| Il est
écrit: TA PAROLE EST LA VERITE (Jean 17.17) Cela me suffit... |
REGARD
Bibliothèque chrétienne online EXAMINEZ toutes choses... RETENEZ CE QUI EST BON - 1Thess. 5: 21 - (Notre confession de foi: ici) |
Il est
écrit: TA PAROLE EST LA VERITE (Jean 17.17) Cela me suffit... |
PLUS QUE VAINQUEUR!Le « Plus que vainqueur... »
Le « plus que vainqueur » n'est nullement un être étrange, mystérieux, ou merveilleux, - pas plus que ne le sont les autres créations de Dieu, une plante par exemple, ou une fleur, ou un fruit. Il sera merveilleux, oui, comme le sont tous les ouvrages du Créateur mais tout, chez lui, sera si naturel, si simple, qu'il paraîtra aussi « ordinaire » qu'une marguerite des champs. Beaucoup ne reconnaîtront pas en lui un fils de Dieu, pas plus qu'on n'a reconnu cette nature divine chez Jésus-Christ. Souvent même ce seront les « connaisseurs » en matière religieuse qui le reconnaîtront le moins. Il fera des oeuvres semblables en leur nature à celles de son Maître, mais peu de personnes auront « des yeux » pour les voir. Et plus il en fera, plus on le regardera comme « une brebis destinée à la boucherie. » Son obéissance à Dieu ayant revêtu le caractère absolu, il y aura dans son caractère et dans sa vie quelque chose de cette simplicité parfaite qu'on voit dans la nature. Il ne sera ni plus ni moins qu'un fils de Dieu. Mais quel ciel de grâce et de gloire et quelles solennelles obligations ce mot ne renferme-t-il pas pour ceux qui, se considérant comme ne s'appartenant plus, mais comme des « rachetés », comme la propriété d'un autre, - ne voudront envisager leur vie sur la terre sous un autre jour, jugeant de leurs droits et de leurs devoirs exclusivement à la lumière de ce titre de « FILS DE DIEU ». Rachetés à un grand prix, ils ne vivront que pour glorifier Dieu dans leurs corps qui sont sa propriété. Glorifier Dieu, glorifier Dieu, voilà leur but unique. Dans ce dernier chapitre je veux surtout indiquer quelques-uns des traits de la vie intérieure de ce fils de Dieu, de ce « plus que vainqueur ». Et pour cela je retournerai au point
de départ et je demanderai: Comment, de quelle
manière Adam a-t-il perdu sa royauté et sa
domination, comment a-t-il cessé d'être dans le
sens spirituel un fils et un vainqueur, comment, en un mot,
de vivant et régnant qu'il était, est-il
devenu mort et esclave ? La conversion ne peut être, au fond, qu'instantanée. Adam a eu son « jour » de perdition; le chrétien a son « jour du salut ». Il a un anniversaire spirituel aussi bien qu'un anniversaire naturel. Comme les Israélites il peut célébrer le jour de sa sortie de dessous le joug de l'esclavage. « Vous conserverez le souvenir de ce jour et vous le célébrerez... » disait Moïse. Il n'y a eu rien de compliqué dans les causes de la chute d'Adam, et il n'y a rien de compliqué dans le salut. Le point central de l'un et de l'autre fait est un acte précis et définitif de confiance et d'obéissance. Tout dépend quelle est la personne qui est l'objet dé cet acte. Dans le cas d'Adam, c'était la foi au démon qui faisait appel à ses désirs naturels, lui demandant de les soustraire à l'obéissance à la loi de Dieu. Dans le cas du chrétien, c'est juste le contraire. Il s'abandonne à Dieu, croit en lui et soumet à ses lois, d'une manière absolue, tous ses désirs naturels. Et comme je le disais à la fin du chapitre sur « la sainteté », il ne confond pas ces désirs humains et naturels avec le péché. Il n'y a pas plus de péché en eux qu'il n'y en avait dans ceux d'Adam. Le « plus que vainqueur »
est donc un homme qui n'écoute que Dieu. Il ne s'écoute
pas; il n'écoute pas le démon; il
écoute Christ en lui, il écoute cette nouvelle
et divine vie qui est venue régner au dedans de lui.
Il regarde à Jésus vivant en lui. Pour toutes
choses, il s'en réfère à Jésus.
Il vit pour Jésus. Il vit par Jésus. Il
demeure en Jésus. Il écoute
Jésus. Le vainqueur est un être qui n'a
des oreilles que pour Dieu. Il en était ainsi d'Adam
avant sa chute. Mais, si au point de vue physique, nous nous
trouvons dans une position inférieure à celle
d'Adam, étant moins parfaits que lui, nous sommes
dans une position spirituelle supérieure, ayant
Jésus-Christ comme Vie en nous. Écouter cette VIE au
dedans de nous, tout soumettre à son gouvernement,
c'est être un vainqueur et un plus que
vainqueur. Le voilà, le « plus que
vainqueur », le combattant du royaume de Dieu, le
chevalier de la croix, sans peur et sans reproche. SANS PEUR
: délivré « pour le servir sans crainte
»; SANS REPROCHE : « en marchant devant lui dans
la sainteté
et dans la justice, tous les
jours de notre vie. » (Luc I, 74-75.) - « Purs et
irrépréhensibles » - est une autre
description du chevalier. En voici d'autres : Voici quelques-unes des formes intérieures que prend cette vie et cette grâce que l'apôtre Jean désigne sous le nom de l' « amour parfait ». Elles suffiront à mettre en lumière quelques aspects intimes de cette vie d'abandon absolu, de cette vie de foi et d'amour. Un grand nombre de témoins qui ont vécu à diverses époques, ou qui vivent aujourd'hui, sont d'accord sur les traits principaux de l'état d'âme produit par l'entière sanctification. L'homme sanctifié a nettement
conscience de vivre intérieurement dans l'état
de l'amour parfait. Il ne peut trouver en lui rien qui soit
contraire à ce principe, Chaque croix lui semble
avoir pour résultat de faire ressortir son
état de mort au monde. Et plus la croix est
élevée, plus ce fait se détache devant
ses yeux spirituels, de même que la croix du Christ,
dressée sur le sommet du Calvaire faisait voir
à tous sa victoire. Si la pression des circonstances extérieures fait plier pendant un instant les nerfs, pour ainsi dire - de son esprit ou de son corps, en un mouvement d'appréhension, le ressort de l'amour parfait et de la foi illimitée affirme son ascendant et le vrai fond de son être triomphe. Le mouvement a été nerveux, c'est-à-dire purement physique, et n'a eu aucun caractère moral. Dieu est sa passion. Il n'aime pas ses
bien-aimés moins, pour
l'aimer lui, davantage, - au
contraire, sa capacité d'amour pour eux et pour tous
ses frères est infiniment augmentée par sa
fidélité à son « premier amour
». Dieu, son Dieu, est un univers de
lumière, de paix et de satisfaction qui peut
l'enrichir même dans la perte de tout.
L'Éternel a élevé son âme au
dessus de toutes les vagues et de toutes les tempêtes.
Il ne redoute plus rien. La volonté de Dieu est son
ciel. Un des aspects les plus caractéristiques de cette vie est celui qu'on pourrait désigner sous le nom de DÉSERTS intérieurs. La marque distinctive de ces
déserts consiste dans l'absence totale de tout
sentiment de la présence de Dieu, de la possession de
sa force ou de sa sagesse; c'est le vide, c'est le
néant, c'est le dépouillement intérieur
le plus absolu. Avant que l'âme connaisse mieux
les voies de Dieu, ces déserts peuvent l'effrayer;
elle est tentée de se replier sur elle-même, de
douter ou de juger de son état spirituel
d'après cette absence de tout sentiment. Plus tard,
elle comprend que ces déserts constituent le
régime nécessaire à l'homme de Dieu,
qu'ils renferment la plus
grande grâce, en ce
qu'ils créent le milieu intérieur le plus
propre à l'exercice d'une foi absolument pure, et
l'âme apprend à se dire dans de pareilles
épreuves de foi : « Voici le moment où tu
vas pouvoir glorifier Dieu en comptant sur lui sans avoir un
appui quelconque; voici le moment ou il peut t'utiliser pour
son service au plus haut point, puisque tu dépendras
uniquement de lui. Il a, pour ainsi dire, les coudées
franches dans ton âme, il s'y trouve de tous
côtés entouré par le vide au sein duquel
il met sa gloire à créer toutes choses.
Dès lors tout ce que tu feras sera purement
en Lui. Il sera pour toi sagesse et force.
» Les plus grandes oeuvres que l'homme de Dieu est appelé à faire, sont généralement précédées par un de ces déserts; et c'est aussi ordinairement dans ces lieux arides qu'on est assailli par les plus cruelles tentations, par les accusations de toutes sortes venant du démon. Il cherche à tout placer sous un faux jour, à nous faire douter concernant les voies de Dieu à notre égard; et si, à ce moment-là, les événements nous apportent des souffrances ou si les hommes nous font subir quelque injustice, le démon ne manque pas de s'élancer avec la rapidité de l'éclair pour enlever d'assaut la citadelle de notre âme, cherchant à y faire pénétrer une pensée de mécontentement, de murmure, ou un sentiment d'aigreur. Le milieu propre à
l'épreuve de la foi et à ces victoires
absolues de l'âme, dans lesquelles Dieu se glorifie le
plus, est premièrement le désert, et
ensuite l'assaut du
démon dans ce
désert même, où l'âme est
privée de tout. Les attaques de l'ennemi en ces
moments-là sont furieuses,
désespérées et adaptées avec une
grande habileté aux circonstances spéciales du
moment. L'homme sanctifié sait distinguer entre la tentation et le péché. Il ne tombe pas dans le piège qui consiste à croire que c'est de son propre fonds, de son propre coeur, que viennent « les traits enflammés. » Il sait que, comme le dit Saint-Paul, ces traits « viennent du démon » - ils viennent du dehors et non du dedans. La vie de la foi pure et de l'amour pur, quoique ayant dans son fond une joie et une paix divines, n'est pas exempte des luttes et des angoisses à la surface. La vie du vrai chrétien est toujours, sous une forme ou sous une autre, une vie de souffrances; mais au milieu de cette vie, et surtout après avoir passé par un de ces « déserts », l'âme est visitée par des ondes de joie véritablement célestes. La vie de la foi pure est infiniment
la plus saine. Dans la vie où l'on s'appuie encore
sur les sentiments, il y a toujours de l'indulgence pour
soi-même. La vie de la foi est, pour ainsi dire, une
nourriture austère qui ne flatte pas le palais. Se
complaire, chercher son plaisir dans les sentiments ou les
émotions provenant d'une joie ou d'un bonheur
spirituels - c'est se donner une vie qui est l'opposé
de celle de la foi. Cette conscience de la vie divine en lui devient également nette et claire d'une manière remarquable lorsqu'il est appelé à prier pour des malades ou à leur imposer les mains pour leur guérison. La vie divine se manifeste quelquefois, en ces occasions-là, d'une manière si forte qu'il sent très nettement se produire en lui un renouvellement de forces physiques. Quelques aspects de l'expérience intérieure de l'homme de Dieu appelé à prendre part à des réunions publiques : Lorsqu'il n'a devant lui aucun service actif (parler, prier, par exemple) son état intérieur est le repos, la paix, une paisible méditation dans la lumière divine, l'adoration et la prière silencieuse. Il soutient de toutes ses forces ceux qui conduisent l'attaque. Il est toujours pénétré de la grandeur de l'occasion présente pour l'accomplissement du bien, en sorte qu'il ne peut faire autrement que prier intérieurement et avec force pendant tout le temps que dure la réunion. Lorsqu'il a à parler, à
prier, il a souvent conscience d'une espèce de sainte
force qui s'élève au dedans de lui, une
espèce de pression qui augmente à un tel
degré qu'il ne peut être soulagé qu'en
épanchant les sentiments de son âme comme en un
torrent. Lorsque, dans une réunion, il n'a pas l'occasion de prier à haute voix, le besoin de prier est quelquefois si impérieux, la pression de l'amour, de la foi, si grande, qu'il ne peut presque s'empêcher de gémir. Souvent l'esprit de prière est
comme un véritable torrent ou une tempête dans
son âme. C'est une faim si dévorante et une
soif si ardente de voir le règne de la justice
s'étendre dans le monde, que l'âme ne peut la
comparer qu'à une véritable
famine. Jésus-Christ lui est fait
sagesse. Il a la conscience de ne manquer jamais de rien.
Dieu pourvoit littéralement à tous les besoins
de son esprit, selon la richesse de sa grâce en
Jésus-Christ, de moment en moment. Au fur et à
mesure que chaque minute se présente avec ses devoirs
et ses occasions, la grâce et l'inspiration divines
satisfont tous ses besoins, que ce soit pour parler dans une
réunion ou s'occuper d'un cas difficile dans la cure
d'âme. En vérité, ce n'est plus lui qui
vit, mais Christ qui vit en lui. Il est « mort »
et « sa vie est cachée avec Christ en Dieu.
» Son ambition est d'être un homme auquel Dieu ne peut rien refuser. L'homme sanctifié est averti
intérieurement qu'il doit être constamment
revêtu de toutes les armes de Dieu, afin de pouvoir
tenir contre les « ruses du diable. » Il y a deux parties contractantes dans l'alliance entre l'âme et son Dieu. Le démon est constamment occupé à accuser la bonne foi de l'une ou de l'autre. Tantôt, comme dans le jardin d'Eden, c'est Dieu qu'il accuse devant l'homme, et quand celui-ci a triomphé de cette tentation, et demeure ferme dans sa confiance en son Seigneur, alors le démon se retourne contre lui et veut l'accuser devant Dieu, disant que sa consécration à son Maître est une illusion. Il doit alors refuser de discuter la question avec le démon et s'en tenir fermement au fait qu'il s'est donné à Dieu, et veut encore et toujours sa volonté. L'homme de Dieu va donc de l'avant,
sourd à la voix du démon, et dans une foi
aveugle, tenant toujours la question de sa
consécration pour réglée
définitivement, une fois pour toutes, et celle de la
fidélité de son Dieu également. S'il
sent le besoin de définir nettement sa situation
intérieure, voici, en quelque sorte, son langage;
c'est le langage ferme et viril de la foi : « Je
dois être saint, et je le suis puisque je
le veux, et puisque Dieu le veut. » En fin de compte, le langage de la foi
revient toujours à ceci : « Je veux être
saint, donc je le suis par ta puissance, car tu es fidèle à ta promesse. » Il en est de même pour l'autre côté de la vie, faire le bien, Voici encore le langage simple et affirmatif de l'homme de Dieu : « Je suis à toi et tu es à moi. Devant chaque devoir actif de faire ta volonté, j'affirme également que je puis. Par ta grâce j'ai la force de faire tout ce que tu demandes de moi. Tes commandements sont des promesses, et si tu mets un devoir devant moi, c'est une preuve que j'ai en moi ta force à un degré suffisant pour l'accomplir. Je dois, donc je puis. » En somme, la loi qui régit la vie de l'homme sanctifié est celle-ci : « Il te sera fait selon ta foi. » Le « plus que vainqueur »
est puissant dans la prière. C'est peut-être
l'arme sur laquelle il compte le plus dans sa lutte contre
les puissances des ténèbres, en privé
et en public. Il y a trois sortes de
prières: Quoi de plus naturel que ceux dont la
passion est de glorifier Dieu et de le voir glorifié,
puissent s'attendre toujours à ce que leurs
prières soient exaucées; car ils ne savent
prier que pour ce qui contribue à sa
gloire. Un trait entre d'autres marquant la
différence entre ces deux sortes de prières,
est celui-ci : L'âme qui prie « dans la chair
» pense à sa
prière, l'âme qui
prie dans l'Esprit pense
à son Dieu. L'âme de l'homme de Dieu est
remplie d'une soif ardente, insatiable, inextinguible, de
voir Dieu glorifié, de voir venir son règne.
Et c'est à coup de prières, de prières
du genre que nous venons de décrire, que le «
plus que vainqueur » bat en brèche les positions
ennemies dans le monde des ténèbres. Il ouvre
le chemin de l'Évangile par des prières toutes
de feu et de foi. Il sait lutter à genoux
jusqu'à ce qu'il reçoive l'assurance de
l'exaucement. Cette vie exige une marche continuelle
dans le renoncement. L'homme de Dieu est averti
intérieurement contre le danger du bonheur humain. Il
sait que, pour l'âme apostolique, le bonheur provenant
des liens de famille, d'amitiés terrestres, de la
société, le bonheur que l'on trouve dans les
milieux conformes à ses goûts, ou dans les
circonstances agréables à la nature humaine -
ce bonheur-là peut constituer le plus grand danger,
non seulement pour son âme mais aussi pour son
ministère. Il sait que ceux qui possèdent la
plus grande puissance spirituelle et la plus grande
influence pour Dieu sont ceux qui consentent aux plus grands
sacrifices des affections terrestres légitimes, qui
acceptent les séparations, les éloignements,
les solitudes, par amour pour Dieu et pour les
perdus. Le bonheur humain, le bien-être constituent un des plus grands dangers pour l'homme de Dieu dans ce monde. La puissance et l'influence spirituelles sur les autres ne s'acquièrent qu'au prix du renoncement. L'homme de Dieu ne doit jamais oublier qu'il est un enfant d'Abraham, et qu'il doit prendre Abraham pour modèle, soumettant toutes les affections à la loi suprême du sacrifice. Entre nous et les nôtres doit toujours se trouver Dieu; nous ne devons posséder quoi que ce soit ou qui que ce soit sauf en lui et pour lui. Laisser enchaîner nos coeurs par les affections terrestres, c'est encourager d'autres à y chercher leur bien et leur bonheur. Laisser Dieu intervenir entre nous et les nôtres pour faire avec eux et avec nous toute sa volonté, c'est encourager d'autres à croire que Dieu peut être tout pour eux aussi. Seul l'homme de Dieu, affranchi de cette manière-là, aura du coeur et du temps pour aider ceux qui ont besoin de son ministère, et pour former d'autres âmes apostoliques pour la carrière de « pêcheurs d'hommes ».
|
| Table des
matières Page précédente:
Page suivante:
|
|
|