Nouvelles d'Israël
07-98
|
.
Entretien avec le président
de la Knesset, Dan Tichon
Le président du parlement
israélien, Dan Tichon, fut, le mois dernier, un des
personnages.
les plus occupés du' pays. Avec
le président de l'Etat t d'Israël et le Premier
ministre, Tichon, qui préside le législatif,
dut assister à toutes
les cérémonies du 50
ème anniversaire de l'indépendance
d'Israël, à la journée en souvenir des
soldats tombés et à celle de
l'Holocauste.
Dan Tichon (57 ans) est depuis deux
ans le président de la Knesset. Il a commencé
sa carrière politique dans les rangs du parti
libéral, qui s'est ensuite uni au parti Cheruth pour
former le bloc Gahal, qui finalement devint le Likoud,
actuellement au pouvoir. Durant toutes ses années
parlementaires, Tichon s'est spécialisé dans
le domaine économique. Il fut le président de
la commission de l'économie et du puissant
comité des finances de la Knesset.
Dans ces deux groupes, il contribua
énormément à l'évolution de la
législation économique et à la gestion
du budget de l'Etat.
A l'élection de Netanyahou
comme Premier ministre, il aurait pu obtenir le poste de
ministre des Finances, ou de celui du Commerce et de
l'Industrie, mais ces fonctions furent attribuées
à d'autres suite à des tractations au sein de
la coalition. Déçu, il brigua alors la
fonction de président de la Knesset, qu'il obtint
à la grande majorité des membres du
parlement.
L'entretien avec Dan Tichon eut lieu
la troisième semaine de mai, quelques jours seulement
après le début de la session
d'été de la Knesset.
©
Nouvelles d'Israël
|
Nouvelles d'Israël
11 /
1998
|
.
Entretien avec le secrétaire
du gouvernement d'Israël: Dany Navey
Je suppose que tout cela vaut
également pour la lutte contre le terrorisme
international. Il y a derrière nous de très
graves attentats contre les USA.
Au plan du terrorisme international
également, Israël et les USA ont la même
position: ils le combattent. Cela a toujours
été l'attitude d'Israël, qui se
félicite de voir les Etats-Unis s'activer contre ce
terrorisme international. Considérez un peu ceux qui
critiquent une telle attitude. Cela commence avec certaines
personnes vivant dans l'Autonomie palestinienne (AP),
lesquelles condamnent les procédés
américains; ce qui finit par amener d'autres Etats
arabes à exercer également la critique
à l'endroit des USA. Il apparaît ainsi
clairement où se situe la véritable base et
où sont les intérêts réels des
USA au Proche-Orient: combattre efficacement le
terrorisme!
Avec votre permission, je souhaiterais
parler des négociations avec la Syrie. Où en
sont-elles aujourd'hui?
Depuis l'installation de ce
gouvernement, nous essayons de renouer des
négociations directes sur un traité de paix
entre Israël et la Syrie. Nous le faisons, parce
qu'Israël est intéressé par la paix avec
ce pays. Mais un tel accord doit prendre en
considération la sécurité
élargie d'Israël. Cette paix ne pourra
être stable et durable que si elle garantit les larges
intérêts de sécurité des citoyens
israéliens. J'espère que nos efforts porteront
des fruits....
©
Nouvelles d'Israël
|
Nouvelles d'Israël
Février 1987
De Ludwig Schneider
|
.
David Ben Gourion
«Il y a cent ans, une
étoile est sortie de Jacob. Non pas un messie ou un
fils de roi. Un simple homme, un homme juif ... ».
C'est par ces paroles que Chaïm Herzog inaugura une
série de célébrations en l'honneur du
centenaire de la naissance de David Ben Gourion.
Ben Gourion, David Gruen de son vrai
nom, est né le 16 octobre 1886 à Plonsk,
près de Varsovie. Lorsqu'il était enfant il
apprit, dans un Cheder typiquement juif oriental, l'histoire
de ses pères. Le désir de se rendre au pays de
ses ancêtres s'implanta dans son jeune esprit,
tendance qui trouva un terrain particulièrement
favorable au sein de l'association sioniste naissante. Bien
qu'il eût envisagé une formation
d'ingénieur, ses plans furent changés lors de
la première révolution russe. C'est ainsi
qu'à l'âge de vingt ans, il partit pour Eretz
Israël, en passant par Odessa, Salonique et Beyrouth. A
l'époque, la Palestine était encore sous
domination turque. Lorsque plus tard, on demandait son
âge à Ben Gourion, il rayait
systématiquement les premières années
de sa vie. Lors de ses 80 ans, il déclara n'avoir que
60 ans - éliminant les vingt ans de diaspora.
Personnellement, j'ai fait connaissance de Ben Gourion lors
de la naissance de notre premier fils (Aviel) en 1966. Son
extraordinaire vitalité, en dépit de ses 80
ans, vitalité empreinte d'une sagesse issue de
l'expérience expliquait sa prétention
d'être plus jeune. En outre, malgré sa petite
taille, il paraissait grand.
En dépit de ce portrait
positif, les Israéliens étaient, à
l'époque, très partagés à son
sujet.
©
Nouvelles d'Israël
|
Nouvelles d'Israël
02 /
1984
De Walter
Mosimann
|
.
Entretien avec le directeur d'une
école talmudique supérieure de
Jérusalem
Le soir du 18 octobre 1983, j'ai eu le
plaisir d'échanger quelques pensées avec une
personnalité israélienne et son épouse
dans une «Yeshivah» (université
théologique). Cet échange restera gravé
dans ma mémoire.
Après quelques brèves
explications sur les activités et le but du mouvement
de Beth-Shalom en Israël, mon hôte m'expliqua
qu'il ne lisait pas les journaux, ne regardait pas là
télévision et n'écoutait que rarement
les informations à la radio. Il dit: «Les
journaux publient les mensonges de demain. En
étudiant la Torah (les livres de Moïse), je suis
mieux informé sur tous les événements
du monde que la presse universelle!» Cette
déclaration m'a profondément
impressionné.
Il profite de toutes les occasions
pour lire et étudier la Torah dans le silence devant
Dieu! J'ai pensé à l'histoire de Moïse
qui, à 40 ans, a été enlevé du
milieu de son peuple et conduit dans le désert
où Dieu l'avait destiné à devenir
l'instrument pour la délivrance du peuple
d'Israël. Cependant, pour accomplir cette immense
tâche. Moïse avait besoin d'un bagage particulier
qui ne pouvait lui être transmis que dans le silence
devant Dieu. J'ai désiré faire part à
mon hôte de ces réflexions. Il me
répondit: «je m'étonne, vraiment je
m'étonne! Vous avez les mêmes pensées
que moi.»
©
Nouvelles d'Israël
|
Nouvelle
d'Israël
02 /
1999
|
.
Entretien avec le président
de la fraction du parti travailliste à la Knesset,
Eli Goldschmidt
Eli Goldschmidt, né voici 45
ans, dans le Kibboutz Degania Aleph, est actuellement un des
membres de la Knesset les plus en vue du parti travailliste.
Bien que relativement nouveau dans la politique
(député depuis six ans seulement), il a
été choisi dernièrement pour remplir la
plus respectable fonction qui soit dans l'opposition:
président de fraction au parlement (la Knesset). A ce
poste, il rassemble toutes les activités de la
fraction et coordonne pratiquement le travail de
l'opposition à la Knesset.
Goldschmidt est aujourd'hui le second
du parti travailliste après le président Ehud
Barak. Il ne fait aucun doute qu'à l'avenir, il sera
un de ceux qui - si les travaillistes s'emparent du pouvoir
- occuperont un poste gouvernemental.
Cette interview s'est tenue à
la Knesset quelques heures seulement avant que le Premier
ministre Netanyahou annonce des élections
anticipées.
Question:
Etes-vous prêt pour des
élections?
Réponse:
Naturellement. Vous pensez que vous
gagnerez et formerez le gouvernement?
Comme politicien et membre du parti
travailliste, j'aimerais vous dire une fois encore:
Naturellement. Mais si je réponds objectivement
à votre question, je dois reconnaître qu'il
n'est pas possible de le prédire avec certitude. Par
contre, je ne nourris aucun doute quant à ceci: la
majorité de la population ne veut plus de Benjamin
Netanyahou comme Premier ministre.
Pour affirmer cela, vous fondez-vous
sur votre intuition ou sur des sondages?
©
Nouvelles d'Israël
|
Nouvelles d'Israël
02 /
1983
Wim Malgo
|
.
Entretien avec le Premier ministre
Menachem Begin
Tout s'est passé de
façon singulière - mon soixantième
anniversaire était enregistré en Israël.
J'ai été profondément touché
lorsque les différentes autorités
israéliennes exprimèrent leur gratitude -
surtout envers vous - et nous souhaitèrent la
bénédiction de Dieu. A cette occasion, Teddy
Kollek fit installer un banc, muni d'une plaque
commémorative, au parc de Beth-Shalom. Le Dr Reuben
Hecht - conseiller personnel de Menachem Begin - nous
reçut dans une des salles de son immense silo de
blé à Haïfa, qu'il avait construit juste
après la fondation de l'Etat d'Israël. Toute le
blé importé en Israël passe par lui. Le
19 octobre, il m'adressa la lettre suivante:
«C'était un
privilège pour mes collaborateurs et
moi-même» ainsi que pour le professeur Rom,
membre de la Knesseth, de célébrer avec
vous> le 13 de ce mois, votre soixantième
anniversaire. Monsieur le Premier ministre, Menachem Begin
se fera un plaisir de vous recevoir, vous et votre famille,
dans son bureau, aujourd'hui vendredi, le 22 octobre
à 9 heures, pour vous présenter ses
félicitations personnelles.» Nous avons
donné suite à cette invitation.
©
Nouvelles d'Israël
|
Nouvelles d'Israël
08 /
1983
|
.
Pour une cause
intègre
de Menachem Begin.
Premier ministre de l'Etat
d'Israël
A l'occasion du 35 éme
anniversaire de '`indépendance. j'envoie de
Jérusalem, notre capitale éternelle et
indivisible, mes très cordiales salutations à
la communauté juive de la diaspora.
Le Yom Ha'azmaout - jour de
l'indépendance de l'Etat juif - est unique dans les
annales de l'humanité. Il nous rappelle un fait
historique sans précédent. Un vieux peuple
chassé, dispersé, persécuté, en
proie à l'holocauste et quasi exterminé.
retourne au pays de sa naissance après 20
siècles d'errance, se libérant lui-même.
Cette victoire de la vie sur la mort. de la justice sur
l'injustice. du droit sur l'illégalité. du
faible sur le fort. fait du Yom Ha'azmaout une fête
juive universelle pour toutes les générations
futures.
En cette année de la
liberté qui commence par la Journée de
l'indépendance. nous nous inclinons ensemble devant
ceux qui. dans la nuit sombre.
ont allumé leur flambeau pour
éclairer notre route vers la liberté nationale
et qui, depuis, ont défendu cette
liberté.
Nous pensons aux martyrs et aux
héros, aux résistants et aux soldats qui ont
levé l'étendard de la révolution juive,
en luttant sans aucun espoir, dans les camps de la mort et
les ghettos, contre les meurtriers nazis.
©
Nouvelles d'Israël
|
Nouvelles d'Israël
09 /
1983
|
.
Interview avec Menahem Begin
-
Pas comme d'habitude: Le premier
ministre israélien répond à des
questions personnelles
Alexander Schindler, rabbin
libéral et président de «l'Union of
American Hebrew Congregations», s'est entretenu avec
Menachem Begin de sujets dont on parle peu dans la politique
du jour.
Le rabbin A.Schindler Quel genre
d'éducation juive avez-vous reçu!
Begin: Elle fut très
traditionnelle et religieuse, laissant aux enfants une
entière liberté. Il n'y avait d'obligation
pour personne, mais l'esprit de la maison familiale
était présent partout, de façon
à ce que notre éducation fut orientée
automatiquement vers la tradition juive. Il y avait, bien
sûr, le «Kaschrut», le sabbat, les
prières aux jours de fêtes et le jeûne du
Yom Kippour et du neuvième Aw, jour de la destruction
du temple. J'ai étudié la Genèse en
visitant le «Cheder». A 15 ou 16 ans, je me suis
joint à la «Betar», dont le responsable
était Zeew Jabotinsky. Depuis, j'ai servi mon peuple
dans le mouvement de Jabotinsky.
Y a-t-il des héros anonymes de
l'Irgoun dont vous voudriez évoquer le
souvenir!
Bien sûr. Je pense d'abord
à David Raziel, commandant de l'Irgoun, et tué
pendant la bataille en Irak, alors que l'armée de
Vichy se trouvait en Syrie. Je pense naturellement à
Abraham Stern, ami et remplaçant de David Rauziel,
bien que les deux se soient séparés plus tard.
Stern avait fondé le célèbre groupe du
Lechi qui combattait pour la liberté d'Israël.
Je suis resté, comme mes amis, dans l'Irgoun. J'ai
connu personnellement Abraham Stern, l'ayant
rencontré à plusieurs reprises.
©
Nouvelles d'Israël
|
Nouvelles Israël
09-98
|
.
Entretien avec le rabbin Menahem
Brod, membre de la direction du Habad
L'heure de la décision ne cesse
de se rapprocher. Dans peu de temps, le gouvernement
israélien devra se prononcer quant à la
réalisation de la deuxième phase de retrait
prévue par les accords d'Oslo; sera-ce oui ou non? Ce
retrait porte sur 13% des territoires de Judée et de
Samarie. Si le gouvernement refuse cette phase de retrait,
le pays sera menacé d'actes de violence et
d'isolement diplomatique.
Plus le temps passe, plus se fait
forte la pression tant à gauche qu'à droite -
sur le Premier ministre Benjamin Netanyahou. De toutes
parts, on veut influer le plus énergiquement possible
sur l'importance du retrait.
Une telle pression politique s'exerce,
entre autres, par les partisans du mouvement Habad.
Plusieurs de ses délégations se rendent dans
les bureaux du Premier ministre et ont recours à
toutes sortes de moyens de persuasion pour empêcher le
retrait d'un seul centimètre du sol
israélien...
©
Nouvelles d'Israël
|
|
|
ACCUEIL
|