Paris n'arrive pas à maîtriser l'augmentation de la criminalité juvénile Depuis les explosions de violence dont Strasbourg et d'autres villes françaises ont été le théâtre vers le Nouvel An, l'opinion publique française a réalisé que de plus en plus de délits sont l'oeuvre d'adolescents, voire d'enfants. Les statistiques publiées par la gendarmerie et la police confirment cette tendance. Tandis que l'ensemble de la criminalité a de nouveau diminué ces dernières années une baisse de 1,86 pour cent réduisant à 3.493.442 le nombre de crimes et de délits (à l'exclusion des délits concernant la douane, la circulation routière et les finances) - la part des crimes perpétrés par des jeunes et des enfants a de nouveau connu une forte augmentation de 8,2 pour cent par rapport à l'année passée.
En 1997, les mineurs étaient responsables de près d'un cinquième de tous les délits - soit de 19,37 pour cent. En 1972, il ne s'agissait que de la moitié.
Bien que le phénomène de la criminalité juvénile soit systématiquement enregistré et analysé depuis 1992, on n'a toujours pas réussi à maîtriser le problème. On connaît les causes, qui trouvent surtout leur origine dans la dégradation des conditions de vie dans la banlieue des grandes villes; mais ni les autorités politiques ni les forces de l'ordre n'y ont trouvé de remèdes.
La création d'un ministère chargé des problèmes urbains s'est avérée aussi inutile que celle d'un fonds de solidarité auquel les municipalités riches participent au bénéfice des pauvres. Au lieu de se combler petit à petit, l'abîme qui sépare les quartiers cossus des ghettos des pauvres se creuse davantage.
La façon dont la France traite jusqu'à présent ses jeunes délinquants est, elle aussi, un échec manifeste. Cet insuccès est souligné par un rapport que des collaborateurs de l'inspection générale des ministères de l'Intérieur, de la justice et des Affaires sociales ont adressé au gouvernement. «Aucun établissement qui est actuellement chargé de la réintégration sociale des jeunes délinquants n'est à même de réussir», dit le rapport. Les jeunes qui ont perdu leur point d'appui social et qui ont sombré dans la criminalité, ne reçoivent aucune influence positive et sont moins encore remis sur le droit chemin.
(. . . ) Pour les trois ministères, le rapport devrait servir de base à l'élaboration d'une nouvelle politique vis-à-vis de la criminalité juvénile. Le problème est tellement urgent que même le président Chirac s'en occupe. A l'Elysée, il a discuté pendant quatre heures avec les maires des communes concernées pour trouver la meilleure façon de maîtriser le problème.
Lors de cet entretien, il est devenu clair à quel point les opinions sur la lutte contre la criminalité juvénile sont divergentes en France. Les propositions allaient d'une interdiction de sortie jusqu'à une réforme des maisons de correction donnant priorité à la répression, en passant par des retenues sur les allocations familiales et la baisse de l'âge de la majorité à 16 ans.
Martine Aubry, ministre des Affaires sociales, estime qu'il faudra dix ans pour normaliser la vie dans la banlieue des grandes villes.
(Oie Welt, 2.2. 1998) Ce triste bilan est probablement applicable aux autres pays européens, voire au monde entier. Le mal et la criminalité augmentent de manière effrayante, surtout parmi les jeunes. Mais dans tous les rapports, toutes les analyses et tous les remèdes proposés, les véritables causes de l'augmentation de la criminalité sont passées sous silence. N'est-il pas remarquable que la France soit un de ces Etats qui ne veulent guère entendre parler du christianisme, une particularité qui vaut d'ailleurs de plus en plus pour tous les autres pays?
Récemment, j'ai lu quelque part que «la conception du monde est devenue résolument antichrétienne de nos jours». N'est-il pas tragique de vivre dans un monde où l'on veut délibérément priver les gens, et notamment les jeunes, de toute influence chrétienne? Cela doit finir mal! Mais c'est une nouvelle preuve du fait que la Bible a raison. Elle parle souvent de l'apostasie future, de l'extension du mal, de l'augmentation de l'injustice et de la disparition de l'amour de la vérité. L'Etat et les familles donnent de moins en moins une éducation chrétienne basée sur le Saint Livre. L'ordre juridique est plus inspiré par l'humanisme que par la vérité de la Parole de Dieu, qui dit entre autres: «Parce qu'une sentence contre les mauvaises actions ne s'exécute pas promptement, le coeur des fils de l'homme se remplit en eux du désir de faire le mal » (Eccl. 8, 11). De tels propos agacent, même si ce sont les paroles de Celui qui dit toujours la vérité. Mais dans ce contexte humaniste et par cet amollissement de l'exécution des peines, on oublie trop souvent que le nombre de victimes innocentes ne cesse d'augmenter.
Le mot «athée» signifie «séparé de Dieu», «détaché de Dieu», «sans Dieu». Tel un mauvais fruit, l'athéisme entraîne évidemment des conséquences pour les peuples. Tant de gens qui se sont détournés de Dieu ne connaissent plus la paix; celle-ci n'habite pas leur coeur et ils ne respirent pas la paix. Le monde est sous l'emprise de l'injustice, de la criminalité et du péché. «Il n y a point de paix, dit l'Eternel, pour les méchants» (Es. 48, 22).
Sans joie: Beaucoup de gens ignorent la vraie joie, celle qui dure. On essaie de compenser ce manque en jouissant du plaisir que ce monde peut offrir. Mais le plaisir étant autre chose que la joie, il ne mène qu'à la déception et au désespoir.
Sans discipline: On hait toute discipline et on refuse de s'y soumettre. Dans Proverbes 29, 16, nous lisons: «Quand les méchants sont nombreux, les crimes se multiplient.» Cette vérité est confirmée par le Nouveau Testament, qui montre les conséquences de l'athéisme: «Cette parole est certaine: Si quelqu'un aspire à la charge d'évêque, il désire une oeuvre excellente. Il faut donc que l'évêque soit irréprochable, mari d'une seule femme, sobre, modéré, réglé dans sa conduite, hospitalier, propre à l'enseignement. Il faut qu'il ne soit ni adonné au vin, ni violent, mais indulgent, pacifique, désintéressé. Il faut qu'il dirige bien sa propre maison, et qu'il tienne ses enfants dans la soumission et dans une parfaite honnêteté» (2 Tim. 3, 1-4).
Sans appui: Beaucoup de gens sont ballottés par les caprices de leur corps et de leur psychisme, et ne trouvent pas d'appui solide.
Sans repos: Ceux qui vivent sans Dieu sont inquiets et dépaysés. Ils sont harcelés par mille angoisses et ne connaissent point de lieu sûr. Ils ont peur de la mort et de l'au-delà.
Dépourvu de sens: En fait, la vie d'une personne athée est dépourvue de sens. A ce propos, le Psaume 1, 6 dit: «. . . la voie des pécheurs mène à la perdition.» Mais la vie ne doit ni ne peut aboutir à cela, car Dieu ne se réjouit pas de la mort du pécheur (cf. Ezéch. 18, 23). Aussi, Jésus est-Il venu pour donner un sens à notre vie en nous ramenant à Dieu. Quiconque reconnaît que Jésus-Christ est la vérité a compris le vrai sens de la vie et il a part à la vie éternelle. Ainsi, nous lisons en 1 Jean 5, 20: «Nous savons aussi que le Fils de Dieu est venu, et qu'il nous a donné l'intelligence pour connaître le Véritable; et nous sommes dans le Véritable, en son Fils Jésus Christ.».
N.L.
Appel de Minuit Juillet 1998