Il est écrit::
TA PAROLE EST LA VÉRITÉ
(Jean 17.17)
cela me suffit...

REGARD
Bibliothèque chrétienne online

Il est écrit::
TA PAROLE EST LA VÉRITÉ
(Jean 17.17)
cela me suffit...


Langue française uniquement

Articles divers....

Recherche
interne


Archéologie
Histoire

Édification

Témoignages


Environnement

Études bibliques

Famille


Israël

Loisirs

Occultisme


Oecuménisme

Politique
mondiale

Sciences


Sectes Églises Religions

Suisse

Vie sociale

 


Appel de minuit

n° 5-mai -2002
Texte intégral

 

La « paix » d'Ismaël

L'Arabie saoudite, précisément, a proposé un plan de paix, qui a remporté un succès d'une ampleur étonnante. Que se cache-t-il là-dessous ?

Les Américains ont fourni des efforts considérables pour négocier un plan de paix pouvant satisfaire les deux parties. Le gouvernement Clinton, déjà, s'était attelé fiévreusement à l'élaboration d'un accord qui, sous le slogan « La terre contre la paix », devait contribuer à une coexistence pacifique entre les Palestiniens et les Israéliens. Ce plan a cependant échoué, Yasser Arafat ayant refusé de signer l'accord préparé à Camp David. Plus récemment, les plans Mitchell et Tenet n'ont, eux non plus, rencontré aucun succès.

Pourtant, soudainement et de manière plutôt inattendue, le prince héritier saoudien Abdullah Ibn Aziz A-Saud a déposé un « plan de paix » sur la table, lequel a, pour l'instant, été largement approuvé dans le monde entier. Il a ainsi proposé la reconnaissance diplomatique d'Israël par tous les pays arabes pour autant que l'État hébreu se retire des « territoires palestiniens occupés » pour réintégrer les frontières d'avant 1967. Jérusalem deviendrait, par conséquent, la capitale d'Israël et de la Palestine. Des modifications au niveau des frontières sont envisagées de sorte qu'Israël puisse conserver une partie des colonies juives tandis que les Palestiniens obtiendraient d'autres régions. La proposition saoudienne doit également prévoir des garanties de sécurité du côté de la Ligue arabe pour Israël. Le prince héritier a même été jusqu'à promettre à Israël une paix « chaude », contrairement à la paix « froide » établie avec l'Égypte et la Jordanie.

Rapidement, les questions des médias ont fusé : « La proposition du prince saoudien est-elle l'issue de secours à la spirale de la violence au Proche-Orient ? » - « De nombreux États arabes sont-ils enfin prêts à résoudre ce conflit ? » - « Les Européens et les États-Unis soutiennent-ils le plan de paix saoudien ? » - « Israël manifeste-t-il de l'intérêt pour les propositions venant du camp arabe ? » Le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, également, s'est déclaré très optimiste à propos du plan de paix saoudien. Il a manifesté un intérêt si grand, voire euphorique, que les États-Unis, et en particulier George W. Bush, ont suggéré au Premier ministre israélien, Ariel Sharon, de faire le nécessaire au niveau diplomatique pour que le plan de paix saoudien n'échoue pas. Le président israélien Moshe Katzav est même prêt à recevoir le prince héritier saoudien Abdullah à Jérusalem ou à aller le rencontrer à Riad. M. Katzav a souligné qu'il ne laisserait pas passer la nouvelle initiative de paix des Saoudiens sans la mettre à profit.
Le ministre des Affaires étrangères Shimon Peres a trouvé les projets saoudiens « fascinants » et aurait même menacé de quitter la grande coalition si ces propositions n'étaient pas approuvées. Ce qui est toutefois étonnant, c'est qu'en Arabie saoudite, on ne croit pas a une paix avec Israël (Neue Zürcher Zeltung, 24.3.02). Un journaliste saoudien établi au Caire - il a souhaité garder l'anonymat - affirme que l'initiative serait en contradiction avec le Coran, celui-ci expliquant qu'il serait impossible de vivre en paix avec les Juifs. Dans la sourate 5, 51, il est clairement dit : « Ô les croyants ! Ne prenez pas pour alliés les Juifs et les chrétiens ; ils sont alliés les uns des autres. Et celui d'entre vous qui les prend pour alliés, devient un des leurs. Allah ne guide certainement pas les injustes. »

L'Arabie saoudite s'y entend dans le rôle de gardienne de l'Islam. Le fait qu'une proposition de paix soit émise de ce côté est très douteux. Mais si l'on considère que les enseignements de Mahomet permettent une paix tactique, pour autant que sa validité ne dure que le temps où elle est utile à l'Islam et qu'elle puisse être brisée à tout moment, cela laisse planer un doute quant aux efforts saoudiens pour la paix. Les Arabes font partie des descendants d'Ismaël, lequel est né suite à un écart charnel d'Abraham, et ce avant la naissance d'Isaac, qui était l'objet de la promesse divine. Quand Isaac fut sevré, Ismaël se moqua de lui : « Sara vit rire le fils qu'Agar, l'Égyptienne, avait enfanté à Abraham » (Gen. 21,9). Une autre version dit. « Sara vit plaisanter avec son fils Isaac, le fils qu'Agar, l'Égyptienne, avait enfanté à Abraham ». Ismaël était presque un « anti-Isaac ». Abraham pensait d'abord, à tort, que la bénédiction de la promesse de Dieu pourrait également venir par Ismaël, mais ce ne fut pas le cas. Au contraire, il a été dit à propos d'Ismaël et de ses descendants : « Il sera comme un âne sauvage ; sa main sera contre tous, et la main de tous sera contre lui ; et il habitera en face de tous ses frères » (Gen. 16,12). Plus tard, les tribus arabes du désert sont devenues, de par leur position fort intéressante du point de vue stratégique, une provocation permanente aux yeux de leurs voisins - ce qui n'a toujours pas changé aujourd'hui. Les pays arabes, surtout ceux qui disposent de ressources pétrolières, se trouvent dans une position de départ favorable, qu'ils exploitent en profitant de leurs avantages par rapport à l'Occident, en particulier à l'encontre d'Israël.

La Bible parle clairement d'une « paix » et de vastes efforts de paix précédant le temps de la grande tribulation, et le début du royaume millénaire de Christ. On veut construire soi-même un « nouveau monde » béni, qui ne se fonderait pas sur les promesses de Dieu et qui, par conséquent, devrait finalement conduire à la ruine du peuple juif. Aujourd'hui, de nombreuses personnes souhaitent apporter au monde une « paix », qui, pour le véritable Prince de paix, Jésus-Christ, n'est que dérision et raillerie. Jérémie se lamentait déjà à ce sujet : « Ils pansent à la légère la plaie de la fille de mon peuple : 'Paix ! paix !' disent-ils ; et il n'y a point de paix » (Jér. 6, 14). Le texte parallèle dans le Nouveau Testament est encore plus explicite : « Quand les hommes diront. - Paix et sûreté ! alors une ruine soudaine les surprendra, comme les douleurs de l'enfantement surprennent la femme enceinte, et ils n'échapperont point » (1 Thess. 5,3).

Sommes-nous proches des événements de la grande tribulation ? Il est tout à fait certain que ces signes importants annoncent le retour de Jésus, et que, par conséquent, nous devons nous tenir prêts.

Les descendants d'Ismaël ont été appelés Arabes. Ce nom est dérivé du mot hébreu « arabah » (désert). « Arabes » signifie également « habitants du désert » ou « habitants des steppes ». Pourvu que l'offre de paix de l'Arabie saoudite à l'intention d'Israël ne se révèle pas un mirage qui fait croire de manière trompeuse à un plan d'eau, mais qui finalement n'est qu'un désert apportant la mort !
N. L.

haut de page