Bonne Nouvelle

janvier 1999

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Passage à l'islam

Le leader de la communauté islamique de Berlin est Mohammed (anc. Hartmut) Herzog. Selon ses propres indications, il a été dans les années 60 le second Allemand, baptiste convaincu, à s'engager dans l'oeuvre missionnaire «Opération Mobilisation» (O.M.). En 1979 il passa à l'islam, parce que, dit-il: «J'y ai trouvé des réponses que le christianisme n'a pas pu me donner». C'est ainsi qu'il n'avait jamais compris pourquoi Jésus fut crucifié et pourquoi on avait besoin de Christ comme médiateur. Il déclare aussi: «Dans le Coran il est écrit que Jésus ne fut pas crucifié, mais que quelqu'un d'autre le fut à sa place».

Mohammed Herzog plaide en faveur de l'égalité des droits du christianisme, de l'islamisme et du judaïsme... À Berlin, près de la Porte de Brandebourg, se trouve un «lieu du silence» bien fréquenté. Il fut installé par une association composée de juifs, de musulmans, de bouddhistes, d'hindouistes et de chrétiens. Un prospectus explique que l'essentiel était de bien se comprendre et d'être ensemble.

Selon IDEA SPEKTRUM 8/98

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La Bonne Nouvelle

5 / 1999

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Rencontre entre catholiques et mennonites

Une première

C'est sous ce titre que dans le Mensuel des Églises mennonites de France «Christ seul» (Décembre 98 et janvier 99) il fut rendu compte d'une rencontre entre des délégations de responsables mennonites et catholiques qui s'est tenue en octobre 1998 à Strasbourg. Le porte-parole du conseil pontifical avait proposé d'intituler la rencontre «Vers la guérison des mémoires». L'accent devait porter sur le passé et le présent, plutôt que sur les divergences doctrinales. Selon le rapporteur, les discussions allaient dans deux directions: 1) Un effort était fait pour essayer d'identifier les points de divergences et de convergences des deux dénominations. 2) Il y avait la volonté de confesser ses torts envers l'autre Église et de rechercher la compréhension et la réconciliation là où cela était nécessaire.

Le président de la délégation mennonite, Helmut Harder, a déclaré avoir appris que les partenaires catholiques romains acceptaient sans hésitation ni réserve leurs partenaires mennonites comme des frères et soeurs en Christ. Certains membres de la délégation mennonite relevèrent le fait que dans divers endroits du monde les mennonites étaient considérés comme une secte. Les représentants du Conseil pontifical répondirent que l'Église catholique n'entamait pas de dialogue avec des groupes qu'elle considérait comme une secte; les dialogues officiels n'ayant lieu qu'avec d'autres Églises chrétiennes.

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La bonne Nouvelle

2 / 99
Texte intégral

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Surmonter les peurs!

En septembre dernier l'Église évangélique de Cologny (anc. Assemblée des Frères Larges) s'est associée au Rassemblement des Églises chrétiennes de Genève (REGG) pour célébrer en la cathédrale de Genève le cinquantenaire de la fondation du Conseil Oecuménique des Églises (COE) à Amsterdam. « Le pasteur réformé Christian Van den Heuvel a invité à surmonter les peurs qui habitent les Églises réformées, catholiques ou évangéliques... »

À l'occasion de ce même Jubilé du Conseil Oecuménique des Églises célébré à Amsterdam, son secrétaire général, Konrad Raiser, a annoncé que toutes les grandes Églises, catholiques et pentecôtistes y compris, pourraient former un Forum visant à dépasser les barrières de la « rigidité institutionnelle» qui aujourd'hui freinent le dialogue. Ce lieu de rencontre devrait insuffler un nouvel élan au Conseil Oecuménique des Églises.

Selon « Vivre » (novembre 1998)

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Appel de Minuit

04 / 1999
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Le «symposium du 350 ème anniversaire du Traité de Westphalie»

tenu à Osnabrück en 1998, a réuni pendant plusieurs jours des personnalités importantes de la chrétienté, du judaïsme, de l'islam, du bouddhisme, de l'hindouisme et de la religion bahaï. Le but: faire progresser le dialogue entre les religions.


La Bonne Nouvelle

3 / 99
Texte intégral

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Une «sainte guerre oecuménique » !

Dans son livre "Ecumenical Djihad" le philosophe catholique Peter Kreeft invite tous les croyants monothéistes, protestants, catholiques, juifs et musulmans, à former une Alliance pour la sauvegarde des valeurs religieuses et morales et contre l'humanisme et le matérialisme. Il considère que la consécration à l'eucharistie et à Marie constitue la clé de la victoire dans "cette sainte guerre oecuménique",. Deux éminents "évangéliques" ont déjà accordé leur soutien à Peter Kreeft: Charles Colson, auquel il a dédié son livre, et James I. Packer, auteur de bons livres, qui en recommande la lecture sans émettre de réserve. On ne saurait que le regretter, car plus est grande la renommée de tels hommes, plus leur influence peut être dévastatrice parmi des évangéliques ouverts à tout vent, parce que manquant de discernement.

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La Bonne Nouvelle

No 2 / 2000
Texte intégral

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Armée du Salut, où vas-tu ?

Dans le mensuel catholique «L'ECHO ROMAND» du 03-04-99 on a pu lire le reportage suivant:

« Lors de la cérémonie qui en septembre 98 marqua le 50e anniversaire du C.O.E. (Conseil Oecuménique des Églises), l'Église catholique romaine et l'Armée du Salut ont échangé leurs bannières. Ce geste hautement symbolique a été perçu par les deux communautés comme une invitation à fraterniser... »

Cela donna lieu le 12 mars 1999 à une rencontre entre 16 membres du Conseil pastoral catholique et 11 officiers salutistes autour d'une table bien garnie. Le major Geiser rappela que de multiples liens unissaient salutistes et catholiques dans le travail social, l'évangélisation et l'oecuménisme. On précisa que cette rencontre ne donna lieu à aucune question doctrinale, l'accent ayant été mis non sur les différences, mais sur les ressemblances. On dit bien que ceux qui se ressemblent s'assemblent. Mais ce n'est qu'en évitant d'aborder les questions doctrinales fondamentales que les salutistes peuvent ainsi fraterniser et collaborer dans l'évangélisation avec ceux qui prêchent manifestement un autre évangile quand on se réfère à la Parole de Dieu. Il y a eu dans le passé des salutistes qui n'auraient pas cédé à une telle tentation. Y en a-t-il encore aujourd'hui, ou est-ce que le mouvement monolithique suit fatalement la même pente? Cet échange de bannières constitue un signe des temps et le geste symbolique d'une confusion religieuse grandissante.

J. H.

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La Bonne Nouvelle

No 2 / 2000
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Conférence interreligieuse

Du 24 au 29 octobre 1999 des représentants de 20 religions et Églises différentes appartenant à 48 pays se sont rencontrés en conférence interreligieuse au Vatican. Juifs, musulmans, hindouistes, bouddhistes, anglicans, orthodoxes, réformés, mennonites et méthodistes avaient répondu à l'invitation du pape.

Selon IDEA-Spektrum

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Appel de Minuit

01 / 2000
Texte intégral

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Confions à l'intercession de la vierge le chemin de l'oecuménisme

A la fin de son allocution prononcée sur la place Saint-Pierre à Rome, le pape Jean-Paul Il a déclaré au sujet de la signature de la Convention d'Augsbourg: «Confions à l'intercession de la vierge le chemin de l'oecuménisme. Elle est l'exemple éminent de la justification qui procède de la foi. Que la vierge, qui a donné au monde, voici 2000 ans environ, la Parole devenue chair, conduise tous les croyants vers Lui, la véritable lumière qui éclaire tous les hommes!»


La Bonne Nouvelle

No 1 / 2000
Texte intégral

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La confusion augmente!

Le «Kirchentag» (Jour de l'Église) allemand s'est tenu du 16 au 20 juin 1999 à Stuttgart. En cette occasion 200 paroisses devaient célébrer un simulacre de la cène du Seigneur (Feier-abendmahl) en utilisant une liturgie comportant des prières et des symboles islamiques, hindouistes, bouddhistes et juifs. Ce projet provoqua heureusement des appels au boycottage et certaines églises enlevèrent lesdits symboles de leurs autels, les protestataires ayant estimé qu'il s'agissait là d'une pratique religieuse inadmissible dans des lieux de culte chrétiens. Il y a confusion et blasphème lorsque des chrétiens, des bouddhistes, des hindouistes et autres s'associent pour célébrer une fête religieuse. La Bible met en garde contre de tels amalgames: «Tu n'auras pas d'autres dieux devant ma face» (Exode 20:3).

La plupart des paroisses concernées ont néanmoins adopté la liturgie prévue. Les promoteurs d'une telle fête ont voulu « par anticipation manifester la communion céleste» en exprimant ainsi «l'espérance d'une réconciliation de tous les peuples et de toutes les religions».* L'apostasie progresse partout où l'autorité des Écritures est battue en brèche.

J. H.

* Voir «IDEA SPEKTRUM» 25/1999 p. 12.

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La Bonne Nouvelle

No 1 / 2000
Texte intégral

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Consensus catholico-luthérien !*

Le 31 octobre 1999, (Fête de la Réformation), les catholiques et les luthériens ont signé à Augsburg (Allemagne) une déclaration commune sur la doctrine de la justification, levant en même temps les condamnations réciproques prononcées à ce sujet à l'époque de la Réforme protestante du XVIe siècle. Ce n'est qu'en faisant abstraction des divergences doctrinales fondamentales qui demeurent, ou par restriction mentale, qu'un tel document a pu être signé. La doctrine biblique de la justification par la grâce au moyen de la foi

(Romains 3: 21-30) fut une des causes principales de la rupture des réformateurs avec Rome. Le catholicisme tient un double-langage en déclarant aujourd'hui que la justification s'obtient par la foi, tout en enseignant par ailleurs la nécessité des bonnes oeuvres, des souffrances, des mérites des saints trépassés, de faire pénitence... pour s'assurer le pardon des péchés. Ce prétendu consensus nous apparaît donc comme un leurre. Précisons:

 

1. Est-ce que Rome a aboli la répétition non sanglante (messe/ eucharistie) du sacrifice de Jésus-Christ, puisque cette pratique porte atteinte à la justification par la foi au sacrifice unique du Christ sur la Croix du Calvaire? Non! Partout où se trouve un lieu de culte catholique on continue d'offrir, sous forme d'hosties, un imaginaire «christ» en sacrifice pour l'expiation des péchés des vivants et des morts. Or, la Bible déclare formellement qu'un sacrifice non sanglant ne saurait procurer le pardon (Héb. 9:22) et que Christ s'est offert une seule fois pour toutes, portant et abolissant nos péchés par son sacrifice (Héb. 9:25-28; 10: 10). Toute prétendue répétition de son sacrifice rabaisse donc la valeur et la portée de sa seule mort expiatoire.

 

2. Est-ce que la fausse doctrine du purgatoire où, selon Rome, les fidèles doivent souffrir pour expier la peine temporelle de leurs péchés, a été abandonnée? Non! Or, cet enseignement catholique non biblique porte aussi atteinte à la justification par la foi en Christ qui a expié tous nos péchés sur la Croix. La Bible dit que Christ a souffert pour nous (1 Pierre 2:21 ; 3:18) et que son sang nous purifie de tout péché (1 Jean 1 :7). C'est donc considérer comme insuffisantes ses souffrances que de croire qu'il faille y ajouter les nôtres pour nous sortir du feu purificateur de l'imaginaire purgatoire.

 

3. Est-ce que Rome a renoncé à la doctrine non biblique du trésor de l'Église constitué, selon elle, par les mérites de Marie et des saints qui, ayant travaillé à leur propre salut, auraient coopéré au salut de leurs frères? Non! Cet enseignement porte également atteinte à la justification par la foi en Christ dont les seuls mérites offrent un salut parfait à quiconque se repent et croit. La Bible dit que nous sommes gratuitement justifiés par la grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus-Christ » (Rom. 3:24), «Or, si c'est par grâce, ce n'est plus par les oeuvres» (Rom. 11 :6).

 

4. Est-ce que Rome a renoncé aux indulgences que l'on peut gagner par les oeuvres ?

Non! Au contraire, pour l'an 2000 le pape a annoncé d'importantes indulgences partielles et plénières qu'on peut acquérir en s'abstenant pendant une journée de consommations non nécessaires, telles que cigarettes, alcool, ou encore en pratiquant le jeûne et de bonnes actions et en faisant des pèlerinages... Mais que dit l'Écriture? « L'homme est justifié par la foi » (Rom. 3:28), «Ce n'est point par les oeuvres, afin que personne ne se glorifie» (Eph. 2:9).

Nous constatons que du côté catholique il n'y a pas eu d'abandon de doctrines et de pratiques incompatibles avec l'enseignement biblique. Est-ce que du côté luthérien on aurait renié ce qui fut à l'origine de la réforme protestante? C'est peu probable. Alors, est-ce que ce prétendu consensus ne serait qu'un accommodement apparent destiné au grand public pour faire avancer coûte que coûte un aberrant oecuménisme? Il ne saurait en tout cas pas y avoir d'accord honnête là où subsistent de telles divergences entre ce qu'enseigne Rome et ce que dit l'Écriture. Ce consensus, auquel certains luthériens se sont opposés en vain, nous apparaît en réalité comme un regrettable acte de confusion religieuse.

J. H.

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* Voir aussi la B. N. 4 /98

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