Le feu du réveil
.
Lettre 15 L'attitude
pernicieuse de l'Eglise par rapport aux réformes actuelles
Je voudrais à
présent parler à mes frères d'une erreur qui, je
le crains, freine considérablement la progression des
réveils. Il s'agit de la crainte si fréquente de toute
excitation religieuse et, plus généralement, de toute
excitation manifestée chaque fois qu'une réforme est
annoncée. Nombreux sont ceux qui sont excessivement
effrayés par toute forme d'excitation. Ils semblent passer
plus de temps à mettre les gens en garde contre tout
débordement, plutôt que de rechercher le réveil.
J'ai déjà
parlé de l'excitation dans une lettre
précédente. Mais je suis de plus en plus sensible au
fait que la crainte de l'excitation devient excessive. Cela
entraîne des conséquences fort négatives.
Beaucoup de serviteurs de Dieu éprouvent une crainte
exagérée de voir l'excitation devenir superficielle.
Ils mettent trop les chrétiens en garde contre l'excitation
superficielle, au point de finir par étouffer toute
excitation, qu'elle soit bonne ou mauvaise.
Quand on met continuellement
les gens en garde contre les excitations charnelles, quand on
décrit continuellement les caractéristiques des
excitations superficielles, il me semble à présent que
rien ne peut mieux éteindre un réveil. Rien ne peut
mieux le freiner ou même empêcher qu'il ne commence. On
détourne ainsi l'attention des grandes vérités
de l'Evangile, qui peuvent sanctifier les hommes, pour la fixer sur
ces excitations superficielles qui ont si souvent été
une plaie pour le monde. En réalité, les excitations
superficielles sont presque toujours produites lorsqu'on prêche
des fausses doctrines. Quand on prêche la vérité,
toute la vérité, et rien que la vérité,
cela tend à produire une forme d'excitation hautement
profitable, et à éliminer toutes les autres. Il faut en
particulier annoncer les grandes vérités fondamentales
qui sont indispensables au salut, et prendre bien soin
d'éviter tout mélange d'erreur et de fanatisme, que ce
soit dans l'enseignement ou dans l'esprit de l'enseignement.
Quand on parvient à
retenir fermement l'attention, et à la fixer sur ces
vérités, dans toute leur plénitude et leur
puissance, on peut être assuré d'éviter toute
excitation superficielle, et de produire une excitation qui est
saine, légitime, et évangélique.
En revanche, quand on
néglige de prêcher ces vérités, quand on
se contente de mettre les gens en garde contre les excitations
superficielles, on est presque certain que l'on étouffera
toute excitation. On réveillera aussi l'agressivité de
ceux qui ont commencé à se remplir d'un esprit
d'excitation superficielle, en les éloignant encore plus de la
vérité. En réalité, mes frères, un
grand nombre de pasteurs et d'Eglises me semblent bien trop craindre
les excitations superficielles. Cela les empêche d'utiliser
tout véritable moyen d'obtenir un réveil. Ils craignent
de lancer un appel puissant. Ils ont peur d'élever leur voix
comme une trompette, pour la faire résonner avec force et
insistance aux oreilles du peuple. Ils craignent de presser les gens
à saisir la vie éternelle avec une urgence
irrésistible. Ils ont peur de provoquer une excitation
superficielle. A chaque fois qu'un début d'excitation se
produit dans une Eglise, au cours d'une réunion de
prière ou d'étude biblique, aussitôt quelque
ancien, diacre ou pasteur trop prudent commence à mettre
l'assemblée en garde contre toute excitation superficielle.
Il n'y a pas de meilleur moyen
de rendre impossible tout réveil. Ce qu'il faut faire, c'est
mettre les gens en garde contre les doctrines et les mesures qui
enflamment l'imagination, qui provoquent une marée
d'excitation, et qui ne font pas appel à l'intelligence. Il
faut insister fréquemment, puissamment, voire d'une
manière importune, sur les pures vérités de
l'Evangile. Ce sont ces vérités que les pécheurs
et les chrétiens engagés ont le plus besoin d'entendre.
Si cela est possible, il faut
parvenir à fixer leur attention sur ces vérités,
d'une manière tellement inébranlable que cela ne
laissera aucune place au fanatisme, ni dans les sentiments ni dans la
doctrine.
Il se peut que des
réactions suspectes se manifestent. La meilleure
manière de les corriger, comme mon expérience a pu me
l'apprendre, est d'avoir, si possible, une conversation privée
avec ceux qui se laissent gagner par une excitation charnelle. S'il
est possible, il vaut mieux ne pas détourner l'attention de
l'assemblée en intervenant publiquement sur ce sujet. On doit
pouvoir capter l'intérêt de l'assemblée par
l'exposé des grandes vérités propres à
briser les coeurs endurcis. S'il se produit ici ou là une
manifestation de fanatisme ou d'enthousiasme excessif, je conseille
absolument, comme je l'ai déjà dit, de corriger ces
influences néfastes par des entretiens privés. Il ne
faut pas permettre à l'assemblée de se rendre compte de
cette intervention.
En recommandant ces choses, je
ne cherche nullement à favoriser de grandes excitations. Mais
nous devons nous rappeler qu'un grand réveil ne peut jamais se
produire sans que les sentiments soient profondément
remués. Notre objectif est tout de même de voir un
réveil se produire. Une certaine excitation accompagne, et
doit accompagner naturellement, tout réveil véritable.
Qu'elle se produise donc. Ne craignons pas de la voir se produire.
Croyons, mes frères, et n'oublions jamais, que le meilleur
moyen d'empêcher tout enthousiasme excessif, tout fanatisme, et
toute excitation superficielle, est de marteler avec puissance et
démonstration de l'Esprit les vérités
fondamentales de l'Evangile, en toute occasion, favorable ou non.
Mes frères, je tiens
particulièrement à insister sur une chose: les gens
vont de toutes manières s'exciter, et ils vont s'exciter
à propos des choses spirituelles. Si vous étouffez la
saine excitation que doit normalement produire la proclamation pure
et simple de l'Evangile, vous pouvez être assurés que,
tôt ou tard, vous verrez se produire dans vos Eglises des
excitations charnelles. Vous ne pourrez plus les contrôler.
Elles saisiront vos chrétiens et les emporteront comme un
ouragan. Frères, il n'est plus temps de rêver que nous
pourrons préserver nos Eglises de toute excitation. Elles ne
pourront pas être préservées, et ne doivent pas
l'être.
Les indications de la
Providence sont claires et tangibles. Il ne faut pas que cesse
l'excitation qui se répand actuellement dans le pays. Chaque
mouvement de la Providence divine ne fait que multiplier les
occasions et les moyens de produire de l'excitation. Il serait
insensé de nous opposer à la Providence divine, et de
supposer que nous pourrions lutter contre ce mouvement de l'opinion
publique. Nous devons seulement nous demander comment le canaliser,
comment le diriger et l'encourager, afin qu'il ne produise aucun
effet néfaste et qu'il n'ait que des effets positifs. Il faut
le contrôler et le garder dans des limites adéquates.
Vouloir arrêter un tel
mouvement serait aussi inutile que de vouloir couper les eaux du
Mississippi. Barrez-les ici, elles déborderont et
s'écouleront ailleurs. Mais si nous ne parvenons pas à
maintenir dans des justes limites ces puissants courants de
pensées excitées, ils ravageront tout le pays. Ne
voyez-vous pas que si nous parvenons à contenir cette
excitation quelque part, les eaux montent immédiatement et se
répandent ailleurs? Il se présente sans cesse un
nouveau sujet d'excitation, qui maintient l'opinion publique dans un
état de fermentation perpétuelle. Qui peut
l'empêcher? Personne, et personne ne doit l'empêcher. Les
pasteurs et les chrétiens engagés doivent plutôt
profiter de cette situation. Ils doivent dégager les voies
appropriées, et y guider correctement l'opinion publique en
exposant l'Evangile avec puissance. S'ils s'efforcent de stopper
toute excitation, ils doivent alors s'attendre à voir leurs
Eglises se diviser. De nouvelles factions vont surgir. L'anarchie et
la confusion vont régner. Les ministères, conducteurs
du troupeau, finiront par perdre leur influence. La séduction
et le fanatisme emporteront l'opinion publique.
Frères, nous avons entre
nos mains les moyens de guider l'opinion publique. Nous pouvons
canaliser et transformer l'excitation qui se répand dans le
pays. Que les conducteurs et les chrétiens prennent leur place
sur le rivage! Qu'ils élèvent la voix au dessus du
bruit du vent et des vagues de l'excitation du peuple! Qu'ils crient:
"Vous tous qui avez soif, venez aux eaux, même celui qui n'a
pas d'argent! Venez, achetez et mangez, venez, achetez du vin et du
lait, sans argent, sans rien payer!" (Esaïe 55:1). Au lieu
d'avoir peur de l'excitation charnelle, avec l'expérience et
les moyens que nous possédons, je crois et je suis certain que
l'Eglise peut travailler à un réveil sans que se
produise et se répande la moindre excitation superficielle.
L'Evangile se prête
tout-à-fait une saine excitation. Annonçons-le au
peuple dans toute sa plénitude et dans toute sa puissance.
S'il se produit alors quelque excitation, laissons-la se produire.
Que les conducteurs et les chrétiens soient sérieux
dans leurs pensées. Qu'ils s'attachent fermement à la
vérité et aux saines paroles. Qu'ils n'utilisent que
les moyens propres à attirer l'attention de tous sur la
vérité. Qu'ils cherchent à produire une parfaite
soumission à Dieu, aussi rapidement et aussi universellement
que possible.
Frères, ne nous laissons
pas aller à la timidité. Ne critiquons pas et ne
mettons pas les gens en garde contre les excitations charnelles.
N'éteignons pas toute flamme qui s'allume. Ne maintenons pas
nos chrétiens dans le sommeil! Sinon, ils échapperont
à notre influence, et nous ne nous en rendrons même pas
compte! Ils se précipiteront tête baissée et en
masse entre les mains d'un leader fanatique qui détruira leur
âme!
.
Lettre 16 La folie de
vouloir entretenir la véritable religion sans réveil
Je voudrais à
présent parler à mes frères d'un autre sujet. Il
me semble percevoir dans l'opinion publique une tendance
inquiétante. Les chrétiens finissent par croire que les
Eglises peuvent exister et prospérer sans jamais avoir besoin
de réveil. Ils pensent même qu'elles se porteraient
mieux sans aucun réveil.
Une telle attitude est
très proche d'une par-faite présomption. Il s'agit
là, sans aucun doute, de la conclusion la plus absurde qui
soit. Pour-tant, une telle attitude ne peut que résulter de
l'apathie généralisée concernant les
réveils. Il faut y ajouter l'hostilité fréquente
qui se manifeste à l'égard des réveils dans de
nombreux milieux chré-tiens. De nombreux conducteurs d'Eglises
sem-blent prêts à favoriser ardemment l'abandon de tout
effort en faveur des réveils. Tout au moins semblent-ils
accepter cette idée. Ils préfèrent
dé-courager le travail des évangélistes, et tous
les ef-forts faits pour produire un réveil. Il en a toujours
été ainsi, depuis les temps immémoriaux.
On peut clairement
démontrer que l'Eglise chrétienne ne peut survivre sans
de puissants ré-veils spirituels. Il faudrait que le Seigneur
décide, pour répandre l'Evangile, de recourir à
un autre moyen que celui qu'Il a toujours choisi. Cette seule
supposition est absurde et se contredit elle-même. L'Eglise
n'a-t-elle pas besoin d'être réveillée? La
véritable religion n'a-t-elle pas besoin d'être
ré-veillée chez les impies? Sinon, toute
véritable piété ne disparaîtrait-elle pas
de ce monde?
Je veux bien admettre que
l'Eglise visible puisse très bien exister sans réveil.
Elle peut aussi accepter une alliance faite de compromis. Il lui est
possible de recevoir en son sein une foule d'hom-mes impies qui ne
donnent aucun signe de régé-nération. C'est
ainsi qu'une Eglise nominale peut être maintenue en vie. Mais
je suis convaincu que la véritable piété ne peut
exister ni se répandre sans un puissant réveil
généralisé, ni sans que des réveils
succèdent à des déclins, chaque fois que ceux-ci
se produisent. C'est l'une des plus claires vérités du
monde!
Je regrette de ne pouvoir
disposer des résul-tats effectifs de tout qui a
été fait pour développer la véritable
religion sans réveils. Mais qui ignore ce qu'il est advenu de
ces Eglises, après de telles tentatives? Elles se sont
éteintes, ou ne sont deve-nues que des Eglises nominales,
déjà mortes, ne vivant plus que par leur nom. Elles se
sont con-tentées d'une alliance à moitié
conclue. Elles ont utilisé toutes sortes de moyens pour
remplir l'Eglise de gens du monde qui n'ont jamais été
vraiment convertis au Seigneur. Sans cela, cette Eglise no-minale
n'aurait même pas pu exister. S'il n'y a pas de réveil,
les chrétiens continueront à mourir. Ils meurent en
réalité bien plus vite que les pécheurs ne se
convertissent pour occuper leur place.
Quand on ne fait rien pour le
réveil, celui-ci ne risque pas de se produire. On constate
donc partout que les chrétiens sont morts plus rapide-ment que
les pécheurs ne se sont convertis pour occuper leur place!
Les réveils survenus
dans ce pays entre 1820 et 1840 ont dans une grande mesure
influencé l'opinion publique. Ils ont permis aux
réformes de se développer. Ils ont tiré des
profondeurs de leur oubli les grands principes et les grandes
vérités qui permettent de véritablement
façonner l'opinion.
Ces réveils ont
touché le pays tout entier. Ils ont exercé leur
influence dans toute la chrétienté. J'ai de très
bonnes raisons de le savoir, non seulement en raison de ma
connaissance personnelle de ce qui s'est passé dans mon pays,
mais aussi par les informations venant d'Europe dont je dispose. Ces
réveils commençaient à influencer la
lé-gislation dans toute la chrétienté. En
réalité, il s'agissait de bien plus qu'un commencement.
Mais si l'on laisse ces réveils s'éteindre, et s'il ne
se pro-duit plus de réveils, que se passera-t-il, dès
que sera descendue dans la tombe la génération qui en
aura été le dernier témoin?
Si notre opinion publique
commence à être contrôlée par des hommes
qui ne craignent pas Dieu, par des conducteurs chrétiens
passifs, par une presse licencieuse, et par toutes les forces qui
sont à l'oeuvre pour détruire les institutions
reli-gieuses de ce pays, où serons-nous, dans vingt ou
cinquante ans, si nous ne connaissons pas de ré-veils?
Observez tous les efforts faits par la Papauté, par toutes les
sectes et tous les mouvements qui répandent l'erreur! Voyez la
course effrénée des conférenciers qui parlent de
toutes sortes de su-jets! Constatez la diffusion de tous les livres
et trai-tés qui répandent l'apostasie! Soyez conscients
de tout ce que produit l'enfer pour détruire l'ordre et la
loi, pour anéantir tout ce qui est aimable et tout ce qui
mérite l'approbation! Devant un tel specta-cle, pouvez-vous
encore dire, mes frères, que l'Eglise peut exister et
prospérer sans vivre un ré-veil permanent?
Pour parler de ce qui nous
concerne directe-ment, ne pensez-vous pas que l'Eglise actuelle
deviendra une pure abomination et une malédic-tion pour ce
monde, si elle ne connaît pas de ré-veils? Ne tend-elle
pas déjà à le devenir? Observez donc le
développement des commérages, de l'es-prit du monde, de
l'orgueil, de l'ambition, et de tout ce qui est haïssable! Tout
cela ne tend-il pas à se généraliser dans
l'Eglise, exactement dans la mesure où elle se coupe de
l'influence revivifiante du Saint-Esprit? Regardez la
lâcheté, la tendance à privilégier
l'apparence, et l'ambition ecclésiasti-que des conducteurs!
Cela est dû à l'absence de réveil. Observez
combien les ministres de Christ ont de plus en plus et
irrésistiblement tendance à plaire au monde et aux
membres de l'Eglise qui vivent dans l'impiété!
Voilà ce qui se passe quand il n'y a aucune effusion abondante
du Saint-Es-prit pour réveiller les multitudes et fortifier
les mains des serviteurs de Dieu!
Oh! S'il ne se produit pas de
puissants ré-veils, il est impossible que la désolation
ne règne pas, que les conducteurs ne s'inclinent pas en
tremblant devant une opinion publique impie, que la Papauté ne
triomphe pas, que le jour du Sei-gneur ne soit pas profané, et
que l'Eglise ne soit pas réduite en ruines!
Comment qualifier l'attitude
qui consiste à vouloir tout étouffer, et à
mépriser tous les efforts spécialement consacrés
à produire des réveils? Une telle attitude est sans
aucun doute très présomp-tueuse. Si elle n'est pas
abandonnée, elle finira par provoquer un désastre.
Au nom de notre Seigneur
Jésus-Christ, je supplie mes frères de rejeter autant
que possible la pensée de décourager ou de
mépriser les tenta-tives faites pour réveiller
l'Eglise! Nous ne devons même pas donner l'impression d'agir
ainsi. Ces ten-tatives sont notre vie. Elles représentent le
salut de l'Eglise et l'espérance du monde. Au lieu de les
faire cesser, chaque ministre de Christ et chaque chrétien
devraient chercher à les multiplier par cent!
Chacun de nous devrait
appliquer son coeur à rechercher le réveil d'une
manière pure, profonde, universelle. Nous devrons le faire
aussi fréquem-ment que l'état de l'Eglise et du monde
l'exigera. Que personne n'abandonne cet objectif, s'il atta-che de la
valeur à sa propre âme, et à l'âme de son
prochain!
Table des
matières
EXAMINEZ TOUTES
CHOSES; RETENEZ CE QUI EST BON !
(La Bible: 1Thessaloniciens
5:21)
OUVRAGES RECEMMENT PARUS aux
Editions Parole de
Vie
Il est venu libérer
les captifs: de Rebecca
BROWN. Histoire récente de la vie et de la conversion de la
Grande-Prêtresse de Satan pour tous les USA. Le
ministère de la délivrance. 75 FF.
Préparez la
guerre: de Rebecca
BROWN. Suite du premier livre. Appro-fondissement du ministère
de la délivrance. Nombreux témoignages et conseils
pratiques. 80 FF.
Un vase d'honneur:
de Rebecca BROWN.
D'autres conseils pratiques pour la délivrance, notamment des
liens de l'occultisme, et pour le combat spirituel.
Nécessité de la sanctification pour une réelle
déli-vrance. Témoignages. 76 FF.
La séduction de la
Chrétienté: de Dave HUNT et T.A. McMAHON. Les fausses doctrines
et l'occultisme dans l'Eglise, sous le couvert de la Science et de la
Psychologie. - 73 FF.
Délivré des
puissances des ténèbres: d'Emmanuel ENI. Témoignage récent de la
vie et de la conversion d'un grand sorcier du Nigeria, qui
était aussi membre d'une église chrétienne. 25
FF.
A l'assaut des hordes de
l'Enfer: de Win WORLEY.
Un pasteur Baptiste américain découvre les dons
spirituels et la délivrance. Un manuel pratique de
délivrance. 75 FF.
Le chemin du service
chrétien: de
Zacharie FOMUM. Comment découvrir et exercer notre
ministère personnel, sous la direction et dans la puissance du
Saint-Esprit. 51 FF.
Le chemin de la
prière victorieuse: de Zacharie FOMUM. Les condi-tions de la
prière exaucée selon la Bible. Un livre clair et
percutant qui bouleversera votre vie de prière. 56 FF.
La croix dans la vie du
chrétien: de
Zacharie FOMUM: l'importance et la signification d'une vie
crucifiée, et la portée de l'oeuvre de la croix dans la
vie et la ministère du chrétien. 51 FF.
Combat contre les
démons à Möttlingen: de J.C. BLUMHARDT. L'histoire mouvementée de
la délivrance d'une paroissienne d'un pasteur protestant qui
découvre la délivrance. 25 FF.
Deux expériences
vécues dans l'Au-delà avec
Jésus-Christ: de
B. FERNANDEZ. Vision récente de l'Enfer et du Ciel, et des
préparatifs de l'Enlèvement de l'Epouse. 10 FF.
Va à Béthel:
de KAPENA CIBWABWA:
témoignage récent de la vie et de la conversion de
LISUNGI MBULA, adepte africain de la haute magie indienne, mort et
ressuscité, et actuellement pasteur. Témoignage qui
fortifiera votre foi en la toute-puissance du Seigneur
Jésus-Christ! Explications sur le monde spirituel. 36 FF.
Rescapé de l'Enfer:
de BAKAJIKA M.N.
Témoignage récent de la vie et de la conversion d'un
adepte Zaïrois de la magie, initié par un prêtre
catholique qui était aussi le neveu de l'un des derniers
Papes. Démontre les liens existant entre la magie et le
Catholicisme Romain. 25 FF.
La guérison divine
par la foi en Jésus-Christ: de F.F. BOSWORTH. Exposé puissant de la
doctrine biblique de la guérison divine. Des milliers de
malades ont été guéris à la seule lecture
de ce livre, qui fortifie merveilleusement la foi en la Parole de
Dieu. 53 FF.
La délivrance de
l'emprise des démons: de Zacharie FOMUM. Tout ce qu'il faut savoir sur la
délivrance, y compris sur la délivrance des
chrétiens, dans un petit livre clair et précis. 28 FF.
Le chemin de
l'obéissance: de
Zacharie FOMUM. A offrir absolument aux jeunes convertis: ce que dit
la Bible sur le baptême d'eau, le baptême du
Saint-Esprit, et le témoignage chrétien. 33 FF.
Va, et raconte ce que j'ai
fait pour toi: de
Martin TSALA ESSOMBA. Le témoignage tout récent d'un
homme qui était responsable de toute l'Afrique pour Satan.
Sauvé par grâce et emmené au ciel par le
Seigneur, il en est revenu avec un message clair de
Jésus-Christ aux Eglises de la fin des temps. 51 FF.
La Cité
Céleste: ouvrage collectif. Commentaire détaillé du Livre de
l'Apocalypse, et des événements de la fin des temps:
Enlèvement, tribulation, jugements finaux, Millénium...
Un livre capital! 64 FF.
Visions au-delà du
voile: de H.A. Baker.
Extraordinaire témoignage d'un réveil récent en
Chine, dans un foyer d'anciens jeunes délinquants et
orphelins, qui ont été transportés ensemble en
Esprit dans la Jérusa-lem Céleste, au Paradis et en
Enfer. 29 FF.
Des avantages spéciaux
sont accordés à nos correspondants d'Afrique et du
Tiers-Monde (prix réduits de près de 50%). Sur demande,
et dans la limite de nos moyens, nous donnons aussi une Bible
gratuite à ceux qui n'en possèdent pas, et qui ont des
moyens insuffisants pour l'acheter. Demandez notre catalogue, qui
vous informera notamment des tous derniers titres parus et des
parutions en projet.Lettre 16 La folie de vouloir entretenir la
véritable religion sans réveil
Je voudrais à
présent parler à mes frères d'un autre sujet. Il
me semble percevoir dans l'opinion publique une tendance
inquiétante. Les chrétiens finissent par croire que les
Eglises peuvent exister et prospérer sans jamais avoir besoin
de réveil. Ils pensent même qu'elles se porteraient
mieux sans aucun réveil.
Une telle attitude est
très proche d'une parfaite présomption. Il s'agit
là, sans aucun doute, de la conclusion la plus absurde qui
soit. Pourtant, une telle attitude ne peut que résulter de
l'apathie généralisée concernant les
réveils. Il faut y ajouter l'hostilité fréquente
qui se manifeste à l'égard des réveils dans de
nombreux milieux chrétiens. De nombreux conducteurs d'Eglises
semblent prêts à favoriser ardemment l'abandon de tout
effort en faveur des réveils. Tout au moins semblent-ils
accepter cette idée. Ils préfèrent
décourager le travail des évangélistes, et tous
les efforts faits pour produire un réveil. Il en a toujours
été ainsi, depuis les temps immémoriaux.
On peut clairement
démontrer que l'Eglise chrétienne ne peut survivre sans
de puissants réveils spirituels. Il faudrait que le Seigneur
décide, pour répandre l'Evangile, de recourir à
un autre moyen que celui qu'Il a toujours choisi. Cette seule
supposition est absurde et se contredit elle-même. L'Eglise
n'a-t-elle pas besoin d'être réveillée? La
véritable religion n'a-t-elle pas besoin d'être
réveillée chez les impies? Sinon, toute
véritable piété ne disparaîtrait-elle pas
de ce monde?
Je veux bien admettre que
l'Eglise visible puisse très bien exister sans réveil.
Elle peut aussi accepter une alliance faite de compromis. Il lui est
possible de recevoir en son sein une foule d'hommes impies qui ne
donnent aucun signe de régénération. C'est ainsi
qu'une Eglise nominale peut être maintenue en vie. Mais je suis
convaincu que la véritable piété ne peut exister
ni se répandre sans un puissant réveil
généralisé, ni sans que des réveils
succèdent à des déclins, chaque fois que ceux-ci
se produisent. C'est l'une des plus claires vérités du
monde!
Je regrette de ne pouvoir
disposer des résultats effectifs de tout qui a
été fait pour développer la véritable
religion sans réveils. Mais qui ignore ce qu'il est advenu de
ces Eglises, après de telles tentatives? Elles se sont
éteintes, ou ne sont devenues que des Eglises nominales,
déjà mortes, ne vivant plus que par leur nom. Elles se
sont contentées d'une alliance à moitié conclue.
Elles ont utilisé toutes sortes de moyens pour remplir
l'Eglise de gens du monde qui n'ont jamais été vraiment
convertis au Seigneur. Sans cela, cette Eglise nominale n'aurait
même pas pu exister. S'il n'y a pas de réveil, les
chrétiens continueront à mourir. Ils meurent en
réalité bien plus vite que les pécheurs ne se
convertissent pour occuper leur place.
Quand on ne fait rien pour le
réveil, celui-ci ne risque pas de se produire. On constate
donc partout que les chrétiens sont morts plus rapidement que
les pécheurs ne se sont convertis pour occuper leur place!
Les réveils survenus
dans ce pays entre 1820 et 1840 ont dans une grande mesure
influencé l'opinion publique. Ils ont permis aux
réformes de se développer. Ils ont tiré des
profondeurs de leur oubli les grands principes et les grandes
vérités qui permettent de véritablement
façonner l'opinion.
Ces réveils ont
touché le pays tout entier. Ils ont exercé leur
influence dans toute la chrétienté. J'ai de très
bonnes raisons de le savoir, non seulement en raison de ma
connaissance personnelle de ce qui s'est passé dans mon pays,
mais aussi par les informations venant d'Europe dont je dispose. Ces
réveils commençaient à influencer la
législation dans toute la chrétienté. En
réalité, il s'agissait de bien plus qu'un commencement.
Mais si l'on laisse ces réveils s'éteindre, et s'il ne
se produit plus de réveils, que se passera-t-il, dès
que sera descendue dans la tombe la génération qui en
aura été le dernier témoin?
Si notre opinion publique
commence à être contrôlée par des hommes
qui ne craignent pas Dieu, par des conducteurs chrétiens
passifs, par une presse licencieuse, et par toutes les forces qui
sont à l'oeuvre pour détruire les institutions
religieuses de ce pays, où serons-nous, dans vingt ou
cinquante ans, si nous ne connaissons pas de réveils? Observez
tous les efforts faits par la Papauté, par toutes les sectes
et tous les mouvements qui répandent l'erreur! Voyez la course
effrénée des conférenciers qui parlent de toutes
sortes de sujets! Constatez la diffusion de tous les livres et
traités qui répandent l'apostasie! Soyez conscients de
tout ce que produit l'enfer pour détruire l'ordre et la loi,
pour anéantir tout ce qui est aimable et tout ce qui
mérite l'approbation! Devant un tel spectacle, pouvez-vous
encore dire, mes frères, que l'Eglise peut exister et
prospérer sans vivre un réveil permanent?
Pour parler de ce qui nous
concerne directement, ne pensez-vous pas que l'Eglise actuelle
deviendra une pure abomination et une malédiction pour ce
monde, si elle ne connaît pas de réveils? Ne tend-elle
pas déjà à le devenir? Observez donc le
développement des commérages, de l'esprit du monde, de
l'orgueil, de l'ambition, et de tout ce qui est haïssable! Tout
cela ne tend-il pas à se généraliser dans
l'Eglise, exactement dans la mesure où elle se coupe de
l'influence revivifiante du Saint-Esprit? Regardez la
lâcheté, la tendance à privilégier
l'apparence, et l'ambition ecclésiastique des conducteurs!
Cela est dû à l'absence de réveil. Observez
combien les ministres de Christ ont de plus en plus et
irrésistiblement tendance à plaire au monde et aux
membres de l'Eglise qui vivent dans l'impiété!
Voilà ce qui se passe quand il n'y a aucune effusion abondante
du Saint-Esprit pour réveiller les multitudes et fortifier les
mains des serviteurs de Dieu!
Oh! S'il ne se produit pas de
puissants réveils, il est impossible que la désolation
ne règne pas, que les conducteurs ne s'inclinent pas en
tremblant devant une opinion publique impie, que la Papauté ne
triomphe pas, que le jour du Seigneur ne soit pas profané, et
que l'Eglise ne soit pas réduite en ruines!
Comment qualifier l'attitude
qui consiste à vouloir tout étouffer, et à
mépriser tous les efforts spécialement consacrés
à produire des réveils? Une telle attitude est sans
aucun doute très présomptueuse. Si elle n'est pas
abandonnée, elle finira par provoquer un désastre.
Au nom de notre Seigneur
Jésus-Christ, je supplie mes frères de rejeter autant
que possible la pensée de décourager ou de
mépriser les tentatives faites pour réveiller l'Eglise!
Nous ne devons même pas donner l'impression d'agir ainsi. Ces
tentatives sont notre vie. Elles représentent le salut de
l'Eglise et l'espérance du monde. Au lieu de les faire cesser,
chaque ministre de Christ et chaque chrétien devraient
chercher à les multiplier par cent!
Chacun de nous devrait
appliquer son coeur à rechercher le réveil d'une
manière pure, profonde, universelle. Nous devrons le faire
aussi fréquemment que l'état de l'Eglise et du monde
l'exigera. Que personne n'abandonne cet objectif, s'il attache de la
valeur à sa propre âme, et à l'âme de son
prochain!
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