29
mars
Hébreux 12 : 2 - Les yeux fixés sur la joie
… ayant les regards sur Jésus, le chef et le consommateur de la foi, qui, en vue de la joie qui lui était réservée, a souffert la croix, méprisé l'ignominie, et s'est assis à la droite du trône de Dieu.
Les yeux fixés sur la joie
Hébreux 12.2 nous invite à garder les yeux fixés non pas sur nous-mêmes ou nos circonstances, mais sur une Personne.
Ce verset nous montre Jésus ouvrant la voie de la foi et la menant à son terme, endurant la croix pour une joie qu'il pouvait voir même quand personne d'autre ne le pouvait.
Il nous rappelle qu'il a méprisé la honte de la croix et qu'il siège désormais à la droite du trône de Dieu.
Ce verset est un appel à recentrer notre regard, à laisser tout le reste dans la vie prendre sens uniquement à travers lui.
Fixer notre regard là où il doit être
« Fixons les yeux sur Jésus, qui est l'auteur de notre foi et qui la mène à la perfection… » (Hébreux 12.2).
La foi ne consiste pas à redoubler d'efforts ;
elle consiste à mieux voir (l’œuvre du Seigneur).
Lorsque notre regard se porte sur nos échecs, nos peurs, ou même nos réussites, le chemin de la foi devient lourd et confus.
Mais lorsque nous tournons délibérément les yeux de notre cœur vers Jésus –
- qui Il est,
- ce qu’Il a fait,
- ce qu’Il promet –
la clarté nous apparaît.
Nous nous souvenons que « Celui qui a commencé en vous cette bonne œuvre la poursuivra jusqu’à son achèvement au jour de Jésus-Christ » (Philippiens 1.6).
Le même Seigneur qui fait naître notre foi
s’engage à la mener à son terme.
C’est pourquoi l’Écriture nous exhorte : « Attachez-vous aux réalités d’en haut, et non à celles de la terre » (Colossiens 3.2).
Fixer nos yeux sur Jésus est plus qu’un simple sentiment du dimanche ; c’est un choix quotidien.
Cela signifie que nous évaluons notre journée, notre identité et notre espérance à l’aune de sa Parole, et non de nos émotions ou des gros titres.
Cela signifie que la voix qui résonne le plus fort dans nos vies n’est ni la peur, ni la culture, ni notre propre opinion, mais la voix du Berger qui a donné sa vie pour ses brebis.
Tout au long de votre journée, demandez-vous sans cesse :
« Où sont mes yeux en ce moment ? » et ramenez-les toujours vers Lui.
La joie qui lui était réservée – et qui nous est réservée
« En vue de la joie qui lui était réservée, il a enduré la croix, méprisant la honte qui s’y attachait… » (Hébreux 12.2). Jésus n’a pas pris plaisir à l’agonie de la croix ; il l’a endurée.
Ce qui l’a soutenu, c’est la joie qu’il entrevoyait au-delà :
- la gloire d’avoir obéi au Père,
- la rédemption de son peuple,
- la certitude de la résurrection.
La croix était brutale, mais elle n’était pas l’ultime épreuve. La joie, elle, l’était.
Et cette joie était si réelle, si intense, qu’il pouvait considérer la honte comme quelque chose à mépriser, et non à craindre.
Ce même modèle nous est offert.
L’Écriture dit : « Car nos légères afflictions du moment présent produisent pour nous, au-delà de toute mesure, un poids éternel de gloire » (2 Corinthiens 4.17).
Remarquez le lien :
- souffrance présente,
- gloire future
- et un Dieu qui promet qu’aucune de nos souffrances en Christ n’est vaine.
À l’exemple de notre Seigneur, nous sommes appelés à persévérer aujourd’hui en ayant les yeux fixés sur l’avenir : « en regardant vers les choses invisibles… Car les choses visibles sont passagères, mais les choses invisibles sont éternelles » (2 Corinthiens 4.18).
Lorsque vous traversez la honte, le rejet ou l’épreuve pour son amour, souvenez-vous : Jésus a déjà emprunté ce chemin et il en a déjà pesé les conséquences. Il affirme que cela en vaut la peine.
Courir la course d’aujourd’hui pour la récompense de demain
L’épître aux Hébreux compare la vie à une course, et toute course a une ligne d’arrivée. Jésus a déjà franchi cette ligne et « s’est assis à la droite du trône de Dieu » (Hébreux 12.2).
Cette position signifie que son œuvre de salut est accomplie et que son autorité est absolue.
Lorsque vous courez, vous ne courez pas vers une fin incertaine. Vous courez vers un Sauveur couronné et régnant qui vous attend. « Or, à celui qui est capable de vous préserver de toute chute et de vous faire paraître irréprochables devant sa gloire, dans la joie… » (Jude 1.24).
Il est à la fois votre but et votre garantie.
C’est pourquoi Paul pouvait dire : « Oubliant ce qui est en arrière et me portant vers ce qui est en avant, je cours vers le but, pour remporter le prix de la vocation céleste de Dieu en Jésus-Christ » (Philippiens 3.13-14).
La vie chrétienne n’est pas une dérive ; c’est une progression constante, le regard tourné vers Dieu.
Plus vous percevez clairement le but ultime – le Christ lui-même, sa présence, sa récompense – plus vous aurez le courage:
- de vous détourner du péché,
- de persévérer dans les épreuves
- et de servir dans l’ombre.
Que les choix d’aujourd’hui soient guidés par le jour à venir où vous le verrez face à face.
Seigneur Jésus, merci d’avoir enduré la croix et d’avoir achevé l’œuvre de notre salut.
Que mes yeux soient fixés sur toi aujourd’hui.
Aide-moi à courir ma course avec courage, joie et obéissance jusqu'à ce que je te voie à la ligne d'arrivée.
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