Il est écrit: TA PAROLE EST LA VERITE(Jean 17.17)... cela me suffit !

LE TRESOR DES ANCIENS SENTIERS

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LE DOUBLE DON


Jésus est le don de Dieu au monde.

Le Saint-Esprit — le second don de Dieu est le don du Père à l'Église.

Quand le Saint-Esprit descend, il touche le corps et l'esprit humains et les ouvre aux perspectives glorieuses des beautés de Dieu.

Quelle différence la plénitude du Saint-Esprit amène chez un individu? — Vous dites: «En quoi consiste cette différence?»

C’est la différence entre le désert aride et l'oasis verdoyante avec ses palmiers qui se balancent, sa couche luxuriante de gazon, et son eau étincelante et bouillonnante qui jaillit des profondeurs du sol.

C’est la différence entre le pauvre cheval chargé qui essaie péniblement de gravir la côte montueuse et escarpée et la locomotive rapide qui vous emporte vers le sommet sans effort.

C’est la différence avec la vieille pompe du bord de la route et le profond puits artésien qui déverse son eau cristalline en un torrent abondant.

C’est la différence entre le torrent où votre bateau touche le fond et heurte quelque roche cachée, et l’océan profond.

C’est la différence entre la petite barque, jouet des flots, et le navire qui affronte victorieusement la plus forte houle de l’Océan et les plus violentes tempêtes.

C’est la différence entre la plaine désertique, désolée et brûlée, qui s'étend au loin jusqu'à l’horizon, et la montagne neigeuse dont les cimes étincellent au soleil.


Être rempli du Saint-Esprit

c’est être rempli de Dieu.


Que pauvres nous sommes! Pourtant nous sommes riches; mais nous ne nous nous en doutons pas!

Écouter le grand apôtre Paul, s'écriant au sein d'une forteresse romaine: «J’ai tout reçu et je suis dans l’abondance» (Phil. 4: 18)

Existe-t-il jamais pareil paradoxe?

Un prisonnier de Rome, enchaîné entre deux soldats, n’ayant rien, et cependant possédant toutes choses; haï, persécuté, rejeté portant en son corps les marques du Seigneur Jésus; maltraité, frappé de verges; privé des nécessités de l'existence, exposé à la faim, a la soif, à la nudité; entretenu par les maigres offrandes d'une petite assemblée de Philippiens; et malgré tout cela s’écriant: «J'ai tout reçu, je suis dans l’abondance, je possède toutes choses


Quel est le secret de cette position victorieuse qu'occupait Paul?

Ami. il avait un don — un double don:


Il avait Christ, le don de Dieu au monde.

et le Saint-Esprit, le don de Dieu à l’Église.


Le jour de la Pentecôte marque la venue officielle du don de Dieu à l'Église: le Saint-Esprit.

Christ vint sur la terre dans une humble étable; le Saint-Esprit vint comme un vent impétueux: TOUS DEUX VENAIENT DU CIEL.

Le but du Saint-Esprit est multiple. Si, sous l'Ancienne Alliance, le psalmiste pouvait dire: «Ma coupe déborde» combien plus sous l'économie de la nouvelle alliance devrions-nous pouvoir témoigner en termes plus ardents et plus lumineux que ceux dont rêva jamais David.

En vérité, oui, nous le pouvons! Jésus disait: «De son sein jailliront des fleuves d'eau vive».

Ce dont le monde a besoin aujourd'hui, ce n’est ni d'éloquence, ni de credo correct et orthodoxe. Ces choses ne convertissent pas un monde qui se perd.

Ce dont il a besoin, c'est de l'épée de l'Esprit; l'épée qui est un symbole de mort et de guerre. Le Saint-Esprit n'est pas une pure bénédiction, ou quelque sentiment de bouillonnement, mais une puissante force dynamique qui communiquera son énergie à chaque fibre de notre être.

Vous rappelez-vous que lorsque Pierre prêcha pour la première fois, «les gens eurent le cœur vivement touché»? C’était l'épée de l’Esprit accomplissant son œuvre.

Puis à la suite du don du Saint-Esprit viennent les neuf dons de l'Esprit.

Nous avons l'ordre d'attendre le Saint-Esprit, quoique, en un certain sens, nous ne devions pas l’attendre comme les premiers disciples, car Il est venu, cependant nous devons attendre sur le seuil de la porte, jusqu'à ce que le Père nous donne ce dont nous avons besoin. Celte pensée et impliquée dans la déclaration du Christ: «Frappez et on nous ouvrira».


Nous avons besoin de puissance à notre époque.

C’est absurde d’aller sans elle; bien plus c'est de la présomption.

Tout comme le marin attend que la brise enfle les voiles du navire, tout comme David attendit d'entre «un bruit de pas» parmi les cimes des mûriers, de même nous ne perdrons rien en attendant que la puissance de Dieu nous revête.

Non seulement le Saint-Esprit révèle les choses cachées, mais les choses oubliées.

Puissions-nous ne pas oublier ce double don de Dieu! Nous ne voudrions pas magnifier les dons de l’Esprit à l'exclusion des fruits de l’Esprit, mais nous sentons qu’ils vont de pair.


On dit que Charles G. Finney était si rempli de l’Esprit que lorsqu’il pénétrait dans un magasin ou atelier, les gens étaient sous la conviction de péché par le seul fait de sa présence...

Le mot grec pour puissance est «dynamis» et du mot grec vient le mot français «dynamite». Cette dynamite fera sauter la roche de l'indifférence et purifiera le cœur humain des vieilles empreintes du péché.

La particularité de ce don est de faire de nous un puissant instrument du Saint-Esprit. Il lui communiquera une puissance surnaturelle pour l’œuvre du Seigneur.

Devant cette puissance, la superstition, l’ignorance et l’hérésie s’enfuiront, tout comme les ténèbres s’enfuient devant les rayons du soleil levant.

C'est chargé de cette dynamite-là que Ch. Finney marchait dans une filature de coton, se tenant debout au milieu du fracas de la lourde machinerie, jusqu’à ce que les opérateurs fussent obligés d'arrêter les machines pour écouler ce que l'homme de Dieu avait à leur dire.

Une incorrigible paralysie les tenait, jusqu’au moment où ils furent obligés de s’écrier: «Que dois je faire pour être sauvé?» Des hommes et des femmes vigoureux tombèrent sur le sol comme foudroyés sous l’influence puissante du Saint-Esprit.

Cinq cents hommes tremblaient à la prédication de Jonathan Edwards...

Ce fut cette même puissance du Saint-Esprit qui poussa le général William Booth vers les bas fonds de Londres. Nuit après nuit les œufs pourris, les tomates et autres immondices lui étaient jetés à la tête. Il était tellement rempli du Saint-Esprit que rien ne pouvait l'effrayer. Il retourna chaque soir, jusqu'à ce que ses antagonistes au coeur endurci se fussent convertis. Et l'Angleterre et l'Écosse entière furent touchées par sa prédication brûlante.


Ce précieux don du Saint-Esprit nous rendra capables de nous élever au-dessus des épreuves et des souffrances terrestres. Il nous rendra capables de discerner le degré de spiritualité de chaque église dans laquelle nous entrons.

Il est digne de remarquer que Jésus-Christ lui-même, le Fils de Dieu n’accomplit AUCUN miracle sans la puissance du Saint-Esprit.

Beaucoup de gens décrivent Christ comme accomplissant des miracles aux jours de son enfance, mais selon l’évangile de Jean, c'est à Cana, en Galillée, que Jésus accomplit son premier miracle, en changeant l'eau en vin.


Avec ce don précieux du Saint-Esprit,

nous n’avons pas besoin d’envier même les anges dans les cieux.

Avec le don du Saint-Esprit nous sommes les vainqueurs.


Notre utilité comme soldats de Christ ne dépend pas de notre anatomie physique, ou de nos dons naturels, ou de notre éducation classique, pas plus que notre situation financière, mais du Saint-Esprit.

C’est celui-ci qui rendit Samson capable de tuer mille hommes avec une mâchoire d’âne. Ce pouvoir du Saint-Esprit est une puissance autant qu'une lumière!

Ce précieux don ne peut s'acquérir à prix d'argent.

Simon, le sorcier, essaya de l’acheter et Pierre le condamna avec véhémence. Il le dénonça comme hypocrite; et lorsque Simon implora le pardon, Pierre fit ressortir que la pensée même d'acheter le précieux don à prix d’argent valait une réprimande amère de la part de Dieu.

Ces dons de Dieu s'acquièrent sans argent et sans prix.

Le Dr Pierson l’a justement déclaré, en parlant des dons de l’Esprit,

«ils sont différents et c’est pourquoi il n’y a place ni pour l’envie, ni pour la jalousie; tous sont nécessaires, il n’y a donc place ni pour la paresse, ni pour le désespoir: personne n’a tous les dons, c’est pourquoi il n’y a place ni pour l’orgueil, ni pour la fanfaronnade; tous les dons communiquent la puissance du donateur, c'est pourquoi il n’y a place ni pour la faiblesse, ni pour l’incapacité.»


Quelle œuvre merveilleuse de la puissance surnaturelle nous trouvons dans le chapitre II du livre des actes!

Une confession humble de Pierre:

«Je n’ai ni argent, ni or, mais ce que j’ai je le le donne!»

Puis le commandement triomphant:

«Au nom de Jésus de Nazareth, lève-toi et marche!»

Lorsque la foule curieuse s’attroupe autour du portique de Salomon pour contempler ce miracle extraordinaire, elle entend une seconde confession de la part de Pierre:

«Ce n'est ni par notre puissance, ni par notre piété que cette entière guérison a été accordée à cet homme.... mais par le Nom de Jésus Christ à Nazareth».

En nous rappelant la naissance surnaturelle de notre Seigneur Jésus Christ, — le don de Dieu au monde:

n'oublions pas de remercier Dieu de cet autre don précieux: le Saint-Esprit lui-même!

(Ch. W. Walkem)

Viens et Vois 1933-05


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