Le
Ministère de la
Guérison
ou
MIRACLES
DE GUÉRISON
À
TRAVERS LES SIÈCLES
CHAPITRE V
LE TÉMOIGNAGE DES MISSIONS
Tout témoignage venant de ceux qui
prêchent l'Évangile aux païens
est ici d'un grand poids, car la rigide logique qui
veut expulser le miracle du christianisme moderne,
ne nous paraît pas étendre au
paganisme cet esprit de prohibition. En effet si
l'on admet que les miracles appartiennent aux
premiers temps du christianisme et non à son
développement ultérieur, n'est-on pas
obligé de reconnaître que les missions
en pays païens sont aujourd'hui le berceau du
christianisme pour ces
contrées-là ? Il n'y a
guère de différence entre Paul
à Malte et Judson aux Indes. L'un et l'autre
sont des messagers de l'Évangile
envoyés à des peuples idolâtres
et superstitieux. Ceci étant admis, pourquoi
ne serait-il pas permis à Judson de faire
dans quelque maison des Birmans ce que fit Paul
lorsqu'il entra dans la maison de Publius, qu'il
imposa les mains à son père malade et
le guérit ?
(Act.
28 : 1, 8). Et si on dit
que les miracles ne sont plus nécessaires
à présent que nous avons l'histoire
de l'Eglise chrétienne et l'influence de
grandes nations chrétiennes pour soutenir et
prouver la vérité de
l'Évangile, qu'on se souvienne que c'est
là ce que ne possèdent pas les
païens, et qu'ainsi les miracles, étant
inhérents aux premiers jours du
christianisme, devraient apparaître de
nouveau dans le champ de la mission. C'est bien en
effet ce qu'ont admis plusieurs auteurs, et nous
sommes heureux, par exemple, de voir qu'un
théologien aussi éminent que le
professeur Christlieb de Bonn, se range très
franchement à cette opinion, lorsqu'il dit
après avoir admis la force de l'argument qui
s'oppose aux miracles en pays
chrétiens :
« Notre époque se
signale pourtant par la fondation de nouvelles
Églises. L'oeuvre des missions, est en
apparence au moins, plus étendue qu'elle ne
le fut jamais ; aussi les miracles ne
devraient pas être absents de ce
domaine-là, et en effet ils ne le sont pas.
Nous ne pouvons donc pas dire qu'il ne se fasse
plus de miracles de nos jours. L'histoire des
missions modernes offre des exemples de faits
miraculeux qui rappellent les temps apostoliques.
Ces deux époques présentent
les mêmes obstacles
à surmonter dans le monde païen, et
pour convaincre l'esprit obscurci de l'homme, il
faut que les mêmes manifestations de
puissance divine viennent confirmer la
vérité de l'Évangile. Nous
pouvons donc nous attendre à des miracles
dans ces cas-là. »
Ensuite, comme s'il craignait moins d'être
accusé de crédulité que
d'être taxé de scepticisme, il cite
plusieurs exemples auxquels il croit pouvoir
ajouter foi. Ceux-ci ne sont que des
échantillons de centaines d'autres qu'on
pourrait également citer, si l'on
n'était arrêté par l'excessive
réserve et la timidité avec laquelle
tant de chrétiens abordent ce sujet. Avec le
sentiment de défiance qui prévaut
généralement à cet
égard, comment attendre que les
témoins de faits surnaturels soient
pressés d'en parler, quoiqu'ils soient
très certains de ce qu'ils ont vu.
Voici néanmoins quelques exemples
de guérison divine dans le champ des
missions. les trois premiers se trouvent dans
l'ouvrage du Dr Christlieb dont nous venons de
parler.
« Lisez ce que raconte
Hans Egède, le premier missionnaire
évangélique au Groënland. Avant
de pouvoir parler la langue des esquimaux, il leur
avait fait voir des gravures
représentant les miracles de Christ, mais
comme beaucoup de gens qui au temps de
Jésus, ne recherchaient que la
guérison du corps, ils le pressèrent
aussitôt de leur prouver la puissance du
Rédempteur du monde en guérissant
leurs malades. Après avoir beaucoup
prié et soupiré devant le Seigneur,
il se décida à leur imposer les mains
avec prière ; et voici qu'au nom de
Jésus-Christ ils furent guéris !
Le Seigneur employa ce moyen visible pour se
révéler à ce peuple trop
dégradé et matériel pour
saisir directement les grâces
spirituelles. »
« Dans une mission allemande
au Sud de l'Afrique, en 1852, un natif,
véritable chrétien, rencontra un
ancien ami qui était devenu impotent des
deux jambes, Saisi d'un sentiment particulier de
confiance et de foi, il se retira dans le hallier
voisin pour prier, après quoi allant tout
droit à l'impotent, il lui dit : Le
même Jésus qui a fait marcher
autrefois le boiteux, peut le faire encore
aujourd'hui. Je te dis donc au nom de
Jésus : Lève-toi et
marche ! Avec une foi d'enfant, l'impotent se
leva et se mit à marcher au grand
étonnement de tous ceux qui le
connaissaient. »
Citons encore un trait remarquable concernant le
missionnaire allemand Nommensen qui travaillait
dans l'Île de Sumatra.
« Un païen qui
cherchait à faire mourir
Nommensen avait
secrètement mêlé un poison
mortel au riz préparé pour le
dîner du missionnaire. Celui-ci le mangea
sans défiance, tandis que le païen le
surveillait s'attendant à le voir tomber
mort ; mais la promesse de
Marc XVI, 18, s'accomplit en sa
faveur, et il n'en éprouva aucun mal. Cette
preuve évidente de la puissance merveilleuse
du Dieu des chrétiens convainquit le
païen qui fut converti. Ce ne fut que
lorsqu'il avoua lui-même son crime à
Nommensen que celui-ci sut de quel danger il avait
été
préservé. »
Les doctrines qui avaient été
négligées et rejetées
finissent par se faire accepter quand elles se
trouvent dans la Bible et qu'on étudie ce
qu'en dit l'Écriture. Cette promesse de
Jésus « Voici les miracles qui
accompagneront ceux qui auront cru »
(Marc
16 : 17), doit donc
nécessairement s'accomplir çà
et là en dépit des coutumes et des
préjugés. Et d'ailleurs ce texte qui
concerne directement les missions en pays
païens ne saurait manquer de frapper les
prédicateurs indigènes. Sans
connaître l'art de subtiliser les
déclarations de l'Écriture, ils ne
trouveront rien de mieux que de recevoir à
la lettre ce que Dieu nous dit là. Oh !
que ne verrons-nous pas lorsqu'un chrétien
qui n'a pas appris à
douter réclamera de Dieu l'accomplissement
de quelqu'une de ses promesses. C'est alors que
nous entendrons parler de miracles frappants
(1).
Un missionnaire qui a travaillé
plusieurs années en Chine, raconte que les
Chinois devenus chrétiens savent très
bien découvrir dans le Nouveau Testament les
promesses de guérison miraculeuse et y
recourir pour être guéris. Ceci
l'avait amené lui-même à
changer d'opinion à cet égard et
voici ce qu'il écrit :
« Pleinement convaincu que
les dons de l'Esprit ne devaient pas être
retirés à l'Eglise, j'ai la certitude
que notre foi doit les réclamer aujourd'hui.
Le salut que tous doivent rechercher est un salut
qui affranchit du péché et de la
puissance de Satan dès ici-bas. Dès
qu'on en viendra à le reconnaître, on
s'assurera ainsi la possession de toutes les
grâces qui résultent de la vie, de la
mort et de la résurrection de
Jésus-Christ. La guérison divine fait
partie de ce salut-là tout aussi bien que la
prédication de l'Évangile. Le
ministère de guérison ne saurait donc
être retranché des devoirs du
missionnaire. »
Voici l'expérience qu'en a faite un
missionnaire très considéré
chez les Karens :
« Comme je voyageais dans
le district de Pégou, je me sentis
pressé de dévier de mon chemin pour
aller jusqu'à un village où se
trouvaient quelques chrétiens. À
peine entré chez l'un d'eux, je vis arriver
un Karen qui m'était inconnu mais qui me
salua comme un chrétien. Il me dit
aussitôt qu'ayant appris mon arrivée,
il venait me demander d'aller prier près de
son fils qui était très malade et
près de mourir. Pour appuyer sa demande il
citait
Jac. V, 14, 15. Naturellement je me
rendis aussitôt chez lui,
accompagné des trois ou
quatre chrétiens de la maison où je
venais d'entrer. Le malade avait quatorze ou quinze
ans. Il était tellement estropié et
impotent par suite d'un état scrofuleux que
jamais il n'avait pu marcher et qu'il devait se
traîner péniblement sur ses genoux et
ses mains. Depuis plusieurs semaines, il
était si affaibli par la maladie qu'il ne
pouvait plus se soulever et qu'il avait toute
l'apparence d'un mourant. Nous priâmes pour
lui, chacun à notre tour et le malade ajouta
aussi quelques mots. Six ou sept frères
prièrent pour lui ; après quoi
nous le quittâmes en lui laissant une fiole
de médecine venant de notre petite
pharmacie. Six mois après, son père
vint à la ville et me dit que son fils
était guéri, si bien guéri que
jamais il n'avait été aussi bien,
qu'il marchait sur ses pieds et que les familles
païennes n'hésitaient pas à dire
qu'il avait été sauvé par nos
prières.
- Et vous-même, lui dis-je, qu'en
pensez-vous ?
- C'est Dieu qui l'a fait, c'est Dieu
qui l'a guéri, s'écria-t-il, puis il
ajouta : Ceci n'est pas chose nouvelle pour
moi. J'ai assisté plus d'une fois aux
guérisons obtenues par votre
beau-père, lorsqu'en réponse à
ses prières, Dieu guérissait les
malades. C'est pour cela que je vous ai
demandé de venir prier près de mon
fils. À présent le voilà
guéri ! »
Dernièrement d'autres missionnaires ont
publié le récit de
leur propre guérison en réponse
à la prière de la foi dans des cas de
maladies sans espoir. Nous n'en citerons qu'une
ici, celle du Rev. Albert Norton, récit
adressé au Dr Stanton de Cincinnati.
Après avoir décrit la terrible
maladie qu'il eut à Elichpoor, aux Indes, en
1879, un abcès au foie qui s'était
ouvert dans le poumon droit, et qui le faisait
cruellement souffrir, état compliqué
aussi par une fièvre intermittente de
malaria, il ajoute :
« Je ne pensais plus
qu'à mourir sans souffrir, lorsque je fus
saisi d'un vif désir de vivre encore pour ma
famille et pour prêcher les trésors
incomparables de l'Évangile. Cette
pensée me vint aussitôt :
Pourquoi Dieu ne te guérirait-il pas ?
Ma chère femme était la seule
âme croyante du voisinage, avec un ignorant
Kerkou qui demeurait alors à dix-huit milles
de nous. À ma demande, elle prit de l'huile
et m'en oignit, puis joignit ses prières aux
miennes pour demander à Dieu de me
guérir sans retard. Pendant que je priais
à haute voix et sans éprouver de
changement dans mon corps, j'eus la certitude que
Dieu avait entendu et exaucé nos
prières. Nous nous mîmes donc à
louer Dieu tout de suite et bientôt la vive
douleur du côté droit et la
fièvre m'avaient quitté. Je pus
aussitôt lire la Bible et chercher
quelques passages dans
mon
Nouveau Testament grec. Ni douleur, ni
fièvre ne reparurent et depuis ce moment les
forces me revinrent rapidement. Peu de jours
après, je pus marcher et parcourir sans
fatigue un kilomètre. Pendant ma maladie je
n'ai usé d'aucun remède et je n'ai eu
d'autre médecin que Jésus. À
lui soit louange et gloire ! Pourquoi trouver
étrange qu'il guérisse nos
corps ?
N'est-il pas écrit de lui :
« Il a pris nos infirmités et il
s'est chargé de nos
maladies ? »
(Mat. 8 : 17). N'est-il pas dit
de notre Seigneur que « c'est lui qui
guérit toutes nos maladies, »
aussi bien « qu'il pardonne toutes nos
iniquités. »
Ps. 103 : 3.) (Le
grand
Médecin, par Rev. W.-E. Boardman).
Souvenons-nous pourtant que dans ces
cas-là, lorsque Dieu a étendu sa main
pour guérir, son but principal était
de favoriser la prédication de
l'Évangile. Les miracles sont
« les signes » qui accompagnent
l'Évangile, mais n'en sont pas la substance
même. Leur but est de confirmer la Parole de
Dieu bien plutôt que de soulager le corps. Et
c'est là ce qui permet de croire qu'ils
doivent se voir encore en pays païens.
L'aveugle lit sa Bible au moyen de
lettres en relief qu'il touche de ses doigts ;
de même pourquoi Dieu ne donnerait-il pas
plus de relief à son Évangile en
l'accompagnant de signes et de
miracles pour se faire connaître aux
païens qui ne peuvent pas encore discerner
spirituellement ce qu'il est. Que pourrait-on
objecter à ce mode
d'évangélisation qui n'est autre que
le mode primitif et apostolique selon ces
mots : « Et eux, étant partis
prêchèrent partout, le Seigneur
opérant avec eux, et confirmant la parole
par les miracles qui l'accompagnaient. »
(Marc
16 : 20). Ce n'est pas
pour la satisfaction de la chair, mais pour la
gloire de Dieu et l'avancement de la
vérité que Dieu opère des
guérisons, que « l'Éternel
découvre le bras de sa sainteté aux
yeux de toutes les nations. »
(Esa. 52 : 10). Selon son bon
plaisir, il atteint le même but par des
miracles de tout autre genre, comme par exemple
lorsqu'il a doué les martyrs d'une force
surnaturelle qui leur faisait dominer la souffrance
(2).
Perpétue et
Félicité allant au-devant d'une mort
cruelle avec sérénité et joie
et se déclarant publiquement insensibles
à la douleur, voilà ce qui fit
impression sur les païens et les attira
irrésistiblement à la
vérité. Ceci n'est
autre qu'un miracle de guérison d'un autre
genre, c'est la main du Seigneur dépouillant
la mort de ses souffrances au lieu de lui arracher
ses victimes. Toujours notre prière doit
être que « la parole du Seigneur se
répande et soit glorifiée »
(2 Thes. 3 : 1), soit par notre
vie, soit par notre mort, soit par notre
guérison, soit par notre patience à
souffrir. Mais Dieu soit loué de ce qu'il
veut voir ses enfants en bonne santé et non
pas malades. Les prêtres de Bahal cherchaient
à se le rendre favorable en « se
faisant des incisions avec des épées
et des lances »
(1 Rois 18 : 28), tandis
qu'Elie
venait de manifester ce qu'était son Dieu en
rappelant à la vie le fils de la veuve de
Sarepta et en le rendant à sa mère.
(1 Rois 17 : 17-24). Les
idolâtres qui s'imposent dans leur culte tant
de supplices et de tortures ont besoin d'apprendre
que notre Dieu est un Dieu qui donne la vie et non
la mort.
Oh ! puissent les païens
apprendre à connaître Christ comme le
divin Guérisseur ! N'est-ce pas
là le voeu qu'on forme pour eux quand on lit
les récits des maladies répugnantes
dont ils souffrent et des tromperies, des
traitements cruels que leur imposent leurs
médecins ? Outre la tyrannie de
mauvais prêtres, toute
nation païenne subit encore le joug
« d'inventeurs de mensonges, tous
médecins de néant. »
(Job
18 : 4).
Comment imaginer et décrire la
joie d'un païen qui, après avoir
vainement cherché à apaiser sa
conscience, finit par trouver Christ et le pardon
de ses péchés ! Voici ce que
s'écriait un pauvre Fidjien :
« Grand-Esprit décharge-nous du
poids de nos péchés. Si nous les
portions sur l'épaule, nous pourrions les
décharger nous-mêmes, mais c'est sur
nos coeurs qu'ils pèsent et toi seul, tu
peux nous en délivrer ! » De
quel prix fut pour cet homme la
révélation qui lui présenta
Christ, « celui qui a porté
lui-même nos péchés en son
corps sur le bois. »
(1
Pier. 2 : 24). Et que
n'éprouverait pas un malade en pays
païen s'il pouvait prendre possession de cette
autre déclaration divine « Il
s'est chargé de nos maladies »
(Mat. 8: 17). Lorsque « de
la plante du pied jusqu'à la tête,
rien n'est en bon état, que ce ne sont que
blessures, contusions et plaies vives »
et qu'après avoir dépensé tout
son bien en frais de médecins trompeurs, ces
plaies « n'ont été ni
pansées, ni bandées, ni adoucies par
l'huile »
(Esa.
1 : 6), quelle gloire ce
malade ne rendrait-il pas à son
Dieu-Rédempteur, s'il
pouvait savoir que Jésus guérit, s'il
pouvait entendre de sa bouche ces mots : Sois
guéri de ton mal. »
(Marc
5: 34)
Y aurait-il présomption à
attendre de grands résultats de la
prédication de l'Évangile parmi les
païens, si elle était
accompagnée des
« miracles » promis dans
Marc 16 : 17, 18 ? La
maladie est l'ombre noire qui accompagne et suit le
péché et nulle part ceci n'est aussi
évident que chez les peuples païens. Si
l'on voyait çà et là cette
ombre noire écartée par la main du
Seigneur, ne serait-ce pas le moyen certain de leur
faire recevoir l'Évangile ? Dieu nous
garde de vouloir en ceci ce que lui-même ne
voudrait pas donner ; mais souvenons-nous que
l'ordre d'aller évangéliser le monde
mentionne aussi les signes qui doivent accompagner
la prédication. Nous voyons là le
baptême, « ce signe » qui
rappelle la mort et la résurrection de
Christ, aussi bien que notre justification, et
pourtant que de rudes combats se sont livrés
dans l'Eglise pour qu'il y fût maintenu. Nous
voyons là tout aussi clairement la
guérison des malades, « ce
signe » qui nous parle d'un Christ
glorifié et à jamais vivant, et
pourtant que d'hésitations et de
perplexités il fait naître en
nous !
Oui, il
est
là, « mais qui est suffisant pour
ces choses ! »
(2 Cor. 2 : 16.). Oserions-nous
répéter franchement, à propos
de nos frères missionnaires qui travaillent
au milieu de prêtres hostiles et de tribus
sanguinaires, cette prière des
apôtres : « Seigneur, vois
leurs menaces et donne à tes serviteurs
d'annoncer ta parole avec une pleine assurance, en
étendant ta main pour qu'il se lasse des
guérisons, des miracles et des prodiges par
le nom de ton saint serviteur
Jésus. »
(Act.
4 : 29, 30). Si nous ne
pouvons pas encore prononcer cette prière,
ne pouvons-nous pas au moins nous joindre à
celle-ci qu'inspirèrent à un pieux
commentateur les derniers mots de l'Évangile
de saint Marc : Crions au Seigneur qu'il
fortifie ses messagers fidèles, afin qu'ils
puissent « imposer les mains aux
malades » et qu'avant le retour de Christ
s'accomplissent largement cette promesse :
« et les malades seront
guéris. »
(Marc
16 : 18).
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