: 1 (v. L. S)

Pour en arriver à avoir ce sentiment, il faut faire table rase de toutes les choses du monde qui pourraient voler la place de Dieu dans notre coeur.
Comme l'exprimait un des amis de Job, "jetons dans la poussière" les fausses richesses pour "faire du Tout-Puissant nos délices" ! Une bonne attitude qui lui permettra alors d'exaucer nos prières (Job 22: 24-28).

Les délices sont des choses qui donnent un extrême plaisir (selon le dictionnaire Larousse) ; c'est ce qui nous attend dans le Royaume de Dieu !

Il y a d'abondantes joies devant ta face, Des délices éternelles à ta droite. Ps. 16: 11 (v. L. S)

Et que dire de cette recommandation qui est riche de promesses pour ceux qui donnent tout leur coeur au Seigneur ! Ceux et celles qui font un délice de sa Parole, un tel délice qu'il la prenne comme telle sans y ajouter ou en retrancher quoi que ce soit (Psaume 37: 4) !

Fais de l'Éternel tes délices,
Et il te donnera ce que ton coeur désire.

 Prends ton plaisir en l'Éternel... ! Cherche tes délices en l’Éternel ! (v. D. M., v. Sefarim, Bible du Rabbinat français))
Sans doute..., sans aucun doute la Parole de Dieu est la vérité !
Mais pour que cette vérité produise l'effet escompté, faut-il encore que notre coeur soit rempli de cette Parole !
Faut-il que l'on ait envie d'y venir, d'y revenir...., et d'y revenir sans cesse parce que, justement, elle fait le délice de notre âme pareille à un bon dessert dont on prendrait toujours une portion chaque fois que quelqu'un aurait l'idée de le préparer.
Faut-il que notre coeur déborde au point que notre bouche en déverse le trop-plein pour le bien de ceux et celles qui nous entendront.

"C'est de l'abondance du coeur que la bouche parle", disait le Seigneur Jésus juste avant de demander à ses auditeurs : "Pourquoi m'appelez-vous Seigneur, Seigneur ! et ne faites-vous pas ce que je dis ?" (Luc 6: 46)

Aujourd'hui, nous ne nous attarderons pas sur l'obéissance, nous nous contenterons simplement de faire une opération à coeur ouvert afin de voir ce qu'il contient.
N'oublions pas que c'est de lui que viennent (pour notre entourage) les sources de la vie (Proverbes 4: 23), et que c'est la langue qui se chargera d'en répandre le contenu pour apporter aussi bien la vie que la mort (Proverbes 18: 21).

Pour faire cette opération - à vif - nous allons simplement répondre à la question que le Fils de Dieu posa aux disciples d'Emmaüs après qu'il fût ressuscité :

De quoi vous entretenez-vous en marchant... ? Luc 24: 17 (v. L. S)
Quels sont ces discours que vous échangez l'un avec l'autre en marchant ?
(autres versions)

Oui..., de quoi vous entreteniez-vous ce matin alors que vos pas se dirigeaient vers le lieu de culte ?

Mon intention n'était pas d'aborder ce sujet épineux qui révèle nos dispositions intérieures. Dimanche passé, je vous avais laissé entrevoir qu'aujourd'hui nous parlerions de l'insensé et qu'éventuellement nous ferions un petit récapitulatif des précédentes méditations. Ce n'est que partie remise, car il ne saurait être question de passer sous silence le comportement des insensés puisque le livre des Proverbes en parle une septantaine de fois !

Simplement voilà, mardi matin, au saut du lit, le Seigneur m'a mis sur le coeur cette question : "de quoi vous entreteniez-vous en chemin ?"
Par la suite, alors que je me tenais dans mon "lieu secret", d'autres pensées sont venues confirmer que c'était un sujet qu'il fallait traiter en toute urgence pour que nous n'agissions pas ou plus comme des insensés !

Revenons donc à notre question : De quoi vous entreteniez-vous en chemin ?
Nous savons que les disciples d'Emmaüs avaient pour sujet de conversation tout ce qui touchait à Jésus. Ils parlaient de lui, des derniers événements qui s'étaient déroulés, de son arrestation, de son jugement, de sa mort infâme sur la Croix et du bruit qui courrait laissant entendre que le tombeau était vide !
Ils parlaient de Jésus.
Ils parlaient de lui en chemin, mais n'allaient pas dans la bonne direction. Ils se dirigeaient vers Emmaüs, tournant ainsi le dos à Jérusalem distante de 12 km environ. Jérusalem, là où les onze étaient rassemblés (Luc 24: 33).

Un peu plus tard, après qu'ils eurent compris que l'inconnu qui les avait rejoints sur le chemin était le Seigneur en personne qui leur expliquait les Écritures, ils reprirent la route en sens inverse et rejoignirent les autres apôtres.

Ils se dirent l'un à l'autre : Notre coeur ne brûlait-il pas au dedans de nous, lorsqu'il nous parlait en chemin et nous expliquait les Écritures ? Luc 24: 32 (v. L. S)

N'est-ce pas beau de voir la Parole de Dieu enflammer leur coeur ?
N'est-ce pas beau de constater que cet embrasement n'était pas un feu de paille puisqu'ils ne craignirent point de repartir de nuit pour faire les 12 km qui les séparaient de Jérusalem (Luc 24: 29) ?

Ce matin, il ne fait aucun doute que vous alliez dans la bonne direction puisque votre désir était de vous rassembler pour louer le Seigneur et écouter sa Parole. Mais de quoi parliez-vous en chemin ?
Le Seigneur aurait-il pu venir se joindre à vous et participer à votre conversation, vous qui alliez dans sa maison ?
Aurait-il pu éclairer votre lanterne, vous donner une pensée, un sujet de prière ou de louange ?

De quoi était composé votre "petit-déjeuner " spirituel ?

 Il n'est pas question de juger et de condamner qui que ce soit !
Le Seigneur, lorsqu'il nous interpelle pour nous corriger, ne le fait pas pour nous donner une correction, nous châtier, mais simplement pour nous inviter à redresser notre conduite.

Seules notre résistance, notre insoumission feront qu'il sera contraint d'employer d'autres moyens : "Dieu nous châtie pour notre bien, afin que nous participions à sa sainteté" (Hébreux 12: 10).
Ne l'obligeons pas à sévir. Acceptons ses remarques, sa discipline. Ne soyons pas rebelles comme certains l'ont été dans le passé : "Toi, mon serviteur Jacob, ne crains pas ! dit l'Éternel ; Car je suis avec toi... Mais toi, je ne t'anéantirai pas ; Je te châtierai avec équité, je ne puis pas te laisser impuni." Jérémie 46: 28).

Les vierges sages que nous devrions être, celles qui sont invitées par l'Époux, ne devraient pas perdre leur temps en bavardages inutiles. Elles devraient plutôt s'entretenir de l'Époux, de ce qu'il a préparé pour elles, de ce qu'il va leur dire. Elles pourraient s'interroger concernant les surprises qu'il a réservées pour elles, des choses qu'elles-mêmes auront à lui dire, etc..., etc..., en résumé, leur coeur devrait brûler pour lui!

Combien de fois cet Époux, le Seigneur Jésus, n'a-t-il pas été attrister de constater que, même quelques minutes encore avant la célébration du culte, les conversations mondaines vont bon train !
Ce brouhaha, ce bruit de fond est tel, qu'il arrive parfois à couvrir la voix de celui qui tente de proposer un cantique pour amener l'auditoire dans une attitude plus respectueuse à l'égard de celui qu'ils prétendent venir honorer. Vierges sages ou vierges folles ?

De quoi vous entreteniez-vous en chemin ?
Et de quoi vous entretiendriez-vous encore si personne ne cherchait à faire la discipline ?
Bien sûr nous ne parlons pas de nous..., de notre rassemblement.
Nous pensons aux autres, à ces rencontres où nous sommes allés de temps en temps. Nous ne parlons pas de nous, mais quand même..., franchement..., dites-moi :

De quoi vous entreteniez-vous en chemin ?
Qu'est-ce qui brûlait dans votre coeur ce matin en allant à la maison du Seigneur ?

Le Seigneur Jésus nous dit : "là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis au milieu d'eux" (Matthieu 18: 20). Pour qu'il en soit ainsi ce rassemblement - "EN SON NOM" - ne peut être qualifié comme tel, qu'à la condition que Jésus soit effectivement l'hôte d'honneur !

Les deux disciples d'Emmaüs, cheminant sur la route, étaient rassemblés - RÉUNIS - AU NOM DU SEIGNEUR (réunis ensemble par son nom et pour son nom). Leurs pensées et leurs coeurs étaient liés à Jésus tant et si bien qu'il vînt les rejoindre.

Si Christ est le centre de notre vie, l'objet de nos conversations, de nos pensées, il est certain qu'il nous accompagnera et qu'il sera au milieu de nous spirituellement comme il l'était physiquement avec les disciples d'Emmaüs.

De quoi vous entreteniez-vous en chemin ?
Nous nous rendons compte maintenant que ce n'est pas une question banale puisque le sujet de nos conversations peut faire qu'il soit au milieu de nous ou non !
Comment Jésus serait-il honoré si nous, "épouse" de Jésus-Christ, nous allons au rendez-vous qu'il nous a fixé tout en parlant de nos autres amours ?
De ces amours qui remplissent tellement nos coeurs que notre bouche en libère le trop-plein pendant notre marche vers le "sanctuaire".
Tes amours... les sentiments de ton coeur... s'expriment par ta bouche aussi bien dans les rapports humains que dans le domaine spirituel.

Reçois favorablement les paroles de ma bouche Et les sentiments de mon coeur, O Éternel, mon rocher et mon libérateur ! Psaume 19: 14 /15 (v. L. S)

Mon âme soupire et languit après les parvis de l'Éternel, Mon coeur et ma chair poussent des cris vers le Dieu vivant. Psaume 84: 2 (v. L. S)

Que mes paroles lui soient agréables ! Je veux me réjouir en l'Éternel. Psaume 104: 33-34 (v. L. S)

Comprenons bien qu'il n'est pas question de s'interdire de parler de la vie quotidienne, mais il y a des moments où la priorité des priorités est de préparer son coeur, de le mettre dans de bonnes dispositions afin que les rencontres fraternelles contribuent à la gloire de Dieu et au bien-être de notre âme.

Ajoutons encore que, puisque nous devons tout faire "comme pour le Seigneur" (Colossiens 3: 23), toutes nos conversations, quel qu'en soit le sujet, devrait être ramenées à centrer nos pensées sur l'essentiel !
C'est toujours ce que le Seigneur Jésus a fait ! Quand ses contemporains venaient vers lui pour lui parler des choses de ce monde, il attirait leur attention sur celles de Dieu !

Ainsi le Seigneur s'intéresse donc à nos sujets de conversation !
Est-ce parce qu'il y a peu de sujets dans lesquels il puisse intervenir comme il le fit avec les disciples d'Emmaüs, qu'il reste un auditeur silencieux, un peu à l'écart pour ne pas se mêler des affaires dans lesquelles il n'est pas invité ?
Peut-il s'intéresser à tous nos blabla sans en être attristé ?

- De quoi vous entreteniez-vous en chemin ?
- Simplement des choses que nous avions dans le coeur !
- Et qu'aviez-vous dans le coeur ? Quel était le feu qui vous animait ?

Si le chemin qui nous conduit vers la maison de Dieu ne nous donne pas l'occasion de pouvoir entretenir notre flamme intérieure avec celui qui nous accompagne, parce que nous ne savons pas encore bien tenir notre langue en bride ou qu'un rien nous distrait :

- Que dire lorsque les rencontres fraternelles se terminent ?
- Que penser des conversations qui vont bon train alors que nous sommes encore dans le lieu saint ?
- Que dire lorsqu'on reprend le chemin en sens inverse et que la langue se remet en mouvement pour reprendre les mêmes sujets de conversation qu'à l'aller comme si la Parole de Dieu avait passé sur le coeur sans le toucher pareille à la pluie qui glisse sur les plumes d'un canard sans le mouiller ?

N'attristez pas le Saint-Esprit de Dieu, par lequel vous avez été scellés pour le jour de la rédemption. Éphésiens 4: 30 (v. L. S)

N'attristons plus le Saint-Esprit de Dieu !
Le contexte de ce verset nous rappelle que la langue à son rôle à jouer.
Même si nous ne nous servons pas de notre langue pour dire du mal, le Saint-Esprit doit être profondément attristé quand, à la fin d'un culte, on congédie le Seigneur, on le met à l'écart !

Attristé chaque fois qu'on ignore sa présence et qu'on reprend des conversations mondaines devenant plus importantes que la Parole de Dieu qui vient d'être entendue !
Conversations mondaines où l'on ne se gêne pas de demander des détails pour nourrir notre curiosité, conversations mondaines qui font les délices de la chair et non de l'esprit !

Quant à la Parole de Dieu, entendue précédemment, reconnaissons qu'en des telles circonstances, elle finit par se retrouver étouffée par les soucis de la vie ! Étouffée à peine après avoir été prêchée.

Ceux, en effet, qui vivent selon la chair, s'affectionnent aux choses de la chair, tandis que CEUX QUI VIVENT SELON L'ESPRIT s'affectionnent aux choses de l'ESPRIT. Romains 8: 5 (v. L. S)

Où sont les Marie qui, assises au pied du Seigneur, ont choisi la bonne part ?
Si Jésus habite dans notre coeur et si nous sommes sensibles à son Saint-Esprit nous devons être profondément attristés de constater du peu de cas que certains font de lui !

Attristés de voir qu'à la fin d'un culte on le prie..., mais qu'on le prie de faire ses bagages, de sortir de nos pensées afin de laisser libre cours à nos conversations habituelles où sa présence n'est pas souhaitée !

Attristés de voir qu'à la sortie, plusieurs se laissent dépouiller par le diable de ce qu'ils ont reçu pendant le culte !
Ayant tout perdu, s'étant tout fait voler dans les minutes qui ont suivi l'Amen final, il ne leur reste plus que les choses du monde à partager !

De quoi vous entreteniez-vous en chemin ?
Il n'y a pas que le chemin qui mène au sanctuaire !
Il y a aussi le chemin qui ramène à la maison - les disciples d'Emmaüs rentraient chez eux ! Il y a le chemin de tous les jours, ce chemin qui nous mène vers l'autre bord !
Quel est ou quel sera notre sujet de conversation favori pour parcourir la distance qui nous sépare de l'Éternité ?

Rappelons-le, il n'est pas question de juger et de condamner qui que ce soit !
Le Seigneur, lorsqu'il nous interpelle, le fait pour nous instruire et nous encourager à changer de conduite afin qu'en toutes choses nos pensées soient tournées vers lui et les choses qui concernent son Royaume.

Promenez-vous dans les Évangiles et vous verrez comment il a su ramener ses interlocuteurs à l'essentiel ! Qu'on lui parle d'une tour qui s'écroule - la tour de Siloé - ou de massacres perpétrés par Pilate, il attire l'attention de ses auditeurs sur le fait qu'eux-mêmes pourraient périr s'ils ne se repentaient pas de leurs péchés.

Croyez-vous que (ces gens)... fussent de plus grands pécheurs que tous les autres... fussent plus coupables que tous les autres habitants... ?
Non, je vous le dis. Mais si vous ne vous repentez, vous périrez tous également. Luc 13: 1-5 (v. L. S)

Il n'y a pas besoin de parler longtemps de l'actualité pour se rendre compte qu'en tant que disciples de Jésus-Christ, nous avons les mêmes occasions pour apporter le même message qu'il a légué à ses disciples.
Nous avons nos massacres, nos tours qui s'écroulent, nous avons suffisamment de catastrophes pour rendre attentif notre entourage qu'il doit se repentir de ses péchés.

Voyez encore comment il utilise d'autres situations pour conduire son entourage à avoir une saine réflexion :
"Laisse les morts ensevelir leurs morts..." (Luc 9: 60), "va annoncer la Parole de Dieu" (la Parole de Vie) !
La mort des autres... un moment favorable pour interpeller les vivants et leur dire qu'un jour ils prendront la place du mort.
La mort des autres..., celle que nous avons évoquée dernièrement nous a-t-elle donné l'occasion de parler de l'éternité ?

Relisez les Évangiles..., vous verrez que personne n'a jamais quitté Jésus sans avoir reçu une réponse qui doive l'amener à la réflexion sur les choses d'en haut !

Il n'y a aucune honte à parler de Jésus et encore moins à en parler entre enfants de Dieu ! Alors, pour ne plus attrister le Saint-Esprit, faisons TOUT COMME POUR LE SEIGNEUR !
Que nos conversations le réjouissent et l'honorent afin que nous ne soyons plus gênés s'il nous demande : De quoi vous entreteniez-vous en chemin ?

.... entretenez-vous par des psaumes, par des hymnes, et par des cantiques spirituels, chantant et célébrant de tout votre coeur les louanges du Seigneur...
... rendez
continuellement grâces pour toutes choses à Dieu le Père, au nom de notre Seigneur Jésus-Christ... Éphésiens 5: 19-20 (v. L. S) - Lire aussi Colossiens 3: 16

 J-M Ravé 13 février 2010 - CP 474 - 2300 Chaux-de-Fonds - Suisse

 C220310