Il est écrit: TA PAROLE EST LA VERITE(Jean 17.17)... cela me suffit !

LE TRESOR DES ANCIENS SENTIERS

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L’HABITATION DE DIEU


«Christ vint», dit Paul. «Le Christ qui est au-dessus de toutes choses, Dieu béni éternellement. Amen!» (Rom. 9/5) — Ceci est le fait grandiose établi sans controverse — CHRIST VINT.

Et c’est ainsi qu’aujourd’hui, le temps est divisé, d’après sa venue, en deux grandes périodes: avant l’ère chrétienne et sous l’ère chrétienne.

On fête le dimanche, parce que c’est le jour de Sa résurrection des morts; et la présence de l’Église dans tous les pays est la preuve positive de sa première venue.

N'est-ce pas merveilleux que de ce monde maudit par le péché, Dieu ait fait le théâtre où se soit déroulé LE DRAME LE PLUS GIGANTESQUE DE L'HISTOIRE.


Cela a toujours été le désir de Dieu d’habiter avec l’humanité.

De l'aube de l’histoire à son terme, nous voyons Dieu, un Dieu saint, sage et aimant, désireux d'habiter avec l'humanité, de jouir de l’intimité de l’homme, d'avoir de doux rapports avec les fils des hommes.

Mais après un temps, toujours à nouveau, CETTE COMMUNION A ÉTÉ ROMPUE PAR LE PÉCHÉ. Des faillites se sont produites.


Mais sans cesse, fois après fois, nous voyons Dieu

restaurer l'intimité brisée,

renouer la communion,

réparer les brèches,

lancer un pont sur le précipice.


Au lieu d’abandonner l'homme, de le vouer à son péché horrible, de le laisser à sa misère et à son malheur, nous entendons la voix de Jéhovah qui plaide: «Comment t’abandonnerais-je, Ephraïm?»

Fois après fois, Il descend pour relever l'homme de sa position déchue et le réintégrer dans son état de communion avec Lui, ceci par un procédé qui nous a vaincus en nous faisant entrevoir la hauteur et la profondeur de cet amour et de cette grâce insondables.


L’habitation de Dieu, elle est décrite par Salomon comme étant le ciel.

«Écoute, de Ton ciel, le lieu de Ta demeure» est une phrase qui revient souvent dans sa prière, lors de la dédicace du Temple. La pensée, dans sa prière, n'est pas celle des cieux étoilés, mais celle du siège actuel du trône et de la gloire de Dieu — le troisième ciel — vers lequel Paul fut ravi. C’est l'habitation permanente de Dieu (s'il nous est permis de nous exprimer ainsi).

Du haut de son Trône, dans la gloire, Dieu regarda les mondes sans nombre, et Il ne fut pas satisfait d’habiter dans son ciel.

Son cœur s'était toujours porté vers les enfants des hommes.

Avant la chute, Il avait l’habitude de descendre et d’avoir de doux moments d’intimité avec Adam.


Puis le péché creusa un abîme infranchissable.

Dieu chercha alors un moyen par lequel II put se rapprocher de l'humanité, l'aider, l'encourager, la secourir, et même éventuellement, ramener les hommes à Lui.

II ordonna donc à Moïse de Lui faire une habitation, et dans le cours du Temps le Tabernacle du Témoignage fut érigé au milieu du camp d’Israël. Israël n’avait pas cherché à établir cette demeure pour Dieu; c'est de Dieu qu'était venu le désir de demeurer avec son peuple.

Au lieu de ne leur faire que des visites occasionnelles, Il désira faire son habitation au milieu d’eux.

Quelle condescendance merveilleuse! La nuée glorieuse était un signe visible que le Seigneur de toute la terre avait là sa résidence; comme le drapeau royal flottant sur le Palais de Buckingham proclame que Sa Majesté le Roi y est en résidence. Le Saint des Saints était éclairé par la Shekinah glorieuse; Dieu habitait là, entre les chérubins. Le lieu saint, c’était la chambre d'audience du Roi des rois et du Seigneur des seigneurs. Il y tenait sa cour journellement, et les prêtres officiaient devant Lui.


Bien des années plus tard, occupant le tronc d’Israël, David désira élever à Dieu une meilleure habitation, une maison, et sous le règne de son fiIs fut érigé le merveilleux édifice appelé d'ordinaire le Temple de Salomon. C'était un palais!

Sa beauté et sa gloire défiaient toute description. C'était la résidence terrestre de Dieu.

Quel jour mémorable pour Israël, quand le Roi arriva, et quand la gloire du Seigneur remplit le Palais; si bien que les prêtres ne purent y faire le service, à cause de la présence de la nuée, car la gloire de Jéhovah avait rempli la maison de Jéhovah.


Le péché obligea Dieu dans la suite à retirer sa présence.

Mais abandonne-t-il les hommes? Non!

Il forma un autre projet par lequel II pourrait être encore avec eux pour les bénir.


EMMANUEL, DIEU AVEC NOUS


L'incarnation, voilà quel fut le plan de Dieu. Il s'y manifestait lui-même au monde sous une forme humaine, accomplissant le prophétie d'Isaïe:

«Voici, la Vierge enfantera un Fils, elle mettra au monde un Enfant, ils l’appelleront Emmanuel, ce qui veut dire Dieu avec nous.»

Ainsi Dieu descendait une fois de plus sur la scène du monde, et cette fois-ci revêtu de la nature humaine — chair et sang —, et annoncé par les anges.

Les plaines de Judée et les montagnes de Palestine tirent écho à ces chants des multitudes célestes, tandis qu'il flottait sur les ailes de la nuit.


Une fois de plus Dieu avait franchi les barrières dressées par l'homme, par son péché.

Il n’est pas étonnant que les anges aient chanté:

«Gloire à Dieu au plus haut des cieux, paix sur la terre envers les hommes de bonne volonté!»

Ils ne faisaient que ratifier l'attitude de Dieu à l'égard de l'humanité. Oh! combien son cœur soupirait après ses créatures. Combien II avait soif de leur amour et de leur dévotion!

L’homme a toujours méconnu Dieu, mésestimé sa bonté.

Les hommes avaient considéré Dieu de l'extérieur, et II leur avait semblé dur, austère, sans compassion.

Jésus vint du sein du Père, pour Le révéler, par le côté intérieur, pour mettre à nu le coeur de Dieu.

Jésus, c’était Dieu exprimé dans les termes de la pensée et de la parole humaines, de manière à ce que celui qui regarde la face de Jésus voit la face de Dieu.

Nous, dans notre expérience de tous les jours, nous parlons «d’un air de famille»! Nous disons: «il ressemble à son père, il ressemble à sa mère». De la même manière, Jésus pouvait dire: «Celui qui m'a vu a vu le Père car II était l'image exacte de Dieu».


Ce que Jésus nous a révélé qu’il était aux jours de sa chair, c’est ce que Dieu est.

A-t-Il été:


Celui qui délivre du péché,

Celui qui procure la paix à l’âme inquiète,

Celui qui donne le repos à l’être fatigué et chargé.

Celui qui apaise toutes les discordes

Celui qui est un oreiller de réconfort pour la tête lasse,

Celui qui guérit les malades, qui porte les fardeaux?


A-t-II été le Baume de Galaad pour le cœur blessé, le champion des opprimés, le cœur qui sympathise avec celui qui est meurtri et brisé?


S’il l'a été, c’est parce qu'il était Dieu, et qu'il vint pour révéler Dieu, — qu ll vint pour porter les fardeaux des hommes et leur dispenser grâce et miséricorde.

C’est dans ce but que «la Parole a été faite chair et a habite parmi nous» (Jean 1/14); ce fut le plus intime point de contact entre Dieu et l’homme qui ait jamais été établi.

Après sa mort sur le calvaire pour le péché, sa résurrection pour notre justification, et Son Ascension, Il vint en contact plus étroit avec l'humanité.


Désormais Il vient pour faire sa demeure DANS l'homme lui-même par Son Esprit.

Dieu soit béni pour la Croix qui rend ceci possible! «La Croix du Calvaire» a dit un écrivain «est la concentration dans l’histoire de ce qui dans le cœur de Dieu était éternel et illimité.»

Le péché semblait avoir détruit son plan, mais chaque fois Dieu renversa les obstacles, et, merveille des merveilles, le cœur humain lui-même devient maintenant la résidence de Dieu sur la terre.


«Je ne sais pourquoi dans sa grâce

Jésus m’a tant aimé

Pourquoi dans son sang II efface

Ma dette, mon péché...»

Il n'est pas étonnant que Paul ait appelé cela un «mystère», quand il parle aux Colossiens de «Christ en vous, l'espérance de la gloire» (Col. 1/27).

Nos cœurs sont des temples, des cours, des palais, dans lesquels Dieu lui-même habite, par Son Esprit.

Quelle différence ceci devrait faire dans chacune de nos vies! Cette vérité a besoin d’être assimilée de plus en plus.

Au lieu de songer à Dieu dans un sens lointain, pensons à lui comme régnant et gouvernant dans nos âmes.

Jésus a dit: «Si un homme m'aime, il gardera MA parole, et Mon Père l’aimera, et nous viendrons à lui, et nous ferons notre demeure chez lui».

Sa présence constante et réelle fait de la vie chrétienne une vie de joie et de bénédictions perpétuelles, dans la mesure même où Il règne SUR LE TRÔNE DE NOTRE COEUR.


Nous devrions nous rappeler que sa présence c’est le ciel; et par suite la vraie félicité n’est assurée qu’autant que nous Lui permettons d’exercer son autorité suprême sur nos vies, et que notre cœur reste sans partage à Lui et pour Lui.


Combien les chrétiens de Galatie étaient loin, malheureusement, de réaliser cette vérité! La prière de Paul pour eux était: «Mes petits enfants pour qui j’éprouve à nouveau les douleurs de l'enfantement jusqu'à ce que Christ soit formé en vous.» (Gal. 4/19)

«Car vous êtes les temples du Dieu vivant, selon ce qu'a déclaré le Seigneur, J'habiterai en eux, et je marcherai avec eux, et je serai leur Dieu et ils seront mon peuple». (2 Cor. 6/16).

Après le détrônement final de Satan et de l'iniquité, après le jugement du grand Trône Blanc, après que le diable aura été renversé, un nouvel ordre de choses commencera, ou plutôt le même état de choses que jadis, en Éden, existera à nouveau.

Jean, dans sa merveilleuse vision apocalyptique, contemple un nouveau ciel et une nouvelle terre, et entend une grande voix qui proclame dans le ciel: «Voici le Tabernacle de Dieu avec les hommes, Il habitera avec eux et ils seront son peuple, et Dieu lui-même sera avec eux, et Il sera leur Dieu» (Apoc 21/3)


Le plan de Dieu, pour l’humanité semble avoir échoué; en réalité il n’a pas été anéanti, mais seulement gêné.


Adam a beau avoir péché et avoir été exilé;

Israël a beau avoir péché et la présence divine s’être retirée de son sein;

les Juifs ont beau, de leurs mains criminelles, avoir crucifié le Seigneur de gloire,

les humains ont beau avoir endurci leurs cœurs et en avoir fermé la porte devant Lui;


le temps vient, malgré tout cela, ou l'habitation finale et éternelle de Dieu sera avec les hommes.

Le jour où tous les obstacles auront été enlevés, on ne s'approchera plus de Lui par les symboles et les cérémonies; tout voile et tout rideau sera écarté; la communion directe sera le privilège des saints.

Tout comme des prêtres consacrés, ils pourront pénétrer dans le Lieu Très-Saint: Dieu sera leur temple.

«Je ne vis point de temple dans la ville car le seigneur Dieu Tout-puissant est son temple, ainsi que l’Agneau».

Alors, dans une intimité continuelle. Dieu et l’homme jouiront d’une communion éternelle!...

P. Morgan

(Elim Evangel)

Viens et vois 1933-06


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