LA PAROLE EN PRATIQUE
Dans le Nouveau Testament, il est écrit que nous sommes affranchis de la malédiction de la loi, parce que Christ est devenu malédiction pour nous (c.-à-d. À NOTRE PLACE).
Comme conséquence de ce sacrifice d'expiation, de notre Seigneur, nous avons aussi le privilège d'attendre la guérison de notre corps.
En Jacques 5: 14-15 il nous donne comme épreuve de notre obéissance un petit ordre:
«Quelqu'un parmi vous est-il malade?
Qu’il appelle les anciens de l’église, et que les anciens prient pour lui en l’oignant d’huile au nom du Seigneur; la prière de la foi sauvera le malade, et le Seigneur le relèvera».
Cette onction est le symbole de la prise de possession du corps par le Saint-Esprit qui veut en faire son temple.
En Marc 6: 13 nous lisons:
«Ils chassaient beaucoup de démons et ils oignaient d’huile beaucoup de malades et les guérissaient».
Mais la chose capitale qui demeure est que nous priions en vérité, DANS la foi.
Si nous nous représentons que la prière est, exaucée seulement lorsque nous sentons immédiatement l’exaucement dans notre corps, cela ne s'appelle plus marcher par la foi mais vouloir marcher par la vue.
Car la foi «est une représentation de choses que l’on ne voit pas».
Nous nous confions au Seigneur sur la base de l'autorité de Sa parole sans nous inquiéter en aucune manière de nos sensations corporelles; car autrement nous ne prions pas «la prière de la foi».
Jésus dit: «Si vous ne voyez des signes et des miracles, vous ne voulez pas croire», et encore aujourd’hui, il doit prononcer cette parole à une multitude de Ses enfants dans le doute.
Mais si nous croyons sans voir, alors Dieu bénira certainement cette foi tôt ou tard et il manifestera magnifiquement Sa puissance de guérison et Sa présence. «QU’IL TE SOIT FAIT SELON TA FOI».
Nous avons assez fréquemment eu l’occasion de constater la fidélité de Dieu dans les guérisons de malades.
Aucun cas ne Lui est trop difficile. Mais les idoles personnelles doivent être abandonnées et les âmes doivent se livrer complètement à leur Seigneur et leur vie, rendue par Sa miséricorde, être exclusivement consacrée à Sa cause.
(Extrait de (Mehr Licht » Verlag. Hamburg 24).
Traduit par J. S, à Kerns (Suisse).
Commentaire du traducteur:
En l’état actuel de la mentalité générale des chrétiens, il apparaît utile, voire même indispensable, de définir en quoi peuvent bien consister ces idoles personnelles qui constituent un obstacle irréductible à la guérison par la foi et qui, en cas de retour à cet esclavage, assurent également le retour à la maladie.
Chrétiens, appelés généralement spirituels, pour la gloire de Dieu, faites un examen de conscience, de grâce, ne cherchez pas à conformer l’interprétation des passages bibliques à un intime besoin de justifier une manière de vivre qui comporte «les racines d’amertume poussant en haut» de Hébr. 12. 15.
Les conséquences en sont la négation de l’efficacité de la prière de la foi.
La guérison des maladies se trouve indiquée:
– dans les évangiles SOUS FORME D’ORDRE ET DE PROMESSE;
– dans
les
épîtres, SOUS FORME DE DON faisant partie de la série des dons
du St-Esprit.
Ce ne sont pas les déclarations bibliques
qui doivent être modifiées selon les désirs du cœur humain,
MAIS
le cœur humain qui doit s’élever au niveau des ordres
divins.
Si donc — oh, quelle apparence de subtilité pour la majorité! — la consécration d'un chrétien ne va pas jusqu'à condescendre à détacher son coeur des convoitises culinaires, de sa pipe ou de son cigare, que peut-être il fume en cachette, et de tant d'autres choses qui ne peuvent être renfermées dans la catégorie des choses dont l’apôtre dit:
«Usant des choses comme n’en usant pas» I Corinth. 7. 31
Ledit chrétien ne peut réaliser les effets de la prière dans leur intégralité et alors nous avons mis à nu le mobile de telles expressions:
«La guérison des maladies par la foi n’est pas pour cette époque».
«C’est Dieu qui envoie les maladies».
«La maladie glorifie Dieu» alors que Dieu manifeste Son amour et glorifie Son nom par les guérisons.
La maladie ne rentrant pas dans les attributs de la bénédiction n’est donc pas d’essence divine mais la conséquence de la nature de péché dont Christ nous a affranchis.
Plaçons-nous donc dans cette situation d’abandon complet de nous-mêmes afin de justifier une intervention divine en faveur de nos corps, sachant que «les convoitises charnelles font la guerre à l'âme» 1 Pierre 2. 11.
Viens et Vois 1932-10
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