C. Ecris les choses qui
doivent arriver après elles
Chapitres 4 : 1 à 22:
21.
Dans cette grande division du
livre nous avons trois sous-divisions
principales:
L'Apocalypse
pré-millénaire;
»
millénaire;
»
post-millénaire.
Le mot millénaire
vient du latin «millenarius», mille ans,
et désigne le règne de paix sur la
terre, dont les prophètes ont parlé.
Ce règne sera inauguré et soutenu par
la présence même de notre Seigneur
Jésus-Christ.
Ainsi nous avons l'Apocalypse
pré-millénaire, c'est-à-dire
avant les mille ans. Chapitre 4: 1 au
chapitre 18.
L'Apocalypse
millénaire, ou le règne de mille ans,
appelé aussi le règne d'or. Chapitre
19 au
chapitre 20 : 6, et enfin
L'Apocalypse
post-millénaire, c'est-à-dire
après les mille ans. Chapitre 20: 7
à la fin du livre.
Arrêtons-nous à
cette première sous-division
principale.
1. Apocalypse
pré-millénaire
Chapitre 4: 1
à chap. 18.
CHAPITRE
IV
.
1. Vision
céleste
.
1) Une porte ouverte dans
le ciel (chap.
4 : 1).
Après cela.
Après avoir vu l'histoire terrestre de
l'Eglise, telle qu'elle est dépeinte dans
les sept messages aux sept églises: «Je
regardai et voici une porte était ouverte
dans le ciel.» Une question se pose à
notre esprit. Cette porte! que peut-elle bien
représenter? Vous vous souvenez que dans le
temple il y avait un rideau appelé «le
voile»,. Ce rideau séparait le lieu
saint du lieu très saint. Le lieu
très saint était symboliquement la
demeure du Tout-Puissant. Là, personne
n'avait le droit de pénétrer,
à l'exception du grand-prêtre qui
pouvait y entrer une fois l'an et avec du sang. Ce
voile fermait pour ainsi dire Dieu dans Ses parvis
éternels en en excluant l'homme.
C'était comme une puissante
séparation dressée entre le
Créateur et Sa créature,
révélant de cette manière la
sainteté absolue de Dieu et la misère
complète de l'homme. Ce voile était
aussi un type saisissant de cette grande
vérité qui atteste que l'homme ne
peut rien faire par lui-même pour gagner les
faveurs de Dieu et avoir accès auprès
de Lui. Car le voile était de fin lin
retors, symbole de la sainteté absolue de
Dieu.
Mais vous vous souvenez aussi
qu'à la mort de Christ, le voile du temple
se déchira, non du bas en haut, comme si
cette déchirure s'était produite par
une force humaine quelconque; mais du haut en bas,
afin de démontrer avec netteté que
cette déchirure n'était pas le
produit de la sagesse humaine, mais l'oeuvre unique
de Dieu, montrant par là que la mort de
Christ a rempli toutes les exigences du Dieu trois
fois saint, concernant le péché. De
sorte que, par le sacrifice de Jésus-Christ,
une porte a été ouverte dans le ciel,
par laquelle nous pouvons avoir accès
auprès de Dieu.
Mais à la fin de cette
dispensation, tous les rachetés de l'Eternel
n'auront pas seulement l'immense privilège
d'avoir accès auprès de Lui par la
prière, mais seront introduits par cette
porte ouverte dans le ciel en la présence de
Dieu. L'apôtre Jean, après avoir vu
l'Eglise souffrante et agonisante sur la terre, la
voit maintenant dans le ciel, environnée de
gloire. Et à partir de ce premier verset du
quatrième chapitre, nous ne verrons plus
jamais l'Eglise mentionnée, comme
étant sur la terre; mais toujours dans le
ciel. 1 Cor. 15 : 52 et 1 Thess. 4 : 13-18 ont eu leur plein
accomplissement.
.
2) Le trône dans le
ciel (v. 2-3).
Nous voyons un trône
d'une majesté indescriptible (v.
2, 5). De
ce trône sortent des éclairs, des voix
et des tonnerres. Ce trône est établi
dans le ciel pour juger la chrétienté
apostasiée après la rupture, car
après l'enlèvement de l'Eglise, le
monde continuera à marcher comme auparavant,
rejetant Dieu et son Fils Jésus-Christ, pour
suivre le surhomme de leur choix.
Le trône est
environné d'un arc-en-ciel (v. 3).
L'arc-en-ciel est l'emblème de la
grâce. Même dans ces jours terribles du
jugement, Dieu n'abandonnera pas entièrement
cette humanité, comme nous le verrons plus
loin.
Nous n'avons ni nom, ni
description de Celui qui est assis sur le
trône, sinon qu'Il avait l'aspect d'une
pierre de jaspe et de sardoine, non comme forme,
mais comme éclat et magnificence. Ces deux
pierres sont comme du cristal empourpré de
différentes nuances qui se confondent dans
une ineffable beauté, jetant tout autour
d'elles des flots de lumière.
Magnifique image de Celui qui
est gloire et majesté. Ses attributs se
confondent comme les nuances de ces pierres, de
sorte qu'il est impossible de parler de Sa
miséricorde sans parler de Sa
sainteté, et de Son amour sans parler de Sa
justice.
Devant le trône
brûlent sept lampes ardentes qui sont les
sept esprits de Dieu (v. 5). Dans
l'exercice de ses jugements, Dieu ne se laisse pas
influencer par l'apparence ni par
l'ouï-dire.
.
3) Les vingt-quatre
vieillards (chap.
4 : 4).
Autour du trône, Jean
vit vingt-quatre trônes, et sur ces
trônes, vingt-quatre vieillards assis,
revêtus de vêtements blancs, et sur
leur tête, des couronnes d'or.
Quelle peut bien être
l'identité de ces vieillards ? Ce ne sont
pas des anges, mais des créatures humaines,
comme l'affirme le chant qu'ils chantent et par
lequel ils donnent gloire à l'Agneau, de ce
qu'ils ont été rachetés pour
Dieu par son sang, de toute tribu, de tout peuple,
de toute nation.
Ils ne sont pas des
créatures non déchues, mais des
pécheurs rachetés, car ils donnent
gloire au Rédempteur.
Ce ne sont pas des saints
dépouillés de leur enveloppe
terrestre, mais des sujets de Sa grâce
glorifiés, car ils sont assis sur des
trônes et couronnés. Or nous savons
qu'au jour de Sa venue pour les Siens, tous les
rachetés ressusciteront corporellement,
seront couronnés et régneront avec
Lui (1 Cor. 6: 2 et 2 Tim. 4: 8).
Ces vieillards sont des
doyens. Dans le sens qu'ils sont les
premiers-nés d'entre les morts, les premiers
glorifiés de toute la compagnie des
rachetés, ainsi que dans le sens qu'ils sont
admis dans la gloire avant la Grande
Tribulation.
L'apôtre Jean en voit
vingt-quatre, pas un de plus ni un de moins.
Pourquoi ce nombre de vingt-quatre? Il y avait dans
l'ancienne économie beaucoup de
prêtres et de lévites, ainsi que de
chantres; mais ils étaient tous
divisés en groupes de vingt-quatre, de sorte
qu'il n'y en avait jamais plus de vingt-quatre qui
officiaient à la fois dans le service de
Dieu. Ces vingt-quatre étaient ainsi les
représentants de plusieurs milliers
appartenant à cette classe de
privilégiés. Oh ! magnifique image de
l'Eglise glorifiée autour du trône de
Sa majesté.
.
4) Les quatre êtres
vivants (chap.
4: 6-11).
Ces quatre êtres
vivants ne sont pas les quatre grands animaux de
Daniel 7. Ces quatre êtres vivants se
tiennent constamment devant le trône, louant
et glorifiant Celui qui est assis sur le
trône.
Il est difficile de se
prononcer sur leur identité. Les uns pensent
qu'ils représentent les quatre
évangélistes, ce qui n'est pas
probable. D'autres pensent qu'ils
représentent les conducteurs spirituels des
rachetés de l'Eternel, autre type des quatre
étendards du peuple de Dieu dans le
désert (Nom. chapitre 2) ou les quatre faces
de la nouvelle Jérusalem. D'autres encore
pensent qu'ils sont identiques aux quatre
êtres vivants d'Ezéchiel, ce qui
semble le plus vraisemblable. La chose qui nous
intéresse, c'est qu'ils jouent un grand
rôle devant la sainteté de Celui qui
est assis sur le trône.
CHAPITRE
V
.
5) Le livre scellé
de sept sceaux
(5: 1-14).
Que représente ce
livre? Les uns pensent qu'il est le symbole du
jugement. Il est vrai que ce livre parle de
jugement, mais lui-même, de quoi parle-t-il?
Ecoutez le chant que psalmodient les quatre
êtres vivants et les vingt-quatre vieillards,
et vous comprendrez que ce livre n'est pas le
symbole du jugement, mais plutôt celui de la
rédemption.
Lorsque nous parlons de
l'oeuvre de la rédemption, nous avons trop
souvent dans l'idée, uniquement la naissance
miraculeuse de notre Seigneur Jésus-Christ,
Sa mort expiatoire et Sa résurrection
d'entre les morts, comme si la rédemption
commençait à la crèche pour se
terminer au tombeau ouvert. Ceci est absolument
inexact. L'oeuvre de la rédemption de notre
humanité a commencé il y a six mille
ans et n'est pas encore achevée, et ne le
sera que lorsque l'humanité sera à
nouveau réinstallée dans le paradis
perdu.
La naissance, la mort et la
résurrection de notre Seigneur ne sont que
les fondements de la rédemption, sans
lesquels il n'y a pas de rédemption
possible. Mais la rédemption elle-même
étend son oeuvre sur toutes les
dispensations, passée, présente et
future. C'est en vertu de la rédemption que
l'humanité subsiste. Sans elle Adam aurait
péri le jour de sa chute. Toutes les
bénédictions, toutes les grâces
et tous les bienfaits que l'humanité
possède et dont elle jouit, elle les
possède et en jouit en vertu de la
rédemption. Mais tout cela ne peut
être comparé à ce que la
rédemption apportera à
l'humanité une fois achevée. Ce sera
la réponse de Dieu au soupir de toute la
création (Rom. 8: 18-25). Lie monde, par la chute, a
passé des mains de l'homme aux mains de
Satan, Satan est devenu le Prince de ce monde; mais
toute la Parole de Dieu pointe vers le jour de la
délivrance où Satan sera
détrôné.
Pour bien saisir le glorieux
enseignement de ce livre, il nous faut porter notre
attention vers certaines lois juives concernant
l'héritage des terres, et leur rachat en cas
de vente.
Nous nous souvenons que
Josué, après sa conquête du
pays de Canaan, divisa selon l'ordre de l'Eternel,
le pays entre les familles d'Israël. Chaque
famille devenait héritière d'une
portion du pays. Cet héritage était
perpétuel, et devait être
considéré comme une chose très
sainte.
Cependant, Dieu, dans sa
divine sagesse, ordonna une loi par laquelle il
était possible à un Israélite
de vendre son héritage en cas de
nécessité matérielle. Mais
à chaque année du Jubilé, son
héritage lui était rendu. Si,
après la vente et avant l'année du
Jubilé, sa condition matérielle
s'améliorait, et qu'il devînt en
mesure de racheter son héritage, son devoir
était de le faire, et malgré le
désir que pouvait avoir l'acheteur de le
garder, il était obligé de le
céder. Cette loi donnait aussi droit de
rachat à tous les membres de la famille, en
commençant par les plus proches parents, de
sorte qu'un terrain vendu à un
étranger pouvait être directement
racheté.
Au jour de la vente, deux
livres ou contrats d'acquisition étaient
amenés, sur lesquels étaient
écrits, au dedans et au dehors, les
conditions et le prix du rachat. L'un de ces livres
était scellé de sept sceaux, l'autre
restait ouvert, puis ils étaient remis entre
les mains du secrétaire de l'Etat pour
être gardés dans les archives
(Jér. 32 : 6-14 et chap. 36) jusqu'au jour
où quelqu'un se présenterait et qui
pourrait prouver qu'il a droit de rachat et qu'il
est disposé à payer le prix
exigé tel qu'il est stipulé sur le
livre. Cette personne était appelée
«le rédempteur».
Maintenant nous arrivons au
coeur de notre sujet. Dans le premier chapitre de
la Genèse, nous avons la description de la
réorganisation de notre planète
bouleversée. Lorsque ce monde lut
recréé, que le chaos fut
remplacé par l'ordre, que cette terre
réorganisée fut embellie et enrichie
des beautés naturelles qui charment nos yeux
et répondent à nos besoins, Dieu
créa l'homme à Son image et à
Sa ressemblance, et le plaça en Eden comme
gouverneur de cette terre. Mais nous voyons, au
troisième chapitre de la Genèse, le
récit de la terrible catastrophe, de la
chute qui causa la perte de cet héritage. A
partir de ce moment, Satan est devenu le Prince de
ce monde. Dieu, le divin archiviste de toutes les
actions des hommes, possède ce livre
scellé de sept sceaux, et ce livre restera
entre les mains de Celui qui est assis sur le
trône, aussi longtemps que quelqu'un ne se
présentera pas étant capable de
*remplir les conditions pour en faire le
rachat.
Quelles sont ces conditions?
La première est que la personne qui se
présente puisse donner des preuves qu'elle a
droit de rachat, deuxièmement qu'elle est en
mesure d'en faire le rachat et disposée
à payer le prix convenu.
Maintenant quels sont ces
droits et ce prix du rachat de notre
humanité?
Pour avoir droit de rachat,
selon la loi d'Israël, il fallait être
de la parenté du destitué et avoir
les ressources nécessaires. De même en
est-il pour notre rachat. C'est l'humanité
qui a péché, c'est l'humanité
qui doit expier son péché. Dieu ne
peut ainsi agréer comme rédempteur
qu'un membre de la parenté humaine. Mais
quel est l'homme qui possède les moyens de
faire le rachat de sa race? Par exemple, un homme
en banqueroute pourrait-il se présenter
devant des juges pour payer les dettes d'un ami
?
La dette qui écrase
l'humanité, c'est le péché.
L'apôtre Paul dit aux Romains que tous ont
péché, que tous sont privés de
la gloire de Dieu, qu'il n'y a pas un juste, pas
même un seul. Donc aucun, parmi nous, qui
puisse se présenter comme
rédempteur.
Lorsque l'ange puissant crie
d'une voix forte : Qui est digne d'ouvrir le livre
et d'en rompre les sceaux? personne dans le ciel,
ni sur la terre, ni sous la terre ne peut ouvrir le
livre, ni le regarder. Ceci est parfaitement
évident. Le ciel n'est pas la demeure des
humains, mais celle des ordres angéliques,
tels que les chérubins, les
séraphins, les archanges, mais il ne s'y
trouve aucune créature humaine, et au cri de
l'ange, pas un son ne se fait entendre du ciel. Le
même silence règne sur la terre, car
il ne s'y trouve aucune créature sans
défaut et sans tache, aucune qui puisse
répondre aux exigences de la sainteté
absolue de Dieu pour s'offrir en substitution pour
le rachat de ses frères.
Nous pouvons ainsi comprendre
l'apôtre Jean qui, en présence de cet
angoissant silence, prend sa tête entre les
mains et pleure amèrement. L'apôtre
avait compris l'effroyable signification de ce
silence. Cela voulait dire que, puisqu'il n'y avait
ni dans le ciel, ni sur la terre aucune
créature qui pût se présenter,
ayant droit de rachat, que cette humanité
devait continuer à vivre indéfiniment
sous la malédiction.
Mais quelque chose se passe.
Quelqu'un brise ce terrifiant silence. L'un des
vieillards me dit: Ne pleure pas, voici le Lion de
la tribu de Juda, le rejeton de David a vaincu pour
ouvrir le livre et ses sept sceaux. Ici jaillit
toute la sagesse de Dieu, qui sut
réconcilier les droits impérissables
de Sa justice et de Sa sainteté avec Son
amour et Son incomparable miséricorde en
s'offrant Lui-même comme rédempteur.
Acceptant de se dépouiller de toute Sa
gloire, de quitter les voûtes
éternelles pour s'incarner dans notre
humanité en prenant une forme semblable
à la nôtre en toute chose, à
l'exception du péché, et devenir
ainsi notre frère et notre
rédempteur. Ceci fait comprendre, plus que
toute autre chose, l'importance vitale des deux
natures de notre Seigneur, Jésus-Christ Fils
de Dieu et Jésus-Christ Fils de l'homme.
Sans la divinité absolue de notre Sauveur,
il n'y aurait pas de pardon possible, et sans
l'humanité absolue de Jésus-Christ,
pas de rédempteur, pas de salut. A
l'ouïe de la voix du vieillard, Jean en larmes
relève la tête et voit, au milieu du
trône, un agneau qui était là
comme immolé.
Cela paraît
étrange et nous avons peine à voir
l'harmonie qui existe entre ces deux figures:
«un agneau» et «un lion». Le
lion, roi des forêts qui jette la terreur et
l'épouvante, symbole de la force et de la
majesté, avec un agneau, créature
inoffensive, type de la douceur et de
l'humilité.
Cependant, malgré le
grand contraste entre ces deux
représentations, nous pouvons dire qu'il
n'existe aucun conflit, mais qu'au contraire, l'un
complète l'autre.
L'ouverture des sceaux ne
peut se faire que par un acte de puissance, c'est
l'acte guerrier qui arrache d'une main ennemie
l'héritage qu'Il possède de droit.
Mais le caractère avec lequel Il a
gagné ce droit est celui qui est
dépeint par l'Agneau, c'est-à-dire
l'obéissance et la soumission. Il a
été obéissant jusqu'à
la mort, jusqu'à la mort de la croix, et
comme une brebis qu'on mène devant celui qui
la tond, Il n'a point ouvert la bouche.
Quoique ayant
été immolé, Il se tient debout
devant le trône. Notre foi ne s'arrête
pas au tombeau, mais va jusque devant le
trône où nous voyons notre
Rédempteur approuvé et accepté
de Dieu, prêt à prendre possession du
Royaume.
Il avait sept cornes, l'union
parfaite des deux figures, car les cornes, comme le
lion, sont le type de la force.
Il avait aussi sept yeux qui
sont les sept esprits de Dieu (Esaïe 11 : 1-3). Les sept cornes représentent
la plénitude de Sa puissance
impériale, comme Roi des rois, et ses sept
yeux représentent la plénitude de Sa
puissance intellectuelle.
Il s'avance pour prendre le
livre et en rompre les sceaux. Ceci est l'acte le
plus sublime de toute l'Apocalypse et après
lequel toute l'humanité soupire depuis six
mille ans. C'est l'acte par lequel Babylone sera
jugée, la bête et le faux
prophète jetés vivants dans
l'étang ardent de feu et de soufre et par
lequel Satan sera lié et vaincu pour
toujours.
Il n'est pas étonnant
que les anges, par myriades de myriades, disent
d'une voix forte: «L'Agneau qui a
été immolé est digne de
recevoir la puissance, la richesse, la sagesse, la
force, l'honneur, la gloire et la louange. Et que
toutes les créatures qui sont dans le ciel,
sur la terre, sous la terre, sur la mer et tout ce
qui s'y trouve disent: à Celui qui est assis
sur le trône et à l'Agneau soient la
louange, l'honneur, la gloire et la force aux
siècles des siècles, et que les
quatre êtres vivants disent: amen, et que les
vieillards se prosternent et adorent.»
Voici bientôt deux
mille ans que notre Rédempteur a payé
de son sang le prix de notre rachat. Sa
résurrection d'entre les morts est le gage
concluant que son sacrifice a été
agréé par Dieu le Père.
Comment se fait-il alors que Satan soit encore le
Prince de ce monde, et que nous soyons encore sous
son empire?
La deuxième
épître de l'apôtre Pierre en
donne la réponse dans son troisième
chapitre, verset neuf: « Le Seigneur ne tarde
pas dans l'accomplissement de sa promesse comme
quelques-uns le croient, mais Il use de
bonté envers nous, ne voulant qu'aucun
périsse, mais voulant que tous arrivent
à la repentance.»
Le fait que le livre de la
Rédemption est encore dans la main droite de
Celui qui est assis sur le trône, et que ses
sept sceaux ne sont pas encore brisés
après deux mille ans, provient de Sa
patience. Mais cette patience, qui est d'essence
divine, n'est cependant pas éternelle. Elle
aura une fin. Alors Dieu interviendra avec
puissance dans les affaires des hommes et arrachera
son Royaume des griffes du Prince de ce monde pour
le remettre à son Fils Fils
bien-aimé.
Il en sera ainsi comme d'un
homme qui aurait acheté une
propriété. La propriété
étant habitée par un locataire peu
désirable, l'acquéreur fait savoir au
locataire qu'il doit évacuer les lieux.
Celui-ci fait comme si de rien n'était. Le
propriétaire patiente, il patiente encore,
il patiente longtemps; mais voyant que rien ne se
fait, et qu'en plus, le locataire se met à
détériorer la place, à
saccager la maison, à mettre tout sens
dessus dessous, il mettra fin à sa patience,
fera appel aux autorités et, par la force,
le fera évacuer.
Voici exactement où
nous en sommes. La patience de Dieu arrive à
son terme, bientôt nous n'entendrons Plus
l'Agneau de Dieu qui ôte le
péché du monde, offrir à tous
le pardon. Ce sera le rugissement du Lion de la
tribu de Juda. En ces jours-là, les hommes
diront aux montagnes et aux rochers : «Tombez
sur nous et cachez-nous de la face de Celui qui est
sur le trône et devant l'Agneau, car le Grand
Jour de Sa colère est venu, et qui peut
subsister?» (chap. 6: 16-17).