Il est écrit: TA PAROLE EST LA VERITE(Jean 17.17)... cela me suffit !

Jésus mon Sauveur? Oui! - Jésus Seigneur? Oui!

-1- Jésus MON Seigneur? ... Et si on parlait d'autre chose?

Thomas lui répondit: Mon Seigneur et mon Dieu! Jean 20: 28 

Thomas l'incrédule! Thomas l'homme qui ne voulait pas croire n'importe quoi, qui ne voulait pas prendre pour du bon argent les paroles de ses amis, de ses frères dans la foi, de ceux qui, en sa compagnie, avaient suivi Jésus sur la terre d'Israël!

Le voilà, ce cher Thomas, devant le fait accompli: Jésus est réellement ressuscité!
Non seulement il est là devant lui en chair et en os, mais en plus, les pensées de son coeur lui sont révélées afin de lui démontrer que, malgré l'absence physique du Seigneur, il est présent et auditeur silencieux des conversations (souvenons nous en pour nous-mêmes afin que ce qui sort de notre bouche ne nous soit pas rappelé pour nous faire honte!).

C'est ainsi que l'apôtre est invité à regarder les plaies du Fils de Dieu, à mettre sa propre main dans la blessure faite par la lance d'un soldat romain. Son exigence est exaucée, il peut faire ce contrôle qui devait lui permettre de croire.

Les autres disciples lui dirent donc: Nous avons vu le Seigneur. Mais il leur dit: Si je ne vois dans ses mains la marque des clous, et si je ne mets mon doigt dans la marque des clous, et si je ne mets ma main dans son côté, je ne croirai point. Jean 20: 25

Jésus le prend au mot et lui, Thomas l'incrédule, au lieu de s'exécuter, "s'écroule" devant le Seigneur en témoignant ouvertement:

Mon Seigneur et mon Dieu!

Une expression forte, un témoignage personnel qui laisse deviner sa soumission à Celui qui a donné sa vie pour le pardon de ses péchés.
Dans la douceur d'un reproche qui ne rejette pas le disciple incrédule, le Seigneur profite alors de l'occasion pour relever la valeur de la foi.
Il tient à nous encourager, nous hommes, femmes et enfants de ce 21e siècle dont la vue veut trop souvent remplacer la foi enfantine que nous devrions avoir, cette foi dans les paroles de notre Bien-aimé Sauveur, des paroles qui ne supportent pas d'être mises au mauvais goût du jour.

Parce que tu m'as vu, tu as cru. Heureux ceux qui n'ont pas vu, et qui ont cru! Jean 20: 29

Thomas, certainement confus, a incliné son coeur devant la majesté divine. Il l'a fait sans que la joie illumine son attente du revoir, cette joie que nous devons connaître et qu'ont connue les autres apôtres lors de la première rencontre avec le Ressuscité.

Ses doutes lui ont volé le bonheur de revoir le Seigneur!
Il a manqué l'attente du Bien-aimé, cette attente que les amoureux connaissent et qui transforme l'impatience en un désir encore plus ardent de retrouver l'être aimé!

Sommes-nous impatients de déloger? De partir à la rencontre de Celui qui nous a lavés de nos péchés ou doutons-nous de sa venue imminente en vivant comme si cette vérité n'était qu'une fable?

La rencontre de Thomas avec Jésus ressuscité lui a fait changer son langage. Il n'y a pas longtemps il pouvait reconnaître le Fils du charpentier comme Seigneur, mais pas encore comme SON Seigneur, comme celui qui devait avoir l'autorité suprême sur sa vie.
Il pouvait marcher près de Jésus, recevoir ses enseignements sans bien comprendre ce qu'il entendait, sans réaliser la personnalité du Fils de Marie. Il était à côté de la réalité comme nous pouvons parfois l'être en sous-estimant l'amour, la sainteté et la justice de Dieu.

Parce qu'il n'avait pas compris l'essentiel, il ne se trouva pas avec les autres disciples qui étaient déjà rassemblés avant même que Marie de Magdala leur annonce qu'elle avait vu le Seigneur.
Eux, forts de cette bonne nouvelle, étaient dans l'attente lorsque Jésus se manifesta dans la pièce où ils se trouvaient.

Jésus vint au milieu d'eux pour honorer la foi qu'ils avaient mise dans le témoignage de Marie de Magdala, c'est ainsi que de lui-même, il montra ses blessures afin de se faire reconnaître!
Ils ont eu les preuves que leur foi ne demandait pas!

Jésus vint, se présenta au milieu d'eux, et leur dit: La paix soit avec vous!
Et quand il eut dit cela, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent dans la joie en voyant le Seigneur. Jean 20: 19-20

Thomas ne connut pas cette joie de reconnaître Jésus, mais devant les mêmes preuves, après avoir été "mis au pied du mur", il se retrouvera quand même dans la chambre haute, persévérant dans la prière en compagnie de 120 disciples qui attendaient que se réalise la promesse qui leur avait été faite. (Actes 1: 4-14)

Ainsi lorsque Jésus est reconnu comme Seigneur dans une vie, cette dernière change de cap, d'orientation et ne peut plus être conduite comme par le passé.

Il est impossible que celui qui a accepté Jésus comme Sauveur et SEIGNEUR DE SA VIE, se conduise comme quelqu'un qui ne le reconnaît simplement que comme son Sauveur.
Une vie chrétienne qui n'a pas Jésus comme Seigneur personnel est une vie bancale qui est un contre-témoignage car:

Sauveur et Seigneur sont indissociables! - Il ne peut pas être l'un sans l'autre.

Comment pourrions-nous admettre que Jésus soit notre Sauveur et refuser qu'il soit Seigneur?
Et pourtant il y en a quelques-uns qui vivent de cette façon, qui acceptent Jésus comme Sauveur mais qui refusent de mettre en pratique certains points de sa Parole ou qui émettent des doutes quant à la pensée de Christ:
- Le Seigneur a-t-il vraiment dit...?
C'est ainsi que plusieurs retournent dans le jardin d'Eden pour prêter attention aux rumeurs du serpent ancien. Ils agissent ainsi parce que Dieu n'a pas la place d'honneur dans leur vie!

Ne pas obéir, c'est désobéir!
Et désobéir, c'est pécher, c'est commettre un acte de lèse-majesté qui a des conséquences catastrophiques y compris pour ceux et celles qui emploient le nom du Seigneur:

Ceux qui me disent: Seigneur, Seigneur! n'entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux. Matthieu 7: 21

Ajoutons encore que d'autres veulent bien reconnaître la seigneurie de Christ, mais une seigneurie qui ne les touche pas de près parce qu'ils ne sont pas encore véritablement "naturalisés" comme chrétiens, qu'ils ne se sont pas donnés entièrement à Christ, qu'ils n'ont pas franchi la frontière qui sépare le royaume de Dieu de celui du monde.

Personnellement je reconnais que M. Bush est le président des États-Unis. En quelque sorte il est, à sa façon, le seigneur des U.S.A.!
Je le reconnais! Et pourtant il n'est pas mon président, il n'est pas le seigneur du pays où je demeure, raison pour laquelle, en dehors de mes considérations respectueuses, je ne lui accorde aucune autorité sur ma vie de citoyen.
Les lois de son pays ne seront valables pour moi qu'à partir du moment où j'entrerai dans son "royaume" (que je sois naturalisé ou non!) et c'est seulement à ce moment-là que je serai tenu d'obéir à "ses commandements" même s'ils sont contraires à ceux d'où je viens!

Ainsi, de la même façon, Jésus peut aussi être reconnu comme Seigneur par de nombreuses personnes, même par des chrétiens, des enfants de Dieu, mais sans pour autant être Seigneur de leur vie!
Raison pour laquelle il y a des personnes qui disent avoir accepté Jésus comme Sauveur mais qui vivent dans le monde et presque comme le monde, tout cela: PARCE QU'ELLES NE VEULENT PAS QUE JÉSUS SOIT LEUR SEIGNEUR!
Elles veulent bien bénéficier du "droit d'asile", mais refusent d'abandonner ce qui les a fait fuir leur ancien monde.

Si, en tant que chrétien, j'appartiens au royaume de Dieu, si par la foi j'ai accepté le salut qui m'a été présenté, je suis tenu d'être sous la douce domination du Seigneur de ce royaume, d'obéir à SES lois, à SA Parole qui nous a été donnée pour éclairer notre chemin.
N'oublions jamais que:

LA PAROLE DE DIEU NE FAIT SOUFFRIR QUE QUAND ON NE VEUT PAS LUI OBÉIR!

C'est vrai, l'autorité divine peut me déranger, je le reconnais!
Elle peut même m'agacer, mais je dois avouer qu'elle m'est "désagréable" uniquement dans les moments où je veux en faire à ma tête, dans les moments où je résiste, où je préfère ma volonté à la sienne!

Qui n'a pas connu ces instants où, par faiblesse, on s'évade du royaume de Dieu en suivant ses propres pensées?
Fort heureusement l'amour de Dieu nous poursuit afin de nous inciter à revenir à de bonnes dispositions, car il sait si nous avons le désir ou non de marcher dans ses voies ou si au contraire nous voulons résister à son autorité.

"Seigneur, TU SAIS que je veux marcher dans TES voies et que je compte sur TA grâce pour aller de l'avant, pour me soutenir quand je ne peux plus avancer. Je veux, même quand je ne peux plus, et TOI TU PEUX TOUT lorsque je veux te laisser faire!"

Je frissonne à la pensée de savoir que quelques-uns qui auront été en bénédiction pour d'autres seront rejetés en dépit des oeuvres qu'ils auront accomplies (des oeuvres qui peuvent être supérieures à celles que nous pouvons faire), rejetés tout simplement pour avoir refusé la domination de Dieu, l'autorité de la Parole de Dieu dans leur vie!
Ils auront préféré en faire à leur tête plutôt que de marcher à la suite du Seigneur Jésus qui nous montra l'exemple de la soumission:

Puis, ayant fait quelques pas en avant, il se jeta sur sa face, et pria ainsi: Mon Père, s'il est possible, que cette coupe s'éloigne de moi! Toutefois, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux. Mathieu 26: 39

Jésus mon Sauveur? Oui! - Jésus Seigneur? Oui!
Jésus MON Seigneur, celui à qui je donne le droit de régner sur ma vie?... OUI!
Que nous puisions tous dire ce dernier "oui" qui authentifiera notre foi en Dieu et qui nous évitera d'entendre :

Pourquoi m'appelez-vous Seigneur, Seigneur! et ne faites-vous pas ce que je dis?
Luc 6: 46

 

© J-M Ravé 10 janvier 2004

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