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écrit: TA PAROLE EST LA VERITE (Jean 17.17) Cela me suffit... |
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Bibliothèque chrétienne online EXAMINEZ toutes choses... RETENEZ CE QUI EST BON - 1Thess. 5: 21 - (Notre confession de foi: ici) |
Il est
écrit: TA PAROLE EST LA VERITE (Jean 17.17) Cela me suffit... |
LE LAOSDécouverte
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Les symboles: Le riz (le pain) et le vin avec la bible et la boîte des offrandes |
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Plus au nord, dans la province de Thakhek,
le travail revêt un caractère
particulièrement difficile. Les
méthodes missionnaires romaines semblent
avoir éveillé ou accentué chez
beaucoup cette notion
« intéressée »,
voire commerciale de la « conversion au
christianisme ». Un homme vous arrive
apparemment fort intéressé à
l'Évangile ; il franchira
régulièrement quelque trente-cinq
kilomètres pour suivre les réunions
évangéliques de la station. Combien
le missionnaire est réjoui,
encouragé ! Il y a si longtemps que
rien ne s'est passé dans cette
désespérante conquête des
âmes. C'est enfin l'entretien
sollicité :
« Missionnaire.... tu n'aurais pas besoin
d'acheter un buffle ? Je le nourrirai,
missionnaire, ... et puis, le missionnaire me le
prêtera pour labourer mes rizières,
car je suis pauvre, et je n'ai pas de
buffle ! » Le missionnaire contient
sa déception et explique gentiment
l'impossibilité pour lui d'entrer dans un
tel marché... - notre homme cessera
d'être
« intéressé »
à l'Évangile ! Il ne
reviendra plus. « Si je
viens au missionnaire pour
« croire », demande un autre,
le missionnaire me donnera bien quelque argent pour
lancer mon affaire commerciale ? »
Mais, la plus affligeante de ces démarches
fut encore celle de ce jeune homme venu de fort
loin à la station :
« Missionnaire, déclare-t-il
convaincu, beaucoup de personnes désirent
croire dans notre village, même toutes
seraient d'accord ; seulement, nous aimerions
connaître les conditions » (!!!).
Ceci touche à l'humour, ... bien
plutôt, au drame désolant de la
simonie.
C'est pourquoi, en face de
défections répétées, et
de déceptions troublantes, les missionnaires
sont-ils devenus extrêmement prudents pour
accorder le baptême ; il ne sera
donné qu'après une longue
période de « marché
chrétienne ». Leur confiance,
même en de véritables croyants, est
mise à rude épreuve.
« Laos, terre de
déceptions ! » Ce mot lourd
de signification tombait des lèvres de l'un
d'eux, aux cheveux grisonnants, à
l'indomptable courage pourtant. Terre de
déceptions ! Terre d'espérance
et de miracles aussi : de magnifiques
conversions relèvent le courage et laissent
tout espérer.
Le Laos aussi possède ces
âmes droites et
désintéressées, saisies d'une
authentique soif spirituelle; des âmes
lumineuses comme des diamants, dans ces
ténèbres du paganisme.
Tian-Sône viendra à la station pour y
vivre une véritable conversion. Peu
après, terrassé par le mal qui devait
l'emporter, il confessera joyeux et
tranquille : « Je crois en
Jésus, mais ce n'est pas pour être
guéri ». Sa maladie, son
baptême et sa mort furent un émouvant
témoignage.
Bao-Soye, le brigand, à
l'existence entachée d'effroyables
méfaits, vécut une conversion
bouleversante. Chef de bande, il volait les
buffles, ravissait femmes et enfants pour les
revendre comme esclaves. Il devait lui aussi
rencontrer sur son chemin, Jésus-Christ, et
trouver en lui celui qui pardonne, celui qui
transforme la vie et la mentalité les plus
égarées.
Le souvenir du visage si pur de Souphine
mérite d'être évoqué
encore ici. Cette petite lépreuse chinoise
qui, accueillie à la station missionnaire,
s'ouvrit et s'épanouit aux rayons de la
grâce de Dieu comme une fleur délicate
aux rayons du soleil, une belle âme, riche
d'une foi solide et rayonnante. À douze ans,
elle devait entrer à la léproserie de
Paksé pour y vivre sereine, douze
années encore de souffrance et de service.
En butte aux moqueries et aux pires tentations,
elle les traversa victorieuse et gagna par son
rayonnement spirituel plusieurs lépreux
à la foi.
Le temps nous manque pour parler de
Sao-Tadam l'ancien, du vieux Pomosane,
l'infatigable témoin, de Cita,
« le chevalier sans peur et sans reproche
des assemblées laotiennes », de
Tit-Khoun, de Phut, de Bao-Khen... de toute cette
phalange chrétienne, purs fleurons à
la couronne de l'Eglise laotienne naissante.
L'ÉGLISE
LAOTIENNE
Situer l'évolution actuelle de la
mission au Laos, c'est avant tout parler de
l'Eglise. Le sujet est magnifique et complexe,
plein de lumières et d'ombres aussi.
Elle est représentée au
Laos par une quinzaine de communautés et
groupe quelque trois cents baptisés auxquels
s'ajoute un nombre très important mais
indéterminé de convertis.
Son caractère
Ces assemblées se recrutent
presque essentiellement dans la classe non
évoluée et parmi les
« parias laotiens », les
« phipops ». Aujourd'hui, en
cette troisième génération
chrétienne, elle compte quelques membres de
la petite bourgeoisie, et plusieurs
évolués aussi ; de plus,
l'Évangile retrouve une nouvelle audience
dans l'aristocratie laotienne.
Ce qui a été dit sur
l'accueil fait aux
« professants » venus pour
« croire », explique le
caractère semi-multitudiniste des
assemblées chrétiennes au Laos. Au
centre s'y manifeste un noyau de convertis, pour la
plupart baptisés, autour duquel se groupent
de nombreux « professants »,
plus ou moins intéressés.
Chaque assemblée a ses traits
particuliers selon qu'elle se trouve en ville ou en
brousse, sur une station missionnaire ou dans un
village païen, ou chrétien. La petite
église de Paksé mérite une
mention spéciale en ce qu'elle constitue une
magnifique promesse d'assemblée mixte
capable de réunir en « un seul
corps » Laotiens, Annamites et
Montagnards, ces trois races
irréconciliables.
L'âme laotienne se retrouve tout
entière dans la communauté
chrétienne. Poète et non penseur, le
Laotien aime le chant, la musique...
l'évasion ; il préfère la
méditation contemplative à
l'enseignement rigoureux ; il prie avec la
facilité naturelle d'un épanchement
du coeur, mais sa pensée se soumet
difficilement à la discipline de
l'étude systématique. Ce n'est pas
que les facultés intellectuelles lui fassent
défaut, elles sont à certains points
de vue étonnantes. Voici l'opinion d'un
missionnaire qui passa une vie entière avec
ce peuple : « Parler d'un Laotien
intellectuellement pauvre est une banalité
universellement reçue, mais contredite par
ceux qui le connaissent mieux, écrivait-il.
Il est beaucoup plus intelligent qu'il ne le laisse
paraître. Un de mes élèves
pouvait réciter par coeur l'évangile
de Marc tout entier ». « Lors
des réunions ou entretiens, raconte-t-il,
vous ne savez jamais s'ils entendent ou
écoutent et ils vous désarment par
cette invariable réponse à vos
« sondages » :
« Bo-tiak » (je ne sais pas)...
mais ne nous décourageons pas, c'est par
timidité ou par apathie ; en fait leur
mémoire est étonnante et ils ont
infiniment mieux retenu et compris que vous ne le
supposez. Trois hommes
repiquaient au clair de lune leur
rizière ; je m'approchais, silencieux,
pour les entendre redire « mot à
mot » le message du matin donné
à la station. »
Sa maturité
Il est difficile de porter une
appréciation sur la maturité
spirituelle de l'Eglise au Laos. En avons-nous le
droit ? De plus, nos concepts d'Occidentaux
sont-ils valables en Orient ? Il faut
connaître pour comprendre, et pour
comprendre, il faut aimer, s'identifier à
une mentalité nouvelle, foncièrement
différente. C'est pourquoi restons humbles,
conscients de la relativité de nos
appréciations ; nous aurons vu, certes,
mais à travers nos verres plus ou moins
déformants et colorés.
Ce qu'il faut dire tout d'abord à
la gloire de Dieu et à l'honneur des
chrétiens laotiens, c'est qu'ils ont
« tenu ». Avec ou sans
missionnaire, ces communautés se sont
maintenues, ou recréées, dans un
milieu païen que condamne leur
présence. Pour apprécier leur
persévérance, il faut mesurer
à quel point les croyants laotiens font
figure de dissidents et de trouble-fête pour
la collectivité villageoise et religieuse
dans laquelle ils n'en doivent pas moins continuer
à vivre. Par leur conversion, ils en rompent
l'unité et l'esprit communautaires, pour
s'inscrire en faux contre les croyances et les
coutumes ancestrales qui hier encore les liaient au
groupement. Le miracle d'une conversion, c'est
déjà cette grâce
révolutionnaire par laquelle
l'homme-collectif s'affranchit du groupe et s'isole
pour rencontrer personnellement son Dieu. Le
miracle d'une assemblée chrétienne,
c'est la manifestation collective de cette
bouleversante décision personnelle ;
c'est ce courage, cette audace d'affirmer une
communauté chrétienne en marge et
contre la collectivité païenne.
Une pareille décision, une
persévérance aussi tenace attestent,
à la gloire de Dieu, la vitalité
spirituelle des églises laotiennes.
Ne nous scandalisons pas d'y retrouver,
bien sûr, les mêmes tentations
auxquelles cèdent si facilement nos
églises en Europe :
incompréhension, mesquineries, querelles,
jalousies, divisions, immoralité même
cherchent constamment à miner le travail de
l'Esprit. Mais l'Esprit de Dieu agit, il pousse
à la repentance, il réconcilie, il
édifie l'Eglise.
Serviteurs laotiens
À chaque nouvelle
génération, Dieu y suscite des hommes
consacrés, des conducteurs spirituels
éprouvés. Quelle profonde impression
m'ont laissée plusieurs de ces
frères ; non point par le brillant de
leurs talents, mais par la douceur de leur
caractère, l'authenticité de leur
consécration. Ils ne sont pas nombreux de
cette trempe, mais deux ou trois magnifiques
personnalités. L'Esprit de Dieu veut
certainement en multiplier le
nombre ; c'est la prière et l'attente
du missionnaire quelquefois découragé
par le manque de désintéressement et
de persévérance de chrétiens
laotiens même avancés dans la
foi.
Les difficultés
insoupçonnées que rencontrent ces
frères sont grandes. Ils se trouvent
pratiquement seuls dans le combat de la foi et du
service ; seuls, au sein de leur peuple,
enveloppés par un paganisme
indifférent, souvent hostile ; seuls,
par la carence spirituelle et matérielle de
la communauté chrétienne en
général ; seuls, parce que bien
souvent incompris de leurs propres femmes. C'est
dans cet isolement terrible et démoralisant
qu'ils sont appelés à travailler. Il
faut tenir compte aussi que ces frères n'ont
pas reçu comme nous une éducation
morale et religieuse inspirée par l'esprit
de sacrifice, de désintéressement, de
discipline au travail, de responsabilité,
d'honnêteté Je reste personnellement
émerveillé du miracle
opéré par l'Évangile dans la
mentalité de plusieurs : C'est Nay
Than, à l'amour silencieux et rayonnant, un
véritable pasteur, foncièrement
humble, tout entier au service de ses
frères, leur consacrant inlassablement
toutes ses soirées, toutes ses heures
libres, à côté de ses multiples
occupations pour assurer le « riz
quotidien » à sa nombreuse
famille. Inoubliable aussi le souvenir de Nay
Phète, le chef de village,
l'ineffaçable impression laissée par
son regard lumineux et loyal, par son
émotion et ses larmes lors de notre
départ subit ; il fallait se
séparer, s'arracher ; le païen si
foncièrement insensible est devenu un homme
riche d'une profonde affection chrétienne.
Il quittera sans mot dire sa famille et sa
rizière pour rejoindre à quelque cent
kilomètres plus au nord, une
communauté en proie aux divisions
intestines ; là, il luttera avec ses
frères dans la prière et
l'exhortation pour la réconciliation du
troupeau.
Son service et sa
libéralité
Si la foi, la vie spirituelle prouve la
vitalité intérieure d'une
église en croissance,
l'évangélisation et les bonnes
oeuvres demeurent les signes extérieurs de
sa majorité spirituelle.
Or cet engagement des assemblées
laotiennes dans une action missionnaire effective
et soutenue reste encore très relatif et
occasionnel. L'envoi d'évangélistes
soutenus par la prière et par les offrandes
de la communauté ne leur est pas encore
apparu en une vision impérative. Cependant,
plusieurs indices semblent annoncer cet
événement. Ainsi l'assemblée
de Song-Khône s'est-elle réunie
à plusieurs reprises en
« réunion d'adieux »
pour s'associer au départ de ses
serviteurs ; dernièrement encore, elle
participait à l'envoi d'un
évangéliste par la collecte de la
belle somme de 1000 piastres
(2) ;
tandis que, de son côté,
l'assemblée de Savannakhet était en
mesure, l'an dernier, de soutenir deux colporteurs
deux mois durant. Pour le cours biblique de
Keng-Kok, l'Eglise fut capable de réunir
quelque 7760 piastres alors que sa
« caisse centrale » recueillait
en 1951 4300 piastres environ (participation des
missionnaires comprise).
Concernant les possibilités
financières des assemblées
laotiennes, il convient de donner des
explications.
Les missionnaires se sont toujours
efforcés par leurs paroles et par leur
exemple d'inculquer aux chrétiens cette
grâce de la libéralité. Au
début, il fallut agir avec beaucoup de
délicatesse, pour ne pas paraître
vouloir les
« exploiter » ; il fallut
aussi éviter l'écueil du
« légalisme ».
Aujourd'hui, l'enseignement sur cette importante
question peut se faire de plus en plus
librement ; certains Laotiens même ont
demandé qu'il leur soit indiqué
combien et quand il convenait de donner. En vue
d'un cours biblique, telle assemblée
décida unanimement le montant de sa
participation collective et fixa la part de chaque
famille ; deux frères furent alors
désignés pour recueillir cet argent
au jour proposé.
Cette question cruciale est
également liée à
l'évolution économique du Laos.
L'apôtre Paul lui-même situe le
problème en ces termes : « La
bonne volonté est agréable en raison
de ce qu'elle peut avoir à sa disposition et
non de ce qu'elle n'a pas. (Il Cor. 8.12.)
L'apôtre est éminemment pratique, et,
dans sa perspective, essayons d'apprécier ce
que les assemblées laotiennes
« peuvent avoir à leur
disposition », pour la
libéralité qui les sollicite ;
examinons donc la situation économique des
chrétiens laotiens.
Du jour au lendemain, avec son
émancipation politique, l'indigène
prétendit à un salaire établi,
davantage, semble-t-il, à l'imitation de
ceux pratiqués en Occident que sur la base
du coût de la vie orientale et des
réelles capacités de travail du
Laotien. En outre, la guerre est certainement
responsable des graves perturbations dans
l'économie du pays ; elle en draine les
ressources vitales qui s'épuisent et
subissent alors une hausse de prix insolite. Le
coût de la main-d'oeuvre devenu
démesurément élevé et
la situation économique inhérente
à la guerre, entraînèrent d'un
seul coup une hausse verticale et incessante du
prix de la vie.
Dans ce bouleversement
économique, seul le Laotien des villes ou au
service de l'État reçoit un salaire
aligné à ce brusque
renchérissement. Le petit paysan des
villages de brousse vivant encore en
économie presque fermée, se trouve
complètement dépassé. Ce n'est
qu'insensiblement que le commerce le sort de son
isolement économique pour lui permettre de
réaliser à son tour quelque argent
liquide. Il semble à peine commencer
à vendre régulièrement, porc,
bétail, volaille, riz, etc.
Or c'est précisément dans
cette classe paysanne que se recrutent
la plupart des assemblées
laotiennes. Elles en éprouvent actuellement
une insurmontable difficulté à
réunir les fonds capables de soutenir
quelques évangélistes et colporteurs.
À ce point de vue, aucune comparaison n'est
possible avec un passé d'un quart de
siècle à peine. Pour faciliter notre
appréciation, exprimons les valeurs
suivantes en devises suisses plutôt
qu'indochinoises. Alors que le coolie demandait 20
à 30 fr. par mois, il reçoit
actuellement 120 à 200 fr. ; le riz a
passé de fr. 0.10 le kg. à fr.
1.20 ! À Savannakhet, un couple
indigène sans enfant consacre pour sa
nourriture, m'a assuré Nay Boutty, 200
à 250 fr. par mois ; pour un
indigène et sa nombreuse famille, 500
à 600 fr. lui sont alors nécessaires.
C'est dire que la charge financière d'une
tournée de colportage, ou d'un
évangéliste itinérant est
considérable et semble, actuellement du
moins, dépasser les
« disponibilités » des
communautés laotiennes.
Devant une telle situation, un mouvement
magnifique se dessine : « Nous
n'avons point d'argent pour donner au
Seigneur ! Eh bien oui, nous donnerons notre
riz, déclarèrent un groupe
d'anciens ; nous constituerons dans chaque
communauté un grenier à riz pour
recevoir ces dons en nature. »
Cette réponse est celle d'une
Église qui veut servir son Seigneur. Elle
s'affirme et prend conscience d'elle-même,
composée qu'elle est de communautés
chrétiennes seules responsables de
l'évangélisation du Laos.
RENCONTRE
D'OCTOBRE
La rencontre d'octobre dernier (1952)
entre anciens et missionnaires marquera
certainement une date historique dans l'oeuvre
missionnaire au Laos. Là, ces conducteurs
spirituels réalisèrent leurs
responsabilités présentes et futures;
sur leurs épaules pèse
déjà le fardeau des
communautés laotiennes.
« Patientez encore, et nous accordez
votre appui jusqu'à la majorité de
l'Eglise » demandèrent-ils aux
missionnaires.
Voici l'essentiel des conclusions
données à ces journées de
retraite et d'entretiens :
- reconnaître des anciens dans
chaque assemblée
chrétienne ;
- instituer la dîme dans chaque
assemblée, et y créer un grenier pour
la recevoir en nature ;
- pour prévenir les
difficultés futures, adresser une demande au
gouvernement royal pour faire reconnaître
l'existence de l'Eglise chrétienne du
Bas-Laos ;
- organiser une école biblique
sous la responsabilité de missionnaires et
de Laotiens compétents.
Au terme de cette retraite un message
fut envoyé à l'Eglise mère.
Lettre des frères anciens des
Assemblées du Laos réunis à
Savannakhet du 8 au 11 octobre 1952
Savannakhet, le 11 octobre 1952.
Lettre adressée au Nom du Seigneur Jésus-Christ par les Assemblées du Laos à nos frères en divers lieux, en Suisse et en Amérique.
« Les représentants des Assemblées se sont réunis en consultation mutuelle à Savannakhet.
» Il y a maintenant cinquante ans révolus que l'oeuvre de Dieu au Laos a commencé. À cette occasion nous nous sommes rassemblés pour chercher ensemble les voies et moyens utiles pour le progrès et la prospérité de l'oeuvre de Dieu à l'avenir. Car depuis le début et jusqu'à maintenant les anciens des Assemblées n'ont pas travaillé d'une manière efficace remarquable. C'est pourquoi, après avoir conféré ensemble avec les missionnaires, nous sommes tombés d'accord qu'il convenait d'établir des surveillants selon la Parole de Dieu et l'approbation des Assemblées.
» Pour ce qui est de l'édification du troupeau dans l'amour de Dieu dans notre pays du Laos, la moisson est grande, mais il y a peu d'ouvriers. Il manque encore beaucoup de choses, et jusqu'ici cela a avancé lentement pendant cinquante ans. C'est pourquoi nous vous soumettons la chose et vous demandons vos prières pour que l'oeuvre prospère mieux à l'avenir.
» Avec amour recevez les salutations du corps des anciens représentant les Assemblées :Boutty, Savannakhet, Phône, Nong-Boua, Nay Than, Savannakhet, Seng, Na-Deng, Phut, Son-Khône,Thiane, Na-Deng, Boun-Mi, Song-Khône, Plia, Na-Deng, Nay Sang, Paksé,Thitta, Keng-Kok, Kham Pheung, Thakhek, Thianne, ,Keng-Kok, Nay Phète, Kham-San. »
C'est avec émotion que nous recueillons
aujourd'hui, après un demi-siècle
d'infatigables travaux, ces signes avant-coureurs
de la majorité spirituelle de l'Eglise du
Seigneur au Laos.
« Patientez encore et nous
prêtez votre appui jusqu'à notre
majorité », ont-ils
demandé.
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