Il est écrit: TA PAROLE EST LA VERITE(Jean 17.17)... cela me suffit !

LE TRESOR DES ANCIENS SENTIERS

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UN AVERTISSEMENT...

(Témoignage d’une jeune femme anonyme.

Dans l'angoisse à cause de son mariage avec un incroyant).


J'avais quatre frères et sœurs et notre vie de famille était vraiment heureuse. Mes parents étaient bons et, jusqu'à dix-huit ans, ma vie s'écoula paisible, sans mélodrame et sans événement tragique. J'allais en classe. Je jouais avec mes frères et sœurs et, comme la plupart des enfants de mon âge, je me faisais prier pour aider maman aux travaux du ménage. 

Cependant, quelque chose manquait à ma vie: je n'aurais su dire quoi alors, mais je peux maintenant le réaliser. Bien que nos parents fussent très honnêtes et respectables, ils n'avaient pas de convictions religieuses personnelles et ne nous obligeaient jamais à suivre l'école du dimanche.


C'est pendant ma deuxième année de lycée que je donnai mon cœur à Dieu.

Un de mes oncles s'était converti. Il nous pria de l'accompagner au culte, un certain matin. Et c'est là que, non seulement mes parents, mais mes frères et sœurs et moi-même trouvâmes la voie du salut. Quel changement dans notre cercle de famille! 

Nous avions alors une voisine charmante qui venait souvent nous voir. C'était une chrétienne, une femme douce et paisible. Un jour, elle me dit:

Vois-tu, quand tu penseras au mariage, plus tard, choisis un jeune homme chrétien! Tu sais que ma vie a été gâchée à cause de cela.

Ne vous faites aucun souci, répondis-je. À moi, cela n'arrivera pas! 


Et pourtant, c'est bel et bien arrivé, et voici comment.

C'était pendant la guerre. J'avais 18 ans. Une amie qui assistait aux mêmes réunions que moi m'invita chez elle un dimanche après-midi, et je remarquai sur le piano la magnifique photo d'un marin en uniforme.

C'est mon frère. Il est bien, n'est-ce pas? me dit mon amie.

Pourquoi ne lui écririez-vous pas? suggéra quelqu'un. C'est un garçon religieux et je suis sûr qu'il aimerait correspondre avec vous. Il est terriblement triste loin de la maison.

Pourquoi pas? répondis-je. Quelle est son adresse? 


Et nous échangeâmes plusieurs lettres; je lui parlais de la maison, des événements de la ville, etc. C'est en juin que je le vis pour la première fois, aussi beau vraiment que sur la photo. Nous fîmes connaissance: nous étions toujours ensemble soit chez lui, soit chez moi, soit à l'église.

Il n'y avait que deux semaines que nous nous connaissions qu'il me demanda en mariage. Dix-huit ans. Je l’aimais et... répondis oui à Martin. 

Puis il repartit pour le Japon. Je lui écrivais tous les jours, mais, chose étrange, ses lettres devinrent moins régulières, peu spirituelles. Cependant, je repoussais fermement toute idée de doute. Il revint en juillet de l'année suivante et nous nous mariâmes: un joli mariage dans la maison du pasteur. 


Deux semaines après ce jour heureux, cela arriva.

C'était un dimanche matin. Il vint pour le déjeuner en tenue de sport.

Tu ne vas pas au culte? Demandai-je.

Est-ce que j'en ai l'air? répondit-il brusquement.

C'était la première fois qu'il était brusque avec moi.

Mais pourquoi, Martin? Il se tut un instant. Sa figure était sombre. Il semblait en colère, décidé et bien différent du jeune homme heureux et joyeux que j'avais connu pendant ces deux dernières semaines.

Parce que, dit-il d'un ton sans réplique. Je ne peux pas m'associer à ce tas d'hypocrites. Et puis, je ne suis pas le saint que tu crois.


À partir de ce jour jusqu'à maintenant, Martin n'a plus remis les pieds à l'église. 

Quel coup que ce changement radical d'attitude! J'étais effondrée. Il n'était donc pas ce qu'il m'avait toujours laissé croire.

En acceptant tout de suite de me marier avec lui. Je n'avais même pas eu le temps de le mettre à l'épreuve et C'ÉTAIT UN INCONVERTI QUE J'AVAIS ÉPOUSÉ.

Et moi qui disais que cela ne pourrait jamais m'arriver!

Outre cela, il commença à boire et devint cynique. Seuls ceux qui en ont fait l'expérience connaissent l'amertume d'un foyer divisé et cette angoisse de l'âme qui ne peut se traduire en paroles. 


Prenez les enfants, par exemple. Nous avons deux mignons petits garçons en bonne santé. Aucun des deux n'est assez grand pour comprendre, mais l'aîné commence à me poser des questions.

Que dois-je lui répondre?

Que dois-je lui dire?

La tension de cette division dans le ménage se fait sentir sur moi et sur eux.


Quand Martin, après avoir bu, s'en prend à moi, sans même m'en rendre compte, je m'en prends moi-même aux enfants; et il m'est arrivé plusieurs fois de tomber à genoux pour demander pardon à Dieu d'avoir giflé Jimmy et pour qu'il m'accorde sa grâce dans la journée.

Pourquoi ne le quittez-vous pas? m'ont suggéré quelques amis sympathisants.

Mais, sur ce point, je ne cède pas, car je ne crois pas que le divorce soit dans la volonté de Dieu. L'apôtre Paul dit: «Une femme est liée aussi longtemps que son mari est vivant» (1 Cor. 7/39).

Le mariage lie jusqu'à la mort, à l'exception d'un cas (Matthieu 7/39).

Je pense que, dans le mien, celui d'une femme ayant un mari non croyant, la Parole de Dieu dit clairement: «s'il consent à habiter avec elle, qu'elle ne le répudie point.» (1 Cor. 7/13) Aller à l'encontre de cet enseignement si précis serait pécher, à mon sens.


Il y a aussi la question des amis.

J'hésite à amener les miens à la maison, de crainte qu'ils ne soient l'objet de quelque rebuffade de mon mari, mais je dois recevoir les siens avec lesquels je n'ai aucune communion, et vous pouvez vous représenter l'atmosphère de notre maison quand ils sont tous là. 


La routine du dimanche est celle de tous les foyers divisés spirituellement et dont les époux vivent dans deux mondes différents. Les enfants et moi, nous nous préparons pour l'école du dimanche, tandis que Martin continue à dormir. À mon retour, il est prêt à partir pour quelque excursion ou «party». Et cela se répète tous les dimanches. 

De temps en temps, un sentiment de rébellion s'empare de moi quand je vois des familles unies s'asseoir sur les bancs du temple, tandis que je tiens avec peine mes deux garçons tranquilles à mes côtés, eux qui auraient tellement besoin de sentir l'autorité paternelle.

Je n'ai jamais prié avec mon mari, pas une seule fois. Son temps de loisir, il le passe hors de la maison, ni avec moi ni avec les enfants.

Je vis toujours dans la crainte de ce qu'il va faire. Je ne peux me fier à sa parole. Ainsi, usée dans mon système nerveux, j'en arrive à faire de la dépression et j'étouffe le cri:


«Pourquoi dois-je payer si cher une seule faute et en souffrir toute ma vie?» 


Plus que quiconque, je sais combien ma vie spirituelle s'est étiolée. Je ne suis pas la chrétienne que devrais être. Je n'ai certes pas épousé l'incrédulité de Martin, mais combien il est difficile de réfréner son cynisme. Oh! la terrible détresse de celui qui est tiraillé des deux côtés. 


Si Dieu nous défend de séparer ce qu'il a uni,

la conséquence logique est que nous ne devons pas unir non plus ce qu'il a séparé (Deut. 7/3, 4; Amos 3/3; 2. Cor. 6/14-16; Jacques 4/4).


Et il y a une raison à cela. Il connaît l'angoisse et la cruauté inévitables dont souffriront les deux parties. Je ne crois pas que je pourrais supporter ces circonstances si je n'avais la certitude que Martin sera sauvé.

Je vous supplie de partager mon fardeau et de vous unir à moi dans cette même prière.

Je crois que tous les pasteurs devraient conseiller les jeunes gens. Celui dans la maison duquel nous nous sommes mariés ne nous a pas adressé une seule exhortation ou donné le moindre avertissement. Il ne s'est pas inquiété de notre état spirituel

La chose primordiale pour deux jeunes gens qui veulent unir leur vie, c'est qu'ils sachent s'ils sont tous les deux chrétiens et s'ils ont les mêmes intérêts dans la vie.

Un pasteur l'a bien dit:

«Soyez bien sûrs que votre ami ou amie s'est donné(e) au Seigneur Jésus-Christ.» N'attendez pas d'être fiancés pour cela. «Car vous serez alors peut-être trop faibles pour rompre.» 

(Youth Challenge) Appel du Maître

Viens et Vois 1971-01


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