Il est écrit:
TA PAROLE EST LA VERITE  (Jean 17.17)
Cela me suffit...
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- 1Thess. 5: 21 -
(Notre confession de foi: ici)
Il est écrit:
TA PAROLE EST LA VERITE
(Jean 17.17)
Cela me suffit...



LE MIEL DÉCOULANT DU ROCHER
QUI EST CHRIST



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Voulez-vous recevoir un conseil de moi ? Laissez-vous conduire par l'esprit de Dieu toujours plus avant dans l'intelligence de l'Écriture sainte. C'est la vraie mine où vous trouverez le plus précieux de tous les trésors. Vous y découvrirez le coeur de Christ.

Soyez en garde contre les péchés de toute espèce, et principalement contre ceux auxquels vous êtes le plus enclin par tempérament. Mais ne vous contentez pas de voir toute l'énormité des péchés qui blessent celui qui vous a tant aimé. Comme il est mort pour les expier, recourez aussi d'abord à lui. Il peut seul vous en affranchir. Si vous observez cette règle, les mauvaises pensées n'allumeront point la convoitise, et la convoitise n'enfantera point le péché.

Qu'on vous trouve toujours dans la situation d'un pauvre pécheur, ayant le coeur abaissé et plein de componction à la vue de vos innombrables fautes, sensible à vos plus légers écarts, attentif à toutes les impressions de la grâce, ouvert à tous les dons qu'elle voudra répandre en vous et disposé à recevoir toutes ses visitations.
Vous êtes-vous rendu coupable de quelque faute, ne souffrez pas que votre conscience en demeure longtemps chargée. Recourez incontinent au sang de Jésus-Christ. Dieu ne rend le sentiment du péché douloureux à votre conscience que pour vous porter à chercher votre guérison en Jésus, comme les Israélites trouvaient la leur en regardant le serpent d'airain.

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Jugez de la grandeur de l'amour du Sauveur, non pas tant par vos circonstances extérieures, riantes ou pénibles, que par l'étendue des promesses qu'il vous a faites.

Bénissez Dieu de ce qu'il vous enlève tous vos faux appuis, et de ce qu'il vous oblige, par tous les moyens, à ne regarder qu'à Jésus-Christ. La sécurité et la légèreté sont mille fois plus à craindre que les maladies et les traverses.

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Un chrétien qui tombe dans la tiédeur, dans la légèreté et l'indifférence envers le Sauveur, dégénère insensiblement en un pécheur déterminé. Il trouve le malheureux secret de prier et de pécher en même temps. La tiédeur est la peste et le poison du christianisme. Si cette racine vénéneuse n'est pas détruite dans votre mur par un commerce continuel avec le Sauveur et par un regard de foi fixé sans cesse sur lui, elle deviendra toujours plus forte et plus mortelle, par là même que vous garderez encore les bienséances extérieures et les dehors de la religion.

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Ne mettez pas les dons que vous avez reçus en balance avec ceux des autres ; mais examinez-les sur la véritable pierre de touche, qui est la Parole de Dieu.

Ce qui vous est commandé, faites-le avec zèle et fidélité ; et que la moindre chose vous soit importante, dès qu'elle fait partie de vos devoirs. Mais ne cherchez jamais de consolation qu'en Jésus-Christ. De quelque part que la consolation vienne, elle est dangereuse et funeste quand ce n'est pas le Sauveur qui la donne.

Persévérez dans la prière ; sans quoi, n'espérez pas de pouvoir vous maintenir dans la communion avec Dieu. Que le recueillement où vous êtes, en priant secrètement dans votre cabinet, vous accompagne dans toutes vos autres occupations.

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Ne jugez pas de vos bonnes actions par l'éclat qu'elles peuvent faire, mais par l'abaissement de coeur dont elles sont suivies, et par la disposition où elles vous laissent de vous approcher de Jésus en pauvre pécheur.

Tremblez de vous enorgueillir à la vue des oeuvres et des dons par lesquels vous pourriez vous faire remarquer.

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Conservez comme votre plus riche trésor les impressions que le Sauveur vous donne de son amour ; elles rendront votre coeur toujours plus humilié à ses pieds, et élevé au-dessus des assauts du péché. Ne méprisez pas les moindres témoignages de sa grâce. Un temps viendra peut-être où les grâces que vous avez regardées comme les moins importantes vous seront les plus utiles, et où la grâce de pouvoir vivre fraternellement avec les enfants de Dieu vous sera plus précieuse que toutes les richesses de la terre (1 Jean III, 14).

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Soyez un zélé défenseur de la vérité, mais que votre zèle soit exempt d'aigreur et d'emportement. Quelqu'un est-il tombé dans l'erreur ou dans quelque faute, tâchez de le ramener avec cette douceur et cette bonté de coeur dont Jésus nous a donné l'exemple. Que la main de la douceur et le baume de la charité évangélique soient les moyens que vous employiez pour remettre à leur place les membres disloqués du corps spirituel de Christ.

Esprit altier, sachez qu'il ne vous appartient pas de regarder avec mépris les enfants de Dieu, à cause de leurs faiblesses. Vous pourriez vous trouver dans le cas d'envier le bonheur d'être le plus petit d'entre eux.

Supportez patiemment les défauts d'autrui, et ne soyez pas indulgent à l'égard des vôtres. Fréquentez assidûment les âmes qui ont passé par toutes sortes d'épreuves ; vous acquerrez de l'expérience à leur école.

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Étudiez-vous à être fidèle dans votre vocation, et que votre fidélité envers le Seigneur règle celle que vous devez à votre prochain. Soyez en garde contre l'envie de posséder beaucoup ; peu suffit à vos besoins. Si vous regardez à la main qui donne, et à l'indignité de celui qui a reçu, fussiez-vous dans la plus grande médiocrité, vous serez confus de vous voir aussi riche. Mais quand le Seigneur vous comble de ses dons spirituels, que l'abondance de ses bienfaits et le nombre de ses libéralités ne vous en fassent pas méconnaître le prix.

Demandez des yeux qui ne voient personne moindre et plus indigne que vous. Portez partout dans votre coeur un mépris si profond de vous-même, que vous vous jugiez indigne de la société et même du support de tous les enfants de Dieu.

Si vous êtes obligé de voir les objets du monde qui passent rapidement, n'ayez des yeux que pour en voir la vanité, et que Jésus soit l'objet qui fixe votre coeur. Lui seul est digne de votre amour et de votre attachement.

Que votre plus grand sujet d'affliction soit de voir que le Seigneur Jésus est presque inconnu au monde, et qu'il y a si peu d'hommes qui fassent cas de lui. Un objet vain, un jeu, une bagatelle est capable de leur plaire et de les occuper, tandis qu'ils n'ont pour lui que mépris et indifférence. Tel est l'effet de la funeste incrédulité du coeur humain, qu'il regarde Jésus-Christ comme un personnage chimérique, et son Évangile comme une fable et une fiction.

Ayez le coeur navré de douleur, quand vous considérez que, parmi ceux qui ont été baptisés, il y en a plusieurs qui observent les rites extérieurs de l'Eglise, mais peu qui entrent dans l'économie de la grâce. Les plus dévots s'appliquent à la pratique de certains devoirs, mais le nombre est petit de ceux qui font de Jésus leur principal objet, et qui se rangent sous la discipline de son Esprit.

Résolvez-vous à porter le joug de Christ ; recevez-le avec joie, et faites consister votre plus grande gloire à être chargé de sa croix. Que ce soient mépris, railleries, affronts, injures, persécutions, ou d'autres mauvais traitements, il n'importe, pourvu que ce soit véritablement la croix de Christ que vous portiez et non une croix que vous vous soyez choisie et forgée vous-même.

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Une bouche qui se glorifie de la croix de Christ, et un coeur qui aime encore le péché, sont deux choses incompatibles. Retenir captive une seule vérité dont la conscience est convaincue, cela suffit pour y allumer un feu tout aussi dévorant que les remords des plus grands crimes.

Jouissez-vous du bonheur d'avoir été arraché des griffes de l'ennemi, pour être transporté dans le sein du Fils de Dieu, et assis parmi les princes de son peuple ? Oh ! qu'il vous souvienne, pendant toute votre vie, de vous comporter comme un vase d'élection, comme un éternel monument de sa miséricorde !

Âme rachetée et sauvée, que ne devez-vous pas à votre Sauveur ! Combien sont infinies les obligations que vous lui avez !

Votre reconnaissance doit être sans bornes. Si elle est telle, toutes vos paroles et vos actions, aussi bien que tous les mouvements de votre coeur, en seront autant de témoignages. Chaque fête de l'année, que dis-je ? chaque jour de la semaine, sera pour vous un jour de réjouissance et de louanges.

Être incorporé au peuple de l'Agneau, être un membre vivant de Christ, un concitoyen des saints, un associé des anges, quel glorieux privilège, quel doux bonheur ! C'est un paradis sur terre.

Quand vous avez la grâce de participer avec une vraie foi au sacrement de la chair et du sang du Seigneur, vous entrez dans l'immensité de l'amour de Dieu, dans une mer profonde, où votre âme doit nager et se plonger jusqu'au fond. Là, vous devez vous ensevelir avec Christ, et mourir à toutes choses, pour ne vivre que pour lui.

Quand on a goûté la douceur de son amour, le souvenir s'en retrace à chaque instant, et l'on ne pense jamais à lui sans avoir le coeur saisi de honte et d'admiration.

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Rappelez-vous sans cesse ce temps heureux où l'ami des âmes cherchait la vôtre, et cette époque de grâce où il vous saisit et étendit le pan de sa robe sur vous, lorsque vous étiez nu et gisant dans votre sang (Ezéch. XVI, 8, 9). Si vous aviez la faiblesse de donner lieu à la moindre pensée d'orgueil et de présomption de vous-même, regardez à la main charitable qui vous a soutenu dans votre infirmité. Sans cet appui, vous eussiez fait autant de chutes que de pas. C'est cette main qui a retiré votre âme de l'abîme le plus profond (Ps. LXXXVI, 13).

Bénissez l'Auteur de votre salut. Que vos chants de louange retentissent jusqu'aux oreilles des armées célestes ! Publiez à jamais l'excellence de sa grâce (Ps CXLVII).

Que l'esprit d'abaissement et de prière vous accompagne partout ! Cheminez en la présence de votre Maître, en suivant l'odeur de ses parfums, de manière que ceux avec qui vous conversez sentent l'onction que sa grâce a versée dans votre coeur.

N'oubliez jamais que vous êtes pécheur, et que Jésus vous a pardonné. Que le sujet de vos méditations journalières soit vos péchés et ses mérites ; votre extrême faiblesse et la vertu de sa grâce ; votre penchant à l'élévation et le profond abaissement du Fils de Dieu ; vos faiblesses et son assistance ; vos fautes et l'aspersion de son sang ; vos trébuchements et sa main secourable ; votre grande pauvreté et sa plénitude infinie ; vos misères et ses tendres compassions ; votre indignité et sa parfaite justice.


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