Il est écrit:
TA PAROLE EST LA VERITE  (Jean 17.17)
Cela me suffit...
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- 1Thess. 5: 21 -
(Notre confession de foi: ici)
Il est écrit:
TA PAROLE EST LA VERITE
(Jean 17.17)
Cela me suffit...



LE MIEL DÉCOULANT DU ROCHER
QUI EST CHRIST



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Quand votre conscience est agitée par le sentiment de vos péchés, gardez-vous bien de chercher du soulagement ailleurs que dans le sang de Christ ; votre coeur ne ferait que s'endurcir davantage. Cherchez votre tranquillité en Jésus, qui est seul notre paix (Eph. II, 14). Mais ne la cherchez ni dans vos oeuvres, ni dans vos larmes, ni quelque autre part que ce soit. Faites consister votre justice uniquement en Jésus, et non dans les dons que vous pouvez avoir, reçus de lui. La confiance aux bonnes oeuvres ne nous éloigne pas moins du Sauveur que l'attachement au péché. Si votre regard est uniquement fixé sur Jésus, ce divin maître vous fera bientôt exécuter toute sa volonté. Appuyez-vous sur lui, de façon que tout le poids de votre âme repose sur sa personne. Gardez-vous bien d'asseoir un de vos pieds sur votre propre justice, tandis que vous posez l'autre sur la sienne.

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Celui qui hésite d'arrêter ses regards sur l'extrême laideur de ses péchés, et de porter la vue jusqu'au fond de l'abîme de son propre coeur, n'a point encore de confiance aux mérites de Jésus-Christ. J'admets que vous soyez le plus grand de tous les pécheurs, essayez d'aller vous jeter à ses pieds ; pour certain, vous trouverez en lui un Sauveur tout-puissant, le Saint et le Juste, qui justifie le pécheur.

Au milieu de tous vos doutes, des détresses et des angoisses de votre conscience, regardez à Jésus, sans le perdre de vue. Ne vous laissez point entraîner dans des contestations avec Satan, ce serait lui donner trop beau jeu ; réfugiez-vous plutôt auprès de Christ, c'est lui qui saura le vaincre. Intercéder et combattre pour nous, c'est sa fonction (Jean XVII, 9, 10, 16, 17-20.). Comme notre caution, c'est à lui de répondre aux accusations de la loi (Héb. VII, 22). Et c'est enfin à lui de plaider notre cause devant le tribunal de la justice divine, parce qu'il est notre Médiateur (Gal. III.20; 1 Tim. II, 5.) Il s'est obligé à cela par serment (Hébr. VII, 20, 21). Ainsi, remettez-lui toutes vos affaires. Que si vous prétendiez contribuer pour quelque chose à l'expiation de vos péchés, vous renonceriez par là à Jésus-Christ le juste, qui a été fait péché pour vous (2 Cor. V, 21).

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Satan a bien le talent de citer et de tordre les Écritures, mais il ne peut rien répliquer quand la foi s'en sert pour le combattre. La Parole de Dieu est l'instrument dont notre Sauveur s'est servi lui-même pour fermer la bouche à l'ennemi (Math. IV).

Parcourez tous les livres saints, vous n'y trouverez aucune parole dure, capable de rebuter un pauvre pécheur dépouillé de toute propre justice. Bien loin de là, il y est dépeint sous des traits qui font juger que c'est lui, et nul autre, qui est le vrai et le plus cher objet de la grâce.

Comptez sur les dispositions du coeur de Jésus à vous recevoir, et le vôtre sera disposé à aller à lui. Vous apercevez-vous que vous manquez de foi - souvenez-vous que la production de la foi est son oeuvre. Demandez-la-lui avec larmes ; c'est lui qui produit en nous avec efficace le vouloir et l'exécution, selon son bon plaisir (Philip. II, 13). Déplorez votre incrédulité, qui veut vous persuader que votre péché abonde par-dessus la grâce, qui ravale le mérite de Christ, et qui veut faire passer son précieux sang pour impuissant et insuffisant à opérer une pleine et entière satisfaction pour vous.

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Quand vous vous plaignez de vous-même, voyez si votre misère vous conduit à regarder moins sur vous-même que sur le Seigneur Jésus. Si cela est, vos plaintes partent de bonne source.

Les âmes ne sont jamais plus à plaindre que quand elles s'arrêtent à considérer avec complaisance leurs bonnes oeuvres, leurs bons mouvements et les consolations qu'elles peuvent avoir reçues, dans le temps que Jésus seul devrait fixer toute leur attention. La considération de tous ces avantages ne sert qu'à vous enfler, au lieu qu'un constant regard sur Jésus vous retiendra dans les bornes de l'humilité. C'est par grâce que vous êtes sauvé (Eph. II, 5).

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Que votre courage ne se ralentisse point dans les adversités (Jacq. I, 2). Ces épreuves, selon l'intention du Seigneur, ne tendent pas à vous terrasser, mais elles ont pour but de vous faire perdre toute confiance en vous-même, pour ne chercher d'appui qu'en Jésus-Christ, le Rocher inébranlable.

Vous pouvez être abaissé jusqu'à vous voir sur le bord de l'abîme et sur le point d'y être précipité ; et qu'y aurait-il en cela d'étonnant ? Plus d'un saint s'est trouvé dans ce cas et s'est vu criblé par Satan. Je suppose que vous soyez aussi réduit à cette extrémité : rien ne vous empêche de crier au Seigneur et de tourner vos yeux vers le temple de sa sainteté (Jon. II, 4.5). Personne n'avait entrée dans l'ancien temple que celui qui était purifié et qui y portait une victime. Or Jésus-Christ est notre temple, notre victime, notre autel et notre souverain sacrificateur ; et ce qu'il y a de consolant dans l'Évangile, c'est que les plus grands pécheurs y sont invités à s'approcher de Jésus. Ils osent le faire, lorsqu'ils ont renoncé à présenter toute autre offrande que le sang qu'il a lui-même offert en sacrifice (Hébr. VII, 26, 27).

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Peut-être pensez-vous en vous-même : « La grâce pourrait-elle opérer un miracle aussi surprenant que le serait celui de ma conversion ? » Mais représentez-vous l'assemblée des bienheureux dans le ciel : vous trouverez sûrement parmi eux mille et mille exemples de la grâce du Seigneur la plus éclatante. Vous n'êtes pas trop misérable pour en devenir un pareil monument : le Sauveur ne connaît point de pécheur à qui il ne puisse faire la même grâce.

Ne vous abandonnez pas au désespoir, mais persévérez dans l'espérance. Lorsque les plus épais nuages environneront votre âme, que votre foi perce au travers pour découvrir Christ : c'est lui qui est cette colonne de grâce et de charité que le Père céleste a érigée et qui va de la terre au ciel, afin que tous les pauvres pécheurs y aient leur recours.

Quelque accusation que Satan et votre propre conscience puissent intenter contre vous, n'en tirez pas un jugement définitif contre vous-même ; c'est à Jésus-Christ à prononcer et sa parole demeurera la seule valable. Comme il est le Juge des vivants et des morts, il n'appartient qu'à lui de dicter la sentence définitive. Or son sang plaide pour notre réconciliation (Col. I, 20), pour notre purification (1 Jean I, 7), pour notre rançon (Actes XX, 28), pour notre rédemption (1 Pier. I, 18, 19), pour notre sanctification (1 Cor. I, 30), pour notre justification (Rom. V, 9), et pour nous procurer un libre accès auprès de Dieu (Eph. II, 13). Il ne se peut pas qu'une seule goutte de ce divin sang perde sa valeur.

Arrêtez-vous pour écouter ce. que le Seigneur dira : David nous assure qu'il prononcera la paix sur son peuple et sur ses bien-aimés, de peur qu'ils ne retournent à leur première folie (Ps. LXXXV, 9) ; il promet grâce, miséricorde et paix (2 Tim. I, 2). C'est là le langage du Père et celui que parle Jésus-Christ.

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Attendez la manifestation de Jésus-Christ dans votre coeur, comme le guet attend l'étoile du Matin (Ps. CXXX, 5, 6). Il se lèvera comme l'aurore, et il viendra à vous comme la rosée qui humecte la campagne (Osée VI, 3).

Comme rien ne peut retarder le lever du soleil, rien ne peut empêcher que Jésus, le Soleil de justice, ne vienne vous éclairer (Mal. IV, 2). Que rien ne soit capable de détourner vos regards de dessus lui. Le premier objet qui doit les arrêter, c'est le Sauveur. Quand la douleur d'avoir péché ne vous permet pas de regarder à Christ, votre repentance est vaine.

En tout ce que vous faites, regardez à Jésus : avant l'action, pour lui demander grâce ; pendant l'action, pour implorer son assistance ; et après l'action, pour le supplier qu'il agrée votre service et qu'il en pardonne les défauts. Ne pas faire attention à cela, c'est agir à la légère et en homme charnel.

Ne faites pas de l'Évangile une seconde loi, comme s'il vous restait quelque chose à faire et à souffrir, pour l'expiation de vos péchés, après ce que le Sauveur a fait et souffert pour vous. Jésus-Christ ne serait pour vous qu'un Médiateur imparfait, si vous vous croyiez obligé de porter et d'expier une partie de vos péchés. Que le péché navre et brise votre coeur, mais qu'il n'abatte point votre confiance en la grâce que l'Évangile présente au pécheur.

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Assurez-vous avant tout de votre justification devant Dieu. Dans l'observation des commandements les plus importants, n'envisagez pas Jésus-Christ comme un Moïse qui a toujours le bâton levé quand il commande, mais considérez-le comme celui qui s'est chargé de faire lui-même en vous l'oeuvre qu'il vous commande. S'il vous arrive de faire plus de fond sur vos oeuvres, sur vos vertus et sur la pratique de vos devoirs, que sur ses mérites, vous vous préparez de grands regrets pour l'avenir.

Il n'est pas étonnant que vous vous plaigniez de votre état, malgré tant d'attraits de la grâce que vous avez sentis dans votre coeur. Ces opérations de la grâce prévenante ne doivent pas être le fondement de votre espérance ; ce n'est que sur le mérite de Jésus que vous devez vous reposer. Lui seul est l'espérance de notre gloire (Col. I, 27).

24
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Quand nous paraissons devant Dieu, ne prenons rien avec nous que Jésus-Christ. Tout autre accompagnement tiré de notre propre fonds, tout appareil ou préparatif venant de nous-mêmes est un poison qui éteint la foi. Quiconque bâtit sur ses bonnes oeuvres, fût-ce même sur des mouvements que la grâce produit en lui, celui-là méconnaît le mérite de Jésus-Christ.

Voulez-vous savoir ce qui rend la foi si difficile, et ce qui la met tellement au-dessus de toutes les forces de la nature ? C'est que, pour croire, il faut vous résoudre à ne plus regarder comme oeuvres méritoires vos avantages, votre obéissance, l'observation de vos devoirs, vos dons, vos bonnes oeuvres, vos larmes, vos attendrissements de coeur, vos humiliations, etc. ; mais à regarder tout cela comme une perte, comme de la balayure et de l'ordure, afin de gagner Christ, et de ne vous attacher qu'à lui (Philip. III, 7, 8).

Il faut que vos propres oeuvres et vos propres forces soient anéanties de jour en jour. C'est de la main de Dieu que vous devez tout recevoir ; Jésus-Christ est le grand don de Dieu (Jean IV, 10). La foi est un don de Dieu (Eph. II, 8) ; la rémission des péchés est un don gratuit de Dieu (Rom. V, 16). Ah ! que ces vérités sont révoltantes pour la nature orgueilleuse ! Rien ne la blesse et ne l'irrite plus que quand on lui dit que tout est grâce, que tout est don gratuit, qu'elle ne peut rien acquérir ou mériter, ni par ses oeuvres, ni par ses larmes, ni par tout ce qu'elle peut faire de plus beau ; et que tout ce qui est produit par les seules forces humaines est de nulle valeur dans le ciel.

25
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S'il eût été remis au choix de l'homme de régler l'ordre de la grâce et la voie du salut, il ne se fût pas avisé de chercher sa félicité auprès de Jésus-Christ, qui la donne gratuitement, et qui, par là même, ne saurait gagner la confiance du coeur humain. Il l'aurait plutôt placée entre les mains des anges on des saints, à condition qu'ils la vendraient. Il aurait tellement disposé de l'acquisition du salut, qu'il eût pu l'acheter par des oeuvres. L'homme naturel aimerait mieux, pour être sauvé, faire toute autre chose que d'aller à Jésus et d'entrer en liaison avec lui. Quant au Sauveur, il n'exige absolument rien de l'âme pour sa justification ; mais l'âme voudrait à toute force l'obliger à recevoir quelque chose d'elle.


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