Appel de minuit
n° 7-juillet-2002
Texte
intégral
|
L'ONU
sanctionne
Celui qui se
retrouve sur l'une des listes onusiennes
de sanctions contre le terrorisme ne peut
pas se défendre. En Suisse
également, des comptes ont
été bloqués, et ce
sans aucun contrôle ou audition par
les tribunaux.
Dans un rapport
du « NZZ am Sonntag »
(12.5.2002), voici ce qui a
été relevé :
« L'état de droit
disparaît avec la suspicion de
terrorisme.
En novembre 2001, Mohamed Mansour, Suisse
d'origine égyptienne et ancien
professeur à l'ETH, a
été déclaré
'terroriste global' du jour au
lendemain.
Les
États-Unis les avaient inscrits,
lui et son épouse, sur leur liste
de suspects. Deux jours plus tard, cette
liste se trouvait entre les mains du
Conseil de sécurité de
l'ONU. Et la Suisse fît ce qu'elle
avait toujours fait depuis la fin de la
guerre froide : elle fit appliquer
les sanctions économiques de l'ONU
par une ordonnance qui lui était
propre.
Les comptes
bancaires du couple Marisour ont alors
été bloqués. Au sens
strict du terme, aucun boulanger n'aurait
pu alors leur vendre du pain sans violer
le droit international. Depuis lors,
Mohamed Marisour, âgé de 74
ans, a toujours clamé son
innocence. Il n'a en effet aucune autre
possibilité étant
donné qu'il n'existe aucune voie de
recours contre cette immixtion massive
dans sa vie.
'Nous nous
trouvons là dans un domaine
inconnu', déclare Kurt
Höchner, sous-directeur de la
Direction du droit international public.
Des sanctions financières
ciblées - le terme
générique étant
'smart sanctions constituent un moyen
relativement neuf visant à ne pas
toucher un peuple entier, mais uniquement
des personnes bien
déterminées. Jusqu'à
présent de telles sanctions
financières ciblées n'ont
été prévues que
ponctuellement par l'ONU et :
appliquées par la Suisse.
Après le 11 septembre, l'ONU a,
sous la pression du département
américain des Finances,
utilisé pour la première
fois cet instrument contre un grand nombre
de suspects.
Mohamed Mansour
a de la chance de résider en
Suisse. Lors de la transposition des
sanctions antiterroristes, le Conseil
fédéral a prévu une
clause permettant au Secrétariat
d'État à l'Économie
(Seco) de débloquer, après
trois jours, au moins l'argent
nécessaire aux besoins quotidiens
de la personne sanctionnée.
Cependant, M. Marisour veut obtenir le
déblocage complet de ses comptes.
Et surtout, il souhaiterait être
rayé des listes de terroristes. Et
à ce niveau, la seule chose qu'il a
pu faire a été d'envoyer des
lettres de sollicitation à la
Fédération, à l'ONU
et aux États-Unis. Mais en vain
jusqu'à
présent. »
Othmar Wyss du
Secrétariat d'État à
l'Économie a confirmé cette
information dans le
« Zürcher
Oberländer » (14.5.02) et a
ajouté qu'il y a actuellement 293
noms inscrits sur la Liste noire de
Suisse. Fatalement, il y a peu de chances
d'être rayé de cette liste.
Celui qui, par exemple, est
suspecté à tort par les
Américains de financer le
terrorisme, ne peut pas se défendre
face à cela. Selon M. Wyss, seuls
les États peuvent actuellement
être rayés de la liste. Ils
peuvent ainsi s'adresser au Comité
des sanctions de l'ONU et exiger une
suppression de la liste. Cette
possibilité n'existerait toutefois
pas pour les privés ou les
organisations.
Apparemment,
l'ONU est effectivement occupée
à transposer rigoureusement son
pouvoir d'action dans les faits. Ce qui
jusqu'à présent ne s'est
produit que très rarement est
maintenant appliqué dans des
proportions beaucoup plus importantes.
Quel appareil du pouvoir se trouve
derrière la transposition de telles
sanctions, qui sont dirigées contre
des privés et des
associations ? Dans quelle mesure
l'homme est-il déjà
contrôlable ? La surveillance
et les enquêtes ou les mesures
punitives qui en découlent,
prennent de plus en plus des allures
'antichrist'. Si l'on en est
déjà à un point
où une famille ne peut plus acheter
ce dont elle a besoin pour vivre parce
qu'elle figure sur une liste noire de
l'ONU et que celle-ci contrôle ses
comptes bancaires, c'est que nous sommes
proches de ce qui est dit en Apocalypse
13,16-17:
« Et elle fit que tous, petits
et grands, riches et pauvres, libres et
esclaves, reçussent une marque sur
leur main droite ou sur leur front, et que
personne ne pût acheter ni vendre,
sans avoir la marque, le nom de la
bête ou le nombre de son
nom. » Dans ce domaine, on
avance à un rythme
inquiétant.
Au cours des
dernières semaines, on a pu lire
ici et là qu'aux Etats-Unis, il
était déjà possible
de payer ses achats dans les
supermarchés non pas avec une carte
de crédit, mais tout simplement
à l'aide de ses empreintes
digitales. Dans les premières
heures qui ont suivi l'introduction de ce
système novateur, des centaines de
personnes se sont fait enregistrer. Par
d'autres publications, on a
également appris que les trois
membres d'une famille de Floride
s'étaient fait implanter sous la
peau une puce dénommée
VeriChip de la taille d'un grain de
riz. Cette puce contient des informations
médicales et personnelles. La
procédure a été
effectuée de manière
ambulatoire et n'a pris que quelques
secondes. La puce, grande de 12 fois 1,2
mm, contient un mini-émetteur. Un
scanner permet d'appeler un numéro
d'identification personnel
enregistré sur la puce et renvoyant
à des données propres au
porteur de la puce.
Le fabricant de
puces Applied
Digital Solutions Inc., implanté à
Palm Beach, espère que de
nombreuses personnes dans le monde entier
se feront implanter la puce. Pourtant, de
nombreuses voix se sont déjà
élevées pour mettre en garde
contre les abus, mais la percée de
cette puce sur le marché ne pourra
toutefois plus être freinée.
Qu'adviendra-t-il de cet appareil de
pouvoir déjà existant avec
toutes ses compétences et
possibilités technologiques, si
apparaît à la tête du
monde l'homme que la Bible appelle
« la
bête » ?
Nous vivons
apparemment à une époque
où le système antichrist
commence à faire son apparition
avec force dans tous les domaines. C'est
pourquoi nous pouvons d'autant plus nous
attendre au retour du Seigneur pour Son
Église et crier haut et fort :
« Maranatha ; viens,
Seigneur Jésus ! »
N.L.
|