Il est écrit: TA PAROLE EST LA VERITE(Jean 17.17)... cela me suffit !

Croire est-ce bien suffisant?

8 - Remettre Dieu à la place de Dieu

A) et Jésus à la place qui est sienne

C'est pourquoi le Seigneur lui-même vous donnera un signe, Voici, la jeune fille deviendra enceinte, elle enfantera un fils, Et elle lui donnera le nom d'Emmanuel.
Il mangera de la crème et du miel, Jusqu'à ce qu'il sache rejeter le mal et choisir le bien.
Esaïe : 7: 14-15 (v. L. S)

Car un enfant nous est né, un fils nous est donné, Et la domination reposera sur son épaule ; On l'appellera Admirable, Conseiller, Dieu puissant, Père éternel, Prince de la paix. Esaïe : 9: 6 (9:5 ) - v. L. S

Si une lecture rapide de ces textes met en avant la naissance de Jésus, une naissance que notre calendrier rappellera dans 3 mois, il nous appartient de nous souvenir des bienfaits de cet événement tous les jours et non simplement à Noël, au travers de festivités païennes.

En effet, c'est à chaque instant que nous devons nous rappeler que nous sommes au bénéfice de la grâce de Dieu au travers de Jésus-Christ !
C'est bien à tout moment que nous devons nous réjouir de ce que Jésus soit, non seulement né, mais qu'il ait accompli (jusqu'au bout) la mission salvatrice dont nous sommes les heureux bénéficiaires.
Prenons donc en considération que
l'enfant de la crèche est devenu un homme, et qu'aujourd'hui, cet homme ressuscité des morts, est assis à la droite de Dieu intercédant en faveur des siens (Romains 8: 34)

Suis-je un des siens ?
Cette petite question, touchant l'intercession de Jésus en "faveur de.... ", devrait nous interpeller et nous amener à une sincère réflexion afin de savoir si oui ou non, nous faisons bien partie de ceux qui appartiennent à Jésus.

Est-ce que je fais partie du cercle de ses amis ?
Pour y répondre sans faire d'erreur, il nous suffit simplement de regarder si nous remplissons bien les conditions demandées :

Vous êtes mes amis, si ... Jean 15: 14 (v. L. S)
(Vous serez mes amis,
si ... v. D. M.)

L'amitié de Jésus est donc CONDITIONNELLE et ne saurait ressembler à une franche camaraderie et encore moins à un "copinage" qui permettrait des libertés de langage ou de comportement que l'on oserait pas prendre avec ceux que l'on chérit particulièrement.
Nous savons tous qu'avec certains amis il faut avoir une certaine retenue et ne pas parler de sujets qui pourraient les éloigner de nous.

L'amitié du Fils de Dieu à l'égard de ceux qu'il a choisis nous rappelle avant tout que, par amour, il a donné sa vie pour que nous soyons sauvés de la perdition éternelle.
IL EST MORT À CAUSE DE NOUS !

Aucun ami, aucun copain terrestre ne pourra jamais aller aussi loin et continuer à manifester ses sentiments envers celui pour qui il se serait sacrifié ! Christ est le seul qui a pu le faire !

Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis.
Vous êtes mes amis,
si vous faites ce que je vous commande. Jean 15: 14 (v. L. S)

Vous serez mes amis, si vous faites tout ce que je vous commande. (v. D. M.)

Si donc je suis conscient de cet amour incomparable, je dois avoir une conduite qui honore celui qui m'a tant aimé, une conduite qui ne prête pas à confusion. L'amour du Seigneur à notre égard nous élève à un rang supérieur :

Je ne vous appelle plus serviteurs, parce que le serviteur ne sait pas ce que fait son maître ; mais je vous ai appelés amis... Jean 15: 15 (v. L. S)

Maintenant si mon comportement déshonore le Seigneur ne serais-je pas rétrogradé (au moins pour un temps) au rang de serviteur... de mauvais serviteur qui n'obéit pas à son Maître ?

L'amitié que Jésus nous offre est liée à une marche dans l'obéissance !
Si je prétends que Jésus est mon ami cela veut aussi dire que je marche
avec lui, sur son chemin.
Jésus ne prenant jamais des chemins détournés, des chemins non conformes à la Parole de Dieu, notre affection pour lui se trouvera démontrée par notre docilité à faire SA volonté.

Si vous m'aimez, gardez mes commandements. Jean 14: 15 (v. L. S)

Servez l'Éternel avec crainte, Et réjouissez-vous avec tremblement.
Baisez le fils, de peur qu'il ne s'irrite, Et que vous ne périssiez dans votre voie, Car sa colère est prompte à s'enflammer. Heureux tous ceux qui se confient en lui ! Psaume 2: 11-12 (v. L. S)

Parce que Jésus n'est pas un simple homme, il nous appartient donc d'avoir un profond respect pour sa personne afin que nous ne provoquions pas son irritation et que notre refus permanent d'obéir à sa Parole ne devienne le déclencheur de sa colère.

Son amitié, bien réelle pour ceux qui lui appartiennent, ne lui fera jamais fermer les yeux sur notre façon de nous conduire, au contraire !
Plus nous serons près du coeur de Jésus, plus nous aurons le désir de le suivre, plus il pourra mettre en lumière ce qui dans notre vie doit changer.
Ce n'est que lorsque nous préférons notre volonté à la sienne que nous mettons une distance toujours plus grande entre LUI et nous. Une distance qui, si elle est trop importante, ne nous permettra plus d'être sensibles à sa voix.

"Seigneur que je sois toujours à portée de ta voix ! Ne me laisse jamais franchir la frontière qui ne permettrait plus de t'entendre, de te comprendre. Mieux valent des réprimandes ouvertes de ta part qu'un silence qui serait déjà un avant-goût de la mort. Parle car ton serviteur écoute ! (1 Samuel 3: 10)"

Ne provoquons pas la colère de l'Agneau de Dieu, car s'il a pu être "
Semblable à un agneau qu'on mène à la boucherie, à une brebis muette devant ceux qui la tondent" (Esaïe 53 ; 7), l'Écriture nous le présente aussi comme un Agneau qui n'agira plus avec la douceur et la docilité qu'il a eues lorsqu'il s'est laissé conduire à la Croix.

Et ils disaient aux montagnes et aux rochers : Tombez sur nous, et cachez-nous devant la face de celui qui est assis sur le trône, et devant la colère de l'agneau ; car le grand jour de sa colère est venu, et qui peut subsister ? Apocalypse 6: 16-17 (v. L. S)

Si la semaine passée nous avons pu voir que Dieu est un Dieu terrible et redoutable dans l'assemblée des saints (Psaume 89: 7), Jésus possède les mêmes caractéristiques que son Père !

Car il est de la justice de Dieu de rendre l'affliction à ceux qui vous affligent, et de vous donner, à vous qui êtes affligés, du repos avec nous, lorsque le Seigneur Jésus apparaîtra du ciel avec les anges de sa puissance, au milieu d'une flamme de feu, pour punir :

(1) ceux qui ne connaissent pas Dieu
(2) et ceux qui n'obéissent pas à l'Évangile de notre Seigneur Jésus.

Ils auront pour châtiment une ruine éternelle, loin de la face du Seigneur et de la gloire de sa force... 2 Thessaloniciens 1: 6-9

Notons les deux catégories de personnes :
- Ceux qui ne connaissent pas Dieu (ou qui n'ont jamais voulu le connaître)
- Ceux qui l'ont connu, mais qui refusent d'obéir à l'Évangile du Seigneur.

Quoique l'on puisse prétendre que Jésus soit notre ami, les Saintes Écritures nous montrent bien que plusieurs se font des illusions trompeuses :
Jésus ne peut être l'ami de ceux qui bafouent son autorité. (Mais il désire quand même le devenir et fera tout pour convaincre les récalcitrants à changer de voie.)
Le Seigneur n'adoptera jamais notre langage et notre façon de voir ! C'est lui qui qualifie la relation qui existe réellement et non l'inverse.

Nous pouvons dire à ceux qui nous entourent que Jésus est notre ami, mais lui, pourra-t-il le dire à celui qui se sert de son nom quoique ne marchant pas dans l'obéissance ? (
Vous êtes mes amis si.... - Jean 15: 14)

Je ne vous ai jamais connus...
Mais quiconque entend ces paroles que je dis, et
ne les met pas en pratique, sera semblable à un homme insensé qui a bâti sa maison sur le sable.
La pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé et ont battu cette maison : elle est tombée, et
sa ruine a été grande. Matthieu 7: 22 et suivants (v. L. S)

C'est parce que le Seigneur aime les pécheurs et
qu'il aime aussi ses rachetés qui se sont laissés entraîner vers la facilité, qu'il exhorte ces derniers à reprendre la route là où ils l'avaient abandonnée quand ils ont voulu marcher selon leurs propres désirs et non selon les enseignements de la Parole de Dieu.

S'ils ne changent pas de comportement pendant qu'ils en ont encore la possibilité (car l'amour de Dieu et sa grâce sont toujours accessibles pour les coeurs repentants), s'ils ne changent pas de comportement,
la ruine éternelle, loin de la face du Seigneur, leur est réservée.
Ce n'est pas moi qui le dit, c'est le texte de
2 Thessaloniciens 1: 6-9 : "ceux qui n'obéissent pas à l'Évangile de notre Seigneur Jésus", un texte qui, une fois de plus relève que le salut est un bien précieux qui ne doit pas être méprisé.

Ésaü a vendu son droit d'aînesse pour un plat de lentilles ! Contre quel avantage du monde, avec quel plaisir du monde troques-tu le salut qui t'as été donné ?

Ne penses surtout pas que tu as la possibilité de le déposer volontairement à un genre de "mont-de-piété" (
1) pendant quelques instants afin de pouvoir jouir du monde comme tu l'entends et qu'ensuite tu aies encore la liberté de le reprendre après avoir satisfait ta chair...
Rien n'est sûr !
Dieu seul est souverain et sait ce qu'il en est de toi et ce qu'il en sera ! (Cette réflexion est valable aussi pour moi qui, comme à chacun, doit subir les assauts d'une vielle nature qui voudrait toujours me conduire à l'opposé de la volonté de Dieu.)

Si l'on doit se souvenir "
que l'on ne se moque pas de Dieu" (Galates 6: 7), combien il est doux de se remémorer régulièrement un passage d'une des prières du Roi David, un baume pour le coeur, une porte ouverte sur la grâce. Attitude qui démontre que, quoique l'on ait pu faire de mal, la repentance met en avant que l'on ne s'est pas moqué de Dieu, mais qu'on désire plutôt lui être agréable en changeant de conduite.
Tu es bon, Seigneur, tu pardonnes, Tu es plein d'amour pour tous ceux qui t'invoquent. Psaume 86:5

Si Ésaü a perdu son droit d'aînesse
une fois pour toute par sa faute, si ensuite il s'est fait voler la bénédiction paternelle par son frère, soyons sages et ne prenons pas le risque de pécher VOLONTAIREMENT après avoir reçu la connaissance de la vérité (Hébreux 10: 26-31) !
Ne bradons pas notre salut, sinon le prince des ténèbres pourrait bien s'interposer et réclamer pour lui ceux qui se sont soumis à son autorité ou qui se sont simplement assoupis, puis endormis après avoir eu la flemme de se lever pour reprendre la marche dans la sanctification.

Jésus, nous le voyons, est un Seigneur ! Il est LE Seigneur dans toute sa majesté, son autorité n'est pas à mettre en doute puisque "
le Père a remis tout jugement entre ses mains" (Jean 5: 22 ; Actes 17: 31).

Il est le
juste Juge tant pour exécuter les sentences de Dieu que pour récompenser ceux et celles qui l'auront servi fidèlement (2 Timothée 4: 8).
Jésus est une parfaite image de son Père (
Colossiens 1: 15) qui a aussi la qualité de juste Juge (Psaume 9: 5 ; 7: 11 (12) ; Jérémie 11: 20).

Maintenant, si Esaïe nous présente le Sauveur du monde d'abord comme un enfant, il nous montre que cet enfant-là n'est pas resté dans le berceau, qu'il a grandi comme n'importe quel homme doit grandir.
Mais sa croissance fut bien différente de la nôtre !

- Il a appris à faire la différence entre le bien et mal (
Esaïe 7: 15) sans expérimenter le mal,
- Il a appris l'obéissance (
Hébreux 5: 8) sans désobéir,
- Il a appris la soumission à ses parents terrestres (
Luc 2: 51) sans mouvement de rébellion,
- Il a appris la soumission à son Père céleste (
Matthieu 26: 42, Hébreux 10: 7 & 9) sans regimber contre la Parole de Dieu.

Parfaitement homme, ayant été tenté de la même façon que nous l'avons été et que nous pouvons encore l'être, il a résisté à tout ce qui aurait pu entacher sa divinité.
Né sans péché, il est mort sans péché, raison pour laquelle il a pu accomplir parfaitement la volonté de Dieu et être "
pour ceux qui lui obéissent, l'auteur d'un salut éternel" (Hébreux 5: 9).

Un salut qu'il nous permet d'entretenir en nous donnant
la faciliter d'accéder au trône de la grâce afin que nous obtenions tout ce qui doit contribuer au bien-être de notre homme intérieur (2 Pierre 1: 3) et pour être secourus dans tous nos besoins (Hébreux 4: 16).

Nous n'avons pas un souverain sacrificateur qui ne puisse compatir à nos faiblesses ; au contraire, il a été tenté comme nous en toutes choses, sans commettre de péché. Hébreux 4: 15 (v. L. S)

En lisant les versions Darby et David Martin, nous y découvrons que leurs traductions proposent une subtile différence qui ne touche pas au fait qu'il compatit à nos faiblesses, mais qui nous permet de préciser que Jésus a été mis sur le terrain de la tentation, et que, de lui-même, IL N'A JAMAIS ÉTÉ TENTÉ PAR LE PÉCHÉ !

(Jésus) a été tenté comme nous en toutes choses, EXCEPTÉ le péché. Hébreux 4: 15 (v. D. M.)

C'est une chose d'être tenté par Satan pour nous pousser à faire le mal, c'en est une autre que d'être tenté par le mal, d'être attiré par le péché.
Contrairement aux descendants d'Adam que nous sommes, le Seigneur n'a jamais eu l'idée, la moindre pensée de pécher.
Dieu ne peut être tenté par le mal, et il ne tente lui-même personne. Jacques 1: 13 (v. L. S)

Parfaitement homme, ayant eu à subir l'assaut du prince des ténèbres, il peut compatir à nos faiblesses sachant que nous n'avons pas encore la stature parfaite de Christ (Éphésiens 4: 13). Bien plus qu'une simple compassion sans fruit, il se propose de nous secourir afin que nous remportions la victoire !

Car parce qu'il a souffert étant tenté, il est puissant aussi pour secourir ceux qui sont tentés. Hébreux 2: 18 (v. L. S)

En vertu des soins attentifs qu'il est toujours prêt à nous prodiguer selon les circonstances et les appels que nous faisons monter vers lui ou vers son Père, en vertu du secours qu'il est toujours disposé à nous apporter pour que nous ne succombions pas...

... nous ne saurions mettre en avant une seule excuse pour justifier notre manque de zèle pour le servir. Lui qui a vaincu le monde (
Jean 16: 33), il nous demande de prendre courage afin que nous profitions pleinement de la victoire qu'il a acquise à Golgotha et qu'il met à notre disposition.

La cause de nos échecs ?
Certainement celle que
Jésus n'est pas un Seigneur suffisamment grand à nos yeux pour que nous le regardions comme Seigneur des seigneurs quoiqu'il soit pourtant "Emmanuel, Dieu avec nous" !

- Je (Jean-Baptiste) ne suis pas digne de porter ses souliers. Matthieu 3: 11 (v. L. S)
-
Retire-toi de moi (Pierre), parce que je suis un homme pécheur. Luc 5: 8 (v. L. S)
- Thomas lui répondit : Mon Seigneur et mon Dieu !
Jean 20: 28 (v. L. S)

Ces quelques hommes ont connu Jésus parfaitement homme, ils ont mangé avec lui, l'ont vu fatigué, l'ont entendu prier comme n'importe quel homme devrait prier, mais ils l'ont aussi reconnu comme Fils de Dieu, comme Dieu !

Alors... ! Quel est le Jésus que nous servons ?
Un Jésus que nous avons construit à notre image ?
Un Jésus que nous avons amputé ou bâillonné ?

Plus que nos paroles, la façon dont nous le servons mettra en avant :
- Soit un Jésus quelconque qui ne ressemble pas au Fils de Dieu,
- Soit Emmanuel, Dieu avec nous !

Le Père ne juge personne, mais il a remis tout jugement au Fils, afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père.
Celui qui n'honore pas le Fils n'honore pas le Père qui l'a envoyé. Jean 5: 22 - 23

© J-M Ravé 23 septembre 2006 -
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