Il est écrit:
TA PAROLE EST LA VERITE  (Jean 17.17)
Cela me suffit...
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- 1Thess. 5: 21 -
(Notre confession de foi: ici)
Il est écrit:
TA PAROLE EST LA VERITE
(Jean 17.17)
Cela me suffit...



LE MIEL DÉCOULANT DU ROCHER
QUI EST CHRIST



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 Heureuse l'âme qui sera ainsi trouvée en Jésus, non avec sa propre justice (Philip. III, 9), mais lavée et blanchie dans le sang de l'Agneau (Apoc. VII, 14) !

Homme qui n'avez jamais éprouvé dans votre coeur l'efficace de l'Évangile de Christ, ni la vertu de sa grâce, que votre état est triste ! personne n'est plus à plaindre que vous. C'est une faible consolation pour vous, de voir que l'Eglise vous tolère. Vous pourriez même être regardé par vos semblables comme un de ses vrais membres, et avec cela être méconnu et rejeté de Christ au grand jour du jugement. Vous pouvez avoir été baptisé, et pourtant ne vous être pas approché de Jésus ni du sang de l'aspersion (Héb. XII, 24).

Faire tous ses efforts pour pratiquer la vertu sans les mérites, sans la justice et le sang de Jésus, c'est quitter la route que l'Évangile nous trace ; et toute âme qui s'en écarte marchera infailliblement dans un pays d'incertitudes, de craintes et de perplexités continuelles. Ces doutes, quand ils ne sont pas dissipés à temps, plongent l'âme dans la tiédeur et le découragement, état tout à fait dangereux et le plus funeste que l'on puisse imaginer.

Ayez un grand respect pour les choses saintes et pour tout ce qui a rapport à la religion : gardez-vous de les traiter à la légère, et surtout d'en faire des plaisanteries. Entrez souvent dans le recueillement pour y vaquer à la méditation et à la prière. Ne négligez aucune des occasions où vous pouvez être instruit et édifié. L'instruction, la correction, les encouragements et les consolations sont, pour la vie spirituelle de l'âme, ce que sont pour l'accroissement des plantes la chaleur, la pluie et la rosée (Deut. XXXII, 2).

Tout ce que vous faites, faites-le de coeur, au nom de Jésus-Christ, et en vue de lui obéir. Dans toutes vos occupations, agissez comme si c'était avec lui immédiatement que vous eussiez à faire, comme ayant la vue fixée sur lui, et lui sur vous. Surtout, qu'il soit la source où vous alliez, à chaque instant, puiser les lumières et les forces dont vous avez besoin.

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Soyez attentif aux mouvements intérieurs de la grâce, et suivez fidèlement ce qu'elle vous met au coeur. Regardez comme un don inestimable la grâce que le Sauveur vous fait de pouvoir penser à lui, d'oser vous approcher de lui, d'avoir la liberté de parler de lui avec sentiment de coeur ; et n'oubliez jamais de l'en bénir.

Vous apercevez-vous chaque matin que le Soleil de justice vous visite d'en haut, pour amollir votre coeur par la rosée qui distille de lui, et pour et faire couler des larmes de componction et d'amour ? L'étoile matinière, en se levant sur vous, vous apporte-t-elle de nouvelles influences de grâce et de paix ? Sentez-vous les douces approches de Jésus, le fidèle ami de votre âme ?

Songez que tout travail qui nous empêche de nous élever vers les choses spirituelles appesantit notre âme et l'entraîne vers les choses terrestres et charnelles. Tout ce qui ne sert pas à notre avancement dans l'humilité et dans la vie spirituelle, éteint cette vie et affaiblit la sensibilité du coeur.

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Il peut être permis à un Judas de tremper avec Jésus dans le plat, c'est-à-dire de participer au baptême, à la sainte cène et à la communion extérieure de l'église ; mais il n'est donné qu'à un saint Jean d'oser se pencher sur le sein de son cher Maître (Jean XIII, 23).

L'attitude de ce disciple bien-aimé est positivement celle où il nous convient d'être en priant, en écoutant la parole de Dieu, et en vaquant à nos différents devoirs. Ce n'est qu'en nous approchant du coeur du Sauveur que le nôtre s'attendrit, qu'il devient sensible à sa misère, et que nous sommes guéris de cette tiédeur et de cette indifférence qui étouffent l'esprit de la piété. Cette heureuse proximité du Sauveur est ce qu'il y a de plus efficace pour nous conserver dans une profonde humilité, pour nous lier plus intimement avec lui, et pour nous inspirer de l'aversion pour tout ce qui lui déplaît. Que dis-je ? D'un pécheur condamné, elle fait une nouvelle créature formée à la ressemblance de Jésus-Christ.

Ne présumez pas que votre état soit tel qu'il doit être, et gardez-vous bien de vous considérer comme un chrétien avancé, dans la voie du salut, jusqu'à ce que vous soyez parvenu au point de vivre dans un continuel commerce de coeur avec le Fils bien-aimé qui est dans le sein du Père (Jean I, 18).

Allez avec assurance au trône du Père, pour le supplier qu'il révèle et qu'il glorifie son Fils en vous. Certainement il écoutera votre demande, et vos voeux seront accomplis. Vous ne pouvez lui présenter aucune requête qui lui soit plus agréable et qu'il se plaise tant à exaucer. Pourquoi ce Père des miséricordes a-t-il voulu que son cher Fils sortît de son sein pour venir dans le monde ? C'est pour en faire un signe visible aux yeux de tous les pécheurs, et un monument éternel de son amour infini.

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L'éclat du soleil blesse la vue de ceux qui le regardent fixement. Il n'en est pas de même de Jésus-Christ, le Soleil de justice. Plus nos regards sont fixés sur lui, plus l'oeil de la foi en devient clairvoyant. Regardez à Jésus ; plus vous le considérerez de près, plus vous l'aimerez et plus vous désirerez de vous nourrir de lui. Souvenez-vous sans cesse de ce qu'il vous est, et de ce qu'il a fait pour vous surtout pensez beaucoup au précieux sang découlant de ses plaies. Si cette pensée ne vous fixe pas, le moindre vent sera capable de vous agiter et de vous faire tomber dans la tentation.

Voulez-vous voir combien vos péchés sont énormes et dignes de condamnation, pour apprendre à les détester et à en gémir ? Ne vous arrêtez pas à les examiner tels qu'ils sont en vous, mais approchez-vous de Jésus sur la croix, et lisez sur son corps sanglant et meurtri ce que c'est que le péché.

Voulez-vous en même temps vous assurer si vous êtes avancé dans la carrière du salut ? Ne commencez pas par examiner les oeuvres de grâce et de sainteté qui peuvent avoir été produites en vous, mais allez d'abord au Sauveur, pour voir comment vous êtes avec lui. Si vous le possédez, vous avez tout. Après vous être assuré de cela, je consens que vous repassiez les expériences que vous avez faites à l'école de sa grâce.

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Avant que la foi soit épurée, on saisit chaque objet qui se présente, dès qu'on y voit quelque apparence de bien ; et, dans l'idée que ce sera pour nous un moyen d'avancement, nous y rattachons nos espérances.

Ne vous y trompez pas : allez à Jésus-Christ avec des yeux arrêtés sur vos péchés et sur vos misères, et non sur vos bonnes oeuvres, ni sur les attraits de grâce que vous avez sentis. Ne vous occupez ni des unes ni des autres. Cela vous empêcherait d'aller au Sauveur, en qui repose tout votre salut.

Ceux qui n'ont de confiance au Sauveur qu'à proportion du bien qu'ils font, imitent cet homme qui considère au fond de l'eau la figure réfléchie du soleil, lequel semble se mouvoir en différents sens, selon que l'eau est agitée. Pour voir Jésus-Christ dans sa forme naturelle, contemplez-le tel qu'il est dans son amour, et qu'il reluit dans le firmament de la grâce du Père. C'est là que sa gloire paraît dans tout son éclat, et que sa beauté est inexprimable.

Le résultat de l'esprit d'orgueil et d'incrédulité est de porter les hommes à s'occuper d'eux-mêmes avant toute autre chose, et à regarder avec complaisance le bien qui peut se trouver en eux. Le propre de la foi, au contraire, est de s'occuper uniquement de Jésus-Christ. Cet objet seul touche et ravit l'âme. Son approche fait disparaître toute la prétendue sainteté de l'homme, comme elle opère la destruction du péché. C'est pour cela que le Sauveur a été fait péché pour nous, comme il a été fait justice et sanctification (2 Cor. V, 21 ; 1 Cor, I, 30).

Quiconque établit sa propre sainteté pour s'y mirer et s'en faire un sujet de consolation, celui-là se forge une idole monstrueuse, qui ne lui servira qu'à multiplier ses doutes et ses frayeurs.
En effet, il arrive à tout homme ce qui arriva autrefois à Pierre, lorsque la défiance le plongea dans les eaux sur lesquelles la foi le faisait marcher (Mat XIV, 31). Le moment où le coeur s'écarte du Sauveur est celui où il tombe dans le doute.

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Jamais un vrai chrétien n'est privé de consolation, si ce n'est lorsqu'il sort de l'ordre et de la voie de l'Évangile. Or, il quitte cette voie, lorsque, perdant de vue la justice surabondante de Jésus, il regarde avec satisfaction les bonnes oeuvres et les belles qualités dont il se croit orné. En agir ainsi, c'est fermer les yeux à la lumière du soleil, pour marcher à là faveur d'une lampe de nuit.

Prenez-y garde : Si vous prétendez tirer de votre propre justice un miel pour vous en délecter, sa douceur se changera en un fiel des plus amers pour votre âme, et toute lumière que vous tirerez de votre propre fonds pour vous conduire, au lieu de vous éclairer, vous plongera dans les ténèbres les plus épaisses.

Tenez pour une tentation de l'ennemi, lorsqu'il vous vient à l'esprit de considérer le bien qui est en vous, pour en tirer un motif de consolation. Suivez l'attrait du Père qui vous présente la grâce acquise en son Fils, grâce infiniment riche et abondante, grâce qui seule rend l'homme pécheur agréable à son Dieu. Il doit vous être doux de suivre la volonté de votre Père céleste, qui vous commande de rechercher la justice de Jésus ; et ce qu'il commande, il le produit lui-même. Ces pressantes sollicitations qu'il vous adresse sont des moyens également doux et puissants pour confondre votre incrédulité et pour ranimer votre confiance. Toutes les fois qu'il vous vient de pareilles visites du Seigneur, recevez-les comme autant de faveurs inestimables, et répondez-y par des soupirs ardents, accompagnés d'actions de grâce. Ces sortes de grâces vous doivent être d'autant plus chères, qu'elles vous sont autant de garants de celles que Dieu vous destine encore.

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Lorsque vous vous prosternez en oraison, et qu'il ne vous est pas donné de pouvoir prier, au lieu de vous en affliger longtemps, regardez à Jésus priant et intercédant continuellement pour vous auprès du Père (Jean XIV, 16,17).

Que pouvez-vous désirer de plus ? Vous reste-t-il encore quelque inquiétude, attachez-vous à Jésus, qui est votre paix (Eph. II, 14). Cette paix, il vous l'a laissée lorsqu'il est monté au ciel ; et il vous a averti plus d'une fois que vous ne deviez vous laisser troubler par aucune chose, ni d'aucune manière afin que votre consolation non plus que votre foi, ne souffrent aucun échec (Jean XIV , 1, 27).

Après que votre Sauveur, dans son état d'abaissement, a détruit et aboli, sur la croix, tout ce qui peut vous blesser et vous tourmenter ; après qu'il a porté tous vos péchés, vos peines, vos inquiétudes et vos tentations, il est entré dans son ciel pour vous y préparer place. Vous avez maintenant un Sauveur tel qu'il vous en faut un, en la personne de Celui qui est assis sur le trône à la droite du Père.

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Que votre sort est heureux, vous qui faites du Seigneur Jésus votre principale et unique affaire ; vous qui vous regardez vous-même comme un néant, comme un rien, afin que Jésus seul soit votre tout, votre vie, votre plus cher objet et votre plus riche trésor. Vous enfin, qui êtes mort à toute autre chose, même à toute justice propre, pour n'être revêtu que de la sienne, votre bonheur est digne d'envie ; vous êtes du nombre de ses bien-aimés ; vous avez trouvé grâce devant Dieu ; vous êtes un de ses enfants qu'il chérit le plus.

Voulez-vous que je vous dise, pour conclusion, comment vous pouvez réjouir le coeur de notre adorable Sauveur, en reconnaissance de l'amour qu'il a pour vous ?

Aimez-le, gardez la parole des souffrances de l'Agneau immolé pour vous ; et puisque vous avez été racheté par son sang, pour être son éternel salaire glorifiez-le dans votre corps et dans votre esprit, qui lui appartiennent, en cheminant dignement, comme il est séant, selon l'Évangile de Christ. Avec cela, ayez un amour fraternel pour tous ses membres, pour ses troupeaux, même pour les plus faibles et les plus chétifs de ses serviteurs. Que la diversité d'opinions et de sentiments sur des points non essentiels au salut ne vous empêche pas de les regarder et de les aimer comme des frères. Souvenez-vous qu'ils appartiennent tous au Sauveur, qui les porte sur son coeur, comme les noms des enfants d'Israël étaient gravés sur le pectoral du grand sacrificateur Aaron ; et puisqu'ils ont place dans le coeur de Jésus, ne les bannissez pas du vôtre.

Enfin, demandez à Dieu qu'il donne la paix à Jérusalem et qu'il fasse prospérer ceux qui l'aiment. Amen.


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