Il est écrit: TA PAROLE EST LA VERITE(Jean 17.17)... cela me suffit !

LE TRESOR DES ANCIENS SENTIERS

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LA MÉDISANCE


«Rappelle-leur de ne médire de personne» (Tite III 1)


Ver destructeur de l'harmonie des églises.

Commis presque inconsciemment, c’est un mal qui cause de grands ravages. Exprimé par un petit membre: la langue, comparable à une hélice qui «tourne» IL A POUR ORIGINE LE COEUR... moteur qui actionne l’hélice; … car «c’est du cœur que sortent les mauvaises pensées,» dit Jésus, et nous pourrions aussi ajouter «les mauvaises paroles».

Or, le cœur du chrétien de l’ère atomique, après 2.000 ans de christianisme, n’est pas meilleur que celui du chrétien de l’ère de l’apôtre Jacques qui exhortait ses ouailles par ces mots:

«Ne parlez pas mal les uns des autres, frères».


Notre bonheur ainsi que notre malheur sont liés à notre manière de parler: «Par tes paroles tu seras JUSTIFIÉ, et par tes paroles tu seras CONDAMNÉ» (Jésus).

La langue peut créer ou détruire l’harmonie d’un foyer, d'une nation, du monde. de l’église

Elle possède deux possibilités: bénir et maudire. Consoler et blesser.

... La mort et la vie sont en son pouvoir. (Proverbes XVIII 21).


Les péchés de la langue les plus répandus sont: le mensonge, la calomnie, la médisance.

Parmi ces trois, la médisance passe souvent inaperçue et à cause de cela, elle provoque de nombreuses destructions, il est donc indispensable d'en donner une description très précise:


La médisance c’est:

1° — parler mal de son prochain sans utilité.

2° — Découvrir, dévoiler, sans nécessité, sans raison suffisante les fautes, ou les défauts cachés du prochain.

3° — Parler des faiblesses du prochain avec mépris (dans l’intention de nuire) ou même avec orgueil en essayant de s’élever par rapport au prochain (en soulignant que l’on ne possède pas ses «vilains» défauts)

4° — Relever les fautes d’autrui avec joie, se réjouir de ses chutes en disant: Ah voyez-vous c’est un «triste» chrétien, il a fait ceci, il va là. etc... (au lieu d'en éprouver de la tristesse et de prier en sa faveur pour que Dieu vienne à son aide).

5° — Colporter inutilement des accusations même vraies.

6° — Mettre en évidence un défaut ou une faute d’un frère, soit pour le plaisir de bavarder, soit pour montrer qu’il nous est inférieur... même lorsque l'on en parle avec un ami intime.

7° — Médire ce n’est pas mentir mais c'est porter atteinte à la réputation du prochain.


MÉDIRE C’EST MANQUER DE CHARITÉ...

et «si je n’ai pas la charité — dit Paul — je suis un airain qui résonne».

Mais attention! n’essayons pas d’appliquer ces définitions à notre frère... et d’aller dire aux autres qu'il est un médisant ... ce serait médire... mais examinons-nous nous-mêmes pour voir si nous ne commettons pas ce péché. Car par nature nous sommes portés à exiger des autres ce que nous n’exigeons pas de nous-mêmes, et sous prétexte de spiritualité, à épier les paroles de nos frères et sœurs pour les juger!


Il est en effet extraordinaire de voir l'aisance avec laquelle nous découvrons les imperfections de nos frères alors que nous avons tant de peine à distinguer les nôtres. Et n’avons-nous pas constaté que nous croyons et disons plus facilement des autres le mal que le bien?


D’autre part l'expérience a prouvé que celui qui vous parle mal d'un frère, parlera mal de vous à votre frère, et vous divisera... c’est là le drame de l'église, la destruction de l'harmonie.

Ainsi donc il y a un péché — un mal... à extirper de l'église... mais comment?

car bien souvent ceux-là même qui se plaignent disant: «on bavarde toujours sur mon «dos», on a dit ceci, cela de moi, je n'irai plus aux réunions», sont de ceux qui aisément disent eux-mêmes du mal des autres... Et avons-nous le droit de dire «cest plus fort que moi?»


Y a-t-il réellement une possibilité d’en finir avec ce ver destructeur?

Existe-t-il un remède efficace pour l'anéantir tout comme on emploie l’antimite ou la poudre D. D. T. pour exterminer les «bêtes» nuisibles?

Certainement oui, il y a un moyen de le faire mourir.


1° Puisque son origine est le cœur... le premier travail est de purifier nos cœurs Jacques IV: 8

2° Accompagner nos paroles de grâce et les assaisonner de sel. Colossiens IV: 6

3° Veiller «Je veillerai de peur de pécher par ma langue» Psaume XXXVIIII: 2

4° Résister «Je n'ai pas permis à ma langue de pécher» Job XXXI: 30

5° Couvrir les fautes «Celui qui couvre une faute cherche la charité» Prov. XVII: 9

6° Ne plus aller de maison en maison dire ce qu'il ne faut pas dire. I Timothée V: 13

7 Ne relever que les qualités des autres et nous occuper de notre poutre.


REJETANT TOUTE MÉDISANCE


Remarque.

Lorsque celui qui médit exagère les fautes, IL CALOMNIE.

La calomnie diffère de la médisance en ce que médire c’est parler d’un mal existant, tandis que calomnier c’est dire de son prochain du mal dont nous n'avons aucune preuve, lui attribuer des défauts qu'il n’a pas ou des fautes qu'il n’a pas commises.

C’est à la fois un mensonge et un manque de charité connu encore sous le nom de DIFFAMATION.

C. LE COSSEC

Viens et Vois 1949-09


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