Où mène l'oecuménisme ?

 

Le Conseil Oecuménique des Églises (COE) regroupe aujourd'hui 320 Églises protestantes, anglicanes et orthodoxes qui comptent près de 400 millions de membres. Les 950 millions de catholiques n'en font pas partie, mais y sont représentés par des observateurs et des collaborateurs dans certaines commissions.

40 millions de protestants d'églises opposées au COE sont rattachés au « Conseil International d'Eglises Chrétiennes» (lCCC). 300 millions de personnes appartenant à divers autres mouvements et Églises à l'enseigne chrétienne se situent en dehors de toutes les organisations citées plus haut.

 

À partir de janvier 1993 l'allemand Konrad Raiser, professeur de théologie aux convictions modernistes (libérales), a remplacé Emilio Castro comme secrétaire général du COE.

Ces dernières décennies le COE s'est considérablement éloigné du fondement biblique en s'ouvrant de plus en plus à toutes sortes de courants. La plupart des Eglises qui le composent étant multitudinistes, il n'est pas étonnant que sa notion de l'unité et sa conception de l'évangélisation soient inacceptables par des évangéliques soucieux d'honorer la saine doctrine. Ces derniers temps le COE a recherché le dialogue avec les religions païennes dont les représentants ont participé aux dernières conférences plénières. Le COE a soutenu financièrement des mouvements terroristes en Afrique du Sud et a favorisé la théologie de la libération en Amérique du Sud.

Il a condamné l'Apartheid, tout en gardant le silence face aux violations des droits de l'homme - et de Dieu - en ex-URSS et dans les pays de l'Est : deux poids et deux mesures !

Le COE était manifestement infiltré par des éléments - ou des agents - communistes qui l'ont politisé en le taisant «gauchir». Aussi les églises et les personnes qui désirent vraiment respecter la Parole de Dieu devraient-elles rester en dehors de cette institution, ou en sortir, si elles s'y trouvent encore engagées.

Les églises attachées aux fondements bibliques ne devraient plus collaborer avec celles qui d'une manière ou d'une autre sont associées au COE, ne serait-ce que par le biais de leurs Unions ou Fédérations nationales ou internationales. Il appartient à tout évangélique individuellement, et à toute église ou oeuvre évangélique, de prendre position pour la vérité, contre l'erreur et la contusion. Les derniers développements ne laissent plus aucun doute sur l'orientation générale du COE et n'offrent plus aucune excuse aux évangéliques qui ne s'en séparent pas.

Il apparaît de plus en plus clairement que le COE s'oriente vers un humanisme et un universalisme qui présuppose le salut de tous les hommes par le moyen de n'importe quelle religion mondiale, d'où l'abandon de l'unicité et de l'exclusivité du Salut en Christ. Ce salut oecuménique a pris un aspect social, terrestre et politique mettant au premier plan la réconciliation entre les hommes, la prospérité et la protection de la nature, plutôt que la réconciliation de l'homme avec Dieu, son réel bonheur présent et éternel par le sacrifice expiatoire de Jésus-Christ. Ceux qui ne reconnaissent pas ce danger, ou qui refusent d'en tenir compte, s'en font les complices et en seront les victimes. Que le Seigneur les en préserve!

J.H.

La Bonne Nouvelle 4/98

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