Parabole du
levain
verset
33.
Le royaume
de Dieu est semblable à du levain qu'une
femme a pris et mis dans trois mesures de farine,
jusqu'à ce que la pâte soit toute
levée.
Matthieu 13: 33.
Cette parabole, comme la
précédente, est
généralement
interprétée de manière
à démontrer le développement
satisfaisant des principes du Royaume de Dieu au
milieu de notre société. Si rien
n'enrayait leur action, le monde finirait par
être entièrement transformé,
grâce à la prédication de
l'évangile, agissant comme du levain dans la
pâte. Si cette interprétation
était juste, celle que nous avons
donnée des trois précédentes
serait fausse, car il existerait une contradiction
entre elles, ce qui ne peut être le cas. Nous
disions dans l'introduction de notre sujet, qu'il
doit exister une parfaite, harmonie dans
l'enseignement de ces paraboles, comme d'ailleurs
dans toute la Parole de Dieu. La doctrine contenue
dans l'une des parties des Saintes Ecritures ne
peut contredire la doctrine découlant d'une
autre partie. Il en résulterait ainsi que
cette interprétation serait juste et les
trois précédentes fausses, ou vice
versa.
Si, d'après
l'interprétation généralement
acceptée, le levain était le principe
vital qui transforme l'humanité, l'agent
puissant dont Dieu se sert pour établir son
Royaume ici-bas, d'une façon progressive et
ininterrompue, jusqu'à l'achèvement,
le levain serait l'image du bien. Mais le levain
est-il vraiment cela? Sa nature lui permet-elle
d'exercer une telle action bienfaisante? Remarquons
tout d'abord que le levain n'est pas
l'élément principal de la parabole.
Le texte ne dit pas: «Le Royaume de Dieu est
semblable à du levain», mais il dit:
«Le Royaume de Dieu est semblable à du
levain qu'une femme a pris, et mis dans trois
mesures de farine> Ainsi la partie vitale de la
parabole n'est pas le levain, mais les trois
mesures de farine. Le levain, tout, comme la femme,
d'ailleurs, n'est mentionné qu'en
considération de la farine.
L'élément capital de la parabole, ce
sont ces trois mesures de farine, et ce qui se
produit en elles par l'intervention de la femme,
qui introduit le levain.
Nous trouvons la
première mention de ces trois mesures de
farine dans la Genèse (18 : 6),
à l'occasion de la visite que l'Ange de
l'Eternel fait à Abraham. Nous les
retrouvons dans le Lévitique, à
propos de l'offrande de fleur de farine. Il importe
ici de préciser que cette offrande
était précédée par
l'holocauste dont la signification symbolique
était la parfaite obéissance à
la volonté de Dieu, si magistralement
illustrée par Jésus-Christ, notre
holocauste. « Il ne s'est point complu en
lui-même» (Rom. 15 : 3). «Il n'a point cherché
sa propre gloire» (Jean 8: 50). «Il n'est pas venu pour faire
sa volonté» (Jean 5: 30). Son être tout entier, esprit,
âme et corps, a été
consacré à Dieu, partout et toujours.
Ses pensées, ses affections, son temps, son
énergie, son confort, son bien-être,
foyer, parents et amis, tout a été
abandonné à Dieu. Tous les voyages
qu'Il fit, tous les miracles qu'Il accomplit, tous
les sermons qu'Il prêcha, étaient en
obéissance parfaite au Père, que cela
soit dans la maison du charpentier de Nazareth, ou
quand il confondit l'hostilité des
pharisiens, et les moqueries des sadducéens,
ou encore quand il pleura sur la tombe de son ami
Lazare. Qu'il ait été à table
à côté du traître, ou
agonisant dans le jardin de
Gethsémané, ou mourant sur la croix,
ou dans sa victoire incomparable sur la mort,
toujours c'est la même perfection dans
l'obéissance. Il a toujours
été obéissant au Père,
obéissance qui nous est imputée par
la foi. C'est à la suite de cette
merveilleuse consécration de Christ à
Dieu, symbolisée par l'holocauste, que
jaillissent ces exhortations de l'apôtre
«d'offrir nos corps comme un sacrifice vivant,
saint, agréable à Dieu, ce qui sera
de notre part un culte raisonnable»
(Rom. 12: 1).
Si l'holocauste qui
précède l'offrande de farine est le
symbole de la consécration à Dieu,
l'offrande de fleur de farine est celui de la
dédicace des oeuvres de l'adorateur. Cette
offrande était également l'offrande
de l'hospitalité. Une partie restait la
propriété de l'adorateur, l'autre
était à la disposition du
prêtre. Nous avons ainsi, dans cette
offrande, le symbole d'une communion parfaite,
établie entre l'adorateur et son Dieu, sur
la base de son activité,
précédée par une
entière obéissance.
La loi mosaïque faisait
défense absolue d'introduire du levain dans
l'offrande de fleur de farine. Pourquoi cela? C'est
que le levain est un morceau de pâte en
fermentation, c'est-à-dire en voie de
corruption, et capable par ce fait de contaminer
tout ce qu'il touche. Il ne peut donc servir
à représenter un principe, sain,
vivifiant. Les enfants d'Israël avaient
reçu l'ordre précis d'enlever toute
trace de levain dans leurs maisons, pendant la
fête de la Pâque (Ex.
12: 15). L'Ancien
Testament le désigne invariablement comme le
symbole du mal, et le Nouveau Testament n'est pas
moins catégorique, qu'on en juge !
Pour mettre en garde ses
disciples contre les fausses doctrines,
Jésus leur dit: «Gardez-vous du levain
des pharisiens et des sadducéens»
(Matth. 16 : 11). Ils avaient l'apparence de la
piété, leur religion n'était
qu'un ritualisme vain, un formalisme vide. Le
levain des pharisiens était l'hypocrisie
(Luc 12 : 1). Celui des sadducéens
était le matérialisme, car ils ne
croyaient ni aux anges, ni aux esprits, ni à
la résurrection des morts. S'adressant aux
Galates rétrogrades, déchus de la
grâce, saint Paul déclare que la
suggestion à laquelle ils ont obéi ne
vient pas de Celui qui les a appelés,
«car un peu de levain fait lever toute la
pâte» (Gal. 5: 8-9). Ce levain, c'est le
légalisme. En relatant la condamnation
à mort du Sauveur,
l'évangéliste mentionne, comme en
passant, l'alliance hétéroclite,
monstrueuse d'Hérode, personnification du
culte juif, avec Pilate, représentant le
monde païen. «Ce jour-là,
Hérode et Pilate, d'ennemis qu'ils
étaient, devinrent amis» (Luc 23: 12.). Mais déjà
auparavant, Jésus avait mis en garde les
siens contre le caractère d'Hérode.
«Gardez-vous avec soin, leur dit-il, du levain
d'Hérode» (Marc 8: 15). Ce levain, à n'en pas
douter, c'est le mondanisme, qui prend aussi figure
du mammonisme. «Vous ne pouvez servir deux
maîtres, Dieu et Mammon» (Matth. 6 : 24). Ecrivant aux Corinthiens,
l'apôtre Paul donne un relief saisissant au
sens péjoratif du levain, de façon
à lever tous les doutes, La citation du
passage entier s'impose ici. «Vous n'avez
certes point sujet de vous glorifier. Ne savez-vous
pas qu'un peu de levain fait lever toute la
pâte? Purifiez-vous du vieux levain, afin que
vous deveniez une pâte nouvelle et sans
levain, comme vous l'êtes aussi; car Christ,
notre Pâque, a été
immolé. Ainsi donc célébrons
la fête, non avec du vieux levain; ni avec le
levain de la malice et de la
méchanceté, mais avec les pains sans
levain de la sincérité et de la
vérité» (1 Cor. 5: 6-8).
En voilà assez pour
emporter la conviction de tous les lecteurs
attentifs de la Bible. Il nous reste cependant
à examiner deux passages qui, lus
superficiellement, pourraient provoquer quelque
hésitation, bien qu'au fond ils appuient
notre thèse. Lisons d'abord ceci:
«Quand vous serez entrés dans le pays
que je vous donne, et que vous y ferez la moisson,
vous apporterez au sacrificateur une gerbe,
prémice de votre moisson... Vous sacrifierez
aussi, ce jour même, un agneau d'un an, sans
défaut et sans tache, en holocauste à
l'Eternel ; vous y joindrez une offrande de deux
dixièmes de farine, arrosée d'huile,
en sacrifice consumé par le feu,
d'agréable odeur à l'Eternel ...
» (Lév. 23 : 10-13). Qui ne voit, dans cette
première gerbe, et l'offrande de fleur de
farine tirée de cette gerbe, la
préfigure de Jésus-Christ, l'Agneau
sans défaut et sans tache, immolé,
mais rendu à la vie comme les
prémices de la résurrection?
(1 Cor. 15 : 23). Dans cette offrande il n'y a point
de levain, la farine est arrosée d'huile,
symbole du Saint-Esprit. C'est la perfection
même du grand salut de Dieu en
Jésus-Christ.
Jusqu'ici tout s'accorde avec
nos explications. Mais la suite du passage du
Lévitique risque, au premier abord, de
provoquer quelque étonnement. « Vous
compterez aussi, à partir du lendemain du
sabbat où vous avez apporté la gerbe,
sept semaines entières... et vous offrirez
une nouvelle offrande à l'Eternel... Vous
apporterez de vos demeures deux pains, ils seront
faits avec deux dixièmes de fleur de farine,
et cuits avec du levain: ce sont les
prémices à l'Eternel»
(Lév. 23: 17). Ces sept semaines plus un jour font
cinquante jours, l'intervalle qui sépare
Pâques de la Pentecôte. C'est
après la résurrection, l'envoi du
Saint-Esprit, et la formation de l'Eglise
chrétienne que cette deuxième
offrande devait avoir lieu (Actes 2 : 1-4). Mais pourquoi ces deux pains? C'est
que l'Eglise, corps terrestre de
Jésus-Christ, devait comprendre deux
éléments constitutifs : le monde
juif, primitivement appelé, et le monde
païen, nouvellement appelé. Et pourquoi
ces deux pains devaient-ils être cuits avec
du levain? C'est que l'Eglise, sainte en principe
et par sa destinée finale, ne pouvait pas en
pratique échapper à la corruption qui
règne dans le monde, pas plus que chaque
membre qui la compose individuellement.
Le deuxième passage,
qui est moins important, se lit dans le
prophète Amos: «Allez à
Béthel, et péchez encore; allez
à Guilgal, et péchez toujours
davantage! Apportez chaque matin vos sacrifices, et
tous les trois jours vos dîmes! Faites fumer
vos offrandes d'actions de grâces avec du
levain !» (Amos 4 : 4-5). Le contexte montre clairement que
l'Eternel parle avec sévérité;
Il reproche à Israël son hypocrisie et
sa corruption, et c'est avec une sainte ironie
qu'il l'exhorte ainsi, pour mettre le comble
à son impiété, à
présenter ses offrandes avec du levain. Ici
donc, comme ailleurs, le levain est
considéré comme un principe mauvais.
Serait-il possible que Christ fasse une exception
pour cette parabole, et prenne le levain pour
représenter le bien? Nous ne le croyons pas.
Ce serait accuser notre Seigneur
d'inconséquence ou d'incapacité de
trouver une illustration appropriée pour
mettre en relief sa pensée.
Permettez-nous un souvenir
personnel. Dans une controverse à ce sujet,
on nous opposa l'argument suivant: «Vous dites
que le levain est le type du mal; comment se
fait-il que vous mangiez tous les jours, et
sûrement avec plaisir, du pain
levé?» En effet, nous mangeons tous, et
avec appétit et profit, du pain qui a subi
l'action du levain; mais nous ne le mangeons pas
avant qu'il soit cuit. La chaleur du four a
arrêté totalement la fermentation de
la pâte et il en est résulté un
aliment sain et agréable, dont nous aurions
peine à nous passer.
Il en est de même pour
notre civilisation chrétienne si
avancée dans le domaine intellectuel et
scientifique. Ces découvertes et inventions
qui pourraient et devraient servir uniquement au
bien de notre humanité, sont
détournées de leur vraie destination
et mises au service des puissances infernales, de
telle façon qu'en dépit de ces
progrès si merveilleux, nous assistons
terrifiés à une complète
faillite de notre civilisation. Mais le jour vient,
et il sera là bientôt, où cette
civilisation, faussée par le
péché, passera à travers la
fournaise ardente des jugements de Dieu. Ce sera la
Grande Tribulation mentionnée dans
Matth. 24: 21. Par cette Tribulation le levain sera
détruit et l'humanité en sortira
purifiée. Alors, et alors seulement, elle
pourra jouir des progrès de la
civilisation.
Après avoir
déterminé la nature et le rôle
du levain dans notre parabole, considérons
la femme qui y introduit le ferment.
Dans le prophète
Zacharie (5: 5-8),
il est question de l'épha, sur lequel une
femme est assise. L'épha est une mesure de
capacité, la dixième partie de
l'homer (Ez. 45: 11). C'est l'emblème du commerce
et la femme assise sur l'épha
représente l'injustice et l'iniquité
auxquelles le commerce est assujetti. Ce passage
nous renvoie tout naturellement aux chapitres
17 et
18 de
l'Apocalypse, qui nous offrent le spectacle d'une
vie commerciale intense, régie par une
femme. Cette femme a abandonné son Divin
Amant pour s'attacher à un autre: c'est
l'Eglise apostasiée qui, au lieu de rester
fidèle à Jésus-Christ en
accomplissant sa mission strictement spirituelle,
s'est émancipée pour s'unir au monde
et devenir, de la sorte, une puissance plus
politique que religieuse. Jean voit cette femme
ivre du sang des saints et du sang des
témoins de Jésus, tenant dans sa main
une coupe d'or remplie d'abomination et des
impuretés de sa prostitution. Nous
retrouvons cette femme dans la quatrième
lettre adressée à l'Eglise de
Thyatire (Apocalypse 2 : 20).
Dans cette quatrième
parabole, elle introduit subrepticement dans la
pâte le levain, agent de corruption et de
mort, pour briser la communion qui existe entre
Christ et son corps, et neutraliser son influence
dans notre société. Ainsi l'ultime
enseignement de cette parabole n'est pas la
conversion du monde par les principes du Royaume;
mais plutôt, le mélange d'erreurs et
de corruption qui domine ces principes, et les rend
inopérants, montrant par là,
l'harmonie merveilleuse qui existe entre ces
paraboles et les autres prédictions du
Seigneur sur la condition morale et religieuse
à la fin de notre économie.
La conclusion pratique
à tirer de ces enseignements, c'est que
l'Eglise dans son ensemble et chaque croyant en
particulier ne peuvent agir utilement que dans la
mesure où ils sont séparés du
mal et libérés de tout ce que le
levain symbolise. Lot était
profondément attristé à cause
de la conduite dissolue des habitants de Sodome,
mais il fut impuissant à les ramener dans la
bonne voie. Si la ville fut presque sauvée,
elle le dut à l'intercession puissante
d'Abraham, le fidèle. Le mal avait
porté une atteinte si grave à
l'intégrité de la piété
de Lot, que son témoignage, si
sincère qu'il fût, était devenu
inefficace. De même en est-il pour nous. La
puissance de notre témoignage dépend
de notre séparation de tout ce qui n'est pas
conforme à la volonté de Dieu.
Pourquoi notre
chrétienté se trouve-t-elle sans
force pour vaincre le mal qui l'assiège de
toutes parts? Pourquoi ces crises sociales,
économiques et politiques qui bouleversent
le monde? Pourquoi n'a-t-elle pu empêcher la
guerre avec ses indescriptibles misères?
Pourquoi la civilisation, dont nous étions
si fiers, rétrograde-t-elle jusqu'à
la barbarie? Pourquoi sommes-nous placés au
bord de l'abîme après vingt
siècles de prédication de l'Evangile?
Pourquoi cette faillite après deux mille ans
de labeur, d'efforts, de sacrifices en vies et en
argent? Enfin, pourquoi encore, notre
société humaine, que nous
étions appelés à conduire au
pied de la Croix, est-elle dans sa masse, si loin
de Dieu? La réponse ne se trouve-t-elle pas
dans la complicité de l'Eglise avec le mal
que représente le levain?
Répétons-le. Ce qui fait
l'impuissance de l'Eglise ce n'est pas que la main
de l'Eternel se soit raccourcie, et qu'Il ne puisse
lui aider, ni que son oreille se soit endurcie et
qu'Il ne puisse entendre ses supplications
(Esaïe 59: 1-2). Mais c'est l'introduction du mal en
son sein. C'est son infidélité envers
son Divin Maître.
La religion d'un grand
nombre, rattachés officiellement à
l'Eglise, consiste en un peu de foi apparente
au-dessous de laquelle il n'y a plus rien.
Obéir à la coutume, à la
tradition, faire comme tout le monde, se contenter
de cérémonies, de pratiques et de
rites qui permettent tout juste de sauver les
apparences, sans que le coeur et la vie soient
vraiment engagés: quels atouts donnés
à l'hypocrisie et au formalisme! Ajoutons-y
le mammonisme et tout le mondanisme ambiant, avec
le rationalisme et tout le modernisme qui
prétendent passer la
révélation au crible de la raison
humaine. Pour en arriver là, il a suffi tout
simplement à notre chrétienté
de céder aux influences du dehors, de
laisser le levain s'introduire dans sa
pâte.
Plusieurs estimeront sans
doute que notre tableau de la
chrétienté est poussé trop au
noir. Qu'ils veuillent bien constater qu'il n'en
peut être autrement si l'on reste dans les
limites de la parabole. Le texte spécifie
clairement que le levain a produit son effet dans
la pâte, puisque celle-ci est toute
levée; et nous avons montré au cours
de notre étude ce que cela signifie. Alors
vous nous direz peut-être: A quoi bon tout ce
travail, tous ces sacrifices, ces sommes d'argent
englouties pour les missions, ces vies sans nombre
sacrifiées sur les bûchers, les
échafauds, dans les salles de tortures, ou
sur les champs missionnaires par des climats
meurtriers? Dieu -n'est-Il pas omniscient? Ne
savait-Il pas que le terrain serait hostile, que la
semence serait en partie médiocre, qu'un
ennemi viendrait empoisonner l'oeuvre
commencée, que cette oeuvre prendrait des
proportions anormales qui compromettraient son
succès, et que le tout finirait par
être corrompu par des principes nettement en
opposition à Sa volonté?
Certainement Dieu savait tout
cela. Il savait avant la fondation du monde ce qui
allait arriver. Mais Il vit aussi, dans sa sagesse
infinie, deux choses d'une extrême valeur
à ses yeux, qui existent au coeur de cet
incomparable chaos. La première de ces
choses, c'est un trésor d'une valeur
inestimable, mais qui est caché, et dans
lequel existent les principes latents de son
Royaume sur la terre. La deuxième est une
perle de grand prix qui fera éclater Sa
gloire durant les siècles de
l'Eternité. En face de ces merveilles, Il ne
recule pas devant le prix que cela doit lui
coûter pour les acquérir. Il accepte
à l'avance tous les sacrifices. Il accepte
de faire face à toute l'hostilité qui
l'attend, à affronter les attaques subtiles,
sournoises, renouvelées de l'ennemi,
à boire la coupe des déceptions
amères qui lui sont réservées
et à aller jusqu'à la Croix, afin de
posséder ces joyaux que nous
considérerons dans les paraboles
suivantes.