Appel de minuit
n° 8-août-2002
Texte
intégral
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Mériter le ciel par de
bonnes oeuvres ?
Question :
A la
réunion d'étude, nous nous
sommes penchés sur le sujet de
l'homme riche et du pauvre Lazare
(Luc 16,19 et
suivants).
Des divergences de vue se sont
manifestées. Pourquoi le riche
devait-il subir des tourments, alors que
Lazare se trouvait dans le sein
d'Abraham ? Il n'est pourtant pas
écrit que Lazare avait
été un homme pieux. C'est
ainsi que l'on a exprimé la
pensée que nous pourrions
être méritants aux yeux de
Dieu par nos bonnes oeuvres. Mais la Bible
enseigne que c'est par Jésus seul
que nous pouvons être
justifiés. Ne pourriez-vous nous
donner quelques éclaircissements
à ce sujet ?
En Luc 16, 19ss, il n'est nullement question
que les pauvres, en raison de leur statut
social, auraient une meilleure chance de
salut éternel que les riches ou
qu'ils pourraient même entrer tout
simplement ainsi dans le ciel !
L'inverse est également vrai :
l'homme considéré et riche
n'est, par rapport à
l'éternité, pas plus
privilégié que le pauvre.
Aucun être humain ne peut
mériter le royaume des cieux, que
ce soit par de bonnes oeuvres ou en raison
d'une quelconque vertu !
Expliquons la
Bible par la Bible ; nous verrons
alors que, pour obtenir la
félicité éternelle,
une seule chose compte, à savoir
accepter Jésus-Christ dans son
coeur et Le suivre (voir, par exemple,
1 Jean 5,12). Nous ne nous trompons
certainement pas en affirmant que les
auditeurs de Jésus le savaient
aussi, puisqu'Il avait clairement
affirmé en Jean 14,6: « Je suis le chemin, la
vérité et la vie. Nul ne
vient au Père que par
moi. » Il dit sensiblement la
même chose en Jean 10,9: « Je suis la porte. Si
quelqu'un entre par moi, il sera
sauvé ; il entrera et il
sortira, et il trouvera des
pâturages. » Nous pouvons donc en
conclure que le Seigneur
Jésus-Christ avait, en Luc 16,1
9ss, quelque chose de tout
différent en vue, à savoir
qu'il n'y a plus de salut possible
après la mort.
Il est
écrit en Ecclésiaste
11,3:
« Si un arbre tombe, au
midi ou au nord, il reste à la
place où il est
tombé » ; cela vaut
également pour l'état de
l'homme à sa mort : ou l'on
est né de nouveau et l'on est
sauvé, ou l'on meurt avec ses
péchés et l'on va vers le
jugement, parce que l'on n'a pas
accepté le sacrifice de
Jésus et l'efficace du sang de
l'expiation. C'est pourquoi celui qui n'a
pas accepté Jésus-Christ
comme son Seigneur et Maître,
devrait se poser sans tarder cette
question décisive :
« Où passerai-je
l'éternité ? »
La Bible exhorte à plusieurs
reprises :
« Aujourd'hui, si vous entendez
sa voix, n'endurcissez pas vos
coeurs » (Hébr.
4,7). Les
événements tragiques actuels
le montrent très clairement :
une vie humaine peut s'achever
terriblement vite ! D'où le
sérieux appel du Seigneur à
saisir le moment
présent !
En tant
qu'enfants de Dieu, ce texte devrait nous
inciter à considérer quelque
chose d'autre. Notre vocation est
d'être des ambassadeurs pour Christ
(2 Cor. 5,20). Cette mission, nous ne
pouvons l'accomplir que durant notre
passage ici-bas. Il sera ensuite trop
tard. Sommes-nous fidèles en ce que
nous sommes appelés à
faire ? Combattons-nous par la
prière pour le salut des membres de
notre famille, de parents et de
connaissances ? Et notre vie est-elle
un bon témoignage pour le
Seigneur ? Que Dieu nous fasse la
grâce de racheter le
temps !
E.V.
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