Il est écrit:
TA PAROLE EST LA VERITE  (Jean 17.17)
Cela me suffit...
REGARD
Bibliothèque chrétienne online
EXAMINEZ toutes choses... RETENEZ CE QUI EST BON
- 1Thess. 5: 21 -
(Notre confession de foi: ici)
Il est écrit:
TA PAROLE EST LA VERITE
(Jean 17.17)
Cela me suffit...



PENSÉES DU MATIN 

Sous-titre


17 octobre 1876.

Que Dieu doit être triste de notre manière d'agir à son égard !

Quand tout va bien dans notre vie, quand rien ne nous blesse, nous l'oublions, nos prières sont des formules de politesse que nous lui jetons en passant, par commande plutôt que par besoin.

Survienne un sujet de tristesse, tout change; l'horizon se voile, nous crions à Dieu et nous réclamons du secours.

Je demande à Dieu une faveur, c'est qu'il ne permette pas que jamais mon bonheur terrestre me le fasse oublier, me fasse désirer moins ardemment sa présence, que je sache toujours que l'homme ne vit pas seulement de pain, mais de tout ce qui sort de la bouche de l'Eternel.

Le bonheur, s'il n'est pas sanctifié par la prière et l'action de grâce, étend un voile entre nous et Dieu. Ce voile, la douleur le déchire. N'oublions pas que l'épreuve ne devient nécessaire que par notre infidélité !

***************

.

 18 octobre 1876.

Dieu entend sans doute chacune de nos prières; pourtant il est certain que pour trouver sa face, il faut la chercher et quelquefois la chercher longtemps.

Il s'ensuit que, sans négliger la prière de tous les instants, celle que l'on associe facilement à toutes les occupations, il faut avoir dans la journée son temps marqué pour la prière; la première heure est la meilleure de toutes. Autant que possible, ne rien mettre entre le réveil et la prière, pas même une lecture, pas même une conversation. L'esprit, au réveil, est tout prêt à s'élever vers Dieu. Plus tard, les mille occupations, soucis, plaisirs de la journée ont étendu leur voile entre l'âme et Dieu.

Prier sans recueillement, ce n'est pas prier. Or, comment être recueilli, la tête pleine d'affaires, de soucis et de distractions?

Le matin, en se levant, on est disposé au recueillement, on y entre de plain-pied, sans effort. Plus tard, on ne l'obtient qu'au prix d'un vigoureux effort.

De même pour la lecture de la Bible. Lire sans réfléchir, c'est manger sans digérer. L'esprit rejette ce qu'il ne s'est pas assimilé par le travail personnel de la réflexion.

Veillons, prions!

***************

.

Novembre 1876.

Je suis arrivé à cette conviction qu'une vie d'homme dépend de la réponse qu'il pose à cette question : me lèverai-je tôt ou tard?

De cette question dépend toute la journée. Ma journée sera-t-elle bonne ou mauvaise? Vide ou remplie? Bien ordonnée ou haletante? Agirai-je d'après un plan ou à l'aventure? Aurai-je, le soir, le coeur léger, ou la conscience chargée ! Toutes ces questions sont liées à celle du lever.

Se lever tôt, c'est inaugurer sa journée par une victoire; se lever tard, c'est l'inaugurer par une défaite. Se lever tôt, c'est donner à l'esprit le pas sur la chair; se lever tard, c'est donner à la chair l'assurance d'un empire incontesté pour toute la journée.

Et puis, voici qui est plus grave. L'heure du lever, importante en soi, l'est surtout par rapport à la prière et à la lecture de la Bible. Si je me lève tôt, je mets ma journée sous le regard de Dieu, je lui parle avant de parler aux hommes, j'entends sa voix avant d'entendre aucun des bruits de la terre; je puis, sous son regard, ordonner ma journée; je

puis ni inspirer de son esprit, m'armer de sa force et de sa vertu, je puis associer ma vie à la sienne, et me pénétrer de sa volonté.

Un lever matinal est le secret de toute force spirituelle.

Il y a chaque matin, entre cinq et huit, une occasion qui ne se retrouve plus de la journée. C'est cette occasion qu'il faut rechercher.

Et comment arriver à cette victoire sur moi-même? Prier, le matin, le jour et surtout le soir pour cela. Vouloir, mettre ma volonté à l'unisson de ma prière. Persévérer.

Qui se lève tôt est maître de son corps, de sa journée, de sa maison, de son âme, de sa vie.

Qui se lève tard est dominé par son corps, par ses occupations, par sa maison, par ses impressions et ses réflexions, par sa vie.

***************

.

6 février 1877.

L'autorité ne réside pas seulement dans le commandement, elle est aussi dans le caractère qui doit être fort, dans l'exemple, dans la conduite tout entière. A creuser bien profond, je crois que l'autorité est dans la charité.

N'avoir jamais l'esprit vide et le coeur sec, les mains oisives; ne laisser jamais une heure se passer à faire et à dire des riens, c'est un saint devoir à l'accomplissement duquel est intéressé aussi bien le salut des autres que le nôtre propre.

Si tu es trop paresseux pour travailler pour toi-même, travaille par amour pour les autres; travaille pour que ta société ne soit jamais une faiblesse mais une force pour ceux qui t'entourent; travaille pour qu'ils se sentent entraînés, soutenus, dirigés par ton exemple et par ton ardeur. Travaille pour qu'ils t'aiment et qu'ils te suivent.

***************

.

10 février 1877.

Sans discipline, pas d'énergie. La discipline n'est pas le fond de l'énergie, elle en est la forme, mais la forme indispensable. De notre temps, peu de discipline, aussi peu d'énergie, peu de caractère.

La discipline est à l'énergie ce que la méthode est à la science. Combien, sans très grande intelligence, sont arrivés à la science par la méthode. Combien aussi, sans grande force de volonté, sont arrivés à l'énergie par la discipline.

Discipline ! ensemble des règles auxquelles on se soumet soi-même et dans lesquelles on encadre sa vie.

Ne jamais laisser fléchir la règle, sous quelque prétexte que ce soit. Gagner ce point, ce serait avoir tout gagné.

***************

.

Décembre 1877.

L'union avec Dieu rapproche les coeurs, la séparation d'avec Dieu isole. La foi (ce don du coeur à Dieu) rétablit la communion vivante entre le coeur de l'homme et les autres hommes. Même les affections de famille sont transformées par la foi. La paix avec Dieu, le pardon donné et reçu, cela abrège les distances, cela rend plus présentes et plus chaudes toutes les affections. En dehors de Dieu, je ne vois qu'égoïsme, préoccupations personnelles, solitude affreuse du coeur qui se replie sur lui-même et s'appauvrit en vivant tous les jours de sa propre substance.

Rien que de naturel à cette loi : le repentir, la foi, c'est l'offrande du coeur à Dieu, c'est par conséquent le coup de mort donné à l'égoïsme qui seul peut isoler ainsi. On pourrait vérifier cette loi par mille exemples pris dans tous les domaines, dans toutes les relations.

La foi, source de l'amour qui fait seul vivre le coeur.

L'activité suivie, ferme, puissante, existe, est possible. Mais la source d'une telle activité n'est pas en l'homme, il ne faut pas la chercher dans la fermeté naturelle du caractère, dans l'ardeur de l'enthousiasme, ou même de la charité. La seule activité vraiment ferme, suivie, puissante, c'est celle de Dieu, de Dieu en nous, par Christ. Le point essentiel, c'est donc que Dieu nous affermisse ainsi lui-même en Christ qu'il nous rende ferme en Christ. Il le peut et le veut; nous en avons pour gage l'onction de son Esprit dont nous possédons les arrhes; et qui rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu.

Que faire pratiquement? Prier Dieu qu'il nous affermisse en Christ, qu'il nous unisse à Christ, qu'il fasse de nous une seule et même plante avec Christ. Alors tout ira bien.

Qu'on cesse de parler de caractères fermes, de volontés énergiques, d'individualités puissantes. Qu'on parle d'hommes entièrement consacrés à Dieu, en qui Dieu agit librement; qu'on parle d'instruments brisés mais tout-puissants dans sa main; qu'on parle de vaisseaux de terre, mais remplis du Saint-Esprit « afin que Dieu soit glorifié par nous. »

***************

.

26 décembre 1877.

L'abaissement volontaire; que Dieu me préserve à cet égard de résolutions et de promesses vagues, de professions générales de dévouement, et de l'égoïsme de détail. Que de fois tout le bénéfice d'un enseignement de Dieu est perdu à cause de ces applications générales qui n'engagent dans la pratique à aucun sacrifice particulier.

Etudier le dévouement et le renoncement en Jésus-Christ, et alors l'appliquer à ma situation spéciale, sans phrases, par des actes, en craignant comme le feu les généralités.

Le grand moyen qui vaudrait encore mieux que tous les plans de conduite et les règles de détail, ce serait d'avoir toujours présent à nos yeux l'abaissement volontaire, le renoncement absolu, l'obéissance de Jésus-Christ jusqu'à la mort; d'entendre toujours retentir en nous le « pour toi, pour toi! » qui a converti Zinzendorf, et qui fait agir l'église, et de n'avoir d'autre méthode que celle du Saint-Esprit et de la charité, qui prend son centre en Dieu, et s'occupe du moi en dernier lieu.

Les études, la part de la vie donnée au recueillement ne peuvent et ne doivent pas être sacrifiées. Cela va sans dire, et l'exemple de Jésus et de Paul suffisent à tranquilliser à cet égard la conscience la plus délicate. Prier, lire la Bible, étudier, préparer ses prédications, ce n'est pas être égoïste, c'est accomplir une partie de son ministère, aussi importante et aussi difficile que l'autre. Mais ne pas négliger l'autre pour la première. Elles vivent l'une de l'autre. Isolées, elles meurent. La prière (contemplation, réceptivité) sans la vie, substance sans forme, liquide sans vase... il se répand. L'activité sans la prière, forme vide, airain sonore.

***************

.

Janvier 1878.

Angoisses et défaites sans nombre résultant de ce que la conversion n'a pas été accompagnée d'un renoncement absolu à soi, et de ce que le renoncement n'est pas pratiqué tous les jours. On ne sait plus voir son chemin, on perd le sens du devoir; on ne sait pas prendre sa place, ni l'occuper.

Beauté d'une vie où le grand point est réglé dès le début. Renoncement à soi.

Mais ce renoncement, cette consécration ne se font qu'au pied de la croix, c'est un acte de foi : le don du coeur à Dieu en retour du don de Dieu, Jésus-Christ. J'en suis toujours ramené là. Tout est contenu là : Il nous a aimés le premier. Croire cela, c'est le plus sûr moyen d'obtenir et de réaliser pour soi-même la victoire. Prêcher cela, c'est le seul moyen de produire le renoncement, la consécration sans lesquels pas de victoire et pas de conquête.

Vouloir se consacrer pour vaincre, je ne sais pas si cela est possible. Se consacrer, se renoncer parce qu'on a été aimé le premier, voilà la vraie voie.

Tout se résume donc, ici comme ailleurs, à l'amour et à la grâce de Dieu en Jésus-Christ, à la croix en un mot.

***************

.

19 janvier 1878

Le secret de la victoire n'est ni dans l'obéissance (consécration, renoncement à soi) seulement, ni dans la confiance en Dieu (foi) seulement.

Le secret de la victoire est dans l'union de l'obéissance absolue et de la confiance absolue.

Un mot, qui donne le secret de la victoire continuelle, réunit les deux idées. « Vous n'êtes point à vous-mêmes, » donc obéissance, donc confiance.

L'obéissance sans la foi est impuissante et stérile: ce serait l'accomplissement de la loi sans la grâce, ce qui est impossible.

La confiance sans l'obéissance est stérile : c'est là l'explication de tant d'avortements, de tant d'oeuvres ruinées, ou qui végètent. Bien plus, à y regarder de près, la confiance sans l'obéissance n'existe pas, ou ne subsiste pas. On doute de la nécessité d'un devoir, d'une oeuvre, d'un combat que Dieu n'a pas imposé ou engagé.

***************

.

25 janvier 1878.

Il y a donc un fondement objectif à ma paix avec Dieu; elle repose sur un fait (la substitution de Christ à moi sur la croix); et mon assurance du pardon de Dieu a un fondement inébranlable aussi, c'est la Parole de Dieu, le message divin qui m'a été transmis par la voix des apôtres.

Je puis donc être tranquille.

Je dois donc être tranquille.

Je peux être tranquille et bénir celui sur qui repose ma tranquillité, et l'aimer et vivre pour lui, qui m'a aimé le premier et s'est donné pour moi.

Puisque la foi me donne accès à cette grâce, me fait bénéficier de la substitution de Jésus-Christ, qu'est-elle, sinon l'implantation de moi-même en Christ? le revers, la contre-partie de la substitution. Elle est donc une réalité. Par elle je suis uni à Christ. Aussi longtemps qu'elle dure, c'est Christ qui vit en moi. Or Christ a non seulement obéi sur la croix pour me justifier, il a obéi dans toute sa vie pour me sanctifier. Toute sa vie d'obéissance, de renoncement, de victoire, est à moi, est mienne, si ma foi s'attache fermement à lui, dans sa parole et dans la communion où il m'offre son corps et son sang. Crois donc en lui, et il te sera fait de la part de Dieu, non seulement justice, mais aussi sanctification, victoire.

***************

.

9 février 1878.

La vraie source de la libéralité, ce n'est pas la bourse, souvent pauvre et presque vide, c'est le coeur joyeux. C'est ce coeur-là que Dieu agrée. Mieux vaut. une petite collecte offerte avec joie par les pauvres qu'une grosse somme arrachée à des riches récalcitrants et de mauvaise humeur. Le petit don fera plus de bien.

Eviter les pressions dans ces questions de collecte.

Paul condamne implicitement toutes les ficelles, tous les moyens petits, douteux, toutes les intrigues.

Le jésuitisme est frappé au coeur, mais aussi une certaine réclame protestante, tout l'ensemble des petits trucs à sensation, toute la mise en scène que certains préconisent, sous le nom de « moyens nouveaux.»

Que nous sommes plus forts en nous tenant aux armes spirituelles !

***************

.

18 février 1878.

Ne jamais négliger la prière tout de suite en rentrant du temple.

Le culte et la prédication sont une victoire - quelquefois une défaite. Tout bon général sait profiter de ses victoires, les pousser et réparer tout de suite ses défaites.

Ne pas prier : ce serait un général qui, au soir de la bataille, négligerait de poser des sentinelles et des grand'gardes.

L'ennemi veille toujours, lutte toujours.

Vivre dans le jour présent et dans l'éternité. La prière du matin, c'est la halte après l'étape et avant l'étape - c'est elle qui donne des forces, du repos en Christ, du courage pour la journée.

***************

.

11 Mars 1878.

La bénédiction léguée par Abraham, c'est la justice par la foi, c'est le pardon des péchés, c'est l'adoption par Dieu : voilà les grâces qu'il a obtenues par sa foi. Car tout cela est impliqué dans ces' termes : être justifié. Etre justifié, c'est rentrer dans le rapport normal de la création : c'est retrouver du coup la communion filiale avec le Père.

Eh bien ! tout ce qu'a obtenu Abraham, c'est là précisément son héritage, sa bénédiction promise à toutes les nations. Et comment devient-on son héritier? En partageant sa foi, tout simplement. Si je crois comme Abraham, je suis justifié comme lui, et j'ai tout ce qu'il a eu : pardon de mes péchés, bon plaisir et faveur de Dieu, communion filiale, avec le Père, qui m'a adopté.

***************

.

3 avril 1878.

Il y a une manière de parler de la miséricorde de Dieu qui est douce à la chair, et qui touche le coeur agréablement, mais qui ne le convertira jamais. Il faut être complet, dire à quoi cet amour nous arrache, nommer le péché, nommer la condamnation. Aussitôt, chez beaucoup, revirement. Cet amour leur semble une offense, l'orgueil se redresse.

Demander alors : la force pour la journée, la foi pour la journée; ne songer qu'à l'étape. S'il fallait songer à toute la vie, ce serait trop lourd.

Quand le combat est rude (et il l'est toujours) diviser la journée en sous-étapes, et quand la tentation redouble, oublier tout pour l'instant présent. Regarder à Jésus, de minute en minute, le laisser, par la foi, nous sauver d'heure en. heure, de minute en minute.

C'est toute la science de la foi. Mais combien de luttes, de chutes, d'humiliations, combien d'années il faut pour l'apprendre.

On peut savoir sa Bible par coeur et ne rien comprendre à la foi.

Augmente-nous la foi !

***************

.

28 mai 1878.

Le moyen de croître dans la charité (sanctification) c'est de se nourrir.

Nutrition, condition de la croissance.

A chaque âge sa nourriture; aux enfants lait; aux hommes, pain et viande.

Il en est de même pour l'âme. Nourriture, condition de croissance. Nourriture de l'âme : parole de Dieu, Dieu lui-même. A chaque âge spirituel sa nourriture : aux enfants, lait (éléments); aux hommes, pain et viande (doctrine complète).

Retenir ferme cette idée: j'ai un moyen de grandir dans la sainteté, dans la foi, dans la charité, dans l'espérance; ce moyen, c'est la Parole de Dieu. M'en nourrir. La lire, la porter partout, l'étudier à genoux, non par corvée, mais avec ardeur, en désirant la connaître et la comprendre, voilà qui me donnera peu à peu une foi plus ferme et plus personnelle; un caractère plus décidé, plus droit, et surtout plus de charité, de bonté, de douceur, de support, de patience.

La lecture ne doit pas être faite uniquement par devoir. Cet élément de la règle est nécessaire même dans l'alimentation des enfants (heures fixes, favorables au développement). Mais s'il n'y a que cela, pas de croissance. Quand un homme ne mange plus que sur l'ordre du médecin, il ne se fortifie pas. Nous de même. Il faut le désir ardent, l'amour de la parole de Dieu, la soif de toute parole sortant ne sa bouche, soit dans la Bible, soit par l'intermédiaire d'un homme de Dieu.

***************

.

13 juin 1878.

Que de bénédictions perdues pour avoir repoussé ou fui la souffrance! Dans chaque souffrance que Dieu nous envoie, il y a une bénédiction ou une occasion de chute, selon que nous l'acceptons avec amour, ou que nous la repoussons ou la fuyons avec colère.

Compte, si tu peux, toutes les souffrances contre lesquelles tu t'es révolté, toutes les croix que tu as rejetées loin de toi; toutes les contrariétés qui, loin de t'apprendre La douceur et la patience, t'ont irrité et porté au murmure; compte-les, puis dis-toi : autant de grâces que j'ai rejetées, autant de bénédictions que j'ai foulées aux pieds, autant de joies que j'ai perdues, car toute croix apporte sa joie, et toute épreuve a son fruit béni.

Un des reproches adressés par Dieu au méchant qui lui rend un culte charnel (Ps. 20) c'est de haïr la correction.

A force de révoltes, on peut lasser Dieu, qui cesse alors d'éprouver, de corriger, d'émonder l'âme. Celle-ci retrouve alors le calme; mais quel calme, quelle paix! Et que la fournaise allumée par Dieu valait mieux!

O Dieu, ne retire pas ta main de dessus moi, continue à me corriger, à m'éprouver, à m'émonder, n'ôte pas ta croix de mes épaules, et quand je la rejette, aide-moi à la recharger.

Apprends-moi à aimer, c'est-à-dire apprends-moi à servir, apprends-moi à souffrir.


Table des matières

Page précédente:
 

- haut de page -