
N'oublions pas que la théorie de l'évolution est née à une époque où l'on voulait être à tout prix «moderne» en supprimant Dieu. Dieu ne pouvait pas exister, sinon on devrait agir de manière responsable et Lui rendre compte de ses actes. Il fallait donc trouver une solution de remplacement. Mais la Parole de Dieu déclare sans équivoque: «Au commencement, Dieu a créé le ciel et la terre» (Gen. 1, 1). En dans l'Epître aux Romains, nous lisons: «Car ce qu'on peut connaître de Dieu est manifeste pour eux, Dieu le leur ayant fait connaître. En effet, les perfections invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa divinité, se voient comme à l'oeil, depuis la création du monde, quand on les considère dans ses ouvrages. Ils sont donc inexcusables» (Rom. 1, 19-20). Le Psaume 19, 2 affirme que l'univers chante en l'honneur du Créateur:
«Les cieux racontent la gloire de Dieu, et l'étendue céleste annonce l'oeuvre de ses mains.» Et dans la Lettre aux Hébreux: «C'est par la foi que nous reconnaissons que le monde a été formé par la parole de Dieu, en sorte que ce que l'on voit n'a pas été fait de choses visibles» (Hébr. 11, 3).
Dans l'Etat américain du Kansas, d'aucuns semblent comprendre ce langage et réfléchir sur l'évolution et la création. Finalement, on y a décidé de supprimer la théorie de l'évolution comme matière d'examen dans les écoles. Les administrations de l'Education publique en Arizona, Alabama, Illinois, New Mexico, Texas, Arkansas, Louisiane et Nebraska envisagent d'en faire autant, comme la revue familiale «Ethos» (sept. 1999) nous l'apprend. Nous y lisons entre autres:
A la suite de la nouvelle décision, la théorie de l'évolution pourra toujours être enseignée dans les écoles, mais elle ne fera plus l'objet d'épreuves ni d'examens. ... Tom Willis (Kansas City) appuie cette décision. Willis est président d'une société du Middle West qui s'occupe de l'approche scientifique de la création. Pour Willis, la théorie de l'évolution est une mystification. Aucun laboratoire n'a jusqu'à présent pu créer une quelconque forme de vie d'une matière morte: «Quand on dit aux écoliers que les sciences naturelles confirment le bien-fondé de la théorie de l'évolution, on les trompe.» Depuis une vingtaine d'années, davantage d'Américains refusent d'accepter la théorie de l'évolution comme unique explication de l'origine de la vie. En comparaison avec les Européens, les Américains adoptent une attitude beaucoup plus critique à l'égard de la théorie l'évolution. D'après une enquête ... 52 pour cent croient qu'il avait des hommes primitifs l'époque des dinosaures, tandis que 65 pour cent expriment des doutes quant au «big bang» et que 55 pour cent estiment que l'homme descend des animaux.
La revue «Natur & Kosmos» (juillet 1999) présente un livre intitulé «Le complot darwiniste - Montée et déclin d'une conception pseudo-scientifique du monde». Dans une critique du livre, nous lisons:
Darwin et les conséquences
En 1860 déjà, le naturaliste Louis Agassiz estimait que la théorie darwiniste de l'évolution était «contraire aux faits, non scientifique par sa méthode et nocive dans ses tendances». L'écrivain Reinhard Eichelbeck fait sien ce jugement impitoyable et explique de manière surprenante, mais solidement étayée, que la théorie de Darwin n'est au fond qu'un mythe.
Alors que Darwin était nécessaire pour saper le dogme chrétien de la création, sa conception mécanique du monde est aujourd'hui devenue obsolète. Tout d'abord, la «lutte pour la vie» en tant que facteur principal de l'évolution ne peut expliquer la réalité. Ce n'est pas la lutte qui est le moteur de l'évolution, mais la coopération, non pas la procréation effrénée des cas normaux, mais l'autolimitation.
Eichelbeck s'amuse à décrire la façon dont les darwinistes marchent sur des oeufs lorsqu'ils doivent expliquer pourquoi précisément le stade le plus important de l'évolution, à savoir la formation de nouvelles espèces, n'a pas laissé de traces dans les fossiles. Le «chaînon manquant» n'est pas l'exception, mais la règle.
L'auteur n'apporte pas beaucoup d'arguments nouveaux, mais il offre un excellent aperçu de l'ensemble. Et la question est plus actuelle que jamais: Pouvons-nous encore accepter la théorie darwiniste? La réponse d'Eichelbeck est sans équivoque et convaincante: non!
Quand, donc, nos écoles vont-elles se poser de sérieuses questions à propos de la théorie de l'évolution? Nos autorités et nos enseignants sont-ils trop lâches que pour rejoindre ceux qui regardent l'évolutionnisme d'un oeil critique et pour se donner la peine d'envisager d'autres approches? Ne sont-ils capables que de donner un enseignement que d'autres leur ont préparé et mâché? Ou, au contraire, ne pourraient-ils pas avoir suffisamment de courage et de zèle pour inciter les jeunes gens intelligents à réfléchir davantage, tout en se mettant à réfléchir eux-mêmes?
N L
Appel de Minuit 11 / 1999