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écrit: TA PAROLE EST LA VERITE (Jean 17.17) Cela me suffit... |
REGARD
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Il est
écrit: TA PAROLE EST LA VERITE (Jean 17.17) Cela me suffit... |
PLUS QUE VAINQUEUR!ET COMBUSTIBLE APOSTOLIQUE
Ah! Pierre, que le souvenir de ce moment-là a dû être cruel pendant tout le reste de ta vie! Mais n'est-ce pas précisément ce moment, où tu as dû constater d'une manière si terrible et si décisive la mortelle faiblesse de la nature humaine, qui t'a préparé pour l'acte définitif d'abandon par lequel tu devais mourir pour toujours au monde et à toute force charnelle, et devenir l'apôtre chargé de proclamer quelques semaines plus tard, à tout Jérusalem, que le Galiléen crucifié avec des brigands était réellement le Roi des Juifs, le Fils de Dieu, le Sauveur du monde? Quoi qu'il en soit, c'est cet incident, plus que toute
autre chose, qui, par contraste, a permis au monde de
mesurer toute l'étendue du miracle moral accompli le
jour de Pentecôte, et que Dieu peut encore accomplir
pour quiconque se renie soi-même aussi
complètement que Pierre renia son
Maître, et cesse à tout jamais de faire
reposer sa confiance en une force quelconque ne
procédant pas directement du Saint-Esprit. Mais Pierre était sincère, Et il y a toujours espoir pour ceux qui sont sincères. C'est de tout son coeur qu'il s'était mis à suivre le Maître. Il avait cru en lui avec une entière simplicité, avec toute la naïveté du pêcheur du lac de Galilée. Sa tête n'avait pas été remplie de toutes les discussions théologiques dont vivait la société religieuse de Jérusalem. Lorsque Jésus demanda aux disciples: « Qui dites-vous que je suis? » c'est Pierre qui répondit: « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant » ; et c'est à lui que Jésus annonça immédiatement après, que, sur cette vérité divine, à lui révélée par le Père, il bâtirait son Église, et que « les portes » du « séjour des morts » ne prévaudraient pas contre elle. En effet, comme Fils de Dieu, il devait ressusciter, triomphant des portes du séjour des morts, venir vivre en ses disciples, répandre sur eux la puissance de Pentecôte qui les rendrait, eux aussi, plus que vainqueurs. Oui, c'était sur la nature divine en
l'homme, et non sur sa pauvre nature humaine, que devait
être bâtie, comme sur le roc, l'Église de
Dieu sur la terre. Dans ce coq, qui chantait auprès de Lui, Pierre
pouvait saisir, par contraste, toute l'indignité de
notre nature déchue: il voyait qu'un simple oiseau
était infiniment plus fidèle que lui. Oui, le jour allait se lever, pour les plus faibles parmi les plus faibles de cette race humaine, descendus plus bas, infiniment plus bas que toute la création animale, dont ils faisaient leurs serviteurs. Telle est notre nature sans le Saint-Esprit. L'expérience de Pierre doit être tenue pour décisive. Qui, dorénavant, osera penser que cette nature humaine déchue va porter un renfort quelconque au Saint-Esprit ? Osera-t-on s'appuyer d'une façon quelconque sur le bras de la chair ? Plaira-t-on encore à la chair, même en religion, ou bien la laissera-t-on dans le tombeau que Jésus-Christ allait préparer à Pierre et à tous ceux qui, en tout temps, devaient le servir en nouveauté de vie, par la seule force de cette vie nouvelle ? Et qu'y a-t-il de comparable à la
fidélité du pur amour divin ? Au moment
où l'amour humain (et certes, Pierre, qui l'avait
connu pendant des années, aimait Jésus!)
montrait les abîmes de lâcheté dont il
est capable, même dans son expression la plus haute,
en ce moment même la force sublime, la
fidélité inaltérable, le
dévouement au devoir, qui sont le propre de l'amour
divin, se montraient en Jésus-Christ dans toute leur
majesté et leur tendresse indicible. Il se retourna
et regarda Pierre. Oh! la miséricorde insondable de Dieu! où y
a-t-il place pour le désespoir ? Y a-t-il lieu
même de se décourager au sujet de la faiblesse
humaine? S'agirait-il de notre force ou de notre faiblesse
dans la question de la conquête du monde? Le
découragement ne vient-il pas
précisément de ce qu'on regarde à soi
d'une manière quelconque ? 0 merveille de puissance divine! - ce même homme
devient le représentant de Jésus-Christ, le
représentant du Ciel, le représentant de tout
l'univers du bien, lorsqu'à l'aube de la
Pentecôte il descend de la Chambre haute, à la
tête des cent vingt, pour entreprendre la
conquête du monde. Une leçon impérissable se dégage de
l'histoire de Pierre: pour l'âme sincère, il
n'y a jamais lieu de désespérer. S'il y a eu
dans l'histoire du monde deux hommes qui semblaient avoir le
plus de droit à un désespoir éternel,
c'étaient Adam et Pierre. Représentez-vous
l'immensité des conséquences de la chute
d'Adam et d'Ève, - le nombre incalculable
d'êtres humains qui ont existé dans les
cinquante siècles de l'histoire du monde, - et qui
tous ont subi les conséquences fatales de cette chute
première. Et si nos premiers parents, pas plus que
Pierre, ne se sont pas abandonnés à un
désespoir éternel, si la grâce de Dieu
est immédiatement intervenue, leur ouvrant la voie du
salut, leur annonçant le Christ, où peut-il se
trouver,' sur la face de la. terre, une âme qui ait le
droit de désespérer, si elle veut
sincèrement le salut. Je rencontrai un jour, en chemin de fer, un homme de Dieu, un missionnaire qui revenait de l'Afrique; au cours de la conversation, je lui demandai: « Selon vous, quel est le plus grand des péchés? » - « Le désespoir, me répondit-il, car il méconnaît le plus grand des attributs de Dieu, l'amour. »
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