BAPTÊME DU SAINT-ESPRIT ET SANCTIFICATION
Le jour de la Pentecôte, Pierre dit à la foule:
«Repentez-vous et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ pour le pardon de vos péchés et vous recevrez le don du Saint-Esprit.
Car la promesse est pour vous, pour vos enfants et pour tous ceux qui sont au loin, en aussi grand nombre que le Seigneur notre Dieu les appellera.» (Actes 2/38, 39)
Pierre ne posait donc à ses auditeurs aucune autre condition pour recevoir le baptême du Saint-Esprit que la Foi et l’obéissance de la Foi.
Dans le même Chapitre du Livre des Actes, au verset 32, nous trouvons cette déclaration du même Apôtre:
«Nous sommes témoins de ces choses, de même que le Saint-Esprit, que Dieu a donné à ceux qui lui obéissent».
Telle est la question.
Avons-nous soumis notre être à Dieu, et rompu avec tout péché conscient?
Si oui, et que nous le demandions avec foi, et ferveur, le Saint-Esprit peut «venir sur nous».
En d’autres termes, ce don nous est accordé en vertu de notre obéissance et non à cause du degré plus ou moins élevé de vie spirituelle que nous pouvons avoir atteint.
Ceci explique que, dans certaines conversions rapides, mais radicales, le baptême dans le Saint-Esprit suive immédiatement la nouvelle naissance, et semble se confondre avec elle.
C’est ce qui s’est passé chez Corneille (Actes 10) car tous ceux qui se trouvaient là, cherchaient la lumière depuis longtemps et étaient vraiment prêts à entendre l'Évangile.
Le baptême dans le Saint-Esprit n’est en somme que le moment où pour la première fois. Dieu prend pleine et entière possession de notre être.
Mais il nous faut ensuite vivre DANS l'Esprit, et dans ce domaine, une deuxième expérience doit venir s'ajouter à celle du baptême d’En Haut, la SANCTIFICATION.
Tous nous avons connu la vie de hauts et de bas avec ses luttes incessantes et ses fréquentes défaites. Remplis de l’Esprit à certaines heures, nous nous sommes trouvés complètement vaincus à d’autres. C'est l’expérience de l’Apôtre Paul relatée dans Romains VII v. 14-25.
MAIS L’APÔTRE N’EN RESTE PAS LÀ.
Au chapitre VIII v. 2, il nous conduit sur un plan supérieur. Il peut s’écrier triomphant:
«La Loi de l’Esprit de Vie en Jésus-Christ m'a affranchi de la Loi du péché et de la mort».
Paul vit maintenant dans la victoire constante sur le péché, et dans une communion ininterrompue avec son Dieu. Une paix profonde remplit son âme. «Des fleuves d’eau vive jaillissent de son sein» (Jean 7, v. 38) car II est sans cesse en contact avec la source divine.
Il ajoute encore dans le même chapitre v.37, «dans toutes ces choses, (verset 35, la tribulation, l'angoisse, la persécution, la faim, la nudité, le péril et l’épée) nous sommes plus que vainqueurs par Celui qui nous a aimés».
Il est encore plus catégorique dans 2 Cor. Ch. 2. v. 1 «Grâces soient rendues à Dieu qui nous fait toujours triompher en Christ».
Nous affirmons donc, que la vie de hauts et de bas, n’est pas normale pour le chrétien. Comment pouvons-nous être remplis de joie et de paix, si nous sommes vaincus à chaque tentation?
Il nous faut apprendre à résister à Satan, et cela, non par nos propres forces, mais par la puissance du sang de Christ.
Et pourtant nombreux sont les enfants de Dieu, même baptisés dans le Saint-Esprit, qui n’ont pas encore fait l’expérience de la Vie de Victoire et de communion constante avec Dieu.
Et remarquons en passant que l’Apôtre Paul lui-même s'est trouvé dans cette condition. Rempli du Saint-Esprit sitôt après sa nouvelle naissance, (Actes, 9; 1; 19) il n’avait à ce moment-là aucune expérience de la vie chrétienne.
Il dut lui aussi faire ses premiers pas, dans la vie en Christ, c'est-à-dire qu'au début il subit des défaites douloureuses et profondément humiliantes.
Et c’est précisément le jour où vaincu, il comprit qu’il lui était absolument IMPOSSIBLE DE VIVRE EN CHRÉTIEN PAR SES PROPRES FORCES, qu’il trouva la délivrance et entra dans la Victoire.
Il s'abandonna dès lors entre les bras de son Sauveur, et celui-ci le garda fidèlement jusqu'à la fin.
Que l'Apôtre Paul ait eu des chutes depuis ce jour-là, c’est possible, mais une chose demeure, Paul en a fait l'expérience, c’est que le Seigneur peut nous faire sortir vainqueurs des plus terribles tentations, il déclare dans 1 Cor.10/13:
«DIEU NE PERMETTRA PAS que vous soyez tentés au-delà de vos forces, mais avec la tentation. Il préparera aussi le moyen d'en sortir, afin que vous puissiez la supporter.»
Soyons donc les imitateurs de l'Apôtre Paul, et entrons chacun individuellement dans la vie de victoire!
Comme Lui, sachons désespérer de nous-mêmes, et METTRE TOUT NOTRE ESPOIR EN JÉSUS, notre Vainqueur. Puis demeurons dans cette certitude qu'il nous garde, et soyons prompts à lui obéir.
Nous avons tous été en communion constante avec Dieu pendant une demi-journée, et même un jour entier. Et puis nous sommes retombés. Peu de temps après nous sommes entrés de nouveau dans cette intimité bénie avec Dieu pour y demeurer pendant plusieurs jours consécutifs. Malheureusement nous nous sommes encore laissés vaincre par l'adversaire.
Sachons que si Dieu a la puissance de nous garder un jour. Il peut et veut aussi le faire pendant une semaine, un mois, une année et pour le reste de notre vie.
Ce que Dieu désire pour nous aujourd'hui, c’est que nous nous emparions des promesses par la foi et que nous entrions maintenant dans une vie de victoire constante, celle-ci est possible à chaque chrétien, puisqu'elle ne dépend pas de tous les efforts que nous pouvons faire; MAIS DE JÉSUS SEUL.
Souvenons-nous que ce ne sont pas les sarments qui s'accrochent au cep, mais que c’est le cep (Jésus) qui porte les sarments, c’est-à-dire, nous-mêmes, (Jean 15. 1-8)
Certes, même dans cette vie-là, la chair peut encore se manifester. Nous résistons à l'Esprit au lieu de nous soumettre immédiatement à Ses inspirations, nous nous surprenons à écouler les murmures mensongers du diable, quand nous devrions faire la sourde oreille à ses insinuations, nous nous laissons envahir par les soucis et les préoccupations de la vie quotidienne. Quand le Maître a dit: «Que votre cœur ne se trouble point!»
Toutes ces choses font que nous ne sommes pas sans cesse «remplis de l'Esprit» (Eph. 5/18) mais elles ne coupent pas nécessairement notre contact avec Dieu.
Lorsque nous nous trouvons dans ces états d’âme, notre Père, fidèle et plein de patience, nous montre le péché que nous commettons, sans nous en rendre compte. Puis II nous laisse le choix entre le chemin de l'obéissance et celui de la désobéissance.
Si à ce moment-là, nous nous engageons résolument dans la vie de l’insoumission, nous péchons contre Dieu, et instantanément notre communion avec Lui est coupée.
Mais la chute n'est pas inévitable, la victoire est possible.
Si la lumière divine jaillissant dans notre âme y décèle un péché inconscient, nous pouvons avoir de suite recours au sang de Jésus (Jean 1/7-9).
Dieu est fidèle pour nous purifier entièrement et nous accorder une nouvelle mesure de Son Esprit. Ainsi notre communion profonde avec Dieu n’aura pas été altérée.
D'autre part, l’œuvre de la sanctification se poursuit en nous, elle a pour but de transformer notre vie jusque dans ses plus petits détails, et de la rendre de plus en plus semblable à celle de Christ.
Telle de nos habitudes coupables aux yeux de Dieu, peut pour le moment nous paraître parfaitement légitime. Aussi Dieu ne nous impute pas le péché que nous commettons par ignorance (Romains 5.13. Actes 17.30)
Mais le jour même où le Saint-Esprit nous aura éclairés, il nous faudra évidemment, rompre avec cette habitude sous peine d'offenser notre Père Céleste.
Que l’on nous comprenne bien!
La vie de victoire et de communion constante avec Dieu est une glorieuse possibilité offerte à chaque chrétien.
Mais quant à prétendre, par exemple, que de telle date à telle autre on ait vécu sans jamais pécher, c'est chose dangereuse. Notre contact avec Dieu n'a pas été rompu, je l'admets, toutefois il est fort probable que nous avons commis sans le savoir, des péchés que Dieu dans Sa Grâce, ne nous a pas imputés. (Jacques 2.17).
«Vous recevrez une puissance... et vous serez mes témoins» avait dit Jésus le jour de l’Ascension. (Actes 1.8) En effet le baptême du Saint-Esprit nous est accordé en vue de la lutte pour le salut des âmes.
Mais il nous aide aussi à marcher dans la voie de la sanctification en faisant mûrir en nous le fruit de l’Esprit.
Viens et Vois 1934-01
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