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TA PAROLE EST LA VÉRITÉ
(Jean 17.17)
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Appel de minuit

n° 8-août-2002
Texte intégral

 

Mériter le ciel par de bonnes oeuvres ?

Question : A la réunion d'étude, nous nous sommes penchés sur le sujet de l'homme riche et du pauvre Lazare (Luc 16,19 et suivants). Des divergences de vue se sont manifestées. Pourquoi le riche devait-il subir des tourments, alors que Lazare se trouvait dans le sein d'Abraham ? Il n'est pourtant pas écrit que Lazare avait été un homme pieux. C'est ainsi que l'on a exprimé la pensée que nous pourrions être méritants aux yeux de Dieu par nos bonnes oeuvres. Mais la Bible enseigne que c'est par Jésus seul que nous pouvons être justifiés. Ne pourriez-vous nous donner quelques éclaircissements à ce sujet ?

En Luc 16, 19ss, il n'est nullement question que les pauvres, en raison de leur statut social, auraient une meilleure chance de salut éternel que les riches ou qu'ils pourraient même entrer tout simplement ainsi dans le ciel ! L'inverse est également vrai : l'homme considéré et riche n'est, par rapport à l'éternité, pas plus privilégié que le pauvre. Aucun être humain ne peut mériter le royaume des cieux, que ce soit par de bonnes oeuvres ou en raison d'une quelconque vertu !

Expliquons la Bible par la Bible ; nous verrons alors que, pour obtenir la félicité éternelle, une seule chose compte, à savoir accepter Jésus-Christ dans son coeur et Le suivre (voir, par exemple, 1 Jean 5,12). Nous ne nous trompons certainement pas en affirmant que les auditeurs de Jésus le savaient aussi, puisqu'Il avait clairement affirmé en Jean 14,6: « Je suis le chemin, la vérité et la vie. Nul ne vient au Père que par moi. » Il dit sensiblement la même chose en Jean 10,9: « Je suis la porte. Si quelqu'un entre par moi, il sera sauvé ; il entrera et il sortira, et il trouvera des pâturages. » Nous pouvons donc en conclure que le Seigneur Jésus-Christ avait, en Luc 16,1 9ss, quelque chose de tout différent en vue, à savoir qu'il n'y a plus de salut possible après la mort.

Il est écrit en Ecclésiaste 11,3: « Si un arbre tombe, au midi ou au nord, il reste à la place où il est tombé » ; cela vaut également pour l'état de l'homme à sa mort : ou l'on est né de nouveau et l'on est sauvé, ou l'on meurt avec ses péchés et l'on va vers le jugement, parce que l'on n'a pas accepté le sacrifice de Jésus et l'efficace du sang de l'expiation. C'est pourquoi celui qui n'a pas accepté Jésus-Christ comme son Seigneur et Maître, devrait se poser sans tarder cette question décisive : « Où passerai-je l'éternité ? » La Bible exhorte à plusieurs reprises : « Aujourd'hui, si vous entendez sa voix, n'endurcissez pas vos coeurs » (Hébr. 4,7). Les événements tragiques actuels le montrent très clairement : une vie humaine peut s'achever terriblement vite ! D'où le sérieux appel du Seigneur à saisir le moment présent !

En tant qu'enfants de Dieu, ce texte devrait nous inciter à considérer quelque chose d'autre. Notre vocation est d'être des ambassadeurs pour Christ (2 Cor. 5,20). Cette mission, nous ne pouvons l'accomplir que durant notre passage ici-bas. Il sera ensuite trop tard. Sommes-nous fidèles en ce que nous sommes appelés à faire ? Combattons-nous par la prière pour le salut des membres de notre famille, de parents et de connaissances ? Et notre vie est-elle un bon témoignage pour le Seigneur ? Que Dieu nous fasse la grâce de racheter le temps !

E.V.

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