Appel de minuit
n° 8-août-2002
Texte
intégral
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L'habit
qui convient
« Je me réjouirai en
l'Éternel, mon âme sera ravie
d'allégresse en mon Dieu ; car
il m'a revêtu des vêtements du
salut, il m'a couvert du manteau de la
délivrance, comme le fiancé
s'orne d'un diadème, comme la
fiancée se pare de ses
joyaux » (Es. 61,10). Vêtements
d'été ou d'hiver, tenue de
travail ou costume de dimanche : nous
choisissons l'habit qui convient le mieux
à la saison ou aux circonstances.
En tant que chrétiens, nous
devrions aussi veiller à être
bien vêtus. Car, en fin de compte,
c'est à notre apparence
extérieure que nos semblables nous
jugent. Il est cependant infiniment plus
important de se présenter devant
Dieu dans une tenue
correcte !
Le roi de la
parabole de Matthieu 22, qui avait lancé des
invitations pour son festin de noces, fut
très logiquement pris de
colère quand il vit un homme assis
à table en tenue de travail. Il le
fit jeter dans les ténèbres
du dehors. Absolument justifiés, la
colère et le jugement du roi
à l'endroit de celui qui ne donnait
pas à cette circonstance les
égards qu'elle méritait. -
Jésus présenta cette
parabole en pensant aux Juifs, qui Lui
refusaient le respect et l'honneur qui Lui
revenaient ; mais pensons à
ceci : nous aussi, en tant qu'enfants
de Dieu, sommes également des
invités du Roi des rois quand nous
nous présentons au culte. Lui
apportons-nous, et à cette
célébration, le respect et
l'honneur qui s'imposent, par notre tenue
vestimentaire, notre comportement et notre
attitude intérieure ? Les yeux
de Dieu voient tout, jusque dans les
profondeurs du coeur.
Le verset
d'Esaïe cité en introduction
est un chant de joie sur les
vêtements du salut et de la justice.
Ces habits, nous ne pouvons nous les
procurer dans un magasin de mode. Mais
Jésus veut nous les donner. Il les
a acquis et payés par Sa mort sur
la croix pour nous. Nos
péchés Lui ont
occasionné d'indicibles
souffrances. La chute dans le
péché a détruit la
communion avec Dieu. Depuis lors, nul ne
peut se présenter nu devant
Lui ; il faut être couvert des
vêtements du salut et de la justice.
Au paradis déjà, le Dieu
d'amour et de miséricorde a
revêtu Adam et Eve de peaux de
bête, en type prophétique des
vêtements du salut. Il fallut alors
une première victime
sacrifiée ; ce principe
demeure éternellement :
« Et presque tout,
d'après la loi, est purifié
avec du sang, et sans effusion de sang il
n'y a pas de pardon » (Hébr.
9,22). Plus
tard, Dieu exigeait des sacrificateurs
qu'ils portent des vêtements de
lin : une tunique, des
caleçons et une ceinture de ce
tissu, afin de cacher leur nudité
au Dieu saint et aux hommes (Ex. 28,4 ; Lév.
16,4). Mais
de nos jours, quelle tenue vestimentaire
indécente exhibée par tant
de personnes ! Le coeur serré,
nous voyons comment Satan les travestit de
plus en plus, et cela jusque dans nos
milieux chrétiens.
Par Son
sacrifice sanglant à Golgotha,
Jésus nous a acquis les
vêtements du salut et de la justice.
Celui qui marchera jusqu'au bout dans ce
monde dans la nudité de ses
péchés, et à qui il
manque donc l'habit acquis par Son
sacrifice, devra un jour se
présenter couvert de honte devant
Dieu, et il sera jeté dans les
ténèbres du dehors. Nous
avons besoin des vêtements de la
grâce ; Jésus nous les
offre. Nos bonnes oeuvres ne nous
mériteront jamais la robe du salut
et de la justice. Il est
écrit :
« Nous sommes tous comme des
impurs, et toute notre justice est comme
un vêtement
souillé » (Es. 64,5).
Comment
s'approprier la robe de la justice ?
Comme le fils perdu de Luc 15 ! Il fit la seule chose
qui convenait : réalisant sa
culpabilité et son état de
perdition, il revint chez son père
aimant et lui confessa :
« Mon père, j'ai
péché contre le ciel et
contre toi, je ne suis plus digne
d'être appelé ton
fils » (Luc 15,21). Le père serra dans
ses bras son fils repentant et le fit
revêtir des plus beaux habits. Pour
nous aussi, c'est la seule
voie.
La Bible parle
souvent de vêtements blancs comme
figure de la pureté et de la
réconciliation. Nous lisons en
Esaïe 1,18: « ... Si vos
péchés sont comme le
cramoisi, ils deviendront blancs comme la
neige ; s'ils sont rouges comme la
pourpre, ils deviendront comme la
laine. » Nous qui sommes des
enfants de Dieu graciés et
sanctifiés, emparons-nous
personnellement de cette offre ! Ce
n'est qu'en vêtements du salut et de
la justice que nous pourrons entrer dans
Son royaume céleste, où il y
aura éternellement paix et
joie.
BURKHARD
VETSCH
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