CHAPITRE VIII
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3) Le septième
sceau (v.
1-5).
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a) Un court silence (v.
1).
Le livre de la
Rédemption est toujours dans les mains du
Christ. Six de ses sceaux ont été
ouverts, nous avons vu leur contenu. Le
septième est sur le point d'être
brisé. De ce septième sceau sortiront
les jugements des sept trompettes et des sept
coupes. A l'ouverture de ce septième sceau,
le ciel devient muet, un silence de mort d'une
demi-heure se produit. C'est un court silence, mais
sinistre, intolérable, plein d'angoisse. Il
respire un déchaînement infernal
d'indescriptibles jugements.
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b) Le septième sceau
brisé.
Le livre est maintenant
ouvert, Jean contemple les sept anges qui sortent
du septième sceau; mais avant qu'ils fassent
sonner leurs instruments, Jean voit un autre ange
qui se tient sur l'autel avec un encensoir d'or.
Cet ange est l'Ange de l'Eternel de l'Ancien
Testament, Jésus-Christ Lui-même, le
Dieu incarné. Il apparaît ici comme
Grand Prêtre pour intercéder en faveur
des saints persécutés de la
Grande Tribulation, et faire
monter leurs prières devant le trône
de Dieu. Prière pleine de supplications pour
une intervention divine. Et nous voyons l'Ange
prendre l'encensoir pour le remplir du feu de
l'autel de la sainteté de Dieu et le verser
sur la terre. Et il y eut des voix, des tonnerres,
des éclairs et un tremblement de
terre.
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4. Les sept trompettes
- Chapitres
8 : 6
à 11 : 19.
Dans l'interprétation
de ces jugements, il n'est pas possible de parler
dogmatiquement; nous devons garder une grande
souplesse d'esprit et reconnaître qu'il y a
bien des choses que nous ne pourrons comprendre
parfaitement que lorsqu'elles seront accomplies. Ce
qui importe, c'est de rester dans les grandes
lignes qui nous sont tracées avec
précision et clarté.
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La première trompette
(v. 7).
Cette première
trompette nous donne une manifestation de la
colère divine, telle qu'elle s'est
manifestée chez les Egyptiens. La
grêle, le feu et le sang sont tous trois des
symboles de cette colère. La
végétation est le symbole de
l'agriculture qui, sous la terreur de la
colère de Dieu, est réduite à
néant. La petite corne de Daniel, qui s'est
manifestée à l'ouverture du premier
sceau avec la prétention de réaliser
la paix et la prospérité, se voit
impuissante devant les éléments de la
nature. Le tiers de la terre, qui est
particulièrement éprouvé par
ces fléaux, représente l'Empire
romain. Le monde prophétique est
divisé en trois camps. Le premier est
l'Empire romain, le deuxième est
l'extrême septentrion, la Russie
alliée à l'Allemagne et aux nations
environnantes, et enfin, troisièmement,
toutes les nations qui n'appartiennent ni à
un côté ni à un autre. L'Empire
romain, qui est le berceau de la
chrétienté, le centre où Dieu
a manifesté plus particulièrement son
amour et sa miséricorde, semble être
désigné comme ce tiers
spécialement éprouvé. Ce n'est
pas à dire que les deux autres tiers seront
épargnés ou jugés moins
sévèrement. Mais l'Empire romain est
seul mentionné, parce que c'est en lui que
Dieu a fait le plus éclater Sa
gloire.
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La deuxième trompette
(v. 8-9).
Il est évident que la
montagne mentionnée dans ce passage ne doit
pas être interprétée
littéralement. «Quelque chose comme ...
» révèle clairement que cette
montagne est une image symbolique. Dans les Saintes
Ecritures, une montagne représente un
gouvernement bien constitué. («La
montagne de Dieu», le gouvernement de Dieu,
voir Esaïe 2: 2, Jérémie 51:
25; Psaume 46 : 3; à comparer avec le verset
7). La mer est le symbole des nations
agitées, remuées dans leur fondement
par le feu de la révolution. Nous avons
ainsi l'image d'un gouvernement bien
constitué, mais dans lequel le feu de la
révolution est allumé. Il finira par
le jeter dans la grande tourmente. Le
résultat sera une grande destruction de vie
et de commerce, tel qu'il est symbolisé par
les navires qui périssent. Ainsi cette
deuxième trompette jette une clarté
sur la nature du carnage dépeint dans le
deuxième sceau.
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La troisième trompette
(v.10-11).
Au retentissement de cette
troisième trompette, une grande
étoile enflammée tombe du ciel, et
affecte gravement les sources des eaux qui
deviennent amères. Cette étoile
symbolise une créature rationnelle,
diabolique, qui vient empoisonner les sources des
eaux et augmenter la mortalité. Dans le
troisième sceau, nous avons vu le monde
livré à la famine, ici, la situation
s'aggrave, la famine est accompagnée du
manque d'eau. Mais le caractère de
l'étoile déchue révèle
que le monde ne sera pas seulement livré
à la famine et à la soif physique,
mais sera privé de toute nourriture et de
tout breuvage spirituel (Amos 8 : 11).
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La quatrième trompette
(v. 12).
A partir du moment de la
chute de la grande étoile enflammée,
une puissance de ténèbres morales
envahit toutes les autorités de l'Empire
romain réorganisé, du plus petit au
plus grand. Le soleil, symbole de l'autorité
suprême, en est affecté. La lune,
symbole d'une autorité
dérivée, subit le même sort,
ainsi que les autorités subordonnées
symbolisées par les étoiles.
Puis nous voyons un aigle,
oiseau de proie, symbole des jugements futurs, qui
vole au milieu du ciel en proclamant à haute
voix trois grands malheurs qui doivent frapper les
habitants de la terre, au son de la trompette des
trois derniers anges.
CHAPITRE
IX
.
La cinquième trompette
(v. 1-12).
L'étoile
mentionnée dans le jugement de cette
cinquième trompette est indiscutablement
symbolique. C'est, selon toute évidence, la
même étoile que nous avons
considérée lorsque le
troisième ange sonna de la trompette. Jean
la vit comme étant déjà
tombée. L'identité de cette
personnalité nous est donnée dans le
neuvième verset du douzième chapitre:
« Il fut précipité, le grand
dragon, le serpent ancien, appelé le diable
et Satan, celui qui séduit toute la terre,
il fut précipité sur la
terre.»
Il ouvre le puits de
l'abîme, et du puits monte une épaisse
fumée, symbole de ténèbres et
d'obscurité. De cette fumée sortent
des sauterelles qui se répandent sur la
terre, symbole de puissances démoniaques.
Satan et ses anges furent précipités
avec lui. L'ouverture du puits inaugure le
règne de Satan sur la terre. C'est la Grande
Tribulation proprement dite, qui doit durer trois
ans et demi, soit 1260 jours ou 42 mois, soit la
dernière moitié de la 70me semaine de
Daniel (Dan. 9: 27).
Les grands chefs occultes du
jour nous parlent d'un grand et rapide
développement du spiritisme. Ici, à
l'ouverture du puits, il atteint son apogée.
Ces démons reçoivent l'ordre de ne
point faire de mal à la
végétation, mais seulement aux hommes
qui n'ont pas le sceau de Dieu sur leur front.
Ainsi les grandes victimes de cet horrible
fléau seront la masse des Juifs et de la
chrétienté apostasiée.
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La sixième trompette
(v. 13-21).
A la sixième
trompette, le sixième ange reçoit
l'ordre, d'une voix venant des cornes de l'autel,
de mettre en liberté les quatre anges qui
sont liés sur le grand fleuve de l'Euphrate.
Ces anges étaient là, immobiles,
prêts à un travail précis qui
devait s'accomplir à une date
précise.
C'est aux cornes de l'autel
que le sang des victimes était
apporté au jour de l'expiation. Ce moyen,
désigné par Dieu pour le salut des
hommes perdus, est considéré avec un
grossier mépris. Un antagonisme farouche
pour la Croix est manifesté. Mais le jour
est venu où l'autel, lieu de
miséricorde, crie vengeance, et c'est des
cornes de l'autel que l'ordre est donné de
délier les quatre anges qui retiennent
l'armée sur les bords du fleuve. Que
représente cette immense armée? Il
est difficile de le préciser. Dans le
premier malheur que nous venons de
considérer au son de la cinquième
trompette, nous avons vu des sauterelles
infernales. Ici nous avons des chevaux infernaux.
C'est une grande armée qui s'avance avec
deux myriades de myriades de cavaliers, soit deux
cent millions. Les chevaux de guerre
représentent le défi. L'esprit de
défi règne partout. Le monde est
comme entraîné par des puissances
infernales, les éléments mêmes
de l'enfer sortent de la bouche des chevaux (v.
17). Les
adorateurs de Satan remplissent la terre
(20). Le
matérialisme vulgaire et grossier est en
vogue partout. La vie humaine a perdu sa valeur, le
crime est à l'ordre du jour (v. 21). Des
milliers s'abandonnent à la sorcellerie. La
corruption des moeurs n'a plus de retenue. La vie
est un véritable enfer pour tous.