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écrit: TA PAROLE EST LA VERITE (Jean 17.17) Cela me suffit... |
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Bibliothèque chrétienne online EXAMINEZ toutes choses... RETENEZ CE QUI EST BON - 1Thess. 5: 21 - (Notre confession de foi: ici) |
Il est
écrit: TA PAROLE EST LA VERITE (Jean 17.17) Cela me suffit... |
PLUS QUE VAINQUEUR!Le Devoir.
Dieu nous donne le devoir, et le
devoir nous donne Dieu. En d'autres ternies, tout devoir
vient de Dieu et conduit à lui. L'homme de Dieu n'étant ni plus ni moins qu'une créature qui s'est soumise d'une manière absolue à la loi dit devoir, pour être ce qu'il doit être, pour faire ce qu'il doit faire, pour accepter tout ce qui lui arrive dans les dispositions que Dieu lui indique, - toute sa vie est ennoblie, jusque dans ses moindres détails; il n'est plus rien de grand ou de petit; chaque moment, chaque circonstance a une égale valeur. Tout est également ordre et volonté de Dieu, puisque tout est également devoir. Comment reconnaître le devoir ?
Cette question étant d'une importance capitale pour
tous les êtres humains, à quelque classe qu'ils
appartiennent, elle doit nécessairement pouvoir
être résolue par les moyens les plus simples.
Elle est également vitale pour tous, et quelles que
soient les perplexités au milieu desquelles nous nous
trouvions, il est nécessaire que nous puissions
reconnaître sûrement notre devoir. Quand l'oeil spirituel est en bon
état, tout le corps est plein de lumière. Le
devoir donc, pour être devoir, doit pouvoir se
reconnaître par des moyens d'une simplicité
absolue. Le mot devoir implique l'absolu. Une
chose ne peut pas être plus ou moins devoir. Sa
simplicité, en tant qu'obligation, doit
nécessairement résider dans son
caractère impératif. C'est cela même qui
doit constituer la force des hommes
du devoir : « Je fais ce que je dois ! Qui donc,
dans l'univers, oserait m'accuser? De qui ou de quoi
aurais-je peur? L'univers, visible ou invisible, ne doit-il
pas se rallier à mon côté? Toutes choses
ne doivent-elles pas concourir à mon bien dès
que je suis dans la ligne du devoir? Nous commençons donc à pressentir que le moyen même de reconnaître le devoir doit contenir en lui quelque chose d'absolu. Si nous approchons d'un domaine où règne l'absolu dans sa sévère majesté, c'est précisément parce que c'est le domaine de la vie. Les portes du glorieux palais du bon, du vrai, du beau, doivent être gardées par des sentinelles d'une fidélité parfaite. Leur sainte austérité, leur noble intransigeance doivent être comme le reflet, comme le garant, comme l'avant-goût de ce que renferme ce palais. Pour reconnaître la
volonté de Dieu, l'attitude de la soumission la plus
parfaite s'impose, soit, en d'autres termes : l'entier
abandon. Quiconque apporte la moindre
préférence ou la moindre répugnance
naturelles en se plaçant devant cette question, y
apporte dans la même mesure l'aveuglement. Oserait-on se présenter devant
le suprême arbitre avec une décision prise
à l'avance, en tout, ou en partie? Le
créé dictera-t-il ses arrêts au
Créateur? Mais cette attitude est aussi pour nous comme pour lui, la garantie qu'il sera possible de connaître et d'accomplir toute cette divine . « Mon jugement, disait-il, est juste, parce que je ne cherche pas ma volonté. » Notre jugement aussi deviendra juste et notre vue, claire, lorsque, dans l'abandon parfait, nous cesserons de chercher notre volonté en quoi que ce soit. L'abandon : voilà le secret. L'abandon : quel mot expressif pour caractériser la parfaite soumission et la foi pure! Rien ne peut mieux exprimer l'acte ou l'attitude de livrer son sort à quelqu'un d'autre. L'abandon absolu est donc la condition nécessaire pour pouvoir reconnaître le devoir. Et pour être capable d'accomplir le devoir, que faut-il ? L'abandon, dans le sens
chrétien, suppose qu'on s'abandonne à
quelqu'un. Ce n'est pas l'abandon à la «
fatalité aveugle », au « néant
», au « hasard. » Et si l'abandon semble
n'être autre chose que de se laisser choir dans un
abîme, l'abîme cesse d'être abîme
dès que Dieu s'y trouve. Il nous y reçoit pour
accomplir sa volonté, dès que nous nous y
jetons par un acte d'abandon absolu. S'abandonner n'est donc pas se livrer
au néant, ni s'en remettre au hasard, mais c'est se
donner à une personne, et cette Personne s'appelle le
Dieu-amour. L'abandon a donc deux faces : la consécration et la foi, consécration au devoir, autrement dit à la volonté divine - foi pour pouvoir l'accomplir. C'est le don de nous-mêmes à Dieu et le don de Dieu lui-même à nous. L'abandon absolu est donc la foi absolue. Car de même que nous ne saurions faire à Dieu un don moins qu'entier, nous ne devons pas attendre de lui un don partiel de lui-même. La foi dit : « Je suis à lui - et dès lors il est à moi. La force nécessaire pour accomplir chaque devoir, je l'ai. En avant, donc! » Et nous nous mettons joyeusement
à accomplir l'un après l'autre chaque devoir,
« petit » ou « grand », nous attendant
à rencontrer Dieu
dans chacun d'eux. Voilà comment la Bible entend le
devoir : « Il prépare les oeuvres devant nous.
» Il nous y a donné rendez-vous de toute
éternité. Il nous y attend. Il s'y donne
à nous. Nous avançons avec hardiesse, avec une
joyeuse confiance, saluant chaque devoir - actif ou passif -
par le cri : « Voici Dieu! » Les détails
les plus insignifiants se revêtent tous de quelque
chose de sacré, de solennel, de divin. Tout devient
ordre, volonté ou providence de Dieu. C'est ainsi que des rives verdoyantes du Jourdain, du sein de cette gloire resplendissante qui l'entourait lorsque le ciel 's'ouvrit au-dessus de sa tête, et que Dieu lui-même prononça ces mots : « Voici mon Fils bien-aimé » - Jésus passa, dans une paix inaltérable, jusque dans les profondeurs du désert stérile et sauvage, où, après quarante jours de jeûne, il devait subir l'assaut du démon. C'est avec la même divinisation de chaque moment que, du milieu de la merveilleuse scène de la multiplication des pains et de la joyeuse reconnaissance de la multitude, il se rendit, tout seul, sur la montagne pour passer la nuit en prière - et que, de là, à travers la tourmente, il marcha sur les vagues en furie pour aller secourir par sa seule présence ses disciples terrifiés. C'est avec le même abandon, avec cette égale fidélité au devoir du moment présent, qu'il passa des splendeurs du Thabor aux douloureuses et repoussantes scènes de la vallée, où l'attendaient le démoniaque, le lépreux couvert de plaies hideuses, et toute la foule des misérables et des malades. C'est ainsi aussi qu'après avoir soulagé les malheureux, il repartit pour marcher d'un pas ferme vers Jérusalem, où la mort l'attendait - «fixant son regard » dans la direction du devoir avec une fidélité et un courage inébranlables. C'est la même paisible et forte attitude qui fit tomber à terre, à l'ouïe du seul mot « c'est moi », les soldats romains venus pour le saisir. C'est avec le même oubli constant de soi qu'il guérit l'un d'eux, dont l'oreille avait été enlevée par le coup d'épée de Pierre. C'est avec la même démarche d'allure égale, unie, qu'entouré de la foule enthousiasmée des enfants, de ses pêcheurs-théologiens, des gens du peuple, des boiteux et des aveugles guéris par lui, il entra en triomphe à Jérusalem, - et en sortit plus tard, par la même porte, dans l'humiliation, au milieu des grands de ce monde, des prêtres, des principaux de la nation, des soldats des armées sanguinaires de cette terre, des gens superbement corrects de la « loi » et de « l'ordre » ; portant son trône royal - une croix - comme il avait été porté par l'humble âne, il s'en allait à la mort. C'est avec la même simplicité, la même sûreté de paroles, qu'au moment d'expirer il déclara au brigand à ses côtés, à celui dont les moqueries s'étaient changées en supplications en présence de la simple majesté du Crucifié : « Aujourd'hui, tu seras avec moi dans le paradis. » C'est avec cette même claire perception du devoir de chaque moment, qu'en mourant, le Seigneur fit en faveur de sa mère ses dernières dispositions testamentaires, sans un mot d'adieu ni de regret : les adieux n'ont pas leur raison d'être pour ceux dont l'habitation est l'abîme de la volonté de Dieu. Ils se retrouveront tous en lui. Sans lenteurs, sans hâte, jamais trop tard, jamais trop tôt, toujours dans la note juste, sans dire un mot de trop, ni de trop peu, sans avoir de sympathie stérile et pourtant rempli d'amour divin, sans manquer à un seul des devoirs de son humanité, tout en accomplissant tout son ministère de Fils de Dieu - ainsi allait de lieu en lieu, faisant du bien, le fils de l'homme, le modèle parfait de la fidélité au devoir. Ainsi Dieu nous donne le devoir, et le devoir nous donne Dieu. Accomplir son devoir est le résultat nécessaire du simple fait d'être à Dieu. Être hors de Dieu c'est manquer au devoir, c'est ne faire que du mal, quelque parfaites que soient la « religion » qu'on possède, la théologie qu'on professe, ou la moralité humaine qu'on préconise et qu'on pratique. On ne peut voir son devoir tel qu'il est sans lumière. Et la lumière du monde, c'est Dieu. S'il ne règne pas dans le coeur, comment saurait-on reconnaître le vrai but de la vie et combien moins les devoirs qui y sont subordonnés. Êtes-vous tenté de dire:
« La porte que vous venez de nous faire voir est trop
étroite, le chemin est trop escarpé? » -
Je ne puis que répondre avec la Parole de Dieu :
« Ils mènent à la vie. » Mais quand - par l'abandon - tout nous
devient égal, immédiatement nous voyons clair,
et nous sommes rendus capables d'accomplir tous nos devoirs
avec une égale fidélité, sans nous
demander s'ils sont agréables ou
désagréables à cet être
délabré et exigeant qu'est notre nature
humaine. Souvent, pour éprouver notre
foi, Dieu semble se cacher; nous ne sentons pas qu'il
nous soutient; mais, dans ce désert aride, nous
allons de l'avant, sachant que Dieu nous attend dans le
devoir et que nous l'y trouverons. Et lorsque quelque chose de
pénible lui arrive, sa foi prend la forme passive: il
s'attend à trouver Dieu dans cette nouvelle
circonstance. Il ne sait donc se plaindre de rien. Cette
sainte indépendance rend son jugement d'autant plus
juste sur tout ce qui lui arrive, et lui donne le pouvoir
d'agir en Dieu pour changer en bien le mal qu'on lui
fait. Le devoir d'accueillir tout affront avec amour et patience, le devoir de bénir toujours, devient divin pour lui. Dieu lui donne ce devoir et ce devoir lui rend Dieu. Ainsi il s'enrichit lui-même, tout en enrichissant son ennemi. Il a trouvé le secret de la pierre philosophale. Il sait comment changer en or la pierre qu'on lui jette, et la rendre, pour l'enrichir, à celui qui la lui a lancée - « bénissant » ainsi son ennemi. L'homme du devoir a trouvé un trésor infiniment plus grand que celui qu'il a perdu pour le gagner (2). Le devoir a sa récompense en lui-même. L'abandon (qui y mène) donne une paix qui surpasse toute intelligence; c'est la paix de Celui qui habite l'éternité dans le bien inaltérable. C'est là l'héritage suprême qu'on peut laisser lorsqu'on monte à un calvaire quelconque. Ce n'est pas sans raison que Jésus dit à ses disciples, le soir où il allait être arrêté comme un malfaiteur : « Je vous donne ma paix, je vous laisse ma paix. » Il savait qu'ils allaient voir cette paix mise à la plus épouvantable épreuve qu'il soit possible d'imaginer, et qu'elle demeurerait cependant inaltérable, dans cette sereine dignité dans laquelle le bien surmonte le mal et règne en maître éternel. Celui donc qui cesse à tout jamais de se considérer comme s'appartenant à lui-même, ou comme autre chose qu'un instrument que le Maître peut employer comme il le veut, celui-là se trouve, par son acte d'abandon, pénétré de part en part de la paix divine. Autant l'égoïsme et l'agitation sont inséparables, autant l'amour désintéressé et la paix le sont aussi. La « nature même des choses » exige qu'il en soit ainsi, car la nature même des choses est DIEU, ni plus ni moins. Celui qui sort de Dieu, sort de la
nature. Celui qui rentre en Dieu s'unit de nouveau à
la nature, c'est-à-dire à cette harmonie
universelle dont les enchaînements s'en vont à
travers le temps et l'espace, à travers les choses
visibles et les choses invisibles, entrelaçant
à l'infini leurs anneaux d'or, et reliant toutes
choses de manière à ce que, en fin de compte,
tout conduise à Dieu. Aussi, dès que l'homme
sort de Dieu, tout l'univers est contre lui, - même sa
propre nature; il s'efforce en vain d'être heureux
sans être bon, d'obtenir la paix sans posséder
la pureté, ou d'avoir le repos sans être en
Dieu. Il cherche dans la créature ce qui ne peut
être trouvé que dans le Créateur. Il
fait du plaisir son Dieu, au lieu de faire de Dieu son
plaisir. Et toute la création semble conspirer pour
le renvoyer à son Créateur. Même les
carouges qui se donnent aux pourceaux semblent, à la
fin, se refuser à l'enfant prodigue pour l'obliger
à dire: « Je me lèverai et je m'en irai
vers mon PÈRE. » L'abandon est donc la fin aussi bien que le commencement de toute vie spirituelle. L'abandon est le trait d'union entre les deux mondes, visible et invisible - la clef du devoir. Notre propre esprit ne peut, sans
Dieu, - nous diriger. Il ne saurait comprendre une seule des
choses divines. Aussi la dernière étape dans
la vie du « suffisant », qu'il soit «
matérialiste » ou « théologien
», aboutit à la noire incrédulité,
au désespoir, ou au suicide. Nous avons indiqué dans la première partie, au chapitre IV, que l'homme ne saura voir clair dans la question du devoir, jusqu'à ce qu'il mette le monde spirituel - le royaume de Dieu, autant au-dessus des choses matérielles que le ciel est au-dessus de la terre. L'homme qui se tient debout et regarde devant lui, voit le ciel en haut et la terre en bas. Voilà pour leur position respective. Et pour le caractère infini du ciel, et le caractère infini de la sagesse spirituelle en comparaison de la sagesse naturelle, Dieu s'est prononcé de la manière suivante : « Autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre, autant mes pensées sont élevées au-dessus de vos pensées. » La pensée, la manière de juger, le point de vue de l'homme spirituel sont également aussi supérieurs à ceux de l'homme naturel que le ciel est supérieur à la terre. Comment, comment donc un homme saurait-il comprendre son devoir sans devenir d'abord, par la nouvelle naissance, un homme spirituel? Tout autre homme est - selon la définition de Jésus-Christ: aveugle. Il n'est pas même myope. Nous avons cherché dans ce qui
précède à montrer quelle est la
condition pour voir clair dans toute la question du
devoir et pour être capable de l'accomplir. Nous
sommes tout naturellement conduit à préciser
en quelques mots le côté positif de la
question: quel est, dans l'état actuel du monde, le
devoir suprême de chaque fils de Dieu - devoir qui,
par sa position transcendante, éclairera
nécessairement tout les devoirs qui en
dérivent. Que fit le Fils du ciel? que fit la
Sagesse éternelle lorsqu'elle est descendue sur cette
terre? Quelle a été son occupation ? Ceci
est pour nous d'une suprême importance parce que nous
devons y trouver l'expression parfaitement exacte du devoir.
Le but de la venue de Jésus-Christ, sa suprême
préoccupation, n'ont-ils pas été :
« les affaires de son Père, le
rétablissement de son règne dans ce monde?
» Un de ces fils de Dieu sort dans la
rue; il y rencontre un mondain, un pécheur: qu'il
soit riche ou pauvre, savant ou ignorant, cela revient au
même - c'est une âme égarée, un
homme sans Dieu. Et pour l'homme de Dieu, cette simple
rencontre, d'apparence si ordinaire, est un
événement d'une portée si immense - par
l'occasion qu'elle lui offre de faire le bien, qu'il aurait
valu la peine de vivre toute une vie pour l'avoir eue. Oh!
moment solennel : la vie rencontre la mort, la
lumière entre en contact avec les
ténèbres, l'espérance vient au-devant
du désespoir. Car, tôt ou tard, le
désespoir éternel sera le sort de cet homme si
personne ne le sauve. C'est le devoir central qui doit
éclairer et régler tous les autres. L'homme de
Dieu se trouve placé dans la même position que
son Seigneur. Il en est du disciple comme de son
maître. Il sent instinctivement que l'occasion de
faire le bien est déjà un appel suffisant
pour le faire; et s'il a réellement abandonné
sa vie comme Dieu le lui a commandé, il sera comme
Jésus-Christ, libre de lui-même pour s'occuper
des perdus.
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