De la mort de Charlemagne à
l'avènement de Grégoire VII
(814-1073)
CHAPITRE
V
L'Église d'Orient du IXe au XIe
siècle
(1).
L'histoire de l'Église d'Orient au IXe
siècle peut se résumer en trois
conflits : la querelle des images, la lutte contre
les Pauliciens, la rivalité entre Rome et
Constantinople.
Longtemps proscrit par l'empereur
byzantin Léon III l'Isaurien et son fils
Constantin Copronyme, le culte des images avait
été rétabli, comme nous
l'avons déjà vu (T. II, p. 278), par
l'impératrice Irène en 787. Un
concile, réuni cette année-là
à Constantinople, sur l'initiative du pape
Hadrien 1er, et du patriarche Tarasius, puis
transféré à Nicée -
d'où son nom : IIe concile de Nicée
(VIIe concile oecuménique) - annula les
décisions de celui d'Héria, sur le
Bosphore (754). Il déclara que toute image du
Christ, de Marie, des anges ou des saints,
mérite, en souvenir d'eux, tout comme la
croix, non pas sans doute « le culte (latreia)
véritable qui convient à la seule
nature divine », mais « la salutation
(aspasmos) et l'adoration (proskunésis)
respectueuse », et qu'on peut leur offrir de
l'encens et allumer des flambeaux en leur honneur.
Ajoutons que cette grande assemblée confirma
toits les canons des six premiers conciles
oecuméniques, établissant ainsi un
code de législation ecclésiastique
pour l'Orient. Parmi ses
décisions, on doit noter
celles qui visent à réformer les
moeurs du clergé, et celle qui
déclare nul le choix d'un
ecclésiastique par le pouvoir
séculier.
Après l'expulsion d'Irène
(802), Nicéphore 1er toléra les deux
attitudes de son peuple à l'égard de
la vénération des images, mais
Léon V l'Arménien (813-820) reprit la
lutte contre elle, malgré le patriarche
Nicéphore qui fut contraint de se retirer,
et le synode de Constantinople (815) remit en
vigueur les décrets de celui d'Héria.
Michel Il le Bègue (820-829), qui
remplaça Léon V assassiné le
jour de Noël, montra quelque tolérance,
mais Théophile (829-842) renouvela la
proscription. Enfin, Théodora,
régente de son fils Michel III l'Ivrogne
(842-867), fit rétablir par un synode le
culte des images, et le 11 mars 848 fut
célébré « le Triomphe de
l'Orthodoxie », solennité que
l'Église d'Orient a
conservée.
Une autre cause de trouble pour l'empire
byzantin fut la lutte contre les Pauliciens. Cette
secte de chrétiens radicaux, admirateurs de
saint Paul, hostiles au culte des images et aux
sacrements et adonnés au manichéisme
(2), après
une période de décadence, avait
été réorganisée par le
réformateur Serge, surnommé Tychique,
qui fut assassiné en 835. Les
persécutions l'amenèrent à se
réfugier dans la partie de l'Arménie
soumise aux Musulmans, avec lesquels elle s'allia
contre l'empire grec. Une forteresse fut
élevée à Tephrique sur les
frontières, et la guerre éclata.
Basile 1er fondateur de la dynastie
macédonienne (867), vainquit en 871 le chef
paulicien Chrysochéir, et, après le
meurtre de ce dernier et la prise de la forteresse,
la puissance politique de cette secte fut
anéantie
(3).
Un troisième motif d'agitation
fut la rivalité entre Rome et
Constantinople, qui se ralluma avec le conflit
d'Ignace et de Photius.
Le patriarche Ignace, de race
impériale, fut déposé en
novembre 857 à cause de son énergique
réprobation d'un inceste commis par Bardas,
oncle et principal conseiller du jeune empereur
Michel III. Il en appela aussitôt à
Rome. Le secrétaire d'État Photius,
le plus grand savant de son temps, le
remplaça
(4). Simple
laïque, il reçut en six jours les
ordres ecclésiastiques exigés par ses
hautes fonctions. Au bout d'un an de lutte contre
les moines, il fit part de sa nomination à
Nicolas 1er, que l'empereur pria, de son
côté, de reconnaître le nouveau
patriarche. Le pape, s'appuyant sur le
Pseudo-Isidore qui le proclamait chef absolu de
toutes les Églises, et bien conseillé
pour sa politique grecque par son
bibliothécaire Anastase, envoya deux
évêques pour faire une enquête
(septembre, 860). Au synode réuni dans
l'église des Apôtres, à
Constantinople, en mai 861, les légats,
peut-être achetés, se
prononcèrent pour Photius contre Ignace,
mais Nicolas 1er, perçant à jour la
duplicité du nouvel élu,
désavoua ses légats et
s'efforça de rétablir dans ses
fonctions le patriarche révoqué
(encyclique du 18 mars 862). Il fit ensuite
déposer son rival par un synode romain, et
il multiplia les lettres contre lui sans
s'inquiéter des menaces de
l'empereur.
Sur ces entrefaites, les efforts des
légats pour soustraire la Bulgarie
chrétienne à l'influence de
Constantinople amenèrent Photius à
dénoncer, dans son encyclique de 867 aux
Orientaux, les erreurs de
l'Église latine. Il lui
reprochait, entre autres griefs, d'avoir interdit
le mariage des prêtres et
altéré le Symbole en y ajoutant le
filioque, et il convoquait un synode à
Constantinople.
Nicolas 1er, qui y fut
excommunié, répliqua en poussant
plusieurs théologiens latins à
prendre la plume. Ratramne écrivit un
traité Contre les critiques des Grecs qui
diffament l'Église romaine (Contra Groecorum
opposita), et l'évêque de Paris,
Enée, fit un Liber adversus Groecos. Peu
après, Basile le Macédonien, qui
avait fait assassiner Michel Il (23 septembre 867)
et pris sa place, irrité contre Photius
assez hardi pour lui reprocher ouvertement son
crime et lui refuser la communion l'exila dans un
monastère de l'île de Chypre et
rétablit Ignace.
Deux ans après, un synode romain,
réuni par Hadrien II, prononça la
condamnation de Photius. Elle fut renouvelée
à celui de Constantinople, convoqué
par Ignace 5 octobre 869 - 28 février 870) -
le VIIIe concile oecuménique, d'après
les Latins - qui reconnut le pape comme
maître absolu de l'Église. Pourtant,
il repoussa ses prétentions sur
l'Église bulgare qui s'était
rattachée de nouveau à
l'Église d'Orient.
Après la mort d'Ignace (878),
Basile 1er, qui estimait Photius, le
rétablit. Le patriarche convoqua en 879 un
concile - le VIIIe oecuménique,
d'après les Grecs - qui le reconnut et cassa
les décisions du synode de 869. Ce concile
n'admit la primauté du pape que sur
l'Occident. Le pape Jean VIII refusa de l'approuver
et le schisme commença. En 886, Photius fut
déposé par Léon le Philosophe,
fils de Basile 1er, et enfermé dans un
monastère arménien où il
mourut en 891.
Avec Basile 1er, fondateur de la dynastie
macédonienne, qui dura de 867 à 1057,
date où elle fut remplacée par celle
des Comnène, s'ouvre une période
brillante. Ces empereurs, bien différents de
ceux qui les ont
précédés, sont des soldats
énergiques et de bons administrateurs. Leur
premier soin est d'endiguer les invasions. Basile
1er fait une série de campagnes en Asie
contre les Arabes (873-879). Ses successeurs
reprennent le pays jusqu'à l'Euphrate et au
Tigre, s'emparent d'Antioche (968) et d'Alep (995).
Romain Lécapène contient
Siméon, le tsar des Bulgares, impuissant
à enlever Constantinople (924) ;
Nicéphore II Phocas refuse à ces
envahisseurs le tribut annuel (967), et
après les longues guerres de Basile II,
surnommé « le tueur de Bulgares »,
le tsar Samuel est vaincu sur la Stroumitza (1015),
et dans sa fuite, en voyant venir à lui
quinze mille de ses soldats auxquels le vainqueur a
fait crever les yeux, il meurt de saisissement.
Quatre ans après, son royaume disparut de la
carte d'Europe, annexé à l'empire
d'Orient.
Ces monarques, despotes intelligents,
réussirent, par une législation
heureuse qui compléta celle de Justinien
(5), à
fondre en un tout homogène les races
diverses qu'ils gouvernaient et à donner
l'essor, au Xe siècle, à une
civilisation pleine d'éclat. Les
étoffes de soie, les bijoux et les ivoires
sculptés acquièrent une vogue
extraordinaire. On construit des basiliques
à coupoles. Églises et palais
reçoivent une décoration somptueuse,
où les sculptures s'inspirent de motifs
arabes. De cette époque datent la
mosaïque de Sainte-Sophie de Kiev, ainsi que
celle de Sainte-Sophie de Constantinople qui
représente un empereur prosterné aux
pieds du Christ. Les manuscrits enluminés se
multiplient. L'Université de la capitale a
des savants renommés. Constantin VII
Porphyrogénète fait des travaux
historiques et politiques.
À ce rayonnement artistique,
littéraire et commercial, l'empire d'Orient
ajouta une large mainmise politique sur l'Occident
rongé par l'anarchie. Dans
l'Italie méridionale,
où il possédait la Calabre et la
Sicile, il arracha aux Sarrasins Bari et Tarente,
puis la Campanie, et il étendit son
influence sur les républiques voisines,
celles de Naples et de Gaète, et jusque sur
Venise qui reconnut sa suzeraineté. Mais
l'arrivée des Normands vint briser sa
domination en Italie. Vers 1040, les trois fils de
Tancrède de Hauteville prirent une grande
partie de la Pouille. Le plus jeune, Robert dit
Guiscard (le rusé), acheva la conquête
de la Campanie, de la Pouille et de la Calabre
(1047-1071), tandis que son frère Roger
s'emparait de la Sicile (1062-1072).
L'Église d'Orient fut assez
prospère à cette époque.
Signalons, au Xe siècle, les
homélies et les traités dogmatiques
de Léon le Philosophe, toute une
littérature de controverse contre les
Musulmans, les Latins et les Juifs, un Recueil des
Vies des Saints dû à Siméon le
Métaphraste (« paraphraseur »),
secrétaire, semble-t-il, de Léon le
Philosophe, auquel l'hagiographie byzantine doit sa
forme classique, de réputation d'ailleurs
douteuse, le Lexique de Suidas, auteur inconnu,
vaste compilation où l'on trouve des
données précieuses pour de
l'Église. Insistons davantage sur l'essor de
l'ascétisme, favorisé en Orient par
le mode de recrutement des évêques,
sortis en général des couvents. Sous
l'influence de l'abbé du couvent de Studion,
à Constantinople, Théodore Studite
(mort en 826), de nouveaux monastères
avaient été fondés. Leurs
possessions s'accrurent jusqu'à constituer
un danger pour l'État, et le synode de
Constantinople (861) dut les limiter.
Au Xe siècle, le mouvement
monastique s'accentua, soutenu par les empereurs.
Il revêtit parfois la forme
anachorétique et produisit des
phénomènes ascétiques fort
étranges. Les fondations les plus
importantes furent celles des montagnes de Latros,
au bord du Méandre, près de Milet, de
l'Olympe, en Bithynie, et de l'Athos (Hagion Oros,
sainte montagne), dans la
Chalcidique (6).
Le premier couvent de ce dernier mont, bâti
en 963, fut entouré peu à peu par
d'autres établissements.
Les moines confessaient le peuple, au
grand déplaisir du clergé
séculier, et certains
l'émerveillaient par leurs prouesses
ascétiques, tel Lazare le Stylite, sur le
mont Galésius, près
d'Éphèse. Ils étaient durs
pour les hérétiques
(7). Ils le
furent aussi pour eux-mêmes et plusieurs
d'entre eux travaillèrent à la
réforme de leur institution, en particulier
Christodule (8),
qui fonda le couvent de saint Jean à Patmos
en 1079. Le principal mystique de l'Église
grecque fut Siméon « le nouveau
théologien », moine an couvent de
Studion, puis dans celui de Mania, à
Constantinople. Indifférent au dogme et à
l'Église il s'en tenait à
l'expérience intime, ouvrant ainsi la porte
aux hérésies.
L'activité missionnaire de
l'Église d'Orient, dont nous avons
déjà signalé les rapports,
parfois hostiles, avec celle des
évangélistes allemands et latins dans
l'Europe centrale, se déploya efficacement
parmi les Russes (Rhos), qui avaient fait leur
apparition devant Byzance en 860. D'après
l'encyclique de Photius, ils avaient accepté
un évêque et suivaient avec
zèle le culte chrétien. Basile le
Macédonien leur fit adopter le
baptême, et ils eurent un archevêque,
consacré par Ignace. Plus tard, il y eut
à Kiev, vers 945, une Église de
nobles normands, nombreux dans cette ville. Olga,
veuve du roi Igor venue en 957 à
Constantinople, y fut baptisée et
reçut le nom d'Hélène.
Pourtant, elle ne resta pas en relations avec
l'Église byzantine, et elle s'adressa
à Otton 1er, pour avoir un
évêque et des
prêtres. Adalbert, moine de Saint-Maximin
à Trèves (plus tard pourvu du
siège de Magdebourg), fut nommé
évêque missionnaire pour la Russie
(961), mais son oeuvre échoua. D'autre part,
Wladimir l'Apostolique, petit-fils d'Olga, qui
épousa la princesse Anna de Byzance, resta
en rapports suivis avec l'empire d'Orient. Il se
fit baptiser en 988, et le baptême de ses
sujets s'ajouta au sien. Huit
évêchés furent fondés.
Quatre autres devaient s'y ajouter avant la
conquête mongole. La liturgie slave,
importée par les Bulgares, s'implanta dans
ce pays.
À partir de 991, l'Église
russe fut dirigée par un
métropolitain nommé par le patriarche
de Constantinople, avec résidence à
Kiev (9). Presque
tous ces métropolitains furent des Grecs. Le
grand couvent (Höhlenkloster) de Kiev,
fondé en 1051, devint pour la Russie un
centre ecclésiastique imprégné
de culture grecque, où des
évêques vinrent se former. D'ailleurs
le christianisme russe fut surtout monastique. Les
moines étaient fort
considérés, et ils exerçaient
une grande influence sur les princes, dans le sens
de la paix.
Malgré son caractère
byzantin, l'Église russe ne resta pas sans
relations avec la papauté. Un
délégué romain, Brun de
Querfurt, moine à Rome, puis missionnaire en
Hongrie, obtint la protection du prince Wladimir
dans son essai d'évangélisation (vers
la fin de 1007) des Petschenègues,
fixés sur les rives du Bas-Dnieper et de la
mer Noire. Mais, après le Schisme de 1054,
l'Église russe suivit celle de Bysance, et
l'on y vit éclore une vaste
littérature polémique dirigée
contre les Latins. Au reste, elle conserva un
caractère national, comme le montre la
stricte dépendance des évêques
à l'égard des princes.
Venons-en au récit du grave
événement qui, au
milieu du XIe siècle,
marqua l'histoire de l'Église d'Orient, la
rupture de ses relations avec l'Église
d'Occident.
Elles s'étaient
améliorées au début du Xe
siècle. En 900, Léon le Philosophe
avait fait légitimer son quatrième
mariage par le pape Serge III et obtenu de lui la
déposition du patriarche Nicolas Mystique
qui y avait refusé son assentiment. Ce
dignitaire avait été, d'ailleurs,
rétabli dans sa charge en 912 et reconnu par
Jean X en 920. Sous Romain Lécapène
(920-944), des relations se nouèrent entre
Byzance et certains papes, désireux de
trouver en elle un appui contre
l'hégémonie des souverains allemands.
Un esprit différent prévalut sous
Nicéphore Il Phocas (963-969). Ce souverain
prescrivit à son patriarche, Polyeucte,
d'ériger à Otrante un
archevêché soumis à
Constantinople, et il interdit l'observation du
rite latin dans les provinces grecques d'Apulie et
de Calabre (968).
Le mariage d'Otton Il avec la princesse
Théophano avait été impuissant
à changer ces dispositions. Sous Basile II,
le patriarche Serge Il fit effacer le nom du pape
des diptyques (registres sacrés) de
l'empire, probablement parce qu'Henri Il
d'Allemagne avait contraint le pontife à
faire chanter désormais à Rome le
symbole muni du filioque.
Les rapports entre les deux
Églises se tendirent de nouveau avec la
prétention du pape Léon IX d'exercer
sa juridiction sur les anciens territoires
byzantins de l'Italie méridionale, qu'Henri
III venait de reconquérir sur les Normands
(10). Il se
rendit en Apulie (1050) et nomma un
archevêque pour la Sicile. Il chercha bien
à s'entendre avec l'empereur Constantin IX
Monomaque (1042-1054), mais le patriarche Michel
Cérulaire, prélat austère et
très orgueilleux, répondit en faisant
fermer les églises et les couvents du rite
latin à Constantinople, et en
écrivant, d'accord avec Léon
d'Ochride, métropolitain
de l'Église bulgare autonome, une lettre
violente destinée à exposer le
différend au clergé d'Apulie. Il y
reprochait aux Latins de fâcheuses
innovations, telles que l'usage du pain azyme dans
la Cène. Il en résulta une dispute,
que l'empereur s'efforça d'apaiser. À
sa prière, le pape lui envoya une
députation constituée par le cardinal
Humbert, l'évêque Pierre d'Amalfi et
Frédéric, diacre et chancelier de
l'Église romaine.
Invité à désavouer
un pamphlet (libellus) dirigé contre les
Latins par un moine de Studion, Constantin leur
céda, mais le patriarche Michel,
traité par eux avec désinvolture, se
montra inflexible. Alors les
délégués pontificaux
déposèrent le 6 juillet 1054, sur
l'autel de Sainte-Sophie, la célèbre
bulle d'excommunication qui condamnait avec
énergie Michel et ses partisans, coupables
de nombreuses hérésies, en
particulier le mariage des prêtres et le
rejet du filioque. Puis ils sortirent en disant :
« Que Dieu le voie et qu'il juge! »
Quelques jours plus tard, dans un synode
tenu à Constantinople, Michel
anathématise le pape. Tous les patriarches
d'Orient se rattachèrent à la
capitale, même celui d'Antioche, Pierre, peu
passionné pour ce conflit. Le souverain dut
céder à la pression des masses
populaires. Le Schisme était
consommé. Rupture grave, car elle allait
séparer non seulement deux Églises,
mais deux Empires.
(1) Charles Diehl, Hist. de l'Empire
byzantin, Paris 1919 ; Gustave Schlumberger,
L'Épopée byzantine à la fin
du XI siècle (T. Il, : Jean
Tzimiscès (969-989) ; T. Il : Basile II
(989-1025), Paris 1896-1900), et
Nicéphore Phocas, 21 éd. Paris
1923.
.
(2) Sources : Historia Manichwaeorum qui
Pauliciani dicuntur, par Petrus Siculus,
ambassadeur de Basile 1er chez les Pauliciens.
.
(3) En 970, l'empereur Jean Tzimiscès
devait la transplanter en Thrace et lui confier
la défense du nord de
l'empire.
.
(4) il fut un compilateur acharné. Sa
Bibliothèque (Myriobiblon) donne des
extraits de près de cinq cents ouvrages
dont la plupart sont perdus
(éditée à Augsbourg, 1601).
Il écrivit un traité contre les
Pauliciens (éd. Hambourg, 1722), des
lettres pleines d'érudition et
d'éloquence (éd. lat. de 248
lettres, Epistolae, Londres 1651), et d'autres
livres. Quant au Nomocanon, recueil de lois et
de canons orientaux, il est, semble-t-il,
antérieur à Photius.
.
(5) Rééditée sous
Léon le Philosophe (886-911) dans les
soixante livres des Basilika.
.
(6) La vie des moines sur l'Olympe nous est
connue par les deux biographies, dues à
deux religieux, de Joanniquios, contemporain de
Théodore Studite.
.
(7) Les monophysites de Syrie (sur cette
tendance, voir notre T. II, p. 204) furent
condamnés à
Constantinople.
.
(8) Le barbier, Saint Christodule et la
Réforme des couvents grecs au XIe
siècle, Paris 1863 ; art. de Renaudin
dans la Revue de l'orient chrétien,
1900.
.
(9) Cette résidence devait être
transférée à Vladimir, en
1299, et en 1325 à Moscou.
.
(10) Gay, L'Italie méridionale et
l'Empire byzantin, de 867 à 1071
(École française de Rome), 1904.