Appel de minuit
n° 6-juin-2002
Texte
intégral
|
Le diable
existe-t-il ?
« Il est
aussi vieux que Dieu. Il est
considéré comme le
maître de la séduction et
comme l'auteur de tout le mal du monde.
Depuis des milliers d'années, il
est l'alibi de la calomnie, de la
persécution et de la
cruauté. Qui est ou qu'est-ce que
Satan ? Pourquoi
frémissons-nous toujours à
son nom ? De quoi avons-nous
peur ? »
Telle
était l'introduction d'un article
du « Peter Moosleitners Magazin
- P.M. » de mars 2002 ayant pour
thème l'existence du diable, et
dont nous publions ici de larges
extraits :
« Le diable - la puissance
mondiale du mal. Qui est ou qu'est-ce que le
diable ? Existe-t-il vraiment ?
Est-il, comme le croient les
fondamentalistes chrétiens ou
islamiques, en passe de détruire le
monde - à l'aide des médias,
des cartels de la drogue, des rythmes de
'Heavy Metal' et des nouveaux cultes
sataniques ? Prend-il, puissance
obscure invisible, le destin du monde
entre ses mains au moindre
relâchement de notre
attention ? Qui se rapproche du
diable se voit bientôt
confronté à une de ses
principales caractéristiques :
l'habitude qu'a Satan de troubler les
esprits en se servant de paradoxes et de
les perdre dans des cercles vicieux
mentaux (Ainsi, le mot grec diabolos,
d'où vient le mot diable,
signifie-t-il à l'origine
déconcerter, troubler). Qui est le
diable ? Réponse
paradoxale : tout d'abord la victime
de la plus grande condamnation qu'ait
jamais connue l'Histoire.
L'Américain Jeffrey Burton Russel,
théologien de l'Université
de Santa Barbara : Le diable est le
produit dérivé d'un
changement de paradigme qui s'est produit
dans le christianisme primitif : la
naissance du 'Bon Dieu'.
Car qui serait
alors responsable des meurtres et
assassinats, de la faim, des morts
d'enfants et de l'injustice ? On a
cherché et trouvé le bouc
émissaire. C'est le diable,
l'antagoniste de Dieu.
On a repris de
lui l'emblème du serpent, la forme
sous laquelle le diable incarné
s'est approché des hommes dans le
jardin d'Eden.
L'élément le
plus contradictoire et séduisant de
toutes les incarnations du diable est
toutefois la forme biblique de Lucifer.
Ange préféré de
Yahvé, épine dans le pied de
Dieu. Un être chatoyant, qui
entraîne les hommes à manger
du fruit de l'arbre de la connaissance -
et qui apporte ainsi l'ego, la conscience
de soi, l'esprit de contradiction et le
désir de chercher dans le monde. En
fait, Lucifer, dit Jeffrey Burton Russel,
incarne précisément les
valeurs de la société de
production moderne : la conscience de
soi, le désir du pouvoir et la
curiosité, même quand il
s'agit de percer les secrets dangereux (p.
ex. la recherche
génétique).
Tout cela a
amené le bel ange à se
révolter contre Dieu, à se
sentir l'égal de Dieu ('Je monterai
sur le sommet des nues, je serai semblable
au Très-Haut'). C'est ainsi qu'il
fut finalement déchu des cieux. Et
avec lui tombèrent tous les anges
qui s'étaient ralliés
à lui ; ils devinrent les
démons. Le mythe de Lucifer et de
'l'ange du mal' déchu des cieux
n'existe d'ailleurs pas seulement dans la
Bible. Selon Carl-Friedrich von Steegen,
auteur du livre
« Satan, Porträt des
Leibhaftigen
(1) »
en 1998, il est également
présent dans presque toutes les
cultures du monde. Il est possible qu'il
représente le souvenir collectif de
l'humanité de catastrophes
cosmiques antiques comme des chutes de
météores.
Le
spécialiste actuel du Vatican, le
prélat Corrado Balducci, ancien
exorciste en chef du diocèse de
Rome, a exposé en 1988
l'état de ses connaissances. Selon
lui, Satan est présent à
l'heure actuelle sur la terre sous
1.758.640.176 formes
différentes.
Le premier
portrait robot du diable fut publié
dans la vision apocalyptique de
l'évangéliste Jean :
des yeux incandescents, des griffes et des
dents redoutables, une gueule crachant des
flammes. Plus tard, il sera affublé
d'un pied bot consécutif à
sa chute du ciel.
Toutefois, mieux
vaut en réalité ne pas
badiner avec Satan. Puissance du mal, il
est aujourd'hui encore actif sur
l'ensemble de la planète, allume
des foyers de haine, de fanatisme et
d'aveuglement. Il constitue
peut-être la plus vieille excuse du
monde pour les actes graves allant
jusqu'au meurtre. En juillet 2001, Manuela
(23 ans) et Daniel Ruda (26 ans),
adorateurs du diable, tuaient de 66 coups
de couteau et de marteau Frank H., un
collègue de travail
âgé de 33 ans. Satan
lui-même avait agi à travers
eux, expliquèrent-ils devant le
tribunal de grande instance de Bochum
(Allemagne), déclinant toute
responsabilité pour leur acte.
Daniel Ruda : 'Nous ne sommes pas des
assassins. Dans un accident de la
circulation, on n'incrimine pas l'auto,
mais le conducteur. '
Alors que se
développent de nouvelles
théories sur le diable naissaient
au 19e siècle les 'cultes
sataniques', qui existent en grande partie
encore aujourd'hui. (À ne pas
confondre avec les gangs de jeunes
agissant également sous ce nom et
qui - en signe de rébellion contre
l'establishment - saccagent des
cimetières.) Leur dogme : la
'dédiabolisation' du plaisir des
sens et de la promiscuité sexuelle,
l'abandon de la morale et de la
bonté de l'homme. 'Fais ce que tu
veux, c'est la seule loi', est la
règle de vie revendiquée par
Aleister Crowley (1875-1947), une des
figures les plus importantes du satanisme.
De même, la 'Church of Satan',
fondée en 1966 aux Etats-Unis et
qui est certainement la plus grande
association satanique, comptant selon les
estimations 20.000 membres dans le monde,
prêche l'absence de scrupules et
l'égoïsme. Elle a
été créée par
Anton Szandor LaVey, qui
interprétait le rôle du
diable dans 'Rosemary's baby', le film de
Polanski.
Le diable ne
serait-il donc plus qu'une icône
pour des pseudo-religions ? A-t-il
fait son temps, n'est-il plus celui
à qui on vend son âme, qui
fait peur ou qui représente la
puissance des
ténèbres ? Dans une
récente enquête pour P. M.,
23 pour cent des mille personnes
interrogées (parmi lesquelles
étonnamment beaucoup
d'employés) affirment : 'je
crois que le diable existe' ; 14 pour
cent considèrent possible que l'on
puisse conclure un pacte avec le diable et
9 pour cent avouent avoir peur de lui.
Toutefois, la grande majorité des
gens voient le diable comme une invention
destinée à expliquer le mal
(68 pour cent) ou comme un instrument de
pouvoir par lequel l'Eglise essaie
d'exercer une pression (49 pour
cent).
Néanmoins, une autre
réponse tout aussi
fréquemment donnée est
également intéressante.
Près de la moitié des
personnes interrogées affirment
aussi : le diable est en nous.
Admettons-le : cette idée est
tout sauf nouvelle. Saint Augustin et
Martin Luther avaient déjà
identifié le monde intérieur
comme véritable champ de bataille
du diable. Il fallut toutefois attendre
l'avènement de la psychologie pour
que cette idée s'impose : le
diable incarné n'existe pas, il
s'agit d'énergies morales
négatives.
Il est toutefois
possible que le fait que nous jetions
petit à petit le diable par-dessus
bord soit sa plus grande victoire, et non
la nôtre. »
Cette tentative
d'analyse démontre à quel
point il est difficile d'avoir des
certitudes quant à l'existence du
diable. Les avis à ce propos
divergent largement et vont d'une peur
concrète du diable jusqu'à
la caricature et la blague en passant par
l'idée qu'il est une invention pour
expliquer le mal. Toutefois, que l'on
croie ou pas en l'existence du diable, il
ne fait aucun doute que le mal existe, et
ce, jusque dans l'horreur la plus
terrible, incommensurable et inhumaine.
Dès lors, les questions suivantes
s'imposent naturellement :
D'où vient le mal ? Quelle est
son origine ? Le mal est-il un
produit de l'évolution ?
Est-ce que la « soupe
originelle » était aigre
et a débordé,
répandant le
péché ? Ou quelque
chose d'autre se cache-t-il
derrière cela ? Où sont
les causes de l'horreur et du mal,
l'origine de la mort et de la
peur ?
La
vérité sur le diable ne peut
nous être donnée que par le
livre de la vérité, la
Bible. Elle seule nous fournit des
informations fiables sur l'origine et le
but de l'homme. Qu'a-t-elle à nous
dire sur l'existence de
Satan ?
Benedikt Peters
écrit pour introduire son livre
« Geöffente
Siegel
(2) » :
« D'où vient que nous
ayons d'une part le sens de la
beauté, du bien et du vrai, que
nous nous réjouissions de
l'harmonie de couleurs, de formes et de
sons, et que, d'autre part, nous
possédions des traits aussi
répugnants que l'envie, la haine,
le mensonge et l'avidité ? Et
d'où vient la souffrance ?
Pourquoi certaines choses font-elles
mal ? Dans les trois premiers
chapitres de la Bible, Dieu nous donne des
réponses à ces questions,
qui auraient été insolubles
sans Son aide. »
Dans les trois
premiers chapitres de la Parole divine, il
nous est dit que le diable existait
déjà avant la
création de l'humanité et
que le péché est
entré dans le monde parce qu'il
séduisit Adam et Eve. La
philosophie et la psychologie ne nous
donnent à coup sûr aucune
réponse aussi satisfaisante sur
l'origine et la présence du mal que
celle que nous offrent les Saintes
Écritures. Au moins sept livres de
l'Ancien Testament attestent de
l'existence du diable (Gen. ; 1
Chron. ; Job ; PS. ;
Esaïe ; Ezéch. et Zach.).
L'existence et l'action du diable sont
confirmées sur pratiquement toute
la longueur du Nouveau Testament.
Jésus-Christ Lui-même en
parle. Vingt-cinq des vingt-neuf mentions
du diable dans les quatre Évangiles
sortent directement de la bouche du
Seigneur (par ex.
Matth.
13,39 ;
Luc 10,
18 ;
11, 18 etc.). On parle clairement
de Jésus tenté par le
diable, mais le Seigneur, au contraire
d'Adam, a résisté et vaincu
la tentation (p. ex. Luc 4,1 et
suivants).
L'origine de
Satan
Satan est un
ange créé, donc une
créature de Dieu. Il ne
possède dès lors pas les
caractères divins comme la
toute-puissance, l'omniscience ou la
présence universelle (Job 1,7). Il est cependant riche en
expérience et il a à sa
disposition une armée nombreuse de
démons, ce qui lui permet
d'influencer et de contrôler le
monde entier. Il appartient à
l'ordre des chérubins (Ezéch.
28,14) ; il est fort possible
qu'il était le plus
élevé des anges. Lorsque
l'archange Michel
« contestait avec le diable et
lui disputait le corps de
Moïse », il n'osa pas
« porter contre lui un jugement
injurieux, mais il dit. Que le Seigneur te
réprime ! » (Jude 9). Par sa chute dans le
péché, il est devenu
l'archange du mal et le maître de
tous les démons. C'est pourquoi il
est qualifié de « prince
de la puissance de l'air »
(Eph. 2,2).
En Esaïe
14,12-17 et
Ezéchiel
28,11-19,
nous apprenons certaines choses sur
l'origine de Satan. Esaïe le
décrit comme « l'astre
brillant » et « fils
de l'aurore ». Le nom latin
Lucifer signifie « celui qui
apporte la lumière ». En
Ezéchiel, il est dit de lui :
« Tu mettais le sceau à
la perfection ; tu étais plein
de sagesse, parfait en
beauté ». Sa
résidence était dans le
jardin d'Eden, le jardin de Dieu ; il
« était couvert de toute
espèce de pierres
précieuses ». Il
était « sur la sainte
montagne de Dieu, marchant au milieu des
pierres étincelantes ».
Il se tenait donc au contact direct de
Dieu. Il était un
« chérubin protecteur,
aux ailes
déployées », au
début parfait dans ses voles. Bon
nombre d'exégètes pensent
qu'il était même l'ange
dirigeant la musique ; pour
l'affirmer, ils s'appuient sur
Ezéchiel
28,13:
« Tu étais en Eden, le
jardin de Dieu ; tu étais
couvert de toute espèce de pierres
précieuses, de sardoine, de topaze,
de diamant, de chrysolithe, d'onyx, de
jaspe, de saphir, d'escarboucle,
d'émeraude et d'or ; tes
tambourins et tes flûtes
étaient à ton service,
préparés pour le jour
où tu fus
créé. » Nous avons ici une
explication du fait que la musique est
actuellement grandement
dégénérée et
que bien des compositions musicales
exercent une forte influence occulte. De
nombreuses personnes, surtout des jeunes,
sont littéralement
subjuguées par elle. La musique est
devenue une sorte de religion d'ersatz. Ce
n'est certainement pas un hasard si les
premiers inventeurs des instruments de
musique sont de la descendance de
Caïn. Cela ne signifie cependant pas
que toute la musique soit mauvaise, car
elle a été
créée par Dieu. Ainsi, le
roi David inventa, lui aussi, des
instruments. Il y a néanmoins une
différence entre la musique
spirituelle et celle que l'on peut
qualifier de
« névrosée »,
qui excite, est
dégénérée, et
peut conduire à
l'agressivité, à l'extase et
à la confusion.
La chute de
Satan dans le
péché
Jésus
appelle Satan le « père
du mensonge » et le
« meurtrier dès le
commencement » (Jean 8,44). Il apparaît ainsi
clairement qu'il est le procréateur
du péché. Ezéchiel
nous dit que l'iniquité s'est
soudainement trouvée en lui
(Ezéch.
28,15). Il
ne nous est pas indiqué comment
cela est arrivé. Mais il a
péché de sa propre
initiative, sans que Dieu l'y ait
poussé. Bien des choses
négatives peuvent se produire avec
la permission divine, alors que
Lui-même ne les provoque pas. Satan
fut créé
« parfait »
(Ezéch.
28,12). Mais
le Créateur ne peut être tenu
pour responsable de l'entrée du
péché.
Le
péché est né dans le
coeur de Satan, au départ de son
ambition, née de son orgueil
illimité, d'être semblable au
Très-Haut (Es. 14,13-14). Ezéchiel rapporte
qu'il (Satan) « a
été rempli de violence et a
péché »
(Ezéch.
28,16). Son
coeur s'est enflé à cause de
sa beauté. Un tiers des anges s'est
laissé entraîner par
l'orgueil de Satan ; ils sont ainsi
devenus des démons (Apoc. 12,3-4. 7-9).
Parce que
l'homme s'est laissé séduire
par Satan et est tombé dans le
péché, il se trouve sous sa
domination. Satan a même le pouvoir
sur la mort. La chute d'Adam dans le
péché a fait de Satan le
prince de ce monde, lequel exerce son
influence sur tous les
peuples.
Le but de
Satan
Satan hait ce
qui est divin et tout
particulièrement
Jésus-Christ. Il veut à tout
prix empêcher l'établissement
du royaume de Dieu. Le but du diable est
d'aveugler tous les êtres humains
pour qu'ils n'acceptent pas
l'Évangile du salut (2 Cor. 4,4). Avec l'aide de ses
démons, il veut entraîner
dans la perdition le plus grand nombre
possible d'âmes, en faire ses
prisonniers dans les
ténèbres. Cela ressort
clairement des quatre Évangiles. On
tombe sous l'influence de Satan, quand on
s'ouvre à l'occultisme (la
divination, la lecture des lignes de la
main, le spiritisme, l'astrologie, la
magie noire et la blanche), ou
également quand on se livre
à l'alcoolisme, à la drogue
et à la pornographie. Les
conséquences peuvent être des
dépressions et des pensées
de suicide, des angoisses et un profond
mécontentement allant
jusqu'à la haine. Il se fait en
outre que ces gens se ferment soudainement
définitivement à
l'Évangile et qu'ils
réagissent avec agressivité
tout particulièrement au nom de
Jésus. Dans le pire des cas, les
liens occultes peuvent devenir de la
possession. Celui qui tiendrait cette
description pour exagérée
devrait considérer froidement la
situation de notre monde et voir s'il y a
une meilleure explication à la
cruauté et à la violence qui
y règnent.
De plus, le but
de Satan consiste à établir
un royaume opposé à celui de
Dieu, à créer un
système mondial, d'où
l'Éternel serait totalement exclu
(le « Nouvel ordre
mondial »). À la fin de
l'ère actuelle, il essaiera de
dresser toutes les nations contre le
royaume de Christ devant s'installer
à Jérusalem, afin de le
détruire (Apoc. 16,13-16). Ainsi s'explique la forte
haine du monde à l'endroit du
peuple juif, car c'est là en
Israël que Dieu établira le
royaume de Son Fils et qui sera finalement
en bénédiction pour toutes
les nations. En outre, le diable
amènera le monde à accepter
l'Antichrist comme son
« sauveur »
(Apoc. 13). Comme Satan a du pouvoir
sur ce monde et y a des possessions, il
utilisera ses gloires pour séduire
l'humanité comme il l'a toujours
fait (Matth. 4,8-9 ; Luc
4,5-7).
Le vainqueur
de Satan
Jésus est
le vainqueur du diable. Il a
triomphé de Satan, du
péché et de la mort. Comme
vrai homme, Il a été
tenté par cet adversaire (Satan)
tout comme Adam et Eve, mais Il a
résisté et infligé
ainsi une défaite au tentateur. En
tant qu'homme sans péché, Il
a rétabli l'ordre spirituel tel
qu'il existait avant la chute en Eden.
Comme tous sont devenus des
pécheurs par Adam, tous peuvent
maintenant être
délivrés du
péché par Jésus.
C'est pourquoi Christ est appelé le
second ou dernier Adam (1 Cor. 15,45-47). Jésus est venu pour
détruire les oeuvres du diable, ce
qu'Il a réalisé par Sa vie
sans péché, Sa mort sur la
croix et Sa résurrection. Il est
écrit en Hébreux
2,14-15:
« Ainsi donc, puisque les
enfants participent au sang et à la
chair, il y a également
participé lui-même, afin que,
par la mort, il anéantît
celui qui a la puissance de la mort,
c'est-à-dire le diable, et qu'il
délivrât tous ceux qui, par
crainte de la mort, étaient toute
leur vie retenus dans la
servitude. » Cette
rédemption, que Jésus a
accomplie sur la croix de Golgotha, fut
annoncée immédiatement
après la chute dans le
péché, lorsque Dieu dit au
serpent : « Je mettrai inimitié
entre toi et la femme, entre ta
postérité et sa
postérité : celle-ci
t'écrasera la tête, et tu lui
blesseras le talon » (Gen. 3,15). Comme signe qu'avec la
venue de Jésus s'ouvrait le temps
du salut, Il chassa beaucoup de
démons et délivra de
nombreuses personnes de leurs liens avec
Satan ou ses démons. Il pardonna
des péchés et apporta la
paix aux hommes. La venue du Seigneur
avait un but bien concret :
« Il a effacé
l'acte dont les ordonnances nous
condamnaient et qui subsistait contre
nous, et il l'a détruit en le
clouant à la croix ; il a
dépouillé les dominations et
les autorités, et les a
livrées publiquement en spectacle,
en triomphant d'elles par la
croix » (Col. 2,14-15).
Tout être
humain qui s'empare par la foi de la
rédemption réalisée
par Jésus obtient un plein pardon
et la délivrance. Il sort ainsi de
l'emprise de Satan pour entrer dans le
royaume de Dieu et son autorité. La
Bible dit à cet égard :
Il « nous a
délivrés de la puissance des
ténèbres et nous a
transportés dans le royaume du Fils
de son amour » (Col. 1,13).
La fin de
Satan
Quand le
Seigneur Jésus reviendra, Satan
sera lié pour mille ans ; les
royaumes de ce monde seront
incorporés dans celui de Christ.
C'est alors seulement que sera
exaucée cette demande figurant dans
le « Notre
Père » :
« Que ton nom soit
sanctifié ; que ton
règne vienne ; que ta
volonté soit faite sur la terre
comme au ciel » (Matth. 6,9-10).
À la fin
de la période de mille ans, le
diable et la mort seront jetés dans
l'étang de feu et de soufre
(Apoc. 20,1-3. 7-10. 14). Dieu créera de
nouveaux cieux et une nouvelle terre,
où la mort ne sera plus, et cela
parce qu'il n'y aura plus ni
péché ni deuil. À
ceux qui croient en Jésus, la
garantie est donnée d'une
entrée dans le ciel.
Cher lecteur,
chère lectrice, si vous êtes
lié à Satan d'une quelconque
manière, que ce soit par
l'occultisme ou par toute autre chose,
confessez-le donc au Seigneur Jésus
dans la prière et demandez-Lui de
vous délivrer. Il le fera
très certainement, car :
« Quiconque croit en lui ne
sera point confus », et
« Car quiconque invoquera le
nom du Seigneur sera
sauvé » (Rom. 10,11.13). N.L.
|
Les noms de
Satan
La Bible
emploie différents noms
pour désigner le
diable :
- Satan
(Matth.
4,10)
- l'Adversaire
(1 Pierre
5,8)
- Diable,
en grec diabolos (calomniateur
ou 'celui qui
embrouille' ;
Eph
6,11)
- Béelzébul
(seigneur des
démons ;
Matth.
12,26-27)
- Bélial
(infamie,
méchanceté ;
2 Cor.
6,15)
- Le
malin (caractère ;
Jean
17,15 ;
1
Jean 5,18)
- Le
serpent (ruse et
sournoiserie ;
Apoc
20,2)
- Le
dragon (puissance
furieuse ; Apoc.
12,10)
- L'accusateur (le
délateur ;
Apoc.
12,10)
- Le
tentateur (1 Thess.
3,5)
- Le
séducteur de
l'humanité tout
entière (2 Jean
1,7 ;
Apoc
20,8)
- Le
prince de monde (ou :
dieu de ce siècle, ou
encore : vainqueur des
nations ; Es.
14,12 ;
2 Cor.
4,4)
- Le
prince de la puissance de
l'air (Eph.
2,2)
- L'esprit qui agit
dans les fils de la
rébellion (Eph.
2,2)
- Le
prince du monde des
ténèbres et
l'esprit méchant dans
les lieu célestes
(Eph.
6,12)
- Meurtrier
dès le commencement
(Jean
8,44)
- Père du
mensonge (Jean
8,44)
- Ange de
lumière (2 Cor.
11,14).
|
(1)
Satan, portrait du diable, NDT

(2)
Scellé ouvert ;
NDT
|