Appel de minuit
n° 8-août-2002
Texte
intégral
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Le combat
pour la vigne
Il y a très
longtemps, une lutte acharnée se
livra pour la possession de la vigne de
Naboth. Les quatre personnes qui y
étaient impliquées furent a
la base d'importantes prophéties
sur la vigne biblique du temps de la
fin.
WALTER
MOSIMANN
Dans divers
passages, la Bible fait
référence à la vigne
dans des paraboles sur la
révélation de la Parole de
Dieu. Ainsi Esaïe :
« Je chanterai à mon
bien-aimé le cantique de mon
bien-aimé sur sa
vigne » (Ésaïe 5,
1) ; et il dit au peuple
d'Israël :
« La vigne de l'Éternel
des armées, c'est la maison
d'Israël, et les hommes de Juda,
c'est le plant qu'il
chérissait » (v.7).
Cette
déclaration d'Esaïe
n'était pas adressée
à n'importe qui, mais aux gens
d'Israël et de Juda,
c'est-à-dire au peuple élu
de Dieu. Cette question vient se
poser : Cette promesse vaut-elle
dès lors exclusivement pour
l'Israël de l'Ancien Testament ?
La réponse nous est fournie par
Jésus Lui-même, lorsqu'Il dit
à Ses disciples :
« Je suis le vrai cep, et mon
Père est le vigneron. ... Je suis
le cep, vous êtes les sarments.
Celui qui demeure en moi et en qui je
demeure porte beaucoup de fruit, car sans
moi vous ne pouvez rien
faire » (Jean 15,1 et 5).
La vigne
biblique de l'Ancien Testament est en fait
une figure du peuple élu de Dieu du
Nouveau Testament, peuple constitué
de tous les croyants en
Jésus-Christ, nés de
nouveau, tirés de toutes les
nations. « Il n'y a plus ni Juif ni
Grec, il n'y a plus ni esclave ni libre,
il n' y a plus ni homme ni femme ;
car tous vous êtes un en
Jésus Christ » (Gal. 3,28).
« ... mon Père est le
vigneron. » Cela signifie que Dieu
est le propriétaire légitime
de la vigne, dans laquelle Jésus
est le cep d'où procède la
vraie vie éternelle. Mais il y a
aussi les sarments, une image des membres
du corps de Christ, ceux qui croient en
Lui et sont nés de nouveau, mais
qui ne pourront produire du fruit que
s'ils restent attachés au cep
(Jean 15,4).
La vigne de
Naboth - un
héritage
Nous trouvons,
dans l'Ancien Testament, un
arrière-plan historique
présentant la vigne comme figure
révélée par Dieu
relativement aux événements
se situant dans le temps
précédant le retour de
Jésus. Il est question de cette
vigne dans le premier livre des Rois
(1 Rois 21,17-26).
Il s'agit
là d'une vigne située
à Jizréel, dans une belle
région très fertile entre la
Samarie et la Galilée. Son
propriétaire était un homme
du nom de Naboth. À cette
époque (environ 870 avant
Jésus-Christ), Achab était
roi en Israël. Il faisait ce qui
était mauvais aux yeux de
l'Éternel. Un jour, il
décida d'acheter la vigne de Naboth
pour la transformer en jardin potager pour
ses propres besoins. Absolument impensable
pour Naboth, le croyant, qui avait compris
quel dessein motivait cet achat. En
Israël, on ne pouvait ni acheter ni
vendre une propriété
foncière à son gré,
et cela dans l'optique du nombre de
récoltes possibles jusqu'à
l'année jubilaire suivante,
où la terre devait retourner au
premier propriétaire.
La raison plus
profonde résidait en ce que la
terre appartient à l'Éternel
et que, selon Lévitique
25, elle ne
peut être vendue pour toujours. Si
Naboth avait cédé la vigne,
cela eût été pour
Achab une prise de possession
définitive ; d'où le
refus de Naboth.
La
conséquence en fut qu'une lutte
s'engagea pour cette vigne. La reine
Jézabel joua dans cette affaire un
rôle décisif : les
intrigues qu'elle manigança firent
que Naboth perdit sa vigne. Sur base d'un
jugement inique, il fut condamné
à mort et
exécuté.
Suite à
ce crime, le prophète Elie fut
chargé d'annoncer au roi Achab la
sentence prononcée par
l'Éternel :
« Voici, je vais faire venir le
mal sur toi ; et j'ôterai ta
postérité » (1 Rois 21,21 ; version
Darby).
L'histoire de la
vigne de Jizréel compte quatre
personnages, qui sont non seulement
marqués par le combat pour la vigne
de Naboth, mais qui, par leurs traits de
caractère, annoncent aussi des
messages prophétiques concernant la
vigne biblique du temps de la fin :
Naboth, Achab, Jézabel et
Elie.
Naboth et les
tentatives de division
actuelles
Le
propriétaire de la vigne de
Jizréel nous présente par sa
foi, de manière figurée, le
propriétaire de la vigne biblique
du Nouveau Testament ; Jésus
dit de Lui :
« Mon Père est le
vigneron. » Le roi Achab voulait
entrer en possession de la vigne de
Jizréel, mais il y avait un
problème, déjà
mentionné : Naboth ne pouvait
consentir à l'échanger ou
à la vendre (1 Rois 21,2), et cela à cause de
sa foi (v.3).
Face à
cette situation, Jézabel, la femme
d'Achab, ne voyait qu'une solution :
réduire Naboth à
l'impuissance et le priver de ses droits
sur la vigne. Nous voyons dans ce fait une
image de notre temps : jamais
auparavant les efforts n'ont
été aussi grands pour
ôter Son pouvoir au Dieu vivant,
remettre Son autorité en question
ou même Le renier. Jamais encore on
n'a aussi vigoureusement tenté de
soustraire les gens à l'influence
divine.
Par sa
théorie sur l'évolution,
Charles Darwin, né en 1809, s'est
mis, dès le milieu du 19ème
siècle, à attaquer de front
le récit biblique de la
création. Il passait pour
être un des plus grands
scientifiques de son temps. Beaucoup l'ont
imité. Par des affirmations
toujours nouvelles sur la naissance du
monde et la création de l'homme, on
s'est efforcé de séparer le
Créateur de Sa création, le
Vigneron de Sa vigne.
Darwin et ses
adeptes ont amené un bouleversement
intellectuel qui ne peut plus être
contenu. Par une éducation
ciblée, de nombreuses personnes en
sont aujourd'hui marquées et,
conséquemment, sont devenues de
plus en plus endurcies à l'endroit
de l'action de Dieu. La théorie de
l'évolution est utile à la
tentative de retirer au Dieu tout-puissant
Son autorité, en affirmant qu'il
n'existe pas un tel Dieu créateur.
Il doit être mis à
l'écart tout comme Naboth jadis,
car ce n'est que de cette manière
que l'on peut priver de l'influence de son
Maître la vigne du Nouveau
Testament, l'Eglise du
Seigneur.
Y a-t-il
quelque chose d'erroné dans la
théorie de
l'évolution ?
L'homme naturel
juge ce qui lui est visible et ce que sa
raison peut saisir. La science naturelle
analyse ce qu'elle voit. Elle veut sonder
les lois de la nature et, sur base de
connaissances acquises, tirer des
conclusions sur la naissance du monde et
de la vie. Ce faisant, elle se base dans
ses théories sur le mesurage
d'ères immenses aux processus
lents, tels qu'ils apparaissent dans
diverses expériences et valeurs
expérimentales. De ce point de
départ, on affirme que ces
évolutions du passé se sont
faites exactement comme dans le
présent.
En soi, cette
théorie n'a rien de
répréhensible ; on peut
la comprendre et elle donne
d'intéressants résultats.
Selon le modèle servant de base, on
en vient à la conviction que le
temps de l'agglomération de gaz et
de la poussière pendant la
construction du système solaire
doit avoir débuté voici
quelque 4,6 milliards d'années.
D'autres modèles proposent des
dates plus anciennes encore.
Nous ne devrions
jamais essayer d'opposer des arguments
à ces théories, car elles ne
sont pas en elles-mêmes
fondamentalement erronées. Les
théories ne sont pas fausses, mais
bien le point de vue adopté par les
sciences naturelles. Nous devons changer
le point de vue pour adopter celui de la
Bible, de la Parole de Dieu ; il nous
sera alors montré des
vérités toutes
différentes. Dans l'Évangile
selon Jean, Jésus, parlant de
l'Esprit de vérité,
dit : « ... que le monde ne peut
recevoir, parce qu'il ne le voit point et
ne le connaît
point » (Jean 14,17).
La
possibilité qu'il puisse y avoir eu
un Créateur ayant
réalisé toutes choses n'est
pas du tout prise en considération
par bon nombre de scientifiques, et cela
parce qu'ils ne peuvent pas les mesurer et
les saisir par leur intelligence. Mais la
théorie de l'évolution
fournit ainsi le meilleur
témoignage en faveur du Dieu
vivant, car ladite évolution aurait
nécessité des milliards
d'années pour créer ce que
Dieu a fait en six jours -
assurément avec une
différence essentielle :
l'évolution n'aurait pas pu,
même après des milliards
d'années, produire un être
humain à l'image de Dieu et lui
donner une âme
immortelle.
Les sciences
naturelles conçoivent depuis le
présent une clé ouvrant sur
le passé. La Bible nous enseigne
exactement le contraire. Mais sachons bien
ceci : elle n'est pas un livre
scientifique que l'on doit saisir avec sa
raison et que l'on peut étudier
à l'école (au même
titre que la mathématique, par
exemple). Elle est le livre de la vie et
ne se comprend qu'à l'aide du
Saint-Esprit, l'Esprit de
vérité, duquel Jésus
a dit que le monde ne Le reçoit
pas. Par la Bible, l'Esprit ne nous ouvre
pas seulement la porte sur le
présent, Il le fait aussi sur
l'avenir avec cette certitude :
« Tu es digne, notre Seigneur
et notre Dieu, de recevoir la gloire et
l'honneur et la puissance ; car tu as
créé toutes choses, et c'est
par ta volonté qu'elles existent et
qu'elles ont été
créées » (Apoc. 4,11).
Avec quel effroi
ceux qui auront rejeté l'existence
du Dieu de la création devront un
jour paraître devant
Lui !
Tournons-nous de
nouveau vers la vigne de Naboth et vers
celui qui voulait se l'approprier
illégalement :
Achab
Ce roi
« fit ce qui est mal aux yeux
de l'Éternel, plus que tous ceux
qui avaient été avant
lui » (1 Rois, 16,30). Il n'y eut personne comme
lui qui n'éprouvait aucun scrupule
à marcher dans les
péchés de
Jéroboam.
Achab donne
l'image d'un pouvoir politique mondain,
qui n'a aucune crainte de Dieu. Il alla
même jusqu'à vouloir
trafiquer avec le sanctuaire ; il
était également prêt
à commettre un meurtre afin de
s'approprier la vigne du pieux Naboth. Il
n'était cependant pas seul dans
cette sombre affaire : il n'aurait
pas pu réaliser ce forfait, si sa
femme
Jézabel
ne l'y avait pas
aidé. Elle était la fille
d'Ethbaal, le roi de Sidon, qui -
d'après l'historien juif Flavius
Josèphe - était un ancien
prêtre d'Astarté, laquelle
était honorée comme
déesse de la fertilité et
dont le pendant masculin était
Baal. Cette Jézabel fut donc,
dès sa jeunesse, marquée par
l'idolâtrie de son
père.
C'est par le
mariage avec le roi impie Achab que cette
femme put entrer dans le peuple
d'Israël et devint reine sur cette
nation élue de Dieu. Cette personne
d'une énergie féroce
utilisait tous les moyens de
séduction et de violence pour
imposer au royaume des dix tribus
d'Israël le culte païen de son
ancienne patrie. Sa ferme intention
était d'unir le service religieux
israélite à celui de l'idole
Baal et de lever les frontières les
séparant. En éliminant le
caractère de mise à part du
peuple élu, on introduisait le
syncrétisme, c'est-à-dire un
système qui tend à faire
fusionner des doctrines philosophiques,
des cultures et des religions
différentes.
Si, en Achab,
nous avons un type de la politique
mondiale, Jézabel est une figure du
pouvoir religieux. L'union
Achab-Jézabel est un autre exemple
de l'association du monde avec l'Eglise,
ce qui a pour conséquence que cette
dernière (I'Eglise) a perdu sa
saveur (le sel) et sa force, mais qu'en
plus, elle s'est largement ouverte aux
religions et aux esprits
étrangers.
Ce nom
Jézabel figure 19 fois dans la
Bible : 18 dans l'Ancien Testament -
dans les livres des Rois (notamment en
2 Rois 9,37) - et une seule fois dans le
Nouveau. Nous le trouvons dans la lettre
à Thyatire : il s'agit
là d'une fausse prophétesse,
appelée ainsi en souvenir de la
Jézabel de l'Ancien
Testament.
Dans ladite
lettre, le Seigneur commence par louer les
oeuvres, l'amour, la foi, le service, la
patience et l'activité de cette
église. Mais voici que vient
ensuite cette sévère
parole : « Maïs ce que j'ai contre
toi, c'est que tu laisses la femme
Jézabel, qui se dit
prophétesse, enseigner et
séduire mes serviteurs, pour qu'ils
se livrent à l'impudicité et
qu'ils mangent des viandes
sacrifiées aux
idoles » (Apoc. 2,20). L'idolâtrie
« pré-chrétienne »
est entrée dans l'Eglise
néo-testamentaire via Thyatire.
« ... que tu laisses
faire la femme
Jézabel » signifie permettre
dans l'Assemblée une espèce
d'alliance avec la pensée
libérale, mondaine et
païenne ; en quelque sorte une
ouverture par laquelle le chemin
étroit devient beaucoup plus
large.
L'esprit de
séduction de Jézabel a
continué d'agir tout au long des
siècles pour produire ce
résultat : bien des
églises de notre temps sont un
mélange de vérité
biblique et de philosophie
moderne.
Un amalgame
religieux dans l'esprit de
Jézabel
Je me suis rendu
dernièrement à Dar es
Salaam, une ville fort cosmopolite
d'Afrique du Sud, de 4 millions
d'habitants environ. Il y a là des
Noirs, des Blancs, des Africains, des
Arabes, des Européens et des gens
en provenance de l'Orient, surtout des
Indiens. On y rencontre des
chrétiens de diverses
dénominations, des musulmans, des
hindous, des bouddhistes, etc. - un
véritable melting-pot de peuples,
de cultures et de religions.
Là-bas,
quelqu'un m'a dit :
« Je n'ai rien contre toutes
ces religions. Mais il est une chose que
je ne puis supporter : c'est que les
chrétiens se mettent à faire
du travail
missionnaire ! » Le sens en est
simplement ceci : il faut dire
« oui » à un
mélange des religions dans l'esprit
de Jézabel et
« non » au vrai
message de
Jésus-Christ.
Un homme plus
jeune s'est adressé à moi
pour me dire, heureux, que lui aussi est
chrétien. Il a également
insisté sur le fait qu'Israël
compte beaucoup pour lui. Mais au cours de
cette semaine, j'ai dû constater
qu'il a d'autres choses à
coeur ; c'est ainsi qu'il sympathise
avec l'islam et d'autres religions. Il
faut « penser
positivement » et prendre
surtout ce qu'il y a de meilleur partout.
Cette
« tolérance »
était pour lui plus importante que
l'Évangile.
J'ai
également rencontré un homme
d'un âge certain. Quelques semaines
auparavant, son docteur lui avait
révélé qu'il
était atteint d'un cancer des
poumons à un stade
déjà avancé.
C'était l'occasion de lui parler de
l'éternité. Il me
répondit : « Je ne
crois pas qu'il y ait une vie après
la mort. Il y a actuellement plus de six
milliards d'êtres humains sur la
terre. Combien pourra-t-il y en avoir dans
les 500 derniers millions
d'années ? Une foule
innombrable ! Ne nous donnons donc
pas trop d'importance. L'individu n'est
qu'une infime particule sans
valeur. » Je lui ai alors
rétorqué :
« C'est justement parce que
l'homme est cela que Jésus a
versé Son sang sur la croix de
Golgotha pour vous, pour quiconque
l'accepte par la foi. » Suivit
une longue conversation, où je lui
dis que ma femme et moi prierons pour lui.
Sa réaction fut un sourire
sardonique s'accompagnant de ces
mots : « Eh bien, faites-le
donc ! » C'était un
universitaire marqué par la
théorie de l'évolution,
devenu immunisé contre la
vérité biblique. Il ne
parvient pas à croire qu'il y a un
Dieu créateur.
À Dar es
Salaam, j'ai également pu avoir un
entretien avec une soeur de Baldegg. Elle
travaille en Tanzanie depuis plus de 40
ans et est aujourd'hui active dans une
station missionnaire.
Elle m'a
expliqué que le couvent à
Baldegg en Suisse a été
fondé en 1830 par les sept soeurs
Hartmann et appartient à l'ordre
des Franciscaines. Elle m'a raconté
plusieurs choses au sujet de ses
activités, surtout dans le domaine
social. Je lui ai alors demandé ce
qu'il en était de son service
concernant le message de
Jésus-Christ, qui est aussi pour
les pauvres d'Afrique le seul chemin du
salut et de la vie éternelle. Elle
m'a adressé un regard interrogateur
et consterné. Après quelques
moments de silence, elle m'a
répondu : « On ne
peut plus dire cela de nos jours. Si nous
le faisions, c'en serait fini de notre
service. » Et d'ajouter que leur
salle de prière est aujourd'hui
ouverte à toutes les
religions ; il y vient des
chrétiens, des musulmans, des
bouddhistes, etc. Tous se rencontrent en
une communauté multiculturelle pour
un mélange des religions dans
l'esprit de Jézabel. Tout y est
toléré, à l'exception
du message fondamental de
Jésus-Christ qui tient en ces
mots : « Allez partout le monde,
et prêchez la bonne nouvelle
à toute la
création » (Marc 16,15).
On relève
dans un communiqué sur les Nations
unies qu'il doit y avoir là, depuis
le passage du Secrétaire
général Hammarskjöld et
de U Thant, une salle de
méditation, où un autel est
consacré au Dieu adoré par
de nombreuses personnes dans de nombreuses
dénominations et sous de nombreuses
formes. L'ONU a exercé ces
dernières années une forte
influence par ses actions en vue d'unifier
les peuples dans le domaine du
syncrétisme, pour la fusion des
doctrines philosophiques, des cultures et
des religions. Dans les années 40
et 50 du 20 ème siècle, les
usages païens et occultes
étaient considérés
comme vaincus dans notre
société
éclairée ; on tenait
souvent pour arrogants et non
cultivés les gens de cultures
étrangères. Mais qu'en
est-il aujourd'hui ? Tout ce qui a un
lien avec le paganisme et la magie a pu de
nouveau pénétrer dans toutes
les couches de la société.
L'image du monde datant du temps d'Achab
et Jézabel est de retour ;
l'ONU et l'UNESCO ont apporté leur
contribution à ce renouveau, auquel
plus personne aujourd'hui ne peut se
soustraire s'il n'a pas reçu
l'Esprit de vérité, ainsi
que l'a annoncé Jésus
Lui-même.
La
chrétienté, un
frein ?
En mai 2001
s'est tenue à la Maison Lassalle
à Bad Schönbrunn, au-dessus de
Zug (Suisse), la 8ème Convention
inter-religieuse ; le thème en
était « UN SEUL monde ou
AUCUN monde ». Il y eut
là plus de 80 participants venus du
monde entier pour discuter avec un ancien
vice-secrétaire
général de l'ONU et avec le
conseiller fédéral suisse
Deiss du rôle des religions dans le
domaine de la paix et de la
nécessaire collaboration entre les
religions mondiales et l'ONU. Bilan de
cette session : « Une paix
mondiale n'est pas possible sans la paix
entre les religions. En plus de l'ONU
où sont représentés
les gouvernements nationaux, nous avons un
urgent besoin d'un gouvernement
mondial. »
Une formidable
pression est donc exercée là
pour une unité multiculturelle et
multireligieuse dans l'esprit d'Achab et
Jézabel, un processus qui
démarre souvent de façon
insidieuse en levant les frontières
et en harmonisant les oppositions. On ne
prône plus la séparation par
rapport au monde et au
péché, mais on insiste sur
la nécessité pour l'Eglise
de s'adapter pour qu'elle soit
acceptée dans le monde. Au
commencement, l'Église était
dans le monde ; aujourd'hui, c'est ce
dernier qui est dans l'Église.
Celle-ci ne va pas à sa ruine parce
qu'elle est dans le monde, mais bien parce
que le monde est en elle.
Metropolit
Paulos Mar Gregorios est un
évêque de l'Église
syriaque orthodoxe ; il était
auparavant un des présidents du
Conseil oecuménique mondial des
Églises. Il est actuellement le
président de la
Fédération interreligieuse
pour la paix mondiale, dont il a
présenté les buts dans un
discours prononcé à Rome sur
le thème : « La
rencontre interreligieuse doit devenir une
réalité. » Voici
quelques extraits de cette
conférence :
« Le
seul chemin pour rassembler
l'humanité est que les aspects
matériels et religieux soient
réunis. »
« Le
Conseil mondial des Églises aurait
dû aller beaucoup plus loin dans le
dialogue, si la chrétienté
européenne n'y avait pas mis un
frein aussi fort. »
« Par
le passé, nous avons noué le
dialogue pour nous comprendre
réciproquement, mais aujourd'hui
nous devons aller plus loin : nous
devons nous fixer un but précis. Ce
dont nous avons besoin maintenant, c'est
d'une éducation de l'esprit, car
dans toute religion, les doctrines et les
dogmes sont moins importants que la
formation de l'esprit. Celle-ci ne peut
pas se réaliser par des
prédications, mais seulement par la
transformation des institutions et des
cultures. »
« Les
conducteurs d'autres religions doivent
prendre l'initiative au lieu de s'adapter
à un schéma fixé par
des chrétiens. Il est très
difficile, surtout pour les Occidentaux,
de sortir de leur situation. Il est
très malaisé de s'arracher
à cette intégration dans
laquelle l'éducation occidentale
nous a englués. Par une formation
de l'esprit avec ses pratiques, par
l'ascétisme, la méditation
et spécialement par un changement
du système éducatif, nous
devons y parvenir. »
Il y a,
derrière ces propos, un terrorisme
au but encore caché : la
formation tellement souhaitée par
le Conseil mondial des Églises est
manifestement alignée sur le temps
de la fin, celui de la grande tribulation,
où il s'agira soit d'accepter la
« prostituée »
babylonienne, comme la Bible l'appelle,
l'Eglise unitaire, adorer la
« bête » et
recevoir sa marque, soit d'être
exclu de la société,
d'être un paria, et de ne pouvoir ni
acheter ni vendre. Tout cela conduit
à ce que Jean a pu distinguer dans
ses détails voici pratiquement 2000
ans sur l'île de Patmos. Lisez donc
Apocalypse 13, et vous verrez avec quelle
exactitude la Parole de Dieu
s'accomplit.
Le jugement
de Dieu jadis et
aujourd'hui
En un temps de
ruine où le peuple d'Israël ne
s'était jamais aussi nettement
détourné de Dieu, Elie fut
appelé par l'Éternel ;
sa mission : exhorter les
Israélites à se repentir et
à se décider entre Baal et
Lui. Ce prophète dut annoncer
à l'impie Achab le jugement qui le
frapperait ainsi que sa
postérité, sans oublier
Jézabel qui avait incité
Achab à agir
méchamment.
Ce fut la
dernière tâche qu'Elie dut
effectuer avant son enlèvement. La
dernière mission dont l'Eglise du
Seigneur a été
chargée avant son enlèvement
consiste à faire entendre la voix
d'« Elie », à
exhorter les gens à se repentir et
à se tourner vers le vrai Dieu en
acceptant par la foi l'oeuvre accomplie
par Jésus sur la croix de Golgotha,
le seul chemin qui mène à la
vie éternelle. Et sa mission est
aussi d'annoncer qu'un jugement est
réservé pour ceux qui ne se
repentiront pas.
En son temps,
Elie n'a pas pu empêcher la ruine de
son peuple, tout comme l'Eglise ne pourra
le faire actuellement. Il est écrit
que Christ ne reviendra pas avant que
« l'apostasie ne soit
arrivée » (2 Thess.
2,3). Il
faut que nous criions ce message tant
qu'il est encore temps, car le jour vient
où personne ne pourra plus
travailler.
Le paganisme
refoulé au cours de l'histoire de
l'Eglise réapparaît
aujourd'hui. Nous assistons à un
syncrétisme par la fusion des
doctrines philosophiques, des cultures et
des religions. Ce développement a
conduit à une idolâtrie comme
elle existait au temps d'Achab et de
Jézabel et a abouti au vol de la
vigne de Jizréel. Actuellement, il
s'agit de la vigne biblique, de l'Eglise
du Seigneur, dont on veut qu'elle serve
les intérêts du monde et
qu'elle soit touchée par les
puissances antichrist.
Jézabel
forme un pont entre le livre des Rois et
celui de l'Apocalypse, entre l'apostasie
et l'idolâtrie du peuple
d'Israël sous le roi Achab et
l'apostasie de la chrétienté
au temps de la fin. L'esprit de
Jézabel relie le passé
d'avant Jésus-Christ au paganisme
moderne.
Une
assemblée qui croit qu'aujourd'hui
les temps ont changé par rapport
à jadis, que l'on ne peut plus
être aussi étroit d'esprit,
que l'on doit s'ouvrir et s'adapter, que
l'on doit offrir aux gens un programme qui
leur plaît, pour que l'on ne se
perde pas - une assemblée qui pense
ainsi et agit dans ce sens est
pénétrée de l'esprit
de Jézabel et doit s'entendre
dire : « J'ai contre toi que tu
laisses faire la femme
Jézabel »
Elie fut
appelé à sortir du monde
profane. Il dut apprendre à ne rien
faire par ses propres forces. Quand il se
cacha au torrent du Kérith, il
reçut de l'eau à
boire : celle de la vie ! Dieu
ordonna aux corbeaux de le nourrir du pain
de la vie. Il apprit et fit le contraire
de ce qu'Achab et Jézabel
faisaient. La séparation est le
contraire du syncrétisme, de
l'adaptation et du
mélange.
La puissance
spirituelle n'est pas portée par de
l'agitation chrétienne ; elle
ne l'est que par la prière à
genoux devant le Père
céleste où l'on se tient
à l'écart comme jadis Elie
au torrent du Kérith.
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