Rose Price a vécu 5 années de souffrances terribles dans les camps d'extermination nazis. En 1982 J'ai pu recueillir son témoignage et des amis nous ont demandé de le faire paraître à nouveau. Le voici: .
Je suis née dans une petite ville de Pologne, à Skarzysko-Kamienna. Dans notre quartier, tout le monde se connaissait: grands-parents, oncles, tantes, amis, voisins, commerçants, artisans... les « étrangers », c 'étaient les « goïm », les Polonais. Ma vie s'écoulait à peu près heureuse entre notre maison, l'école, mes grands-parents... Aujourd'hui, en 1982, notre vie est devenue si différente de ce qu'elle était en ce temps-là !
Depuis ma plus petite enfance j'ai grandi dans l'antisémitisme ambiant: plusieurs fois, mes camarades et moi, nous avons été traités de « sales Juifs, bons à rien, meurtriers de Jésus » ! Nous connaissions déjà les insultes mais nous ne savions pas encore dans quel tourbillon de haine nous allions être broyés .
1939
En 1939 l'Allemagne envahit la Pologne: ce fut brutalement la guerre et l'occupation. Tout d'abord nous avons été mis hors des écoles et nous devions porter une étoile en tissu sur laquelle était écrit: « JUIF ». C'était aussi mentionné sur nos cahiers, sur nos papiers.
Les bombardements détruisirent beaucoup de maisons et celles qui demeurèrent intactes nous furent confisquées. Nous nous sommes retrouvés dans un ghetto, entassés. Notre situation devint de plus en plus angoissante parce que nous étions juifs ! Des familles entières furent emmenées par des soldats qui portaient une devise gravée sur la boucle de leur ceinturon: Gott mit uns! ce qui signifie: Dieu est avec nous ! Je demandais à ma mère: « mais où donc est notre Dieu? Où est I'ETERNEL qui nourrit le peuple d'Israël durant quarante ans dans le désert? »
Quand à l'école ou dans la rue on m'appelait « assassin du Christ », je n'osais pas en parler à la maison parce que nous ne voulions même pas prononcer le mot « Christ». Nous avions déjà "tant souffert dans le passé par des pogromes: des violences et des meurtres perpétrés au nom de « leur Christ » ! Des hommes et des femmes venaient nous insulter, nous frapper et parfois nous assassiner en tenant bien haut des « croix » et des « reliques ». Et maintenant nous étions déportés par les soldats d'un peuple qui se disait chrétien. Ils portaient cette devise sur leur ceinturon: Gott mit uns ! Je sais maintenant que ceux qui ont agi ainsi prouvaient par leurs paroles et leurs actes qu'ils n'appartenaient pas au Messie de la Bible.
Treblinka
Dés 1940 de nombreuses familles disparurent, puis vint une proclamation: tous ceux qui iraient travailler dans les usines seraient sauvés. Ma soeur et moi avons accepté de signer et nous sommes allées à l'usine. Nous devions nous lever à 4 heures et nous arrêtions le travail lorsque la nuit était déjà tombée. Notre vie était un cauchemar mais ce n'était que le commencement de l'horreur. En rentrant du travail nous retrouvions nos parents puis un jour, en sortant de l'usine, nous avons été dirigées dans une « ville ». Vous imaginez, ma soeur et moi, deux fillettes de 11 et 13 ans pleurant et hurlant: nous voulons rentrer à la maison, nous voulons revoir nos parents ! La seule réponse fut des coups de fouet. Alors nous avons vite appris à nous taire mais dans le plus profond de mon coeur s'éleva une tempête de révolte. J'appris le nom de la « ville » où nous devions travailler, c'était Treblinka, l'un des camps de la mort.
Le travail que nous faisions consistait à fabriquer des bombes. Je n'étais qu'une enfant, petite de taille, et le travail était extrêmement pénible et dangereux. Nous recevions des coups de fouet sur le dos et sur les mains... Chaque jour la même routine : atelier, baraque, maigre repas... nous n'avions pas tous à manger, les derniers arrivés n'avaient plus rien !
Les gardiens mettaient chaque jour des groupes à part des autres et ceux-ci ne revenaient pas. Une fois, je me suis trouvée dans l'un de ces groupes; j'ai eu peur et je me suis mise à pleurer. Intérieurement je criais mon angoisse pendant que les S.S. nous conduisaient dans un bois. Des soldats nous poussaient en avant et d'autres tiraient un coup de pistolet dans la tête. Certains mouraient sur le coup, d'autres devaient longuement souffrir avant de mourir dans les fosses communes. Ceux que l'on emmenait ainsi à la mort n'y allaient pas de plein gré mais nous étions tous à l'extrémité de nos forces, et nous savions que crier ou nous débattre n'aurait fait qu'augmenter nos souffrances. Les S.S., étaient sans pitié. Je ne voulais pas mourir, je cherchais un moyen de m'évader... J'y parvins! Je traversai le bois et je pus retourner vers les baraquements après m'être cachée un certain temps.
Bergen-Belsen, Dachau
Puis ma soeur et moi avons été transférées à Bergen-Belsen! Vous auriez du mal à imaginer nos souffrances, les tortures morales et physiques que nous avons subies. J'avais 15 ans, nous devions rester des heures, des nuits entières, dans le froid terrible de l'hiver. C'était une distraction pour nos gardiens et pour les S.S. de nous voir grelotter de froid pendant des heures. Beaucoup tombaient et mouraient sous le regard insensible de nos bourreaux. Celles d'entre nous qui auraient voulu porter secours à leur voisine auraient été immédiatement battues jusqu'à la mort... cela est arrivé souvent.
Et ce fut un autre camp: Dachau ! Nos souffrances étaient atroces. J'y ai vu deux inscriptions: « le travail libère l'homme » et « vous avez tué Jésus-Christ, alors nous aussi nous vous tuerons ! ». De nouveau nous trouvions le nom de Jésus-Christ sur notre chemin. Certains d'entre vous commencent à comprendre ce que représente, pour beaucoup de Juifs, le nom de Jésus ! Nous avons tant souffert de la part de ceux qui disent lui appartenir.
Puis nous avons été de nouveau conduites dans un train, entassées dans un wagon à bestiaux. Durant la nuit, la porte s'ouvrit et plusieurs d'entre nous en ont profité pour sauter et courir à travers la campagne. Nous étions à 30 km de Munich et nous sommes entrées épuisées, tremblantes et affamées dans une ferme où nous avons pu trouver un peu de nourriture. Finalement des Allemands nous ont reprises et nous avons été conduites dans deux baraquements ne sachant ce qui allait nous arriver. Dehors, c'était des bombardements continuels... puis un matin la porte de notre baraque s'ouvrit et un homme entra. J'ai cru que c'était un Allemand mais il nous donna, en souriant, du chocolat... et je compris que ce n'était pas un Allemand. Nous étions libérées !
Le retour à la vie...
Nous sommes sorties des camps de concentration ayant perdu le goût de vivre. Nous avions vécu tant de déchirements, tant d'humiliations, tant de tortures de toutes sortes. Nous avions vu trop de parents, d'amis, d'enfants, de vieillards mourir dans des conditions atroces... Je vis un homme venir vers nous, j'aperçus attachée à son cou une étoile de David et sur sa rote une « kipa » et je me suis mise à pleurer, à sangloter, c'était un Juif, ce n'était plus un S.S., ou l'un de nos bourreaux.
Nous avons été nourries, lavées, habillées, soignées. Nous étions redevenues des êtres humains mais dans quel état! Mon coeur était tellement meurtri, et en pleine révolte. Tant de membres de notre famille avaient été assassinés ! J'ai alors dit que je voulais quitter l'Allemagne et retourner chez moi, en Pologne. Mais auparavant je suis tombée gravement malade pendant 6 mois. J'avais pu tenir le coup pendant les 5 années de camp, j'avais même pu supporter une opération du pied sans anesthésie. En effet, j'avais eu un accident dans une «usine» du camp et c'est sans anesthésie que les «médecins » nous opéraient. Ma soeur qui était aussi une rescapée resta auprès de moi tout le temps que dura ma maladie. Finalement j'ai choisi de partir aux Etats-Unis.
Pendant 5 ans je ne permis à personne de me parler de Dieu ! Autour de moi, je voyais des gens prier, me dire que Dieu nous aimait, qu'Israël était son peuple, le peuple choisi par I'ETERNEL ! Je leur répondais: «Qu'est-ce que cela peut me faire; où était donc ce Dieu dont vous me parlez pendant ces 5 années de terreur et de mort? » A Dieu je disais: « transforme ma mémoire, donne-moi 5 années d'amnésie. Je ne veux plus me rappeler, je ne veux plus me réveiller au milieu de la nuit en revivant ces choses dans mes rêves. Je veux pouvoir oublier; déchirer en morceaux mes souvenirs ! »
Dieu apaisa ma souffrance et 5 ans après avoir quitté le camp, je trouvais un mari merveilleux. Cet homme avait déjà deux garçons et nous avons eu, ensemble, deux filles. J'avais maintenant quatre enfants ! Comment aurais-je pu espérer une chose pareille? Une nouvelle vie commença pour moi. Nous avons alors habité à Philadelphie dans un quartier où résidaient beaucoup de familles juives, on appelait même cet endroit « la petite Jérusalem ». Tout près de chez nous il y avait une Synagogue orthodoxe. Moi-même je n'étais pas une «orthodoxe», religieusement je n'étais rien mais socialement j'étais juive. Dans mon enfance j'avais été élevée dans une certaine tradition et j'ai fait la même chose avec nos enfants. Ils allèrent dans une école juive, firent leur Bar-Mitzvah (consécration religieuse à l'âge de 13 ans). Nous observions les fêtes de famille: Roch-Hachanah, Kippour, Pessa'h, et j'étais très active dans les domaines sociaux de notre Synagogue. Mais au fond, je n'étais rien du tout et mon âme n'avait pas la paix.
Une violente tempête
J'étais en train de faire la sieste lorsqu'une de nos filles est venue me dire : «Maman, j'ai fait une merveilleuse découverte: Jésus est notre Messie, pour nous Juifs ! son nom en hébreu se prononce Yeshoua-Hamachia 'h ». J 'ai cru que mon coeur et ma tête allaient éclater, je lui ai hurlé de se taire ! Imaginez donc, après ce que j'avais souffert dans mon enfance en Pologne, puis dans les camps de concentration allemands, ma fille à moi me dire que Jésus est notre Messie! Je n'avais jamais voulu parler de mon passé à mes enfants, ce passé était trop horrible... et voilà ce que ma fille venait me dire. Je me suis levée, je l'ai secouée en lui disant: « Je te donne trois jours pour ôter cela de ta tète et pour redevenir normale. Et si tu persistes dans cette idée tu n'es plus notre fille, tu nous as trahis... ». Trois jours après elle est revenue affirmant encore que Yeshoua était bien notre Messie. Alors je lui ai répondu: «tu vas quitter cette maison, tu n'es plus ma fille ». Puis je courus parler avec notre rabbin qui soutint ma position. Elle a renié, dit-il, son peuple, sa famille, notre passé. Elle oublie tout ce que nous avons souffert, nous et nos ancêtres, au nom de ce Jésus.
Alors ma fille quitta la maison mais je l'ai suivie, je voulais savoir où elle allait manger et dormir. Avec les mots je l'aurais « étranglée » mais je l'aimais tant, c'était ma fille et je voulais savoir ce qui allait lui arriver. Elle me manquait beaucoup et un jour je demandai à mon mari d'aller voir comment elle vivait. Charlie, mon mari, est parti et l'a trouvée avec ses amis. Ils priaient et adoraient I'ETERNEL, le Dieu de nos pères, et se réjouissaient de sa bonté et de sa délivrance. Mon époux, bouleversé, comprit à ce moment-là que Jésus était bien le Messie annoncé par Moïse et par tous nos prophètes. Peu de temps après, notre fille est venue nous rejoindre; maintenant ils étaient deux à la maison à croire en ce Jésus !
Souvent je trouvais, à mon intention, des feuilles de papier avec des versets bibliques et des notes: je trouvais aussi une Bible et un Nouveau Testament: je jetais tout cela par la fenêtre, dans le jardin. Eux, en rentrant, étaient tout aimables, ils allaient ramasser leurs papiers et la Bible. Alors qu'auparavant ma fille n'avait pas l'habitude de m'aider au ménage elle se mit à faire soigneusement les lits, elle rangea ses vêtements, passa l'aspirateur et accomplit, avec le sourire, plusieurs tâches ingrates. Avec étonnement j'observais ce changement me demandant combien de temps cela allait durer... et cela dura.
La découverte de la source
Malgré ma connaissance des traditions, et ma conviction d'être juive je ne connaissais pratiquement pas la Bible. Mon mari et ma fille prirent la Bible - te Tana'h - que le rabbin m'avait donné et ils soulignèrent quelques passages. Je me disais : « comment osent-ils souligner des textes avec leurs mains dans la sainte Ecriture?». Ils me dirent: «va interroger le rabbin » et j'y suis allée. Ensemble nous avons lu les passages soulignés :
«Je leur susciterai un prophète du milieu de leurs frères... et je mettrai mes paroles dans sa bouche... c'est lui que vous devrez écouter ». D.ut. 18: 16-18.
Le rabbin me répondit: c'est de Moïse qu'il s'agit et Dieu parle de ses enfants; puis je lui montrais le texte qu'ils avaient souligné dans le Psaume 2 : « Rendez hommage au Fils de peur qu'il ne s'indigne... Heureux tous ceux qui s'abritent en lui ». et aussi dans le Psaume 22: «Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné... comme le lion ils meurtrissent mes mains et mes pieds... Ils se partagent mes habits, ils tirent au sort mon vêtement ». Esaïe 9:5 : «...Un enfant nous est né, un fils nous est accordé: la souveraineté repose sur son épaule, et on l'a appellera Conseiller merveilleux, Dieu puissant, Père éternel, Prince de la paix... Il assurera une paix sans fin au trône de David et à son royaume...». Michée 5 :1: « C'est de toi Bethléhem - Ephrata, si peu importante parmi les bourgades de Juda, c'est de toi que je ferai sortir celui qui est destiné à régner sur Israël et dont l'origine remonte au lointain passé, aux jours d'éternité... ».
Je posais ainsi une foule de questions à mon rabbin... et petit à petit je me suis mise à lire moi-même la Bible. Comme je la lisais avec un ardent désir d'y trouver la bonté de Dieu... je compris progressivement. Ainsi je commençais à découvrir la richesse de l'amour du Dieu de nos pères, dans le chapitre 53 d'Esaïe :
« Mais qui a cru à ce qui nous était annoncé?... Méprisé et abandonné des hommes, homme de douleur connaissant la souffrance... il fut méprisé et nous n'avons fait de lui aucun cas. Et pourtant, ce sont nos souffrances qu il a portées... il était transpercé à cause de nos péchés, écrasé à cause de nos fautes. Le châtiment que nous méritions est tombé sur lui... Il a été retranché de la terre des vivants et frappé à cause des péchés de mon peuple!... Il s'est livré lui-même à la mort... et II a intercédé en faveur des coupables ».
Roch-Hachanah !
Un matin, le jour de Roch-Hachanah (le nouvel an juif), mon mari fut terrassé par une vive douleur à la poitrine et il fut transporté d'urgence à l'hôpital. C'était une grave crise cardiaque. Plusieurs me firent comprendre que cela lui arrivait parce qu'il croyait que Jésus est le Messie, que c'était un châtiment venu d'en-haut. Triste, je retournai voir mon mari qui me fit cette demande: « Rose, va vite avertir la Communauté Messianique de ce qui m'est arrivé ! ». En ce jour de Roch-Hachanah, ma fille m'y conduisit. Pendant 5 jours ils ont prié pour Charlie, et non seulement eux mais toutes les autres Communautés. Après ces 5 jours Charlie put quitter l'hôpital et revenir à la maison. Les médecins étaient stupéfaits. Mon mari et ma fille me citèrent le prophète Esaïe: «le châtiment que nous méritions est tombé sur lui et c'est par ses meurtrissures que nous avons la guérison. .. » Esaïe 53: 5.
Ose interroger notre Dieu !
Il y avait près de Philadelphie un homme riche qui pour son anniversaire donna un grand dîner. C'était un Juif Messianique et je me dis: « bien sûr, il y aura un excellent . repas mais au dessert il nous parlera de son Messie ». J'y suis quand même allée. Je fus surprise de trouver un homme simple et chaleureux. Il me fit connaître sa famille et le repas se passa très agréablement. Puis un avocat célèbre se leva et donna son témoignage. Pendant qu'il parlait je me disais: « c'est un traître, il a trahi le peuple Juif. Je vais quitter ce repas et faire un scandale »(1). Une amie comprit ce qui se passait en moi et m'a emmenée à l'écart. Elle me dit: «Rose, cesse de lutter, cesse de te révolter, mais prie. Demande à Dieu, le Dieu de nos pères, de te révéler si tout ce que nous t'affirmons au sujet de Yeshoua est vrai ou faux. Ose l'interroger et il te répondra ». Alors j'ai fermé les yeux en tremblant et j'ai dit: « Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob, si tout cela est vrai, si Yeshoua est ton Fils, alors je veux qu'Il vienne habiter dans mon coeur comme Seigneur et je le servirai. Il sera mon Messie, mon Goël, mon Sauveur et mon Maître.
C'est de cette manière que le Messie entra dans mon coeur et dans ma vie. Il y eut encore bien des combats terribles et violents; le passé était si douloureux et amer. Je devais apprendre à pardonner le mal qui m'avait été fait. Pardonner comme Dieu nous a pardonné... .
Rencontre avec le passé
Je me trouvais, il y a quelques années, à Messia'h Collège, un Congrès de Juifs Messianiques. Je me reposais sur un fauteuil quand tout à coup j'ai sursauté: quelqu'un près de moi parlait en allemand et demandait son chemin. Personne ne pouvait lui répondre et je me raidissais en écoutant cette langue qui me rappelait tant de souvenirs pénibles. Je lui ai quand même indiqué le chemin qu'il demandait: je n'avais pas prononcé un mot de cette langue depuis 1945. J'ai regardé attentivement son visage et ses yeux, je me demandais: « qu'est-il venu faire ici, cet Allemand, pourquoi veut-il rencontrer des Juifs Messianiques? » Puis je lui ai tourné le dos et avec mon mari nous sommes allés à une réunion de prière.
Cet Allemand était encore là ! et de plus il s'est mis à prier en allemand au milieu de nous, à voix haute il disait: «Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob», Dieu du Messie Jésus, enseigne à mes frères et à mes soeurs à pardonner tout le mal que nous leur avons fait ».
Cela faisait près de 8 ans que j'avais ouvert ma vie et mon coeur au Messie mais il y avait au fond de moi un endroit fermé, et je ne permettais à personne d'y entrer... pas même au Seigneur! En en. tendant cet Allemand prier j'ai dit m'asseoir tant l'émotion était violente. Je luttais avec Dieu, je ne voulais pas que 1; lumière pénètre dans cette partie de moi passé. Il y avait là trop de souffrances trop de larmes, trop d'humiliations, trop de morts... J'avais accepté que Dieu me pardonne mais je refusais de pardonne cela. Je résistais pied à pied. Puis j'ai cessé de lutter et j'ai dit à Dieu moi Sauveur: « Toi seul, par ton Esprit, tu peu) m'accorder d'aimer mes ennemis, de bénir ceux qui m'ont maudite, de faire du bien à ceux qui m'ont haïe. Toi seul, Messie d'Israël, tu peux faire que je prie pour ceux qui nous ont maltraités si cruellement. Je veux être la fille de mon Père qui est dans les cieux... (Mtt. 5: 44-45, Luc 6: 27-28).
Cet Allemand continuait à prier et je disais dans mon coeur: «Seigneur, pardonne-moi de ne pas lui avoir pardonné jusqu'à ce jour... ! ». Puis je me suis approchée de cet homme, j'ai prié avec lui et j'ai été délivrée, libérée d'un lourd fardeau qui écrasait ma vie. Par la puissance et la bonté de Dieu, j'ai été purifiée de mon chagrin et de l'amertume...
Dieu soit béni !
Encore un mot pour ceux qui, comme moi, ont connu de grandes souffrances. Cessez de lutter avec vos seules forces, ne cherchez plus à vivre avec ce fardeau qui vous écrase... mais venez avec confiance à celui qui dit aux enfants d'Israël comme aussi aux habitants de toutes les Nations: «Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et découragés parce que vous ployez sous un fardeau qui est trop lourd. Venez à moi, dit le Messie, je suis doux et humble de coeur, je donnerai du repos à vos âmes » (Mtt. 11 :28-30 ).
Aujourd'hui, prenez une Bible et découvrez le plan de Dieu à travers la vie de nos ancêtres. Alors vous pourrez faire la même découverte que celle que j'ai faite: vous saurez combien Dieu vous aime et qu'Il veut vous sauver.
Rose PRICE
(1) lire sur ce thème.: « Trahi » de Stan Telchin. Editions Ligue pour la Lecture de la Bible 68500 Guebwiller.
Le Berger d'Israël No 469