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TA PAROLE EST LA VÉRITÉ
(Jean 17.17)
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Appel de minuit

n° 6-juin-2002
Texte intégral

 

Rendre compte

« Ainsi chacun de nous rendra compte à Dieu pour lui-même » (Rom. 14,12). Bien des gens vivent selon cette devise« Fais le bien et ne crains personne ». Mais cela est à courte vue et, dès lors, très dangereux ; en effet, la Bible affirme que le moment vient où nous devrons rendre compte. Elle nous présente un Juge incorruptible devant qui il faudra répondre de chaque seconde de notre vie. Ce Juge est le Dieu juste et trois fois saint, qui habite dans la lumière, laquelle ne laissera rien de caché.

Je me suis fort effrayé un jour au sujet de quelqu'un qui pensait être traité injustement par Dieu et affirmait devoir avoir une conversation sérieuse avec Lui à ce propos. Job, qui croyait subir des injustices de la part de l'Éternel, obtint d'Élihu cette réponse : « Je te répondrai qu'en cela tu n'as pas raison, car Dieu est plus grand que l'homme. Veux-tu donc disputer avec lui, parce qu'il ne rend aucun compte de ses actes ? » (Job 33,12-13). Jamais un être humain ne peut demander des comptes à Dieu ! Quiconque le fait se place sous le jugement. Le sage rabbi Shimon b. Jose b. Laqonia a exprimé cette parole sentencieuse : « Si une pierre tombe sur un pot, malheur au pot ! Si le pot tombe sur la pierre, malheur au pot ! Quoi qu'il en soit, malheur au pot ! »

Nous parlons volontiers d'un Dieu miséricordieux et plein de grâce, ce qu'Il est d'ailleurs : « Cependant l'Éternel désire vous faire grâce, et il se lèvera pour vous faire miséricorde ; car l'Éternel est un Dieu juste : heureux tous ceux qui espèrent en lui ! » (Es. 30,18). Néanmoins, nous ne pouvons pas oublier qu'Il est aussi un Dieu qui juge. C'est le péché d'orgueil, vieux comme le monde, qui veut se dresser contre Lui. Que des hommes pensent pouvoir expliquer à l'Éternel comment Il aurait pu et dû agir différemment, quelle stupidité et quelle insolence !

En tant que chrétiens, nous préférons tourner l'épée de l'Esprit contre notre propre coeur et nous humilier devant Dieu ! Il est écrit en 1 Pierre 5,5-6: « Dieu résiste aux orgueilleux, mais il fait grâce aux humbles. Humiliez-vous donc sous la puissante main de Dieu, afin qu'il vous élève au temps convenable. » Et 2 Corinthiens 5,10 de nous rappeler : « Car il nous faut tous comparaître devant le tribunal de Christ, afin que chacun reçoive selon le bien ou le mal qu'il aura fait, étant dans son corps. » Le regard de flamme de Dieu distingue absolument tout. Moralement nus, nous paraîtrons un jour devant le tribunal de Christ ; tout sera alors révélé, même ce que nous aimerions cacher et également ce que nous avons oublié. Nous voyons en Matthieu 7,1-4 avec quel sérieux Jésus considère ces choses : « Ne jugez point, a fin que vous ne soyez point jugés. Car on vous jugera du jugement dont vous jugez, et l'on vous mesurera avec la mesure dont vous mesurez. Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l'oeil de ton frère, et n'aperçois-tu pas la poutre qui est dans ton oeil ? Ou comment peux-tu dire à ton frère : Laisse-moi ôter une paille de ton oeil, toi qui as une poutre dans le tien ? » Tout aussi importante est cette parole figurant en Matthieu 12,36: « Je vous le dis, au jour du jugement, les hommes rendront compte de toute parole vaine qu'ils auront proférée. » Le bilan sera immanquablement dressé. C'est ce que l'apôtre Paul déclare en Romains 14,12: « Ainsi chacun de nous rendra compte à Dieu pour lui-même. »

Ne devons-nous pas trembler, nous effrayer ? Mais voici que Paul nous présente une merveilleuse issue en 1 Corinthiens 11,31: « Si nous nous jugions nous-mêmes, nous ne serions pas jugés. » Comme enfants de Dieu, nous devons, hélas, régulièrement faire la triste constatation que nous péchons. Se juger soi-même signifie Lui confesser ses péchés, s'en humilier et implorer Son pardon. L'Écriture nous enseigne aussi que nous rencontrons un Juge miséricordieux, si nous pratiquons nous-mêmes la miséricorde : « Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde ! » (Matth. 5,7). Un amour refroidi ne connaît pas la pitié. Par contre, il y a pour nous l'amour de Jésus qui s'est offert sans réserve, un amour duquel nous vivons et que nous devons répandre !

BURKHARO VETSCH

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