Il est écrit: TA PAROLE EST LA VERITE(Jean 17.17)... cela me suffit !

LE TRESOR DES ANCIENS SENTIERS

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L’HOMME DE GALILÉE


«Car il y a un seul Dieu, et un seul Médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ, homme.» (I Tim 2/5)

Le sujet de ce message a été le point central de toutes les controverses depuis des siècles, et il l’est aujourd’hui plus que jamais.

Les Écritures nous donnent en effet un double enseignement: celui de la divinité et celui de l'humanité de l'homme Christ-Jésus. Mais pour la pensée humaine, si faillible, le danger demeure constant de mettre trop uniquement l’emphase sur l’un ou sur l’autre de ces caractères.

Si Christ est Dieu sans être homme, nous n’avons point de contact avec Lui. Il est au-delà de notre portée et de notre intimité. Nous devons l’adorer de loin, et notre position n’est pas meilleure que celle des anciens.

Si Christ est homme sans être Dieu, notre foi est sans fondement, nous sommes dépouillés de tout espoir de salut, car l’homme à lui seul ne peut franchir l’abîme qui sépare un Dieu saint d’une race pécheresse.


Notre texte est justement merveilleux dans son parfait alliage de l’humain et du divin.

II dépeint un Christ glorifié, mais Le désigne toujours comme, étant «l’Homme».

En tant qu’homme II sert de médiateur entre Dieu et les hommes. Or UN VRAI MÉDIATEUR doit posséder une compréhension et communion parfaites avec les deux parties.

Personne ne peut étudier la vie incomparable du Maître sans être assuré qu’il était un homme, — et en même temps beaucoup plus qu’un homme — Dieu voilé sous une chair humaine.


Je voudrais exalter sa divinité. Et pourtant, de peur que nous ne manquions d’équilibre, je voudrais vous demander de réfléchir avec moi à son humanité.

Ce dernier point paraît assez aisé après les fêtes de Noël. Le magnétisme de la crèche nous retient sous son emprise, lorsque nous considérons:


LA NAISSANCE DE L’HOMME

«Et elle mit au monde son Fils premier-né, l’enveloppa dans des langes et le déposa dans une crèche» (Luc 2/7).

Il y a quelque chose de merveilleusement doux et attirant dans ces mots, mais nous n’avons pas le temps de nous y arrêter. Tout un arrière-plan surnaturel est tissé derrière eux.


– L’annonciation de cet évènement, depuis si longtemps prédit, par l’ange Gabriel, à Marie de Bethléem.

– La conception miraculeuse quand le St-Esprit couvre une vierge de son ombre;

– L’annonce faite aux bergers par les anges qu'un sauveur est né dans la ville de David,


tous ces faits étaient des sujets d’étonnement indicible, et ils n’étaient clairs que pour deux personnes, Marie, la mère du Fils de Dieu, et Joseph, le protecteur divinement choisi de son honneur.


Mais la chose inoubliable est le fait qu’un tel Bébé vivant était né. Personne, excepté une mère, ne connaît le tumulte d’émotions qui assaillent son cœur et assiègent les profondeurs de son être, lorsqu’elle enserre son premier-né dans ses bras. Aucune pourtant n’a jamais éprouvé ce qu’éprouva la vierge-mère, lorsqu’elle pressa son enfant sur sa poitrine.

Son corps entier tremblait d’une joie sainte; son cœur était gonflé presque à éclater; ses yeux, embués de larmes, scrutaient attentivement la figure de l’Enfant — à la fois son bébé et son Dieu!

Un tel miracle était insaisissable!

Revêtu de pouvoirs infinis, c'était l’Homme-Enfant. Et il était déjà tel dans les plans de Dieu, avant que les pieds d’Adam eussent foulé cette terre. L’homme, tel que Dieu l'avait tout d’abord conçu, c’était l’homme de Galilée.


LA VIE DE L'HOMME

«C'est pourquoi il convenait qu’en toutes choses Il fut fait semblable à ses frères» (Héb. 11/17).

Il était os de nos os et chair de notre chair. Tout comme pour sa mère, Il était avant tout son enfant, — pour l'homme, n’ayant pas la connaissance réelle de son identité. Il était un homme. Bien peu virent quelque chose de plus en Lui alors, et même depuis.

Tous les traits du caractère de Jésus sont communs aux quatre Évangiles. Il n’en est pas moins vrai que chaque Évangile met plus particulièrement en lumière un trait spécial parmi les autres.


– Matthieu dépeint la majesté de Jésus en tant que Roi;

– Marc, sa grande puissance en tant que serviteur de Jéhovah;

– Jean, sa sublimité en tant que Fils éternel de Dieu;

– mais Luc nous révèle sa sympathie illimitée en tant que l’Homme parfait. L'humanité du Maître ressort de l’Évangile de Luc plus que d’aucun autre.


En lisant l’Évangile de Luc nous pensons instinctivement à la déclaration de Paul «qu'il fut en tout point rendu semblable à ses frères.»


Les marques de son humanité sont incontestables.

Plus qu’aucun autre écrivain, Luc nous donne un aperçu des prières de Jésus. Il vivait dans une atmosphère d’intercession. «Les hommes devraient toujours prier et ne jamais se relâcher.» Il l’enseigna à ses disciples, et Il pratiqua ce qu’il prêchait.

Il était sur ce point particulier le modèle de sa race.

L’Homme c’est une créature qui prie; et II fut l’homme qui sut faire parfaitement ce que tous les hommes soupirent de pouvoir faire.

Il fut tenté aussi, en tout point, comme nous le sommes. Aucune tentation ne traverse le chemin d’un homme, qui n’ait d'abord assailli le Fils de l’Homme.

C'est en tant qu’Homme, qu’il fut tenté; en tant qu’Homme qu'il triompha; et c'est pour l’homme qu'il le fit.

Y a-t-il aucune parole plus réconfortante à l’âme tentée et éprouvée jusqu’à l'extrême limite, que celle qu’il adressa à ses disciples, à l’heure de l’épreuve: «Prenez courage, j’ai vaincu le monde»? Il a vaincu et nous tous qui marchons sur ses traces, nous marchons vers la victoire.


Ses limitations également furent très réelles.

Il était pauvre, si pauvre qu’il n’avait pas où reposer sa tête, et Il avait à dépendre d’un poisson pour payer ses impôts.

Il avait faim, et c'étaient des femmes reconnaissantes qui pourvoyaient à ses besoins.

Il était altéré, et Il quémanda un peu d'eau auprès d'une femme pécheresse au bord d’un puits.

Il fut fatigué jusqu’à l’épuisement, — au point que la tempête et les vagues en tumulte ne parvinrent pas à le réveiller tandis qu’il sommeillait à la proue du navire secoué.


Avec cela sa sympathie pour les humbles, les rejetés, les pécheurs, les souffrants, les affligés, fut insondable.

Il était une bénédiction dans les foyers humains, et fut spécialement attentionné pour les femmes, les porteuses de croix de l’existence.

Pour chaque âge et chaque sexe, pour toutes les nations et toutes les professions; pour les individus de toutes les formes de caractère et d’opinion, JÉSUS FUT LE CHRIST CONSOLATEUR.

Il fut le grand Médecin pour les malades du corps ou de l’âme; l’inlassable Guérisseur et le divin Ennoblisseur des souffrants et des blessés; Celui qui annonce la Bonne Nouvelle au pauvre; qui panse le coeur brisé; le Désiré de tous les âges; le Sauveur du monde, qui allait de lieu en lieu faisant du bien.


LA MORT DE L'HOMME.

La mort est une chose courante. Aussi courante que la naissance. Pourtant, malgré cela, la mort de l'Homme de Galilée ne peut pas être appelée une chose courante. Ce fut le fait central de tous les temps, l’événement suprême de l’histoire.

Tous les hommes meurent; mais la mort de cet Homme marqua le commencement d’une nouvelle dispensation.

Rappelons-nous qu’elle fut réelle, car il yen a qui prétendent que ce fut un simulacre. «Un morceau de représentation magnifique, mais en définitive une fraude monstrueuse.»

Jésus ne serait pas mort, Il se serait évanoui... et plus tard aurait retrouvé assez de vie pour se frayer un chemin hors de la tombe et apparaître à ses disciples.

Avec des coups sur la tête, couronnée d’épines, le front sanglant, les pieds et les mains percés de clous et le cœur brisé prouvent le mensonge d’une telle idée.

Quand Il cria «TOUT EST ACCOMPLI» et rendit l’esprit, c’était la consommation d’un plan conçu dans les sphères lointaines des âges éternels.

L’Agneau fut égorgé, non pas étourdi et une fontaine fut ouverte dès lors pour la purification du pécheur et de l’impie. Il mourut, et on transporta son corps dans un caveau emprunté.


Mais le fait béni est que ce fut une mort volontaire. Il a déclaré:

«Je donne ma vie — afin de pouvoir la reprendre. Personne ne me l’ôte, mais je la donne de moi-même. J’ai le pouvoir de donner ma vie, et j'ai le pouvoir de la reprendre.»


L’Homme de la croix était le Dieu de l’univers, et non une victime impuissante aux mains d'une populace meurtrière.

Un mot de sa part, et les épines de son front auraient été remplacées par le diadème des âges. Il n’aurait eu qu’à étendre sa main, et l'épée du Jugement serait venue s’y placer. Au lieu de cela, Il étendit ses membres sur les bras rugueux de la croix du calvaire, et saisit dans les paumes de ses mains les têtes des clous déchirants et torturants.


S’il voulait sauver les autres, Il ne pouvait se sauver Lui-même.

En tant qu’Homme, Il mourut POUR les hommes, IL MOURUT POUR MOI.

À l’avenir, quand la main courroucée de la Loi outragée voudra s'étendre pour saisir et condamner le pauvre pécheur, l'Homme de Galilée dira:

«Laissez-le aller en paix, Je suis sa rançon.

N’abattez pas le fouet sur lui, car j'ai été frappé de la verge.

Laissez la coupe passer loin de lui, car J’ai bu la coupe jusqu’à la lie.

Mettez sur son front une couronne de gloire, car J’ai porté sur le mien la couronne d’épines.

Face à ma croix d’ignominie, placez son trône de triomphe, car Je suis mort afin qu’il pût avoir la vie.»

Dieu soit béni pour un tel salut et un tel Sauveur!


LA RÉSURRECTION DE L'HOMME.

La mort de Christ aurait eu peu de sens sans sa résurrection.

Le premier matin de Pâque vit l’évènement le plus sensationnel dans l’expérience humaine. Un évènement qui était et qui reste incroyable à la nature humaine, car sa vision est bornée à la matière. Pour l’homme spirituel, ce n’est pas une pierre d’achoppement, parce qu’il y voit Dieu:

«Et pourquoi vous semblerait-il incroyable que Dieu ressuscitât les morts?»

Il est vital le rappeler que la résurrection de Jésus fut corporelle et non spirituelle. Des partisans de la résurrection spirituelle, nous pourrions dire avec Marie: «Ils ont pris mon Sauveur et je ne sais où ils l'ont mis.»

Le corps du maître était ressuscité de son tombeau, le sépulcre vide était là pour l’attester. Les linges mortuaires avaient été repoussés et gisaient là en forme de chrysalide.

Le christ ressuscité fut de plus soumis à toutes les investigations possibles pouvant prouver la réalité de sa présence corporelle. «Ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé, ce que nos mains ont touché — La Parole de Vie.»

Comme les prémices d’une glorieuse moisson, Jésus est l’astre d’Espérance pour une race mortellement atteinte. «PARCE QUE JE VIS VOUS VIVREZ AUSSI» quelle promesse presque magnifiquement incroyable! Et sans elle, quelle perspective sans issue!

Désormais, alors que nos bien-aimés nous quittent, ils suivent le sentier qu’ont foulé les pieds de l’homme de Galilée, vainqueur de la mort.

Après quarante jours merveilleux, le Christ ressuscité devint notre Sauveur glorifié.


L'HOMME DANS LA GLOIRE.

«Il se rendit obéissant jusqu'à la mort, même jusqu’à la mort de la croix. C'est pourquoi Dieu l'a souverainement élevé et Lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom» (Phil 2/8)

A cette heure précise, un Homme se tient majestueusement, en la présence même de Dieu – mais quel homme!

C’est comme homme qu'il est monté au ciel. En tant que dernier Adam il fut élevé à des hauteurs bien supérieures à celles perdues par le premier Adam.

La position la plus élevée dans l’univers est occupée par un homme et II l'occupe en faveur d’hommes rachetés! d’hommes qui le réclament pour leur Sauveur, la tête d'une race rachetée.

«Car Dieu qui est riche en miséricorde, à cause du grand amour dont Il nous a aimés, nous qui étions morts par nos offenses, nous a rendus à la vie avec Christ; il nous a ressuscités ensemble et nous a fait asseoir ensemble dans les lieux, célestes en Jésus afin de montrer dans les siècles à venir l'infinie richesse de sa grâce, par sa bonté envers nous, en Jésus-Christ»


En tant qu’homme, il intercède.

Il y a un seul médiateur, l'homme Christ Jésus. Il se tient devant Dieu en faveur des hommes.

Combien peu d’entre-nous apprécient l’inexprimable privilège d’avoir des bien-aimés qui intercèdent pour nous. C’est le dernier mot d’une amitié sainte et d’une affection sacrée.

Un fils égaré, frappé par le deuil s’agenouillant au pied de la tombe de sa mère sanglotait: «Hélas, il n’y aura plus personne pour prier pour moi maintenant.» Elle est triste en vérité la condition d’une âme qui s’exprime ainsi.

Mais il est heureux au-delà de toute expression, celui qui réalise pleinement qu’il en est. Un qui est toujours vivant pour intercéder pour nous.

Il mourut pour sauver les hommes.

Il vit pour les garder sauvés.

Il est le meilleur ami que l'homme ait jamais possédé, et un ami dont les prières sont celles d’un grand-prêtre tout-puissant officiant en la présence même de Dieu, eh bien! il y a pourtant plus encore que tout cela!


LE RETOUR DE L’HOMME.

«Ce même Jésus en reviendra de la même manière que vous l’avez vu monter au ciel» (Act 1/11.) Telle fut la proclamation des anges aux disciples étonnés, tandis que leurs yeux restaient fixés sur les nuées à la montagne des oliviers. Ce même Jésus revenant! Quelle merveille et quelle gloire!

Le «même» pour SES Bien-aimés! Pour eux il sera l'homme infiniment précieux qui porte des cicatrices aux mains, aux pieds, et au front. L'homme au regard tendre, aux paroles aimantes, aux mains bénissantes et aux bras accueillants. Une telle vision, par la foi, doit remplir le coeur du croyant d'un désir intense de sa venue.


Mais il ne sera pas le même Jésus pour ceux qui ont rejeté sa miséricorde.

Il partit comme le Sauveur. Il reviendra comme le juge.

Il reviendra sur les nuées avec puissance et une grande gloire.

Le grand adversaire, l'homme de péché, sera détruit par la clarté de son apparition.

Et dans un feu consumant, Il tirera vengeance de ceux qui ne connaissent pas Dieu et n'obéissent pas à son Évangile (2 Thess. 1/7-9).


Un sauveur aujourd'hui.

Un juge demain!


Ami lecteur, Jésus est-il une réalité pour toi?

Est-il aussi réel pour toi qu’un ami terrestre?

Tu dis: «Non, il ne l'est pas.»

Je me demande si cela ne vient pas de ce que tu n'as pas assez pensé à lui comme l’homme par excellence. Tu as peut-être reconnu sa divinité; mais de ce fait, peut-être l'as-tu trop laissé à la droite de Dieu dans le ciel.

Tu n'as pas considéré qu'il est ton Frère, os de tes os et chair de sa chair. Un ami qui est plus proche qu'un frère, et qui ressent avec nous chacune de nos infirmités.

Il est exactement aussi près de nous, qu'il l’était de Marie, de Marthe ou de Lazare. Et même encore plus près.

Pensez à lui.

Entretenez-vous avec lui.

Rappelez-vous constamment sa promesse d’être avec vous.

Pratiquez le sentiment de sa présence, et vous trouverez que les écailles tomberont de vos yeux.

Vous reconnaîtrez que sa promesse est vraie:


«Voici, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde.»


Dans le Bébé de Bethléem, l'abîme entre le ciel et la terre fut franchi pour toujours..., Dieu devint homme, afin que l'homme put venir à Dieu!

W. R. Johnson

Viens et Vois 1833-07


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