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Appel de minuit

n° 6-juin-2002
Texte intégral

 

Guerres et bruits de guerres

Le 15 avril 2002, Max Thalmann a écrit, en tant que commentateur occasionnel, dans le « Basler Zeitung » (Journal de Bâle) sur le processus de paix au Proche-Orient : « Jérusalem est une ville qui se situe au centre du monde, et elle est le point central de trois religions. Il n'y a ici-bas aucune autre ville qui soit mieux connue et qui aurait, pour la paix du monde, une plus grande signification que Jérusalem. On peut à peine mettre en doute que la paix ici-bas est largement dépendante de la paix de Jérusalem. »

Cette dernière phrase ne manque pas d'impressionner. Il en est effectivement ainsi : À la question d'Israël/ Jérusalem tient ou tombe la paix dans ce monde. Même les deux terribles conflits mondiaux du 20ème siècle ont été en fin de compte des événements déterminants pour le peuple juif. Une conséquence de la Première Guerre mondiale a été la constitution d'un foyer juif en « Palestine » (Déclaration Balfour). La guerre suivante (1940-1945), avec ses six millions de Juifs tués, a finalement conduit à la création de l'État d'Israël en 1948. Mais depuis lors, ce peuple n'est toujours pas parvenu à la paix : il est l'objet d'inimitiés, d'agressions et d'attaques terroristes. De même, les nations ne connaissent pas le repos.

La Bible relie les « derniers jours » précédant le retour de Jésus à la rentrée des Israéliens dans leur patrie. Pour ce dernier temps précisément, il a été également prophétisé un accroissement des affrontements belliqueux. Le Seigneur Jésus a annoncé ce développement comme signe de Son imminent retour : « Vous entendrez parler de guerres et de bruits de guerres. gardez-vous d'être troublés, car il faut que ces choses arrivent. Mais ce ne sera pas encore la fin. Une nation s'élèvera contre une nation, et un royaume contre un royaume, et il y aura, en divers lieux, des famines et des tremblements de terre » (Matth. 24,6-7). Jamais notre monde n'a vécu deux guerres mondiales aussi déterminantes qu'en ce 20ème siècle ; comme déjà dit, elles ont été des clés dans le rétablissement d'Israël. En fin de compte, l'agitation des ennemis doit servir à l'accomplissement de la volonté de Dieu. Ces deux conflits n'étaient « pas encore la fin » ; ils « devaient se produire auparavant », pour que les Juifs retrouvent une patrie. Depuis lors, il y a constamment eu des affrontements entre les nations.
Ce titre a figuré dans un communiqué de presse : « Davantage de guerres, des famines plus graves et un exode massif d'habitants de nombreux pays. »

La « Coalition pour la Cour de justice internationale » montre dans des statistiques qu'au cours des 50 dernières années (après la création de l'État d'Israël), le monde a connu plus de 250 conflits, sans compter les deux guerres mondiales. Quelque 86 millions de civils y ont perdu la vie (plus que durant les deux guerres mondiales). Environ 170 millions de personnes ont perdu leurs droits, leurs biens et leur dignité (« Hannoversche Allgemeine », 12.04.02, n° 85, p. 4).

Au cours des seules 12 dernières années, il y a eu des guerres en Irak, en Yougoslavie, dans de grandes régions d'Afrique, dans l'ancienne URSS et maintenant en Afghanistan. Pensons aussi au conflit qui s'éternise en Israël entre Palestiniens, juifs et de nombreux groupes terroristes arabes. Déjà l'on parle d'envoyer éventuellement là-bas des troupes onusiennes. Dans un article figurant dans un important hebdomadaire suisse, on a pu lire : « La situation au Proche-Orient devient de jour en jour plus dramatique ... C'est pourquoi le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan ... a, à Genève, instamment demandé l'envoi de troupes internationales dans cette région de crise. De nombreux observateurs pensent que le Conseil de sécurité de l'ONU décidera bientôt l'engagement de troupes de la paix. - La Suisse devra également répondre à cette question : Doit-elle prendre part à de tels engagements de troupes onusiennes et même envoyer des soldats ? - Oui, pensent les partis fédéraux SP, FDP et CVP. Et de préciser : Si l'ONU veut envoyer des troupes de paix, la Suisse ne doit pas s'en tenir à l'écart. Le chef de la fraction SP, Franco Cavalli, a déclaré : 'La situation est si dramatique qu'il n'existe qu'une solution : séparer militairement les deux camps. ' » Ce que la Bible a prédit pour le temps de la fin apparaît avec de plus en plus d'évidence : « Et toutes les nations de la terre s'assembleront contre elle » (Zach. 12,3.9 ; 14,2 ; Joël 3,2).

Les bruits de préparatifs de guerres se font de plus en plus insistants. Partout les sabres sont brandis. Les communiqués s'accumulent dans nos journaux tant écrits que parlés. Les signes d'une imminente action militaire des USA contre l'Irak s'accentuent. Même la Corée du Nord menace l'Amérique et parle de guerre. Au Pakistan et en Inde, des fusées atomiques se dressent de part et d'autre de leur frontière commune.

Cause de souci, il y a également l'équipement nucléaire dont se dotent des pays arabes comme la Syrie et l'Irak, ainsi que l'Iran.

Dans le journal suisse « Zürcher Oberländer » (16.4.02), on a pu lire ce communiqué : « Le ministère de la Défense britannique a, au cours des cinq dernières années, publié des documents secrets qui expliquent la fabrication de bombes atomiques. ... Il y figurerait les noms de tous les composants de l'arme jusqu'à la quantité nécessaire de plutonium. Les documents longtemps tenus secrets sont maintenant à la disposition de chacun dans les archives nationales britanniques. Des organisations terroristes pourraient ainsi fabriquer de plus petites armes - pour autant qu'elles puissent se procurer du plutonium. »

- Sur les bruits de guerres circulant au cours des derniers mois seulement, le commandant de division suisse Hans Bachofner écrit : « Les tambours de la guerre grondent de nouveau sur nos frontières. La rhétorique de paix débordante des dix dernières années s'est transformée en une rhétorique de guerre tout aussi débordante. Les soldats de la paix, qui ont fait et protègent la paix, les chercheurs de paix et les processus de paix ont été chassés par des soldats d'élite, des citations de Clausewitz, des communiqués de guerre et des mentions de victoires. ... Savent-ils où ils vont ? » (« Schweizerzeit, 11. 1.02 ; n° 1).

Ils savent à peine « où ils vont ». Mais la Bible nous le révèle et nous en donne la raison : « Je rassemblerai toutes les nations, et je les ferai descendre dans la vallée de Josaphat ; là, j'entrerai en jugement avec elles, au sujet de mon peuple, d'Israël, mon héritage, qu'elles ont dispersé parmi les nations, et au sujet de mon pays, qu'elles se sont partagé » (Joël 3,2).

Les nations ne savent pas qu'elles sont déjà sur le chemin du jugement divin et qu'elles se dirigent tout droit vers la plus grande catastrophe de leur histoire. La menace qui pèse sur notre monde ne provient pas des lourdes charges qui hypothèquent l'environnement, ni d'une guerre nucléaire ou d'une comète qui pourrait frapper notre terre. Non, la plus grave menace pour les peuples de la terre se situe plutôt dans leur attitude à l'égard d'Israël. Max Thalmann a parfaitement raison, quand il écrit à la fin de son commentaire dans le « Basler Zeitung » : « L'histoire d'Israël a été marquée pendant des millénaires par des événements que personne n'aurait même pas imaginés, même pas le fondateur de l'État, Theodor Herzl. Toujours il s'est trouvé là des forces prophétiques en jeu. »

N.L.

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