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écrit: TA PAROLE EST LA VERITE (Jean 17.17) Cela me suffit... |
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Il est
écrit: TA PAROLE EST LA VERITE (Jean 17.17) Cela me suffit... |
PLUS QUE VAINQUEUR!La Sainteté.
La conversion et la sanctification sont des
expériences distinctes l'une de l'autre, dans presque
tous les cas. Il est extrêmement rare que lors de la
conversion, l'âme ait suffisamment de lumières
pour que Dieu puisse lui accorder, en même temps que
le pardon de ses péchés passés, la
délivrance du péché en tant que
principe. Il sent instinctivement que le péché, sous n'importe quelle forme, veut toujours dire : angoisse, trouble, condamnation. Il sent que le péché seul peut troubler ceux qui sont nés de nouveau du Saint-Esprit. À moins d'avoir été aveuglé
dès l'abord par quelque fausse doctrine, son instinct
spirituel lui dit qu'il n'y a aucune nécessité
à ce que le péché demeure en lui; mais,
bien au contraire, que « Dieu l'a
prédestiné à être conforme
à l'image de son Fils », à être
sauvé « du péché »,
entièrement sanctifié et rempli de l'amour de
Dieu à tel point qu'au milieu des plus terribles
épreuves, et des persécutions les plus
cruelles, il peut demeurer, en toutes choses, « plus
que vainqueur » par Celui qui l'a aimé. En un
mot, l'Esprit de Dieu ne cesse de travailler en lui pour le
pousser à rechercher l'entière
sanctification. « Tous ceux qui veulent vivre SAINTEMENT, en Jésus-Christ, seront persécutés. » Ils auront à subir ces persécutions spéciales et particulières du démon, du monde et même de certaines personnes religieuses - persécutions qui deviennent le partage inévitable de ceux qui sont décidés à posséder et à proclamer « la sainteté. » Je vais indiquer ici rapidement quelques-uns des principaux caractères de cette grâce que la Bible désigne sous tant de noms divers: la sainteté, un coeur pur, une vie sans reproche, la perfection dans l'amour, la mort au péché, l'accomplissement de la loi, la séparation du mal, le sabbat de l'âme, le repos, /a paix parfaite, être gardé irrépréhensible, marcher dans la lumière, avoir une bonne conscience, la vie où il n'y a aucune condamnation. Je ne veux nullement ici entrer dans une discussion théologique. Le but de ce livre, comme je l'ai dit dans la préface, est essentiellement pratique. On trouvera dans la liste des publications des ouvrages petits et grands, traitant cette question plus amplement (2). Notre Seigneur nous a assuré une vie de
liberté et de victoire. La liberté est
nécessaire à celui qui veut exécuter
son ordre d'aller en libérer d'autres. Je suis souvent saisi d'étonnement en voyant combien de temps, de peine et de travaux certains chrétiens dépensent à chercher à limiter l'étendue de l'oeuvre de Jésus-Christ, combattant à outrance pour prouver que le péché a nécessairement « droit de cité » dans le coeur de l'homme. Ils semblent même avoir une certaine aversion pour tout passage de l'Écriture qui parle de triomphe, de victoire et de liberté, et se complaire plutôt dans ceux qui leur paraissent assurer à l'humanité une vie de défaite perpétuelle. Il est inutile de chercher à rendre bon le fruit
d'un arbre par des moyens extérieurs aussi longtemps
qu'il y a dans la nature de l'arbre un mélange qui
lui fait produire des fruits de deux genres
opposés. Le trouble, l'angoisse, la honte, qui remplissent l'âme, lorsque les fruits de la chair se manifestent, lui montrent clairement qu'il n'y aura jamais une vie vraiment heureuse, une paix permanente. aussi longtemps que la production de ces fruits n'a pas complètement cessé, et que seul ceux de l'esprit n'apparaissent. Chacun désire ardemment vivre en paix au-dedans, et tant que le coeur est partagé, la lutte est si violente et provoque de tels désordres, un tel malaise, qu'il ne peut que désirer le soulagement, et aspirer à parvenir enfin à la paix et au repos. C'est précisément ce désir intense,
cette douleur profonde qui expose l'âme à
être la victime du premier charlatan spirituel qui lui
donnera des calmants sans enlever le mal. Dans cette vie de liberté, notre confiance ne se basera pas intérieurement sur notre foi persévérante; notre âme ne se reposera pas sur sa propre foi, sur sa propre fidélité à demeurer dans l'abandon à Dieu, mais sur Dieu lui-même, sur Celui qui soutient l'univers. - Ce ne sera pas nous qui tiendrons la main de Jésus, ce sera plutôt lui qui nous soutiendra par sa main; c'est ainsi que notre confiance ne reposera pas sur notre effort, mais elle reposera sur sa fidélité. La sainteté, la justice selon Dieu, c'est la
conformité volontaire, immédiate, constante,
complète à sa volonté dans toutes ses
manifestations; c'est ce qui constitue à la fois le
service parfait et la liberté parfaite. Notre
volonté doit être soumise ici-bas à la
volonté de Dieu aussi réellement qu'elle le
sera après cette vie, et nous ne pouvons pas nous
faire d'autre loi que celle que Dieu nous a donnée:
faire sa volonté ici-bas comme nous la ferons pendant
l'éternité. Comment pourrait-il avoir une communion parfaite avec ceux qui vivent dans cet état? « Mais si nous marchons dans la lumière comme il est lui-même dans la lumière, alors nous sommes mutuellement en communion, et le sang de Jésus son Fils nous purifie de tout péché. » (l Jean, 1, 7.) L'âme sait fort bien que dans cet état, elle ne sera pas à l'abri de la tentation, mais en même temps, elle ne s'attend pas à y céder, et elle ne voit aucune nécessité de le faire et d'être infidèle à son Dieu. Elle sait que plus elle est avancée, et plus elle sera tentée et éprouvée; elle sait qu'il lui serait possible de céder à la tentation, de tomber, de laisser reparaître en elle quelque racine d'amertume, quelque mauvais sentiment, et c'est pour cela même qu'elle demeure dans un abandon absolu à Dieu, sachant que Lui seul peut la garder et que la justice qu'elle possède ne vient pas d'elle-même mais de lui. Elle sait que si, d'un côté, les imperfections physiques et intellectuelles dont elle a hérité comme membre d'une race dégénérée ne lui permettent pas de rendre à Dieu un service aussi entier qu'aurait pu le faire un homme physiquement et intellectuellement parfait, et que dans ce sens, son service sera toujours incomplet, et aura besoin jusqu'à la fin du sang de Jésus-Christ pour le rendre acceptable à Dieu, d'un autre côté, dis-je, elle sait que ce que Dieu demande d'elle lui est possible et que, par la vie de Jésus-Christ, elle peut accomplir toute la loi divine (3). La loi de Dieu dit à chaque individu : « Tu
aimeras ton Dieu de tout TON coeur »,
c'est-à-dire selon la capacité du coeur que
nous avons et non pas du coeur que nous aurions eu, si Adam
n'était pas tombé. Un homme à qui il
manque un bras ne peut pas servir Dieu avec deux, et pour
lui, la loi divine sera : Tu serviras ton Dieu avec
ton bras et non pas avec tes bras. Énumérons quelques-unes des formes sous
lesquelles se manifeste le péché et mettons en
regard quelques-unes des formes sous lesquelles se manifeste
la sainteté. Naturellement quelques-uns de ces péchés s'identifient plus ou moins et le principe de tout péché est tout simplement de chercher sous une forme ou une autre sa satisfaction personnelle, indépendamment du bien universel et de la gloire de Dieu. Je les ai énumérés au courant de la plume sans suivre de système, simplement comme un répertoire et dans un but pratique. Le péché ne consiste nullement à posséder les désirs, penchants, ou appétits naturels que Dieu a mis en l'homme en le créant, mais il réside dans l'acte (intellectuel ou matériel) de satisfaire un désir ou un sentiment quelconque en dehors de l'intérêt universel et du contrôle du Saint-Esprit; de même que la sainteté consiste en l'assujettissement complet et constant de tous les désirs naturels à la loi du bien universel, autrement dit à la loi de l'amour de Dieu et de l'humanité; en un mot, le péché consiste exclusivement dans l'égoïsme et sa satisfaction sous une forme ou sous une autre. C'est suivre la loi des caprices, des préférences, des répugnances, au lieu de la loi divine qui exige que chacun vive pour le bien universel. Lorsque Dieu gouverne une volonté il la fait poursuivre le bien de toutes ses créatures indépendamment des préférences naturelles de l'individu sur lequel il règne. Quand le Dieu-amour règne en un homme, cet homme est maître de lui-même, il tient son corps assujetti, il sait faire une distinction entre ce qui est humain, innocent, en lui et le péché qui, agissant du dehors, voudrait amorcer ses instincts naturels, et seule, la lumière divine permet à qui que ce soit de faire cette distinction si nécessaire et de discerner entre la tentation et le péché, entre la fausse accusation du démon et la voix du Saint-Esprit. Le péché, au fond, c'est vouloir plaire à soi en dehors des intérêts de Dieu et de l'humanité. La sainteté, c'est plaire à Dieu en dehors
des désirs propres, en dehors de la question de
plaisir ou de souffrance, en dehors de l'opinion des hommes.
C'est cette vie qui est la seule véritablement
facile, la seule véritablement agréable, car
elle est la seule véritablement naturelle. La
sainteté est l'état normal de l'homme dans
l'économie de la rédemption, comme l'innocence
était son état normal dans l'économie
primitive de la création. |
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