Appel de minuit
n° 6-juin-2002
Texte
intégral
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Dieu
est-Il injuste et cruel ?
Question : Dans notre famille est
née une controverse portant sur le
fait que la Bible contient des passages
qui font apparaître Dieu comme un
être cruel. Elle a été
déclenchée par un article de
journal citant quelques-uns de ces
passages (par exemple :
1 Rois
14,10 ; Jér. 19,8 ; Apoc.
18,8). La
question se pose ainsi de savoir comment
concilier de telles paroles bibliques avec
un Dieu d'amour.
Nous vivons
à une époque où une
image mal équilibrée de Dieu
est répandue. On parle presque
exclusivement du Dieu d'amour ; par
contre, la Bible présente aussi un
Dieu saint et juste, pouvant se mettre en
colère, et qui juge et doit punir
le péché. S'Il ne le faisait
pas, Ses paroles ne seraient que du
vent.
Dieu n'a pas
créé des marionnettes, mais
des êtres humains qui peuvent se
prononcer librement pour ou contre Lui,
pour l'obéissance ou la
désobéissance à Son
égard. Mais cette liberté
implique aussi que l'individu doit
supporter les conséquences de ses
agissements. La signification en
est : obéissance =
bénédiction ;
désobéissance =
malédiction. Parce que l'homme
« autonome » se
décide dans la plupart des cas
à faire ce qui lui plaît et
ce qu'il tient pour correct - sans tenir
compte des commandements divins -, le
monde devra traverser un terrible temps de
tribulation. Pour savoir avec quel
sérieux Dieu considère le
péché, il suffit de lire le
dernier livre de la
Bible !
Dieu n'a
nullement besoin que nous, petits humains,
fassions un plaidoyer pour Lui ! Il
attend plutôt de nous que, comme
« ambassadeurs pour
Christ », nous criions au monde
de toutes sortes de manières :
« Soyez
réconciliés avec
Dieu ! » (2 Cor. 5,20). C'est le merveilleux
message de l'Évangile ! Car
Dieu dispose d'un moyen pour concilier Sa
sainteté et Sa justice d'une part,
avec Son amour d'autre part. Ce moyen est
Jésus-Christ, qui a dit :
« En
vérité, en
vérité, je vous le dis,
celui qui écoute ma parole, et qui
croit à celui qui m'a
envoyé, a la vie éternelle
et ne vient point en jugement, mais il est
passé de la mort à la
vie » (Jean 5,24). Heureux celui qui
reconnaît et comprend que le Dieu
saint doit le maudire à cause de
ses péchés, mais qu'Il a
envoyé Son propre Fils pour le
sauver de la perdition éternelle.
Seul celui qui saisit par la foi cette
seule et sûre perche de salut est
délivré du jugement et
béni au-delà de toute
mesure !
E.V.
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