Appel de minuit
n° 5-mai -2002
Texte
intégral
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La
« paix »
d'Ismaël
L'Arabie saoudite,
précisément, a
proposé un plan de paix, qui a
remporté un succès d'une
ampleur étonnante. Que se
cache-t-il
là-dessous ?
Les
Américains ont fourni des efforts
considérables pour négocier
un plan de paix pouvant satisfaire les
deux parties. Le gouvernement Clinton,
déjà, s'était
attelé fiévreusement
à l'élaboration d'un accord
qui, sous le slogan « La terre
contre la paix », devait
contribuer à une coexistence
pacifique entre les Palestiniens et les
Israéliens. Ce plan a cependant
échoué, Yasser Arafat ayant
refusé de signer l'accord
préparé à Camp David.
Plus récemment, les plans Mitchell
et Tenet n'ont, eux non plus,
rencontré aucun
succès.
Pourtant,
soudainement et de manière
plutôt inattendue, le prince
héritier saoudien Abdullah Ibn Aziz
A-Saud a déposé un
« plan de paix » sur
la table, lequel a, pour l'instant,
été largement
approuvé dans le monde entier. Il a
ainsi proposé la reconnaissance
diplomatique d'Israël par tous les
pays arabes pour autant que l'État
hébreu se retire des
« territoires palestiniens
occupés » pour
réintégrer les
frontières d'avant 1967.
Jérusalem deviendrait, par
conséquent, la capitale
d'Israël et de la Palestine. Des
modifications au niveau des
frontières sont envisagées
de sorte qu'Israël puisse conserver
une partie des colonies juives tandis que
les Palestiniens obtiendraient d'autres
régions. La proposition saoudienne
doit également prévoir des
garanties de sécurité du
côté de la Ligue arabe pour
Israël. Le prince héritier a
même été
jusqu'à promettre à
Israël une paix
« chaude »,
contrairement à la paix
« froide »
établie avec l'Égypte et la
Jordanie.
Rapidement, les
questions des médias ont
fusé : « La
proposition du prince saoudien est-elle
l'issue de secours à la spirale de
la violence au
Proche-Orient ? » -
« De nombreux États
arabes sont-ils enfin prêts à
résoudre ce
conflit ? » -
« Les Européens et les
États-Unis soutiennent-ils le plan
de paix saoudien ? » -
« Israël manifeste-t-il de
l'intérêt pour les
propositions venant du camp
arabe ? » Le
secrétaire général de
l'ONU, Kofi Annan, également, s'est
déclaré très
optimiste à propos du plan de paix
saoudien. Il a manifesté un
intérêt si grand, voire
euphorique, que les États-Unis, et
en particulier George W. Bush, ont
suggéré au Premier ministre
israélien, Ariel Sharon, de faire
le nécessaire au niveau
diplomatique pour que le plan de paix
saoudien n'échoue pas. Le
président israélien Moshe
Katzav est même prêt à
recevoir le prince héritier
saoudien Abdullah à
Jérusalem ou à aller le
rencontrer à Riad. M. Katzav a
souligné qu'il ne laisserait pas
passer la nouvelle initiative de paix des
Saoudiens sans la mettre à profit.
Le ministre des
Affaires étrangères Shimon
Peres a trouvé les projets
saoudiens
« fascinants » et
aurait même menacé de quitter
la grande coalition si ces propositions
n'étaient pas approuvées. Ce
qui est toutefois étonnant, c'est
qu'en Arabie saoudite, on ne croit pas a
une paix avec Israël (Neue
Zürcher Zeltung, 24.3.02). Un
journaliste saoudien établi au
Caire - il a souhaité garder
l'anonymat - affirme que l'initiative
serait en contradiction avec le Coran,
celui-ci expliquant qu'il serait
impossible de vivre en paix avec les
Juifs. Dans la sourate 5, 51, il est
clairement dit : « Ô
les croyants ! Ne prenez pas pour
alliés les Juifs et les
chrétiens ; ils sont
alliés les uns des autres. Et celui
d'entre vous qui les prend pour
alliés, devient un des leurs. Allah
ne guide certainement pas les
injustes. »
L'Arabie
saoudite s'y entend dans le rôle de
gardienne de l'Islam. Le fait qu'une
proposition de paix soit émise de
ce côté est très
douteux. Mais si l'on considère que
les enseignements de Mahomet permettent
une paix tactique, pour autant que sa
validité ne dure que le temps
où elle est utile à l'Islam
et qu'elle puisse être brisée
à tout moment, cela laisse planer
un doute quant aux efforts saoudiens pour
la paix. Les Arabes font partie des
descendants d'Ismaël, lequel est
né suite à un écart
charnel d'Abraham, et ce avant la
naissance d'Isaac, qui était
l'objet de la promesse divine. Quand Isaac
fut sevré, Ismaël se moqua de
lui : « Sara vit rire le fils
qu'Agar, l'Égyptienne, avait
enfanté à
Abraham » (Gen. 21,9). Une autre version dit.
« Sara vit plaisanter avec son
fils Isaac, le fils qu'Agar,
l'Égyptienne, avait enfanté
à Abraham ». Ismaël
était presque un
« anti-Isaac ».
Abraham pensait d'abord, à tort,
que la bénédiction de la
promesse de Dieu pourrait également
venir par Ismaël, mais ce ne fut pas
le cas. Au contraire, il a
été dit à propos
d'Ismaël et de ses descendants :
« Il sera comme un âne
sauvage ; sa main sera contre tous,
et la main de tous sera contre lui ;
et il habitera en face de tous ses
frères » (Gen. 16,12). Plus tard, les tribus
arabes du désert sont devenues, de
par leur position fort intéressante
du point de vue stratégique, une
provocation permanente aux yeux de leurs
voisins - ce qui n'a toujours pas
changé aujourd'hui. Les pays
arabes, surtout ceux qui disposent de
ressources pétrolières, se
trouvent dans une position de
départ favorable, qu'ils exploitent
en profitant de leurs avantages par
rapport à l'Occident, en
particulier à l'encontre
d'Israël.
La Bible parle
clairement d'une
« paix » et de vastes
efforts de paix précédant le
temps de la grande tribulation, et le
début du royaume millénaire
de Christ. On veut construire
soi-même un « nouveau
monde » béni, qui ne se
fonderait pas sur les promesses de Dieu et
qui, par conséquent, devrait
finalement conduire à la ruine du
peuple juif. Aujourd'hui, de nombreuses
personnes souhaitent apporter au monde une
« paix », qui, pour le
véritable Prince de paix,
Jésus-Christ, n'est que
dérision et raillerie.
Jérémie se lamentait
déjà à ce
sujet : « Ils pansent à la
légère la plaie de la fille
de mon peuple : 'Paix !
paix !' disent-ils ; et il n'y a
point de paix » (Jér. 6,
14). Le
texte parallèle dans le Nouveau
Testament est encore plus explicite :
« Quand les hommes diront. -
Paix et sûreté ! alors
une ruine soudaine les surprendra, comme
les douleurs de l'enfantement surprennent
la femme enceinte, et ils
n'échapperont
point » (1 Thess. 5,3).
Sommes-nous
proches des événements de la
grande tribulation ? Il est tout
à fait certain que ces signes
importants annoncent le retour de
Jésus, et que, par
conséquent, nous devons nous tenir
prêts.
Les descendants
d'Ismaël ont été
appelés Arabes. Ce nom est
dérivé du mot hébreu
« arabah »
(désert).
« Arabes » signifie
également « habitants du
désert » ou
« habitants des
steppes ». Pourvu que l'offre de
paix de l'Arabie saoudite à
l'intention d'Israël ne se
révèle pas un mirage qui
fait croire de manière trompeuse
à un plan d'eau, mais qui
finalement n'est qu'un désert
apportant la mort !
N. L.
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