
Les manipulations
génétiques beaucoup plus dangereuses que la
physique Comme chaque fois qu'il sort de sa
tanière, le Dr Stephen Hawking a su créer la
controverse la semaine dernière. Dans une entrevue au
quotidien britannique Daily Telegraph, le distingué
physicien a déclaré que la race humaine
risquait de faire face, à plus ou moins brève
échéance, à sa propre disparition, des
suites d'un virus qu'elle aurait elle-même
créé. "Le risque est que, accidentellement
ou volontairement, nous fabriquions un virus qui nous
détruira." En ce sens, il voit la biologie du IIIe
millénaire et ses manipulations
génétiques beaucoup plus dangereuses que la
physique et ses manipulations de l'atome. Seule chance de survie: coloniser
l'espace. "Je ne crois pas que la race humaine survivra au
prochain millier d'années, à moins que nous ne
nous dispersions dans l'espace." La vision noire a fait jaser, et a
aussi suscité des critiques. Pour Benny Peiser, de
l'Université John Moores, Angleterre, les
prévisions de Hawking ne constituent qu'une campagne
de promotion pour son dernier livre, The Universe in a
Nutshell, dont le Daily Telegraph publiait des extraits la
semaine dernière. L'auteur de science-fiction
britannique Sir Arthur C. Clarke, également
interrogé par la BBC, s'est dit étonné
que, tant qu'à parler de risques de disparition, le
Dr Hawking "n'ait pas mentionné le risque d'un impact
d'astéroïde". "Il y a plus d'un an, a
rappelé Peiser, il (Hawking) nous a prévenu
que la Terre allait probablement devenir de plus en plus
chaude, en raison des émissions de CO2 causées
par l'homme... A présent, profitant de la menace du
bioterrorisme, ses dernières prophéties
apocalyptiques (s'appuient) sur la biologie." (SOS-Planete) ajouté le
5/1/2002
2 sociétés sont
parvenues à créer des porc clonés
transgéniques Deux sociétés de
biotechnologies concurrentes annoncent être parvenues
à créer des petits porcs clonés
transgéniques. D'un côté, la firme
écossaise PPL Therapeutics, à l'origine du
clonage de la célèbre brebis Dolly, qui
déjà en mars 2000 avait annoncé la
naissance des cinq premiers porcelets clonés puis en
avril 2001 celle des premiers porcs clonés
transgéniques ( cf. revue de presse du 12/04/01 ). De
l'autre, la compagnie Immerge Bio Therapeutics liée
à la fois à l'université du Missouri
Columbia et à Novartis Pharma. Mercredi 2 janvier, PPL therapeutics
annonçait, par communiqué de presse, la
naissance, le jour de Noël, de cinq porcelets vivants
et en bonne santé appelés pour la circonstance
: Noël, Angel, Star, Joy et Mary ! Les chercheurs ont
génétiquement modifié ces porcelets en
inactivant un gène responsable du rejet des organes
de l'animal par le système immunitaire humain.
Or, les problèmes de rejet sont
l'un des obstacles majeurs à l'utilisation des
greffes interespèces, autrement dit les
xénogreffes. C'est une des raisons pour laquelle
l'assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe
avait exigé en 1999 un moratoire sur les
xénotransplantations et les Etats Unis ont
cadré ces recherches de lourdes
règlementations. En octobre 2001, le Comité
scientifique directeur (SSC) de l'Union européenne
recommandait la création d'une agence centrale pour
le suivi et le contrôle des animaux utilisés
pour les xénotransplantations. La naissance de ces 5 porcelets ainsi
que celle des 4 porcelets d'Immerge Bio Therapeutics
(publiée dans la revue électronique de
Science) serait un premier pas décisif dans la
production d'animaux porteurs d'organes pour les humains.
Néanmoins, des essais seront d'abord effectués
sur des primates pour s'assurer que la greffe d'organes de
porcs transgéniques ne provoque pas d'autres rejets.
Ces expériences confirment toutefois que le porc
répond le mieux aux exigences de greffes
interespèces, la structure de ses organes
s'apparentant le mieux à ceux de l'humain.
Les chercheurs de PPL envisagent de
mener des essais cliniques chez l'homme dans environ 4 ans.
D'abord vers des thérapies anti-diabètes par
l'injection de cellules de porcs dans le pancréas de
patients humains puis vers des greffes d'organes lourds
(coeur, foie, rein). Enfin, les analystes financiers
estiment à 11 milliards de dollars par an le
marché d'organes et de médicaments
immunosuppresseurs. (Généthique)
ajouté le 4/1/2002
USA: Un consortium privé de
médecins veut cloner un être humain.
Un consortium privé regroupant
des médecins de plusieurs pays a lancé un
vaste effort pour tenter dans les un ou deux ans qui
viennent de cloner un être humain à des "fins
thérapeutiques", une méthode qu'ils entendent
réserver aux couples stériles. "L'effort va
consister à aider des couples qui n'ont pas d'autre
alternative pour se reproduire et qui veulent avoir leur
propre enfant biologique sans avoir à utiliser les
ovules ou le sperme de quelqu'un d'autre", a expliqué
le Dr Panos Zavos, andrologue et professeur de physiologie
reproductive à l'Université du Kentucky, joint
par téléphone depuis Lexington (Kentucky).
L'enfant qui naîtrait serait une
reproduction à l'identique du père ou de la
mère, en fonction de qui est
sélectionné pour faire office de donneur.
Plusieurs scientifiques se sont associés à
cette fin au sein d'un consortium international privé
dirigé par un médecin italien de Rome, le Dr
Severino Antinori, qui jouit d'une réputation
sulfureuse en raison notamment de ses efforts consistant
à aider les femmes ménopausées à
avoir des enfants. La technique de clonage sera proche de
celle utilisée actuellement pour les animaux. Elle
consistera à injecter dans l'ovocyte de la femme le
matériel génétique
prélevé sur l'un des deux parents.
Selon lui, la technologie n'est pas
encore complètement au point. "Il faut que l'on y
travaille mais je pense qu'on peut y parvenir avec un peu
d'effort et avec les technologies disponibles dans le
domaine de la fertilisation in vitro".Grec chypriote
naturalisé américain, le Dr Zavos est un
spécialiste de la stérilité masculine.
Avec son épouse, le Dr Pette Zarmakoupis-Zavos, une
gynécologue-obstétricienne, il dirige un
centre de traitement de la stérilité, le
Kentucky Center for Reproductive Medicine. Le Dr Zavos s'est
dit "pleinement conscient" des conséquences d'une
telle innovation. "Mais le monde doit prendre conscience que
la technologie est pratiquement au point, et qu'est-ce qui
vous dit qu'il n'y a pas déjà un être
humain qui a été cloné ?" "La technologie sera mise à la
disposition du monde. Notre groupe de scientifiques mettra
au point des principes directeurs et d'autres garde-fous
pour qu'elle reste sous contrôle et ne soit pas
appliquée sans distinction aucune à tous ceux
qui voudraient se cloner", a assuré le
médecin. "Le génie est déjà
sorti de la lampe", a-t-il prévenu, dans une
référence au conte d'Aladin. Selon lui, le
coût d'une telle procédure pourrait atteindre
jusqu'à 50.000 ou 60.000 dollars. "Mais nous
espérons pouvoir le rabaisser proche du coût
d'une fertilisation in vitro, entre 10.000 et 20.000
dollars". Ce n'est pas la première fois que des
scientifiques annoncent leur intention de cloner un
être humain. Un médecin de Chicago, Richard
Seed, avait déjà fait sensation en 1998 en
affirmant s'être lancé dans la course au
clonage et, l'été dernier, une scientifique
française, membre de la secte des Raëliens,
avait également annoncé sa volonté de
cloner un bébé mort récemment aux
Etats-Unis. (AFP) ajouté le
5/02/2001
Après un séisme de
7,2 samedi en Afganistan, voici un 6,8 au sud des
Philippines NDLR : Certes il y eut les effets de
marées dûs à la très grande
proximité de la pleine Lune, mais ces séismes
interviennent dans des secteurs voisins de zones de combat
entre Américains et Musulmans. Il y a 13 mois environ
le tremblement de terre du Gujara (Inde), avait
étés suivi d'un début d'ouverture pour
l'Evangile. Prémices de Matthieu 24 ? Un violent séisme a
secoué tôt mercredi matin le sud des
Philippines provoquant la mort de huit personnes et de
nombreux dégâts matériels dans la ville
de General Santos, à un millier de kilomètres
de la capitale, Manille. Quatre personnes ont été
tuées par la chute de débris, tandis que deux
autres sont mortes d'un arrêt cardiaque. Par ailleurs,
deux autres personnes ont été tuées par
des balles perdues en raison d'une superstition locale qui
veut que tirer des coups de feu en l'air effraie les esprits
qui causent les tremblements de terre. Au moins quinze personnes ont
été soignées à l'hôpital
après avoir été blessées par la
chute d'objets dans leur maison, a déclaré le
chef de la police régionale Bartolome Baluyot.
Le tremblement de terre, d'une
magnitude de 6,8 sur l'échelle de Richter, a
secoué General Santos mercredi vers 5h00 du matin
(locales). Il a brisé les fenêtres de
nombreuses maisons et provoqué la chute du
réservoir d'eau de la ville. Plus de 5.000 personnes
ont dû être évacuées dans des
zones moins dangereuses. Dans la province de Cotabato, un
glissement de terrain a détruit une école
élémentaire, tandis que le séisme
détruisait deux églises, un petit centre
médical et un magasin proches de là.
L'épicentre du tremblement de
terre a été localisé à quelque
235 kilomètres au sud-ouest de General Santos et
à 15 kilomètres sous le niveau de la mer, a
expliqué Mylene Carlos de l'Institut philippin
chargé de l'étude des volcans et des
séismes. Dans la ville voisine de Zamboanga,
située à 300 kilomètres à
l'ouest de General Santos, aucun blessé n'a
été signalé. Au nord, à Iligan,
une panne de courant a plongé la ville dans le noir.
Le séisme s'est produit sur la
faille de Cotabato où un tremblement de terre avait
provoqué un raz-de-marée qui avait fait plus
de 5.000 morts dans la région du Golfe de Moro au
nord-ouest de General Santos en août 1976.
(AP) ajouté le 6/3/2002
33 000 morts et accroissements des
dégâts par divers désastres. en
2001 Plus de 33.000 personnes ont
péri en 2001 lors de sinistres majeurs, catastrophes
naturelles ou causées par l'homme, provoquant des
dommages matériels couverts à hauteur de 34,4
milliards de dollars par les assureurs, dont 19 mds à
la suite des attentats du 11 septembre, selon la compagnie
suisse de réassurance Swiss Re. "Après
l'événement du 11 septembre, le secteur de
l'assurance doit faire face à une menace d'une
nouvelle ampleur. Jusqu'alors, seules des catastrophes
naturelles avaient provoqué des dommages aussi
élevés", a relevé la compagnie de
réassurance, dans son communiqué publié
à Zurich rendant compte d'une étude annuelle.
Concernant les attentats du 11
septembre aux Etats-Unis, outre les 19 mds de dollars de
dommages matériels et pertes d'exploitation, les
assureurs doivent aussi couvrir des dommages
supplémentaires estimés entre 16 et 39
milliards au titre de l'assurance responsabilité
civile et assurance-vie, a précisé Swiss Re.
D'après son étude,
"l'année 2001 aurait été une
année moyenne si elle n'avait pas connu
l'évènement du 11 septembre". Sur les 33.000 décès,
15.500 ont été provoqués par le
tremblement de terre survenu le 26 janvier 2001 dans le
Gujarat, en Inde. 3.300 personnes ont péri lors des
attentats du 11 septembre. Les autres catastrophes les plus
meurtrières ont été les pluies
diluviennes et inondations en Algérie (886 morts en
novembre), le tremblement de terre en Amérique
centrale (844 morts en janvier) et les inondations du
Mékong au Vietnam et au Cambodge (Paris: 7965.PA -
actualité) (396 morts en août), selon Swiss Re.
Sur la charge de 34,4 milliards de
dollars supportée par les assureurs en 2001, 10 mds
sont imputables aux catastrophes naturelles, et 24,4 mds
à des catastrophes dites "techniques", attentats ou
sinistres industriels. Malgré les nouvelles menaces
terroristes, "ce sont surtout les catastrophes naturelles,
à savoir tempêtes, inondations et tremblements
de terre qui représentent à long terme la plus
lourde charge pour les assureurs", affirme Swiss Re.
En 2001, les dommages causés
par les tempêtes ont atteint 7,2 mds de dollars, les
tremblements de terre 600 millions et les inondations 70
millions. Hors actes terroristes, les sinistres
imputables aux grands incendies et aux explosions ont
atteint 3,7 mds de dollars, les accidents d'avions ou
spatiaux, 1,1 milliard. Après les attentats de New
york, les autres sinistres les plus coûteux ont
été la tempête tropicale Allison aux
Etats-Unis (juin, 3,2 milliards), des inondations et
tornades toujours aux Etats-Unis (avril, 1,9 md),
l'explosion d'une usine chimique à Toulouse (France,
le 21 septembre, 1,4 md) et le typhon Nari au Japon
(septembre, 600 millions). En 2000, les catastrophes dans le
monde entier avaient coûté la vie à
17.400 personnes et causé des dommages financiers
totaux d'environ 50 mds de dollars dont 10,6 mds couverts
par les compagnies d'assurances, selon une
précédente étude de Swiss Re. Swiss Re
avait alors noté que ce tribut de 10,6 mds
payé par les assureurs en 2000 était
"relativement bas" comparé au chiffre de
l'année précédente (32,9 mds de
dollars). (AFP) ajouté le
14/3/2002
Un séisme de 5.1 secoue le
Kosovo Un séisme d'une magnitude de
5.1 sur l'échelle de Richter a secoué ce jour
mercredi le Kosovo, tuant une personne et faisant 50
blessés. Les villes de Vitina et Gnjilane ont
été les plus durement touchées.
Reportage complet (en anglais)
(Disasternews/RA Williams)
ajouté le 24/4/2002
Seize ans après Tchernobyl,
l'Ukraine toujours contaminée Des fuites radioactives provenant du
sarcophage de la centrale nucléaire ukrainienne de
Tchernobyl accidenté en 1986, mais également
des 800 sites d'entreposage de matériaux radioactifs
dans le périmètre de la centrale, continuent
de contaminer l'Ukraine, selon un scientifique ukrainien.
"Dans le réacteur
détruit, le combustible recommence à chauffer.
A nouveau irradié, il s'évapore et une
poussière radioactive s'échappe du sarcophage"
de béton, a déclaré le chef de la
Commission nationale ukrainienne pour la
sécurité radioactive, l'académicien
Dmitri Grodzinski, dans un entretien publié jeudi par
le quotidien russe Izvestia. Selon lui, "des fissures et des trous"
traversent le sarcophage sur une longueur "de plus d'un
kilomètre" au total. Un représentant du
ministère ukrainien des Situations d'urgence a
immédiatement démenti à la radio Echo
de Moscou l'éventualité de fuites provenant du
sarcophage. Selon M. Grodzinski, "le sarcophage a
été fait à la va-vite, le béton
coulé sans armature, et il n'est pas sûr", en
particulier "compte tenu de l'instabilité
sismologique de la région de Tchernobyl".
De même, les quelque 800 sites
d'entreposage "contenant des centaines de milliers de
mètres cubes de matériaux radioactifs" et
construits juste après la catastrophe de 1986,
"n'étaient efficaces que cinq à six ans",
affirme l'académicien. Maintenant, des matériaux
particulièrement dangereux s'en écoulent et
contaminent la rivière Pripiat et la "mer de Kiev",
une réserve d'eau proche de la capitale, selon M.
Grodzinski. "Même le Dniepr est
contaminé. Or, les eaux du Dniepr sont
utilisées pour arroser les champs", a-t-il
ajouté, soulignant que le principal fleuve ukrainien
"transportait de la radioactivité sur un immense
territoire". Le réacteur numéro 4 de
la centrale nucléaire ukrainienne de tchernobyl avait
explosé le 26 avril 1986, libérant un nuage
radioactif qui a contaminé une grande partie de
l'Europe et fait des milliers de morts. Près de six millions de
personnes continuent de vivre dans des zones
contaminées, dont 2,3 millions d'Ukrainiens, 1,8
million de Russes et 1,6 million de Bélarusses, selon
les chiffres de l'ONU. (AFP/CPDH) ajouté le
1/5/2002
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