Il est écrit: TA PAROLE EST LA VERITE(Jean 17.17)... cela me suffit !

J'ai entendu ta voix, (l'homme s'adressant à Dieu)

... moi aussi, j'ai entendu, dit l'Éternel. (c)

Je te répondrai si...

Je n'ai pas abandonné les commandements de ses lèvres ; J'ai fait plier ma volonté aux paroles de sa bouche. Job 23:12 (v. L. S)

C'est en reprenant ce texte de Job que je profite de l'occasion afin de nous reposer une des questions importantes de la semaine passée, une semaine durant laquelle nous avons eu la possibilité de réfléchir à la façon dont nous nous conduisons vis-à-vis de Dieu, vis-à-vis de SA parole écrite,
de quelle façon nous la prenons au sérieux.

Est-ce que je suis déjà capable d'accepter, sans discuter, les choses simples que la Parole de Dieu me demande de mettre en pratique ? (avec l'aide du Seigneur, il va de soi !)

La Parole de Dieu, nous le savons, "
est une lampe à nos pieds et une lumière sur notre sentier" (Psaume 119: 105), mais :

Pour que cette lumière puisse exercer son effet bénéfique faut-il encore que nous nous soumettions à ce qu'elle dit !

La Parole de Dieu, dans ses grandes lignes, est si simple à comprendre qu'elle permet à un enfant de la saisir par la foi et de recevoir ce que le Seigneur promet à ceux et celles qui marchent dans SES voies. Sachons devenir comme des petits enfants quant à la foi !

Je (Jésus) vous le dis en vérité, si vous ne vous convertissez et si vous ne devenez comme les petits enfants, vous n'entrerez pas dans le royaume des cieux. Matthieu 18: 3 (v. L. S)

Nous savons que nous avons un Dieu juste qui, dans sa justice, a révélé aux hommes qu'il n'y avait que DEUX chemins par lesquels ils allaient mener leur vie.
L'un d'entre eux, celui qui est conseillé par notre Père céleste, est un chemin où le pèlerin s'engage à suivre les indications qu'il trouvera sur son parcours. C'est
un chemin d'obéissance dont l'entrée fut marquée par la personne même du Seigneur Jésus, le Fils de Dieu qui donna sa vie pour le pardon de nos péchés.
L'autre, le chemin de la malédiction et de la mort, est celui des insensés qui pensent savoir ce qu'ils font, savoir où ils vont, tout en ignorant, volontairement ou non, le sérieux qu'il y a dans les commandements de Dieu.
Ils sont nombreux ceux qui prennent le risque de croire que Dieu est trop bon pour exécuter ses sentences contre les rebelles, trop nombreux à penser (même dans le monde dit chrétien), que Dieu, au nom de son amour, ne sera pas trop regardant à la façon dont il est servi et honoré alors qu'en réalité il en est tout autre !

.... si vous invoquez comme Père celui qui juge selon l'oeuvre de chacun, sans acception de personnes, conduisez-vous avec crainte pendant le temps de votre pèlerinage... 1 Pierre 1: 17 (v. L. S)

Ces deux chemins ont toujours été mis devant l'homme et, constamment, il a été averti des conséquences heureuses ou malheureuses qu'il y avait à prendre une direction plutôt qu'une autre.
Dans l'Ancien Testament, nous voyons que plus la désobéissance à la voix de l'Éternel prend de l'ampleur, plus les conséquences se font sentir, plus les malédictions vont crescendo.
Quant à l'obéissance... ! Nous savons qu'elle apportera son lot de bénédictions dans une mesure qu'il n'est pas possible de calculer tant
la bonté de l'Éternel n'a pas de limite !

Qu'aujourd'hui encore nous prenions le temps de réfléchir sur nos voies et comprenions que DIEU TIENDRA TOUJOURS SES PROMESSES
même si elles tardent dans leur accomplissement ; qu'il les tiendra quel que soit le chemin dans lequel nous aurons voulu marcher. Promesses de bonheur ou de malheur .
Ce que nous faisons aujourd'hui, tâchons de le faire bien ! De le faire pour la gloire de Dieu en nous assurant que notre façon d'agir est en accord avec SA parole ! (J'ai entendu... et compris ta voix !)
Dieu trouve du plaisir dans l'obéissance de ses enfants et non dans les oeuvres qu'ils accomplissent, oeuvres qui doivent découler de l'obéissance !

C'est pourquoi ne soyez pas inconsidérés, mais comprenez quelle est la volonté du Seigneur. Éphésiens 5: 17 (v. L. S)

Ne soyez pas sans intelligence... (v. D); ne soyez point sans prudence... (v. D. M)


Maintenant voyons rapidement ce que Dieu promettait à son peuple selon la voie qu'il choisissait, soit celle d'obéir à l'Éternel, soit celle d'agir indépendamment de ses commandements.

Si tu obéis à la voix de l'Éternel, ton Dieu...
- L'Éternel te donnera la victoire sur tes ennemis... ;
ordonnera à la bénédiction d'être avec toi... ; te comblera de biens... ; t'ouvrira son bon trésor... ; etc.

Mais si tu n'obéis point à la voix de l'Éternel, ton Dieu, si tu n'observes pas et ne mets pas en pratique tous ses commandements ... voici toutes les malédictions qui viendront sur toi et qui seront ton partage :
- Tu seras maudit...,
- L'Éternel enverra contre toi la malédiction... ; trouble, menace... ; peste, consomption, fièvre, inflammation, jaunisse, gangrène, ulcère d'Égypte, hémorroïdes, gale et teigne
dont tu ne pourras guérir.
- Sécheresse, guerres, ... etc.,
- Sans oublier la peine extrême : la mort ou l'exil ! (
Chapitre 28 du Deutéronome, v. L. S)

Indépendamment du "catalogue" présentant les malédictions qu'endura le peuple d'Israël, chaque fois qu'il fut rebelle et dont l'histoire nous dépeint l'incontestable authenticité de la Parole de Dieu...
... il ne faut surtout pas négliger les pages qui présentent les périodes où la bénédiction de Dieu s'est répandue en abondance lorsque le peuple marchait dans l'obéissance !
Ne pas oublier non plus celles, oh combien nombreuses, où
le Seigneur, à cause de son saint nom, a béni en dépit de l'insoumission de son peuple ou de ses dirigeants !

Ce n'est pas à cause de vous que j'agis de la sorte (Dieu ramènera son peuple de l'exil), maison d'Israël ; c'est à cause de mon saint nom, que vous avez profané parmi les nations où vous êtes allés. Ézéchiel 36: 22 (v. L. S)

La négligence, la désinvolture avec laquelle, aujourd'hui encore, nous pourrions prendre la Parole de Dieu, pourrait aussi laisser quelques blessures dans nos vies pour nous rappeler que nos pas se sont écartés de la voie sainte et de la vocation à laquelle nous avons été appelées.
La négligence ou la légèreté avec laquelle nous prenons les Saintes Écritures pourraient aussi nous conduire à salir le nom de notre Seigneur et Sauveur alors qu'au contraire nous devrions avoir un comportement, une manière de faire qui nous distingue du monde
si nous avons entendu et compris ce que Dieu demande de ses enfants.

... vous êtes une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple acquis, afin que vous annonciez les vertus de celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière... 1 Pierre 2: 9 (v. L. S)

Semblables au peuple d'Israël dans l'ancienne alliance,
Dieu nous a consacrés pour être ses serviteurs afin de montrer aux nations qui nous entourent que nous sommes les ambassadeurs de Christ.
Nous devenons donc les témoins de la grâce de Dieu, chargés d'annoncer la bonne nouvelle du salut avant que les ténèbres ne viennent obscurcir le monde.
Que voit le monde dans notre vie de témoins ? Que voit-il dans ma propre vie ?
(Non pas uniquement ce que je désire paraître, mais ce que je suis réellement dans la vie de tous les jours, dans ma vie... naturelle !)

Si Dieu nous a consacrés, sommes-nous nous-mêmes consacrés à Dieu ou vivons-nous simplement selon notre guise ?
Consacré = Qui est affecté à une fin ou un usage déterminé. (Trésor de la langue française) ; Dédié à Dieu (Petit Larousse)

Le livre de Jérémie nous renvoie l'image d'Israël, l'image du peuple de Dieu, l'image du peuple élu, choisi, un peuple constamment en rébellion contre son Seigneur quoiqu'il ait eu bénédiction sur bénédiction, grâce sur grâce !
À cause de sa persévérance à désobéir, de son infidélité permanente, nous le voyons endurer la malédiction de la sécheresse.
Va-t-il revenir de tout son coeur à l'Éternel pour qu'il change le mal en bien ?

La coupe est pleine ! La coupe est trop pleine !
- "
Tu t'es lassé de moi, ô Israël !" (Esaïe 43: 22) - Suis-je lassé de suivre Dieu, de conformer ma vie à ce que dit SA parole ?
- "
Tu m'as fatigué par tes iniquités." (Esaïe 43: 24) - Est-ce que, par mon comportement, par mon entêtement, j'use la patience de Dieu ?

La coupe est pleine ! La coupe est trop pleine !
Voilà pourquoi en dépit des supplications, des prières de Jérémie, l'Éternel laisse son peuple dans le malheur !
Incompréhensible, pourrions-nous penser ! Incompréhensible, d'autant plus qu'il est demandé au prophète de ne plus intercéder en faveur de ses compatriotes !
Un bien triste constat où l'homme semble abandonné de Dieu ! Non pas que Dieu soit devenu sourd à l'appel de ses enfants ! Il les a bien entendu !
Mais simplement, il ne veut plus intervenir
sans qu'il y ait une réelle "conversion", un réel changement d'attitude.

Lorsqu'à mon tour j'ai la sensation d'être abandonné de Dieu, lorsque tout va de travers, que je n'obtiens pas de réponse à mes prières, au lieu de croire que Dieu ne m'a pas entendu ou qu'il n'est peut-être plus tout à fait le même...

... Ne devrais-je pas m'interroger afin de savoir si ce n'est pas moi qui n'ai pas entendu ou voulu entendre lorsque Dieu voulait me dire quelque chose ?


Examinez-vous vous-mêmes, pour savoir si vous êtes dans la foi ; éprouvez-vous vous-mêmes. Ne reconnaissez-vous pas que Jésus-Christ est en vous ? à moins peut-être que vous ne soyez réprouvés. 2 Corinthiens 13: 5 (v. L. S)

Peu après que l'Éternel ait répondu à Jérémie concernant son interrogation - "
Serais-tu pour moi comme une source trompeuse, comme une eau dont on n'est pas sûr ?" (Jérémie 15: 18) - , il lui demande de s'adresser au peuple rebelle afin qu'il ait la possibilité d'intervenir dans leur vie pour leur faire du bien. J'ai entendu ta voix, dit l'Éternel, mais...

Dieu entend et voit la misère de son peuple, de son enfant ! Mais lui, le rebelle, veut-il entendre la voix de son Père céleste ? Veut-il voir la main tendue vers lui ? Veut-il enfin comprendre qu'il est responsable de son propre malheur ? Veut-il enfin écouter et mettre en pratique la Parole de Dieu ?

Si Dieu ne répond pas favorablement concernant la levée de la malédiction qui frappe le pays, il ne veut pas non plus rester silencieux. Son désir étant toujours de conduire son peuple, celui d'Israël, celui de l'Église, auprès de la source d'eau vive, de le ramener là où se trouve la véritable vie.
Nous voyons bien là le coeur d'un Père sensible à la détresse de ses enfants, un coeur de Père qui voudrait bien intervenir en sa faveur, mais
qui ne peut agir favorablement tant que ce dernier n'aura pas fait amende honorable, tant qu'il ne sera pas revenu de tout son coeur et de toute son âme à celui qui l'avait fait entrer dans le pays de la promesse.

J'ai entendu ta voix, dit l'Éternel, j'ai vu tes souffrances, mais veux-tu écouter ma voix ?

Oh ! si tu étais attentif à mes commandements ! Ton bien-être serait comme un fleuve, Et ton bonheur comme les flots de la mer ; Esaïe 48: 18 (v. L. S)

Quelle triste constatation ! Être dans le pays promis, bénéficier du statut d' "enfants de Dieu" et vivre finalement comme des orphelins sans pouvoir goûter aux bonnes choses dont la table de notre Seigneur est garnie !
Être dans le pays où coulent le lait et le miel, dans le pays d'abondance, être au bénéfice de la Croix et subir néanmoins la sécheresse ! Et quelle (s) sécheresse (s) !

Il y a celle du sol bien entendu, celle qui fait que la nature entière soupire après la délivrance !
Et puis il y a l'autre, bien plus grave, celle du coeur !
Cette sécheresse qui a rendu le coeur insensible à la volonté de Dieu et qui a poussé les hommes dans la désobéissance, dans l'indifférence !
Cette sécheresse qui commence par se manifester insensiblement par une perte d'intérêt pour la Parole de Dieu, pour les rassemblements entre frères et soeurs. Une réunion qui tombe par-ci, une autre qui tombe par-là, un jour sans lecture de la Bible, puis un autre, et, petit à petit, il ne reste plus qu'un squelette de vie chrétienne !
Il ne reste qu'un arbre dénudé, un arbre inutile qui ne porte plus de fruit, une vie qui ne vit plus pour son Sauveur !

Ainsi parle l'Éternel : Prenez garde à vos âmes...
Jérémie 17: 21

Solennel avertissement qui met en relief la vie invisible qui coule en nous, qui met en avant la partie de notre être qui ne retournera pas à la poussière !
Cette âme, animée par l'Esprit de Dieu ou par l'esprit du monde, nourrie de la bonne Parole de Dieu ou avec les principes d'un monde réservé pour le feu (
2 Pierre 3: 7), cette âme immortelle est le bien le plus précieux dont l'homme doit prendre soin.

Négliger notre âme au profit du corps qui retournera à la poussière, pourrait nous priver, à tout jamais, du Royaume de Dieu, du Paradis promis à ceux et celles qui auront été attentifs à la voix du Père céleste.

Les Israélites d'alors n'avaient que faire de la Parole de Dieu, néanmoins l'Éternel ne pouvait s'empêcher de leur rappeler ses commandements et de les inviter à revenir à lui. "
Prenez garde à vos âmes !"
Un avertissement sérieux qui offre en même temps le remède aux maux du peuple.
Voyez avec quelle insistance le Seigneur les exhorte à respecter le jour du sabbat,
à garder un temps consacré spécifiquement à Dieu ! (Jérémie chapitre 17)

En effet, le simple fait de mettre du temps à part pour Dieu permet à l'âme de
se soustraire à la pression du monde, l'incline à prendre quelques rafraîchissements spirituels qui ne manqueront pas de la renouveler. "Prenez garde à vos âmes ! Respecter le jour du sabbat !"

Quoique nous ne soyons plus sous la loi, nous ne devons pas perdre de vue qu'un temps consacré à Dieu est un temps béni durant lequel le Saint-Esprit va nous conduire dans la Vérité, nous éclairer afin que nous allions de progrès en progrès.
Aujourd'hui encore, et plus que jamais, nous sommes conviés à un temps de repos pour nos âmes, un temps de rafraîchissement, un temps particulier où, entre frères et soeurs dans la foi, nous pourrons nous ressourcer, partager la cène, offrir nos dîmes et nos offrandes au Seigneur.

Le premier jour de la semaine (le dimanche), nous étions réunis pour rompre le pain. Actes 20: 7 (v. L. S)

Que chacun de vous,
le premier jour de la semaine, mette à part chez lui ce qu'il pourra, selon sa prospérité... 1 Corinthiens 16: 2 (v. L. S)

Notons que, pour qu'il y ait
partage de la sainte cène, il faut être au moins deux, c'est-à-dire le minimum de participants où le Seigneur Jésus promet sa présence !
C'est lui qui le dit ! C'est le Fils de Dieu, notre Sauveur et... notre Seigneur (?)
Il le dit en précisant encore que
la prière collective (minimum deux personnes) obtient une réponse.

Je (Jésus) vous dis aussi, que si deux d'entre vous s'accordent sur la terre, tout ce qu'ils demanderont leur sera donné par mon Père qui est aux cieux. Car là où il y en a deux ou trois assemblés en mon Nom, je suis là au milieu d'eux. Matthieu 18: 20 (v. D. M)

Combien de bénédictions n'ont-elles pas été perdues ou retardées pour la simple raison que le minimum demandé par le Seigneur n'était pas là ? S'il dit : "deux ou trois", n'a-t-il pas raison de le dire ?

S'il est vrai que le Nouveau Testament nous laisse la liberté de faire une différence ou non entre les jours, nous savons aussi que le Fils de Dieu n'a pas amoindri les principes majeurs de la loi qui se retrouvent dans la Nouvelle Alliance. Bien au contraire ! Il les a affinés en disant à plusieurs reprises et dans divers domaines : "
Il est écrit...., mais moi (Jésus) je vous dis..."

J'aime à me souvenir du temps où les dimanches étaient bien remplis pour la gloire de Dieu ! De ces dimanches marqués par le culte du matin et suivis d'une rencontre d'évangélisation l'après-midi !
C'était le temps où l'on avait de la joie à être ensemble dans la maison du Seigneur, le temps où Dieu avait la priorité, le temps où quelques heures dans sa maison valaient bien plus que mille ailleurs !
Combien n'ont-ils pas donné leur vie à Christ un dimanche après-midi et combien ne peuvent-ils pas encore témoigner d'avoir vu la main de Dieu agir dans les coeurs en ce jour de... repos ?
Par la grâce de Dieu, il subsiste encore quelques églises qui ont gardé cette habitude. Que le Seigneur nous aide à ne pas compter le temps qu'il a mis à notre disposition pour être ses témoins.

Ne méprisons pas l'avertissement de Paul à Timothée, avertissement qui pourrait nous concerner si nous nous relâchons :

Sache que, dans les derniers jours, il y aura des temps difficiles car les hommes seront égoïstes... aimant le plaisir plus que Dieu... 2 Timothée 3: 1-5 (v. L. S)

Si nous n'en sommes pas encore arrivés à cette extrémité, il semble bien que la "machine" est en marche et que, telle un rouleau compresseur, elle aplanit déjà le sentier d'hommes politiques qui ne craignent pas Dieu et qui envisagent de rendre le dimanche semblable aux autres jours ouvrables (afin que Mammon y trouve son compte au nom de la rentabilité).
À la cadence où se vident les Églises, nous ne pourrons pas leur jeter la pierre lorsqu'ils mettront officiellement en avant que ce jour est désormais bien plus consacré à satisfaire les désirs de la chair qu'à nourrir les âmes au travers de rencontres "religieuses".
En conséquence, ils auront raison de dire qu'il n'y a pas besoin d'un jour spécifique pour se remplir le ventre ou profiter des loisirs toujours plus nombreux.

Au temps de Jérémie, les gens faisaient aussi n'importe quoi le jour du sabbat. Ils s'occupaient de leurs petites affaires et profitaient de la vie comme bon leur semblait, indépendamment de la Loi de Moïse qui leur ordonnait de respecter ce jour du repos. (Loi dictée par Dieu en personne !)
Ils n'avaient plus envie d'honorer Dieu, plus envie de le servir dans la communauté ! Ils voulaient simplement se servir, se faire plaisir en satisfaisant leur convoitise.

À cause de leur attitude, Dieu avait les mains liées par sa propre parole, par les commandements qu'il leurs avaient donnés et ne pouvait plus répandre sa bénédiction sur ce peuple irréligieux qui se conduisait comme les païens, quand ce n'était pas pire qu'eux !
Ne pouvant revenir sur ce qu'il avait décrété, le Seigneur cherchait néanmoins à exhorter son peuple afin qu'il s'examine et comprenne pourquoi il était frappé par la sécheresse ! "
Prenez garde à vos âmes !"
Avons-nous une leçon à tirer de cette tranche de vie du peuple de Dieu, nous qui ne sommes plus sous la loi, mais sous la grâce ? Une leçon qui ne nous place pas de nouveau sous la loi ?

Que pourrions-nous dire sinon que :

Toute démission, tout désengagement du peuple de Dieu, toute perte de terrain dans un domaine ou dans un autre, laisse un vide que l'ennemi de nos âmes aura vite fait de combler !

Erreur de raisonnement ? Non !
Nous avons sous les yeux les résultats consécutifs au désengagement du monde chrétien concernant les acquis de nos pères dans la foi. Eux qui avaient
gardé pour nous une morale chrétienne que l'État respectait un tant soit peu en édictant des lois qui protégeaient le peuple, nous avons laissé en pâture aux vautours un héritage qui a été déchiqueté au nom d'une libération des moeurs qui nous donne aujourd'hui la liberté de payer au prix fort ce que nous n'avons pas voulu défendre et garder pour nos enfants.

Toute démission, tout désengagement de notre part dans le corps de Christ affaiblira ce dernier - nous sommes des pierres vivantes ayant notre place dans la maison spirituelle de Dieu (1 Pierre 2: 4-5) - ôtez quelques pierres à un édifice... et le temps continuera son oeuvre de destruction !

Toute démission, tout désengagement de ma part a toujours contribué à un affaiblissement de mes défenses et a fragilisé ma vie spirituelle au point de mettre en danger la santé de mon âme et, au pire, son avenir éternel. Ai-je bien compris la leçon ? L'as-tu comprise ?

"Prenez garde à vos âmes !"

Alors que nous avons encore des oreilles pour entendre, laissons nous interpeller par notre Dieu, lui qui est TOUJOURS le même et qui n'a jamais baissé le niveau de consécration que nous devons avoir nous qui vivons encore dans le temps de la grâce !

C'est pourquoi, frères, appliquez-vous d'autant plus à affermir votre vocation et votre élection ; car, en faisant cela, vous ne broncherez jamais. 2 Pierre 1:10 (v. L. S)

Veillez à ce que nul ne se prive de la grâce de Dieu
Hébreux 12:15 (v. L. S)

Ps Il est évident que nous ne parlons pas des frères et soeurs qui n'ont pas ou plus la possibilité de se rassembler.


© J-M Ravé 17 mars 2007 -
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