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écrit: TA PAROLE EST LA VERITE (Jean 17.17) Cela me suffit... |
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Il est
écrit: TA PAROLE EST LA VERITE (Jean 17.17) Cela me suffit... |
PLUS QUE VAINQUEUR!« Et voici cela était très bon...»
Le palais était achevé;
il attendait son possesseur. « Jour » après
« jour », étage sur étage, la
splendide demeure s'était élevée,
chaque degré surpassant le précédent en
magnificence. Mais ce n'était encore que l'oeuvre préparatoire; quelque magnifique et parfaite qu'elle fût, ce n'était qu'une ébauche en comparaison de l'oeuvre finale. Ce n'était que l'habitation; l'habitant n'avait pas encore paru. Et toute la création se réjouissait en attendant la manifestation de cet être merveilleux, ce fils de Dieu, fait à son image et à sa ressemblance, destiné à être son ami et son associé: l'homme. Dieu avait bâti une maison pour
son nouvel ami. Il prit alors un instant de repos,
écoutant le cantique qui s'élevait de toute la
nature, cantique d'adoration, cantique de bienvenue à
son nouveau roi et dominateur. Et l'homme parut! Dorénavant la création était couronnée par le chef-d'oeuvre de Dieu. Tout était complet, tout était admirable. « Et Dieu vit tout ce qu'il avait fait ; et voici, cela était très bon. » Et aujourd'hui que voyons-nous ? Un désastre sans nom est arrivé! L'habitation reste toujours merveilleuse et parfaite, mais l'habitant est tombé en ruines. Autant l'homme était plus glorieux et plus merveilleux que sa demeure, autant la maison est à présent plus belle et plus noble que l'homme. Car si la nature a subi le contre-coup
de la malédiction qui est tombée sur l'homme
par suite de son péché, néanmoins, dans
la beauté et la pureté qu'elle a
conservées, elle est encore un miroir si
fidèle de la gloire et de la sainteté de Dieu
que l'apôtre Paul a pu dire: « Les perfections
invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa
divinité, se voient comme à l'oeil quand on
les considère dans ses ouvrages. » Mais l'homme? Quelle ruine! Quelle
désolation! Il a perdu l'image de son Dieu, Il s'est
abruti. Il est devenu un monstre d'égoïsme. Il
n'y a pas une petite fleur des champs, pas un innocent
insecte, pas un coin de ciel bleu, pas une étoile,
qui ne le condamne et qui ne le juge. Lui seul est
désajusté, lui seul est sorti de l'harmonie
universelle, lui seul est dans un état anormal, lui
seul est une note discordante, une tache, une plaie, une
honte. Mais tout est-il dit? Ne doit-il pas y avoir une nouvelle création? N'y a-t-il point de Rédempteur, de Sauveur? Ne pourra-t-on plus jamais entendre de nouveau cette parole: « Voici, cela est très bon ? » Est-ce seulement de la plante ou du diamant, est-ce de la montagne, de l'océan ou de l'étoile que cela peut être dit ? Pendant les innombrables siècles de l'avenir, ne devrons-nous jamais nous attendre - nous l'humanité - à posséder de nouveau notre pureté, notre simplicité, notre innocence primitives ? Est-ce bien un deuil éternel, un regret sans fin qui nous sont réservés ? La nature doit-elle être pour nous un reproche perpétuel, reproche de tous les jours et de toutes les minutes, et cela partout où nous portons nos pas sur la surface de ce monde merveilleux ? Sommes-nous à jamais condamnés à voir autour de nous le reflet sublime de ce que nous étions, de ce que nous voudrions être, et de ce que nous aurions dû être encore, et cela sans le moindre espoir de retrouver dans la sainteté cette innocence qui appartenait à l'homme par le droit de son origine ? Le démon pourra-t-il toujours cueillir une fleur et nous la présenter avec un rire diabolique, en nous disant: « Regarde, pauvre humanité » voilà l'image de ta beauté morale primitive; respire ce parfum délicieux: l'âme de l'homme répandait autrefois un parfum infiniment plus exquis que celui-là. Mais je t'ai vaincue et tu es à moi pour toujours. Et quand même tu m'échapperais, et que tu t'enfuirais jusque dans les bras du Christ, il ne saurait te rendre une sainteté réelle, cette fleur te surpassera toujours, te condamnera toujours ? » Est-ce bien là le sort qui nous est réservé ? Si nous sortons par quelque nuit
étoilée, que nous plongions le regard dans les
insondables profondeurs des cieux, que nous contemplions la
pureté indicible du regard de chaque étoile,
que nous sentions quelque
chose de ce calme, de ce repos éternel des cieux, de
ce sabbat des étoiles - est-ce pour que nous
frissonnions, saisis d'un désespoir sans nom à
la pensée que ce calme, que cette pureté
parfaite, seront toujours au
dehors de nous,
autour de nous, mais jamais au dedans de nous
? Que disent nos coeurs, que disent nos
instincts ? Et surtout que réclament les besoins
impérieux de cette âme et de cette conscience
que Dieu a placées au dedans de nous? Pourraient-ils
jamais être satisfaits d'une délivrance
partielle du péché, d'une paix superficielle,
d'une purification incomplète, qui laisserait encore
en nous un fonds mauvais et la condamnation qui en
résulte? En cela aussi la religion ne doit-elle
pas être absolue pour pouvoir être
efficace? Cette création même, que
j'ai représentée comme chantant la bienvenue
de l'homme - la Bible ne nous dit-elle pas qu'à
présent elle attend aussi, mais en «
gémissant » « avec ardeur et
anxiété, la révélation des fils
de Dieu » - de ces héros de la foi qui
s'élèveront comme une race puissante et par
multitudes, réalisant dans toute leur
plénitude les promesses de la délivrance de
tout péché? Figurons-nous un instant quel serait
le sort de l'homme si Dieu, se trouvant être moins
puissant pour sauver que le démon ne l'a
été pour perdre, n'avait pas le pouvoir
d'accorder à sa créature une délivrance
réelle du péché, ou bien si Dieu ayant
le pouvoir de sauver complètement, refusait de le
faire ? Mais dans cette retraite au milieu des
forêts, sur les montagnes, sous le ciel
étoilé, le véritable caractère
de mon Dieu s'impose à moi. La vue de tout ce qu'il
a fait, m'enseigne ce qu'il est. Partout je
vois les preuves de sa puissance, de sa sagesse, de sa
bonté. Ne valons-nous pas plus que les
passereaux, plus que les fleurs, ou même que les
mondes de l'espace, nous qui avons un coeur, une
intelligence, une âme ? » Ah! certes, ce serait là le salut, le salut absolu, - ce serait le ciel sur la terre. Et si je savais que Dieu eût
jamais parlé à un homme, et que cet homme
eût écrit les paroles de Dieu, il me semble que
ce serait un trésor d'un prix inestimable. Avec
quelle avidité je dévorerais ce livre! avec
quel soin je me conformerais à ses directions! Et si
je pouvais savoir qu'il existât actuellement sur la
terre un homme qui fût en communication
véritable avec Dieu, j'irais, il me semble, jusqu'au
bout du monde pour le voir ... Et maintenant, serait-il possible de
concevoir une déception plus cruelle, plus
amère, pour un homme qui après avoir
cherché sincèrement la vérité et
le salut, trouverait en fin de compte que ni la Bible, ni
les hommes de Dieu ne peuvent lui parler d'un salut
réel, complet, pratique, effectif, et que le grand
Dieu des cieux ne peut lui donner que juste assez de
lumière pour lui montrer plus clairement la
profondeur de ses ténèbres, ou juste assez de
bien pour lui rendre encore plus intolérable le reste
du mal qui habite en lui, - ce Dieu lui-même
étant incapable en définitive de le sauver
réellement. Dieu devrait-il toujours dire de l'homme, et l^homme devrait-il toujours dire de lui-même: cela est « mauvais », « très mauvais »? ...
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