Il est écrit: TA PAROLE EST LA VERITE(Jean 17.17)... cela me suffit !

VIENS ET VOIS

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MÉDITATION

ÉLIE DANS LA SOLITUDE?

(1 Rois XVII.)


Achab, monarque hautain et rebelle, devant le jugement divin. Élie, le prophète triomphant, s’abandonne à la volonté de Dieu: «Cache-toi près du torrent de Kérith», lui dit l'Éternel. L’avertissement fait au prophète est lié à la déclaration du jugement divin; cependant, personne, parmi les puissants, n’entendit la voix du Seigneur, sauf l’homme de Dieu.

L’âme à l’unisson du ciel entend le plus faible murmure divin, alors que les autres ne distinguent que des sons inarticulés (Jean XII, 29). Comme les sens du musicien sont entraînés et cultivés par un exercice constant, ainsi les sens spirituels du croyant sont conduits et exercés par la présence permanente du Seigneur qui subjugue les murmures de la nature charnelle pouvant occasionner quelques dissonances dans la mélodie harmonieuse du «murmure doux et subtil» de la voix divine.

Celui qui désire interpréter la pensée de Dieu aux autres doit avoir saisi la véritable signification du message divin à sa propre âme.


Il ne suffit pas d’annoncer hardiment la Vérité aux âmes perdues, il faut encore apprendre à accepter la volonté de Dieu lors même qu’elle nous convie à la solitude.


C’est une folie que de vouloir mettre sa tête dans gueule du lion avant qu’il ne soit apprivoisé. La patience est, parfois, plus nécessaire que la valeur même et l’obéissance vaut mieux que le sacrifice.

Jézabel n’aurait certainement pas épargné un tel serviteur de Dieu et la vie du prophète était réellement en péril. On peut facilement imaginer combien l’exil pouvait peser sur un esprit aussi actif que celui d’Élie; cependant, si pénible qu’il dût être, c’était une impérieuse nécessité. Il est bien souvent difficile de comprendre le plan de Dieu. Mais IL voit beaucoup plus loin que nous-mêmes; confions-nous donc dans Sa sagesse et Son amour infini.

Le pays était alors infesté des adorateurs de Baal; les prophètes de Dieu se cachaient pour échapper à la fureur de Jézabel; cependant, Dieu choisit ces moments pour garder le silence.

Apprenons à ne parler qu’au temps convenable et l’œuvre du Seigneur s’en trouvera bien.

La Bible nous donne un aperçu de l’homme que Dieu avait choisi pour débarrasser le pays du culte idolâtre. Cet homme était arrivé à conquérir le plus terrible de ses ennemis: «lui-même».

La nature énergique du prophète de feu est calmée par cette délicieuse obéissance à la volonté divine. Quand la volonté du Seigneur contrarie nos plans (ce qui arrive souvent), acceptons-la d’un cœur empressé, sachant qu'en agissant ainsi nous glorifierons Celui que nous aimons.

De sa triste retraite, Élie observe les progrès du mal; il ne voit aucun signe de repentance, ni indication quelconque d’amélioration. Il constate, au contraire, l’échec apparent de sa mission. Cependant, nous ne trouvons, alors, AUCUNE TRACE DE MURMURE.

Souvenons-nous de l’exemple de Paul, l’apôtre des païens:

les églises de la Galatie s’étaient détournées de lui;

celle de Corinthe était troublée par de profondes divisions;

les Galates judaïsaient!

Démas avait abandonné Paul au moment le plus critique!

Cependant, l’apôtre voyait beaucoup plus loin que l’échec du moment; il avait en vue l’éternelle et permanente récompense.


La fidélité a plus de valeur devant Dieu qu’un succès passager.

Dans la tranquillité de l’exil, l’homme a plus facilement la perspective de sa véritable nature ainsi que l’occasion de développer une communion plus intime avec Dieu. Cependant, il ne fut jamais dans l’intention divine que l’homme passât ses jours dans la solitude d’un monastère, ce qui n’aurait comme résultat qu’une perte d’un temps toujours précieux, mais le Seigneur désire nous faire découvrir l’endroit secret où nous goûterons de Sa communion.

Dieu mit Élie «à part» afin de le préparer à un grand travail, à une œuvre intense, œuvre des plus ardues, qui l’attendait. La brillante cour d’Achab était destinée à n’être qu’un jeu d’enfant au Carmel, avec sa foule de prêtres fanatiques.

Il fallait, de toute nécessité, une démonstration de la puissance divine et malheur à Élie si l’heure de l’épreuve ne le trouvait pas réellement préparé.

Si seulement il nous était possible d’entrevoir le plan de Dieu à notre égard, nous serions moins offensés de Sa méthode employée pour notre préparation. Dieu est tout-puissant, cependant, IL ne nous obligera jamais à agir contre notre volonté.


Si nous prenons la détermination de suivre notre propre voie,

nous ne devons pas accuser Dieu

en contemplant les ruines de notre labeur gaspillé.


Tout était préparé à l’endroit prévu; ce n’était ni le Cédron, ni le Jourdain, mais le Kérith. La nourriture du prophète ne devait se trouver qu’à l’endroit assigné.

Le coin le plus sauvage devenait par la puissance de Dieu celui de l’abondance pour le Serviteur de Dieu dans l’obéissance. Nous nous trouvons là face à face avec le miracle!

Celui qui nourrit une nation entière dans le désert pouvait pourvoir aux besoins de Son Envoyé.

Ceux qui sont prompts à nier le miraculeux dans la Parole de Dieu ne mettent pas moins d'empressement à en nier l’inspiration. Un miracle dépasse les limites de la raison humaine. Si nous avons, la prétention d’expliquer le principe par lequel le miracle se produit, il cesse, alors, d’être un miracle.

Le Dieu d’Élie est toujours: Vivant, Préparant, Pourvoyant et Protégeant ceux qui se confient en LUI!

Source: https://pentecostalarchives.org/

Viens et Vois 1943 - 01


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