| Il est
écrit: TA PAROLE EST LA VERITE (Jean 17.17) Cela me suffit... |
REGARD
Bibliothèque chrétienne online EXAMINEZ toutes choses... RETENEZ CE QUI EST BON - 1Thess. 5: 21 - (Notre confession de foi: ici) |
Il est
écrit: TA PAROLE EST LA VERITE (Jean 17.17) Cela me suffit... |
PLUS QUE VAINQUEUR!« ... Créa... »
Au commencement, Dieu
créa... Dieu - Dieu lui-même - doit être au commencement de toute religion dans l'homme - dans chaque homme individuellement - comme il a été au commencement du monde, et comme il est au commencement dans la Bible. La religion que nous recevons avec
notre naissance naturelle ne peut suffire, quelque parfaites
qu'en soient les croyances, quelque correctes qu'en soient
les cérémonies. Né chrétien, dans une forme de christianisme qui fut persécutée aussi bien par les protestants que par les catholiques, pure dans ses origines, mais quelque peu tombée dans la mort du formalisme, je devais devenir chrétien par le libre choix de cette âme que Dieu m'avait donnée, à moi et non pas à un autre, et dont j'aurai à rendre compte à Lui, et non pas à un autre, pas plus au plus saint de mes ancêtres dans le ciel qu'à mon propre père sur la terre. J'avais à mon tour, comme tout vrai chrétien, à recevoir le Christ par révélation personnelle. Et tout attachement charnel que je pouvais avoir pour « la religion de mes pères », ne pouvait qu'être un obstacle à la réception personnelle de la religion de mon Père. Toute confiance reposant sur dogme ou rite, même sur la forme qui consiste à ne point en avoir, devait nécessairement affaiblir le sentiment qu'il me fallait une rencontre personnelle avec le Dieu de mes pères. Personne, ni père ni mère, n'était descendu du ciel pour m'apporter la vie du ciel, et ni père ni mère ne pouvait m'emmener au ciel dans ses bras. Il fallait que Dieu lui-même fût le commencement de ma religion - à moi individuellement - comme il l'a été de tous ceux qui ont eu de la religion dans le vrai sens du mot, à travers les générations du passé. Aussi tout ce qui n'était pas pur Saint-Esprit dans ce que je voyais ou entendais de la religion de ma famille terrestre, ne pouvait que m'obscurcir la vérité; et plus la théologie était parfaite, et plus la moralité était haute, et plus les formes du culte étaient propres à être un bon canal pour le Saint-Esprit, - plus tout cela constituait un danger pour moi, me faisant attendre un salut quelconque en dehors du don personnel de mon âme et de ma vie à Dieu, et du don de Dieu et de sa vie à moi. Si donc, la religion de
mes
pères ne contribuait
pas à m'accuser rapidement et sans merci à la
reddition de moi-même à Dieu, à l'union
personnelle avec lui, à la nouvelle naissance, elle
devenait - n'étant pour moi qu'une chose
extérieure - le plus grand obstacle à la
réception de la religion de mon Père.
Oui, toutes choses étaient faites nouvelles. Il ne restait rien de ma «religion ». Il ne me restait que Dieu. Alors, et alors seulement commença la religion pour moi. C'est ainsi que LUI en fut le commencement. La Parole vivante, Jésus-Christ, naquit dans mon être humain, comme c'est le cas pour tout véritable enfant de Dieu. Dès lors, j'ai pu confesser, moi aussi, « Christ venu en chair », et dire avec l'apôtre Jean: « Ce qui était dès le commencement, ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé et que nos mains ont touché, concernant la parole de vie, - ce que nous avons vu et entendu, nous vous l'annonçons. » La « religion de mes pères
» étant tombée dans le formalisme, Dieu
(je dis DIEU) m'appela à en sortir plus lard
entièrement, non pas parce qu'elle n'était pas
bonne en elle-même, non pas parce que ses origines
lumineuses n'avaient pas été Dieu, mais parce
que, décidé que j'étais à
être TOUT à lui, coûte que coûte,
il vit que je ne pourrais l'être en restant où
j'étais (1).
Il a commandé, et j'ai
marché. J'ai dû aller dans l'inconnu et dans le
vide. Lecteur, quelle que soit la religion
que vous ayez, fussiez-vous même l'enfant d'un
salutiste, si Dieu n'a pas été le commencement
de votre religion en votre
âme, vous n'avez aucune religion dans le vrai sens du
mot. Vous avez ce qui exista avant que Dieu
créât le monde, c'est-à-dire
BIEN. Lecteur, avez-vous eu cette solennelle
rencontre avec Celui qui est? Dieu lui-même a-t-il
paru dans le vide et le chaos de votre péché;
a-t-il fait en vous un nouveau monde, une nouvelle
création en Jésus-Christ ? Le miracle de la conversion a-t-il eu
lieu chez vous? Lui! Lui! LUI! L'avez vous rencontré? Et le
glaive de son regard vous a-t-il anéanti? Et sa main
créatrice vous a-t-elle formé de nouveau du
sein de la poudre où l'âme repentante laisse
tomber toutes choses et elle-même, sous le coup de
l'éclatante pureté de ce regard? En un mot, avez-vous été
vrai dans votre repentir? Ou bien avez-vous encore, à
la dernière minute, préféré
ménager cette hydre d'orgueil et
d'égoïsme qui devait mourir: votre
péché, votre moi? L'immense sacrifice du Calvaire doit-il ne produire que des « conversions » si médiocres que c'est à peine si le « converti » ou son entourage s'en aperçoit! La mort de Christ au Calvaire, cet événement le plus gigantesque de l'histoire du monde a-t-il eu pour résultat un événement d'une importance proportionnée dans votre vie? Ce n'est pas un incident banal quand le Roi de gloire fait son entrée dans un coeur. Votre conversion, si elle a eu réellement lieu, a dû avoir pour résultat un bouleversement dans votre âme, dans votre vie et dans votre milieu correspondant à la grandeur du drame du Calvaire. Sinon! sinon! sachez qu'un
désastre vous attend dont la grandeur ne peut se
mesurer que par la grandeur de Dieu lui-même. Et
sachez encore que plus sont grands votre savoir religieux,
votre attachement à votre « Eglise », la
satisfaction que vous procure votre état actuel, et
plus sera épouvantable la ruine qui fondra sur vous.
Tout l'univers est contre vous si vous êtes contre
Dieu. Et encore, je vous demande: qu'est-IL pour vous? Est-il TOUT, ou bien n'est-il rien? Si Dieu mourait demain et disparaissait de l'univers moral, si toutefois cela était possible, remarqueriez-vous son absence? Est-il TOUT pour vous à un tel point que votre monde intérieur serait plongé dans une aussi grande désolation que si le soleil s'éteignait subitement dans un cataclysme sans nom, et que notre terre, devenue orpheline, rompît le saint cercle de son orbite pour s'en aller errer dans les solitudes désertes des ténèbres du dehors? Chaque jour vous rencontrez dans la
rue des hommes qui sont dans cette situation: sans Dieu. IL
n'est pas dans « toutes leurs pensées ».
S'il cessait d'exister, ils ne le sauraient que lorsque
quelqu'un le leur apprendrait. Et pourtant ils « ont
leur religion », eux aussi! Et Dieu est-il ce qu'un tel Dieu doit être pour vous, au point que l'état de ceux qui ne le possèdent pas soit la préoccupation constante de votre vie? Ou bien, tout en étant fort « religieux », avez-vous un a coeur de pierre »; pouvez-vous croiser dans la rue ces univers morts, ces mondes de ténèbres et de désolation, sans que leur vue ne vous trouble ni ne vous émeuve outre mesure ? Êtes-vous un de ceux qui peuvent, au retour de quelque lieu de culte à la mode, passer auprès de ces foules d'âmes perdues, trop absorbé par quelque dogme sec que vous méditez, ou quelque projet mondain que vous Caressez, pour vous émouvoir de leur présence? Passez-vous en prêtre sans pitié « de l'autre côté » du chemin, quand vous voyez ces blessés de la vie, ces victimes de mille péchés, qui gisent là, et y resteront toujours si quelque bon Samaritain (que vous méprisez peut-être) ne vient à leur secours, en les aimant plus que lui-même, et plus que son temps, et plus que son argent, et plus que sa vie? Je vous demande tout cela pour savoir
si vous êtes sauvé. Celui qui est le commencement est aussi la fin. Et comme il constituait TOUT le passé avant la création du monde, il constituera TOUT votre avenir dès que vous serez tout à lui. Oui, Dieu ne commence que là
où l'homme finit. Il ne peut commencer
que là. Il lui faut toujours le vide pour faire une
création. Car Dieu ne crée que du sein du
néant et ne forme ses créatures que de la
poussière de la terre. C'est là où
l'homme se quitte, qu'il trouve son Dieu. C'est là
où, lassé de lui-même,
désespéré, il en finit avec
lui-même, qu'un nouveau commencement a lieu. Et ce
commencement, c'est DIEU. Tant que l'homme conserve un espoir quelconque de pouvoir se suffire, de pouvoir se guider ou se sauver lui-même, Dieu ne peut pas commencer. Avant donc de chercher à devenir un « plus que vainqueur », il faut vous demander comme dans la présence de Dieu si réellement vous avez jamais passé par une réelle conversion. Nous avons souvent eu connaissance de personnes qui s'occupaient de la question de la sanctification sans être même converties; elles ont dû le reconnaître. Oui, la conversion est un événement dont l'importance surpasse celle de la création d'un monde. |
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(1) Voir l'appendice: Comment Dieu m'a
conduit. |
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