Nouvelles d'Israël

Septembre 1991

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Questions posées au ministre de la Défense Moshe Arens

«Israël doit s'occuper lui-même de sa sécurité»

Question: «De quelle manière la sécurité d'Israël a-t-elle changé depuis la guerre du Golfe du début 1991, et quelles sont les conséquences pour le proche avenir? »

Le ministre de la Défense Moshe Arens: «Il est à espérer que tous les dictateurs arabes soient conscients qu'une attaque contre Israël finirait comme celle de l'Irak, qui avec ses missiles était une menace directe pour notre pays, et par conséquence, qu'ils s'abstiendront de toute agression à l'avenir. Israël a maintenu sa position contre cet état de fait.»

«La stratégie israélienne était basée, avant la guerre du Golfe et la menace de l'Irak, sur l'effet dissuasif d'une réponse rapide et énergique par l'armée et l'aviation. Durant la guerre du Golfe, votre pays n'a pas répondu aux attaques de missiles irakiennes et laissé les alliés contre-attaquer. Est-ce que ceci signifie qu'Israël fondera sa sécurité à l'avenir principalement sur la couverture stratégique des USA ainsi que sur leur intervention?»

«Non, je ne le pense pas. Il est vrai, que pour les raisons de retenue avancées durant la guerre du Golfe qui répondaient aux nécessités politiques en relation avec les USA, Israël n'est pas intervenu. Israël s'était trouvé dans une situation spéciale. A mes yeux, la guerre du Golfe est le meilleur exemple qu'Israël doit, aussi à l'avenir, s'occuper de sa sécurité par sa disposition de défense et ses capacités à repousser toute agression.

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Nouvelles d'Israël

04 / 1998

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Entretien avec le porte-parole de l'armée

Le général de brigade Oded Ben Ami (48 ans) est porte-parole de l'armée. Dans ses attributions se trouve l'ensemble des relations publiques de l'armée israélienne. Il est responsable non seulement pour l'intérieur du pays, mais également pour l'étranger. Il appartient à l'état-major de l'armée, à toutes les séances duquel il assiste; et il est au courant de tous les grands secrets d'Etat.

J'ai eu cet entretien avec lui au début février, quand la tension dans le Golfe était à son point culminant et qu'une attaque américaine paraissait tout à fait vraisemblable. Les commentateurs parlaient d'une probabilité de 50%. Quelques heures avant l'interview, la télévision faisait passer sur les écrans l'appel du ministre de la Défense, Yitzhak Mordechaï, qui exhortait la population civile israélienne à se procurer des feuilles de plastique et des bandes adhésives pour isoler des pièces sûres. Cet appel n'était pas nécessairement fait pour renforcer le sentiment de sécurité du public. Selon certaines personnes, il avait même provoqué de la panique.

Question: Cette exhortation adressée à la population de se procurer du matériel d'isolation signifie-t-elle qu'Israël doit s'attendre à une attaque imminente?

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Nouvelles d'Israël

08-98

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Entretien avec le président du Conseil de la colonisation Pinhas Wallerstein

Pinhas Wallerstein est actuellement un des politiciens israéliens les plus occupés. Agé de 49 ans, il est le président de l'Association des colons de Judée, de Samarie et de Gaza. Il représente les intérêts, les buts et les rêves de 170.000 personnes habitant dans les quelque 140 colonies de ces régions. Ces gens, en majorité, sont très angoissés face à l'avenir. Selon les accords d'Oslo, la deuxième phase de retrait prévoit que 13% de Judée et de Samarie soient cédés aux Palestiniens.

Il y a là 20 colonies juives. D'après lesdits accords, ces colonies ne doivent pas être simplement rendues aux Palestiniens, mais elles pourront subsister comme enclaves dans le territoire palestinien. Une telle situation laisse peu d'espoir aux colons. Le Conseil de la colonisation, dirigé par Pinhas Wallerstein, combat fortement ce plan. Les protestations prévues ont considérablement occupé Wallerstein ces derniers temps.

Cet entretien a eu lieu le lendemain de son audition par la police. Wallerstein aurait collaboré à l'établissement d'une soi-disant radio pirate (Canal 7). Cette station radiophonique est extrêmement populaire chez les colons en Israël. Elle émet illégalement de là depuis dix ans, mais elle n'a été repérée par la police que cette semaine.

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Le Berger d'Israël

No 469

Rose PRICE

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UNE RESCAPEE DES CAMPS NAZIS

Rose Price a vécu 5 années de souffrances terribles dans les camps d'extermination nazis. En 1982 J'ai pu recueillir son témoignage et des amis nous ont demandé de le faire paraître à nouveau. Le voici: .

Je suis née dans une petite ville de Pologne, à Skarzysko-Kamienna. Dans notre quartier, tout le monde se connaissait: grands-parents, oncles, tantes, amis, voisins, commerçants, artisans... les « étrangers », c 'étaient les « goïm », les Polonais. Ma vie s'écoulait à peu près heureuse entre notre maison, l'école, mes grands-parents... Aujourd'hui, en 1982, notre vie est devenue si différente de ce qu'elle était en ce temps-là !

Depuis ma plus petite enfance j'ai grandi dans l'antisémitisme ambiant: plusieurs fois, mes camarades et moi, nous avons été traités de « sales Juifs, bons à rien, meurtriers de Jésus » ! Nous connaissions déjà les insultes mais nous ne savions pas encore dans quel tourbillon de haine nous allions être broyés .

1939

En 1939 l'Allemagne envahit la Pologne: ce fut brutalement la guerre et l'occupation. Tout d'abord nous avons été mis hors des écoles et nous devions porter une étoile en tissu sur laquelle était écrit: « JUIF ». C'était aussi mentionné sur nos cahiers, sur nos papiers.

Treblinka

Bergen-Belsen, Dachau

Le retour à la vie...

Une violente tempête

La découverte de la source

Roch-Hachanah !

Ose interroger notre Dieu !

Rencontre avec le passé

Dieu soit béni !

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Nouvelles d'Israël

03 / 1998

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Rom Nachman : «Netanyahou restera à son poste après les prochaines élections»

Rom Nachman (55 ans) est le président du Conseil de la ville d'Ariel. Faucon au plan politique, il est une des personnalités les plus connues de la droite israélienne. Il est également un colon. Il fut jadis un député du Likoud. Il est actuellement le maire de la ville d'Ariel, une' grande colonie juive de Samarie, .sur l'autre bord de la «frontière verte».

Il raconte: «J'ai eu le bonheur de fonder, avec d'autres, la ville d'Ariel il y a exactement vingt ans. Avec deux amis, j'ai créé le noyau de la colonie. Auparavant, Moshe Dayan avait exhorté les jeunes Israéliens à assurer la sécurité et la souveraineté dans les territoires d'Israël. Nous avons relevé le défi et nous nous sommes installés: dans deux tentes et deux roulottes qui purent être établies ici avec la bénédiction du gouvernement Rabin. C'est ainsi qu'a commencé l'aventure à Ariel.» Ariel compte aujourd'hui 15.000 habitants, dont 6.000 sont des nouveaux immigrés venus de l'ancienne Union soviétique. En outre, 5.500 étudiants viennent chaque jour à Ariel pour suivre des cours à l'université de Judée-Samarie, qui fut, elle aussi, fondée par Nachman. Une zone industrielle, Barkan, s'est établie à proximité d'Ariel: elle compte 110 entreprises et emploie 5.000 personnes. Il y a également à Ariel un centre technologique; on s'y occupe de problèmes du 21 ème siècle dans les domaines de la médecine, de la biotechnologie, de l'informatique, de l'électronique et de l'écologie. «Ariel est l'oeuvre de ma vie» , dit fièrement Ron Nachman.

«Sur base de tout ce que j'ai réalisé ici, on a la certitude qu'Ariel constitue une partie intégrante de la solution finale des problèmes d'Israël.» J'ai eu cet entretien avec Ron Nachman, alors que les regards du monde entier étaient tournés vers les USA, dont le président, Bill Clinton, doit faire face à des accusations dans une soi-disant affaire avec une jeune femme, Monica Lewinsky. Il est donc normal que nous ayons ouvert notre interview par ce sujet:

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Nouvelles d'Israël

05 / 1998

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Entretien avec le député Shevach Weiss

Le professeur Shevach Weiss (63 ans) est sans nul doute un des politiciens en vue d'Israël. Il siège à la Knesset depuis 1981 comme député travailliste. Sa carrière politique a atteint son point culminant dans les années 19931997. Il occupait alors le troisième poste en importance du pays: celui de président du parlement. Ses qualifications académiques dans les domaines des sciences politiques et du droit lui permirent d'apporter énormément au parlementarisme israélien. Mais l'Holocauste fut la période qui marqua le plus sa vie et son caractère. Weiss, encore enfant, avait connu les persécutions nazies et y avait survécu.

Ce dernier fait est resté bien présent dans notre conversation. Celle-ci eut lieu quelques jours seulement après la publication du document du Vatican relatif à l'attitude de l'Eglise pendant l'Holocauste.

Le professeur Weiss parle de lui' et de sa vie en 1935 en Pologne, ." dans une région qui fait actuellement partie de l'Ukraine: «Je suis un survivant de l'Holocauste. J'ai passé deux années dans une cave. Sept mois durant, je suis resté caché derrière un double mur, comme Anne Frank. Mes parents et les autres membres proches de ma famille sont restés en vie. Deux chrétiennes, une Ukrainienne et une Polonaise, ont risqué leur vie pour nous sauver. Ces deux femmes ont fait preuve de plus de courage que le pape Pie XII au Vatican.»

Question: Le ton de vos déclarations me permet de supposer que le document du Vatican vous a déçu.

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02 / 1998

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Entretien avec le vice-ministre de la Défense, Silvan Shalom

Silvan Shalom (39 ans) fait sans aucun doute partie de la relève politique en Israël. Malgré son jeune âge, il s'appuie déjà sur une riche expérience en politique et dans le management. 1998 est sa sixième année au parlement israélien, la Knesset. Avant sa carrière de député, il était, vers l'âge de 30 ans, président de l'association estudiantine israélienne. En outre, il fonctionna comme conseiller des ministres des Finances, de la Justice et de l'Economie. Il fut aussi directeur général du ministère de l'Energie ainsi que président du comité directeur de la société d'Electricité israélienne - une des plus puissantes entreprises financières du pays. En plus de ses missions officielles et parlementaires, Silvan Shalom fit de brillantes études en comptabilité, en économie, en droit et en sciences politiques. Il remplit actuellement la fonction de vice-ministre de la Défense. Dans six mois, pour autant que le gouvernement se maintienne, Shalom occupera le poste de ministre des Sciences en raison de l'accord de rotation conclu.

L'interview avec le député Silvan Shalom a eu lieu immédiatement après un vote à la Knesset sur le budget, un vote qui fut favorable à la coalition. A la radio, on a pu entendre les prises de position des ministres Rafaël Eitan et Avigdor Kahalani, qui souhaitent des élections anticipées. Silvan Shalom, dont le nom est cité comme possible successeur de l'actuel ministre des Finances - si celui-ci était contraint de se retirer -, se montre pour le moment plutôt optimiste.

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Nouvelle d'Israël

03 / 1999

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Entretien avec le vice-ministre Shlomo Benizri

Le vice-ministre de la Santé, Shlomo Benizri, est, sans nul doute, une des personnalités marquantes du parti Shas, représenté à la Knesset. Cet homme (37 ans) est membre de la Knesset depuis six ans et demi déjà. Durant tout ce temps, il s'est fait un nom en raison surtout de ses discours habiles et de sa force de persuasion impressionnante. Il se sert de ce talent dans ses interventions au parlement et lors de talkshows, auxquels il est régulièrement invité. Il en fait également usage - et il en est particulièrement fier pour ramener des Israéliens séculiers à la foi judaïque. Chaque soir, il se rend un peu partout dans le pays pour le compte de sa Yeshiva (académie talmudique) «Etz Shajim», qui se trouve au centre de Jérusalem. Dans le cadre de manifestations officielles, il se présente devant un public laïque pour y mener des discussions sur divers thèmes concernant l'Etat et la religion. Les gens l'écoutent toujours avec une très grande attention. Benizri est un orateur populaire, car il parle leur langue, la langue séculaire du citoyen moyen. La chose lui est très facile, lui-même étant issu de ce milieu. Il a grandi dans une famille très ancienne; il a joué au football et fait du théâtre; il a parfois été mannequin; dans sa jeunesse, il était, un «vrai garnement». Il a découvert la religion pendant son service militaire. Après sa démobilisation, il s'est mis à étudier dans une académie talmudique (yeshiva); devenu rabbin, il s'est élevé comme un météore dans le firmament du judaïsme séfarde.

On dit aujourd'hui qu'il est fort possible qu'il soit le successeur du chef du parti Shas, Ari Deri, quand celui-ci se retirera définitivement de la vie politique pour se consacrer exclusivement à l'étude de la Thora.

L'interview s'est faite à la Knesset une semaine environ avant la dissolution du parlement en vue des nouvelles élections anticipées.

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